Vigne

Confrérie Saint-Étienne

Honneur aux sommeliers

Publié le 13/07/2016

Ah, la belle coïncidence que voilà : le nom de sommelier serait apparu à l’époque où est née la confrérie Saint-Étienne ! Le Grand Maître, David Ling, a tenu à placer son premier chapitre de l’année, le 25 juin au château de Kientzheim, en hommage à la sommellerie.

Parmi les invités du chapitre de la confrérie Saint-Étienne, dit « de l’été », il y avait plusieurs sommeliers, dont Serge Dubs et Jean-Marie Stoeckel en tenue de Grands Conseillers. Afin que ces professionnels puissent assurer le service dans leurs restaurants respectifs, la réunion s’est tenue une heure plus tôt que d’habitude. Après les diverses épreuves viniques, le Grand Maître a ouvert la séance dans le caveau capitulaire. Dans son allocution, il a adressé un hommage appuyé à Georges Jung, fondateur de l’Association des sommeliers d’Alsace. Dieu vivant au Japon ou simple ouvreur de bouteilles en Estonie, le sommelier reste avant tout un éducateur et un conseiller du consommateur, ouvrant ainsi de nouveaux marchés. À sa suite, le Grand Chambellan, Jean Adam, a fait sourire les gens du métier en présentant l’art de la dégustation, tel qu’il se pratique à la confrérie. Puis on est passé aux intronisations. Avec pour commencer six confrères et consœurs apprentis qui ont fait le serment de toujours servir du vin d’Alsace à leurs amis. Serge Dubs et le Chancelier-receveur, Jean-Paul Goulby, ont présenté ensuite le Maître Sommelier, Claire Beyrath, qui a fondé avec son époux le restaurant La Closerie à Mulhouse, et Jean-Marie Dirwimmer, qui a longtemps régné sur les caves du Bristol à Colmar. Tous deux ont reçu le ruban jaune de Confrère Sénéchal. En tant que président de l’office de tourisme de Strasbourg, Jean-Jacques Gsell parcourt le monde entier, se faisant l’apôtre zélé des vins d’Alsace. Parmi ses nombreuses actions promotionnelles, il y a les marchés de Noël de Tokyo, Moscou et Taïpei. Il a rejoint les rangs des Confrères Œnophiles au ruban violet. Enfin, Véronique Fierd-Bavoux, commandant de la brigade de sûreté urbaine de Colmar, et le Dr Marc Lagrange, chirurgien digestif et auteur à succès de nombreux ouvrages sur le vin et la santé (dont le « meilleur livre du vin du monde »), ont été nommés Consœur et Confrère d’honneur. Ce qui a fait le charme particulier de ce chapitre, ce sont les joutes des commentaires des vins. Armand Baur a fait l’éloge du sylvaner, « le mal-aimé ». Claude Muller a accumulé les références historiques pour défendre son muscat « qui flatte la part féminine de notre nez ». Serge Dubs a associé la notion de terroir au noble riesling Sommerberg 1996. Jean-Marie Stoeckel a vanté les charmes d’un pinot gris Florimont, encore tokay d’Alsace à sa naissance en 1997. Et enfin Cécile Hartmann a loué le gewurztraminer Eichberg 1998, breuvage des dieux, avec sa bouteille élancée telle la cathédrale de Strasbourg. En guise de harangue vinique, le Grand Maître a conclu par le bel aphorisme canadien : « Le vin qui reste dans la bouteille n’étanche pas la soif ! »

Route des vins d’Alsace

Reconnue itinéraire culturel

Publié le 12/07/2016

La plaque officialisant l’agrément et l’entrée dans le réseau européen Itinéraire culturel a été remise récemment à quatre sites alsaciens de la route des vins d’Alsace.

