Vigne

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Publié le 30/07/2024

Susciter des vocations Pour produire, les agriculteurs ont aussi besoin de main-d’œuvre saisonnière. Laurent Fischer fait état des différentes initiatives prises pour mettre en relation les allocataires du RSA et les agriculteurs, mais aussi pour susciter des vocations parmi les collégiens. « Nous allons faire une action spécifique en direction des jeunes de moins de 30 ans », annonce le président de la CeA, persuadé que l’agriculture comporte « des métiers qui peuvent faire rêver des jeunes des villes ». Dominique Métreau, responsable du service Gestion du territoire à la CAA, présente la charte de circulation des engins agricoles, qui sera proposée à la signature de la CeA et de l’Association des maires. Ce document de 50 pages a pour vocation de concilier les attentes de sécurité des maires et les impératifs de circulation des agriculteurs.    

Publié le 11/06/2024

Chapô C’est un village par lequel on ne passe pas par hasard. Pourtant, depuis 2023, Pfaffenheim et ses 1 500 habitants accueillent un bar à vins devenu rendez-vous des curieux d’explorations viniques.

« Wine not ». Contraction de vin en anglais (wine) et pourquoi pas (why not), le nom de ce bar à vins sonne comme une invitation à la découverte. Les maîtres des lieux, Frédéric et Nathalie Rees, ouvrent leur caveau et terrasse du 1er mai à fin septembre, du mardi au samedi à partir de 17 h 30. « Nous proposons une cinquantaine de vins à la carte, des magnums et quelques vins étrangers. Deux vignerons du village sont toujours à la carte, mais ce ne sont jamais les mêmes. Dès que je n’ai plus de stock d’une cuvée, je change, pour que chacun soit représenté », déclare Frédéric. Sur l’ardoise, les vins au verre oscillent entre 5 et 8 euros jusqu’à 9,50 ou 10 euros pour des crus d’exception. « L’idée est de proposer de belles appellations que les gens ne pourraient pas déguster chez eux. » Chaque proposition est accompagnée d’une petite description. L’ardoise est renouvelée entièrement tous les 15 jours. « Notre leitmotiv est d’aller dans les domaines auxquels on achète du vin pour s’imprégner du lieu, des vignes et avoir un contact avec le vigneron. » Un nouveau coin canapé et vinyles « Je souhaite proposer de la variété pour que chaque visite soit une découverte », souligne Frédéric. À ce titre, il y a toujours un vin mystère à la carte. « Nos clients viennent pour découvrir, goûter. Pour ma part, j’aime les vins conviviaux, souples, sur le fruit qui sont finalement souvent des vins d’apéritif. J’apprécie particulièrement les bourgognes pour y avoir souvent été, mais se pose souvent le problème du tarif. Un terroir en devenir pour moi est le Beaujolais. J’aimerais aussi développer l’offre des vins du sud avec des syrahs et grenaches. Mon cépage préféré est le pinot noir pour sa finesse et sa complexité, son côté très digeste. Pour ce qui est du vin blanc, en Alsace, mon cœur bat pour le muscat. » Pour arriver sur la carte du bar, le critère principal est le coup de cœur : « Nous ne proposons que des vins qui nous ont convaincus. Il est essentiel pour moi que ce soit des vins d’un millésime à boire maintenant, ce qui nécessite un peu de stock. Je mets en avant les vins de macération même si cela n’est pas toujours évident, car ils nécessitent un temps d’explication ». 70 % de la clientèle du bar est composée de locaux. « Il s’agit souvent de petit groupe de 10 à 15 personnes, des repas familiaux, entre amis, des associations locales, des élus de la commune qui, depuis le départ, soutient notre démarche. Il y a plus de touristes en juillet et août. Les touristes réclament systématiquement des alsaces, les locaux sont ouverts et prêts à la découverte même de leur vignoble. Les consommateurs se déplacent de moins en moins chez le vigneron. Ici, pas besoin d’avoir les codes ou de se sentir obligé de prendre plusieurs bouteilles pour découvrir un domaine. » Pour accompagner les crus sélectionnés, le couple propose une petite restauration froide. « Nous valorisons des produits locaux de qualité à des prix abordables, si c’est bio, c’est mieux. Nous avons cette sensibilité et en Alsace, c’est possible autant en vin que pour la nourriture. » Comme inconditionnel, il y a la planchette de charcuteries (Schellenberger à Soultz et jambon de Zum Burahisla Ungersheim), de fromages (fromagerie Saint-Nicolas) ou de légumes (du potager ou de Thierry Koehly à Colmar). La suggestion varie au gré de l’approvisionnement et de la météo : truite fumée de chez Guidat, terrines végétales de Fabien Pairon MOF, paire de knacks, assiette tomates et burrata… Le pain vient de chez Turlupain à Orbey et les glaces de chez Alba. Nathalie et Frédéric servent également les bières KS de Colmar et le cidre de la cidrerie de la Huppe à Soultzmatt (l'article sur la cidrerie à lire ici). Le bar dispose de trente places à l’intérieur, autant à l’extérieur. Nathalie et Frédéric ont profité de la fermeture hivernale pour pousser les murs du caveau en y installant un coin canapé avec mise à disposition d’un tourne-disque et de vinyles. Pour autant, le couple préfère limiter les couverts pour pouvoir servir au mieux les clients. Il est toujours préférable de réserver avant de se déplacer. Jardin cosy et cocooning Avant d’ouvrir leur bar, Nathalie et Frédéric ont connu des parcours éclectiques. « Mes trois métiers sont le travail de la vigne, les espaces verts et la rénovation, révèle Frédéric. Le partage de ma passion du vin arrive dans la continuité de mon parcours. C’est une passion qui me vient de mon père avec lequel j’ai découvert de nombreuses caves en Alsace et en France. Dans les années 90, nous consacrions deux samedis par mois à cette activité. » Après des études en biologie, il rejoint l’armée pour le service militaire. À son retour, il est coupeur lors des vendanges au domaine Schoffit à Colmar. Il y reste en tant qu’ouvrier viticole durant 13 ans. Il œuvre ensuite deux ans chez Jean-Pierre Frick à Pfaffenheim, avant d’ouvrir sa propre entreprise en espaces verts. Nathalie, quant à elle, a été d’abord secrétaire, puis auxiliaires de puériculture en crèche avant d’installer à Éguisheim sa boutique de création de bijoux fantaisie dans une grange que le couple a rénové. Si Nathalie a tenté l’an passé de maintenir les deux activités en parallèle, elle s’est vite rendu compte qu’il fallait être deux pour le bar. « Notre force est d’accueillir les visiteurs chez nous, dans une maison de 1616 que nous avons rénovée dans l’esprit. » À partir d’octobre, le couple tient la boutique d’Éguisheim avec des articles de Noël notamment de fabrication personnelle mais aussi du vin chaud, rouge et blanc et du jus de pomme chaud. Frédéric continue à répondre aux sollicitations de ces clients fidèles pour l’entretien paysager. Le reste de l’année, la boutique d’Éguisheim est louée à un collectif d’artistes : Le nid des 6gognes. « Cela nous permet de prendre une respiration et de retrouver avec plaisir le bar au printemps. Nos clients l’apprécient pour son jardin cosy et cocooning. Nous avons la chance d’être à côté des chambres d’hôte La maison d’Émilie. Et cet été, des touristes belges reviennent y loger, exprès pour le bar nous ont-ils dit ! », se réjouit Nathalie.