Iter Vitis, « les chemins de la vigne », est un réseau européen reconnu Itinéraire culturel par le Conseil de l’Europe (ICCE) qui valorise et met en lumière le paysage culturel viticole du vieux continent, témoin de notre héritage commun. L’itinéraire culturel Iter Vitis implique 12 pays, de l’Atlantique au Caucase et de la Méditerranée à la Baltique. Cet itinéraire assure une mission de préservation de la diversité européenne, de transmission des connaissances et de valorisation du patrimoine culturel viticole. Il contribue à une plus grande visibilité du patrimoine culturel matériel et immatériel, met en évidence les particularités des terroirs et permet d’identifier des sites, des destinations répondant aux attentes du visiteur international, épicurien et passionné de culture. Il donne du sens à un tourisme basé sur la dimension humaine. En France, cette mission est menée par l’association Iter Vitis France, qui fédère les acteurs de trois grands secteurs du développement territorial régional - viticulture, tourisme et culture. La certification s’applique à un lieu, paysage ou un ensemble d’éléments ou sites (par exemple route des vins, d’abbayes) appartenant au patrimoine matériel ou immatériel et répondant à la thématique des paysages culturels viticoles. Ils sont répertoriés en six domaines : naturel, architectural, historique, savoir-faire, tradition et artistique. La certification se base sur des critères de sélection objectifs établis par le comité scientifique consultatif de l’association, composé de représentants des ministères, des institutions, des organismes professionnels, des universités, de personnes qualifiées issues de divers domaines (scientifique, communication, marketing et innovation, journalisme, membres européens du réseau ICCE). Leur expertise permet d’asseoir la légitimité du site en tant qu’élément d’intérêt du patrimoine viticole. Quatre sites alsaciens distingués Compte tenu de la richesse de l’offre sur la route des vins d’Alsace, les premiers éléments qui ont été distingués au sein de l’itinéraire se devaient de refléter la diversité du vignoble. Ils ont été retenus par le comité scientifique pour la richesse de leur témoignage sur l’histoire de la vigne et du vin. Quatre sites alsaciens ont obtenu cette distinction. À commencer par Les Ateliers de la Seigneurie à Andlau : le Centre d’interprétation du patrimoine propose une découverte interactive du patrimoine local du piémont viticole avec une approche différenciée du savoir-faire des artisans, des vignerons, des personnages historiques locaux. Entouré de deux AOC Alsace grands crus, village natal du Pape Léon IX, Eguisheim est un village remarquable aux richesses patrimoniales et viticoles exceptionnelles. Eguisheim bénéficiera également de son inscription sur la route des pontifes. Berceau légendaire de Sainte Odile, Obernai est une cité médiévale et renaissance, offrant au visiteur un riche patrimoine architectural et religieux. La cité fait le lien avec le Mont Sainte Odile, haut lieu de pèlerinage dédié à Sainte Odile, patronne des Alsaciens, qui fait partie des sites incontournables en Alsace offrant un panorama exceptionnel sur la plaine d’Alsace. Enfin, les pentes du grand cru Rangen de Thann offrent un paysage surprenant où les vendanges s’effectuent en cordées… À l’extrémité sud de la route des vins, l’AOC Alsace grand cru Rangen est cultivé depuis le 13e siècle. La route des vins, avec son paysage culturel dans toutes ses composantes, paysages, villages typiques, patrimoine architectural et culturel remarquables, intègre ainsi le réseau européen, bénéficiant de nouveaux créneaux de communication et contribuant à rester une destination d’excellence œnotouristique en Europe.

Du 8 juillet au 27 août au Koïfhus à Colmar

41e mini-foire aux vins

Publié le 10/07/2016

Ce vendredi 8 juillet démarre la 41e mini-foire aux vins au Koïfhus à Colmar. Les cinq maisons de la capitale des vins d’Alsace vont se succéder jusqu’au 27 août pour proposer aux touristes et colmariens leurs plus beaux produits.

Du 8 au 18 juillet, le domaine Karcher sera le premier à proposer ses vins. La maison Jund suivra du 19 au 28 juillet, puis le domaine Jux (Wolfberger) du 29 juillet au 7 août, le domaine Schoffit du 8 au 17 août et enfin le domaine viticole de la ville de Colmar du 18 au 27 août. « Au départ, cette mini-foire était destinée à se créer une nouvelle clientèle, les vins ne se vendant pas trop à l’extérieur. Aujourd’hui, elle nous offre une belle lisibilité. C’est l’occasion de promouvoir la viticulture colmarienne qui se revendique capitale des vins d’Alsace. Le ban de Colmar totalisant plus de 500 hectares de vignes. Cette mini-foire aux vins est un moyen fantastique pour mieux faire connaître nos vins », explique André Ducros, de la maison Jund. Pour y parvenir, les cinq domaines colmariens accueilleront le public tous les jours de la semaine sur la place du Koïfhus (ancienne douane) sous le préau et en partie sur la place où seront installés quelques tables et bancs. Les horaires d’ouverture ? De 10 h à 19 h les dimanches et lundis, de 10 h à 23 h les mardis, mercredis et jeudis, et de 10 h à minuit les vendredis et samedis. « Nous terminerons peut-être plus tard le dimanche 10 juillet si la France est en finale », ironise Georges Karcher du domaine du même nom, en faisant allusion à l’Euro de football. Une manifestation importante et qui prend du temps. « Nous sommes en effet en pleine période de palissage et il faut faire marcher le caveau pour accueillir les touristes. Mais, nous devons être présents », assure Jean-Cyril Alafaci, du domaine Jux. Chaque mardi soir, de 20 h 30 à 22 h, il y aura également une animation folklorique proposée par différents groupes de la région, en lien avec l’office de tourisme. Une promotion importante Une promotion d’autant plus importante que la situation économique du milieu viticole est tendue après quatre années de récoltes difficiles où les rendements n’ont pas été au rendez-vous. « Les volumes disponibles sont en net recul. Nous comptons nos bouteilles. Nous avons de moins en moins de vins en cave », soupirent les vignerons. « 50 % de mes auxerrois et pinots gris sont déjà partis », souligne pour sa part Georges Karcher. Fabienne Schoffit n’est, elle, pas certaine de présenter cette année du muscat. « C’est le cépage du vignoble qui est le plus sensible. C’est donc lui qui souffre le plus de tous ces aléas climatiques. Nous allons sans doute le garder pour nos fidèles clients ». Et les dernières intempéries ont pour conséquence l’apparition de maladies dans les vignes. Le mildiou bien entendu, mais également l’oïdium et les problèmes de coulure lors de l’inflorescence. Mais, les vignerons gardent leur (bonne) énergie. « La mini-foire aux vins est un événement important et attendu. Elle connaît chaque année une belle réussite. À nous cette fois encore de séduire ceux qui viendront nous rendre visite », conclut Aurélie Schneider, du domaine viticole de la ville de Colmar.

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