Publié le 06/06/2024

C’est un village par lequel on ne passe pas par hasard. Pourtant, depuis 2023, Pfaffenheim et ses 1 500 habitants accueillent un bar à vins devenu rendez-vous des curieux d’explorations viniques.

« Wine not ». Contraction de vin en anglais (wine) et pourquoi pas (why not), le nom de ce bar à vins sonne comme une invitation à la découverte. Les maîtres des lieux, Frédéric et Nathalie Rees, ouvrent leur caveau et terrasse du 1er mai à fin septembre, du mardi au samedi à partir de 17 h 30. « Nous proposons une cinquantaine de vins à la carte, des magnums et quelques vins étrangers. Deux vignerons du village sont toujours à la carte, mais ce ne sont jamais les mêmes. Dès que je n’ai plus de stock d’une cuvée, je change, pour que chacun soit représenté », déclare Frédéric. Sur l’ardoise, les vins au verre oscillent entre 5 et 8 euros jusqu’à 9,50 ou 10 € pour des crus d’exception. « L’idée est de proposer de belles appellations que les gens ne pourraient pas déguster chez eux. » Chaque proposition est accompagnée d’une petite description. L’ardoise est renouvelée entièrement tous les 15 jours. « Notre leitmotiv est d’aller dans les domaines auxquels on achète du vin pour s’imprégner du lieu, des vignes et avoir un contact avec le vigneron. » Un nouveau coin canapé et vinyles « Je souhaite proposer de la variété pour que chaque visite soit une découverte », souligne Frédéric. À ce titre, il y a toujours un vin mystère à la carte. « Nos clients viennent pour découvrir, goûter. Pour ma part, j’aime les vins conviviaux, souples, sur le fruit qui sont finalement souvent des vins d’apéritif. J’apprécie particulièrement les bourgognes pour y avoir souvent été, mais se pose souvent le problème du tarif. Un terroir en devenir pour moi est le Beaujolais. J’aimerais aussi développer l’offre des vins du sud avec des syrahs et grenaches. Mon cépage préféré est le pinot noir pour sa finesse et sa complexité, son côté très digeste. Pour ce qui est du vin blanc, en Alsace, mon cœur bat pour le muscat. » Pour arriver sur la carte du bar, le critère principal est le coup de cœur : « Nous ne proposons que des vins qui nous ont convaincus. Il est essentiel pour moi que ce soit des vins d’un millésime à boire maintenant, ce qui nécessite un peu de stock. Je mets en avant les vins de macération même si cela n’est pas toujours évident, car ils nécessitent un temps d’explication ». 70 % de la clientèle du bar est composée de locaux. « Il s’agit souvent de petit groupe de 10 à 15 personnes, des repas familiaux, entre amis, des associations locales, des élus de la commune qui, depuis le départ, soutient notre démarche. Il y a plus de touristes en juillet et août. Les touristes réclament systématiquement des alsaces, les locaux sont ouverts et prêts à la découverte même de leur vignoble. Les consommateurs se déplacent de moins en moins chez le vigneron. Ici, pas besoin d’avoir les codes ou de se sentir obligé de prendre plusieurs bouteilles pour découvrir un domaine. » Pour accompagner les crus sélectionnés, le couple propose une petite restauration froide. « Nous valorisons des produits locaux de qualité à des prix abordables, si c’est bio, c’est mieux. Nous avons cette sensibilité et en Alsace, c’est possible autant en vin que pour la nourriture. » Comme inconditionnel, il y a la planchette de charcuteries (Schellenberger à Soultz et jambon de Zum Burahisla Ungersheim), de fromages (fromagerie Saint-Nicolas) ou de légumes (du potager ou de Thierry Koehly à Colmar). La suggestion varie au gré de l’approvisionnement et de la météo : truite fumée de chez Guidat, terrines végétales de Fabien Pairon MOF, paire de knacks, assiette tomates et burrata… Le pain vient de chez Turlupin à Orbey et les glaces de chez Alba. Nathalie et Frédéric servent également les bières KS de Colmar et le cidre de la cidrerie de la Huppe à Soultzmatt. Le bar dispose de trente places à l’intérieur, autant à l’extérieur. Nathalie et Frédéric ont profité de la fermeture hivernale pour pousser les murs du caveau en y installant un coin canapé avec mise à disposition d’un tourne-disque et de vinyles. Pour autant, le couple préfère limiter les couverts pour pouvoir servir au mieux les clients. Il est toujours préférable de réserver avant de se déplacer. Jardin cosy et cocooning Avant d’ouvrir leur bar, Nathalie et Frédéric ont connu des parcours éclectiques. « Mes trois métiers sont le travail de la vigne, les espaces verts et la rénovation, révèle Frédéric. Le partage de ma passion du vin arrive dans la continuité de mon parcours. C’est une passion qui me vient de mon père avec lequel j’ai découvert de nombreuses caves en Alsace et en France. Dans les années 90, nous consacrions deux samedis par mois à cette activité. » Après des études en biologie, il rejoint l’armée pour le service militaire. À son retour, il est coupeur lors des vendanges au domaine Schoffit à Colmar. Il y reste en tant qu’ouvrier viticole durant 13 ans. Il œuvre ensuite deux ans chez Jean-Pierre Frick à Pfaffenheim, avant d’ouvrir sa propre entreprise en espaces verts. Nathalie, quant à elle, a été d’abord secrétaire, puis auxiliaires de puériculture en crèche avant d’installer à Éguisheim sa boutique de création de bijoux fantaisie dans une grange que le couple a rénové. Si Nathalie a tenté l’an passé de maintenir les deux activités en parallèle, elle s’est vite rendu compte qu’il fallait être deux pour le bar. « Notre force est d’accueillir les visiteurs chez nous, dans une maison de 1616 que nous avons rénovée dans l’esprit. » À partir d’octobre, le couple tient la boutique d’Éguisheim avec des articles de Noël notamment de fabrication personnelle mais aussi du vin chaud, rouge et blanc et du jus de pomme chaud. Frédéric continue à répondre aux sollicitations de ces clients fidèles pour l’entretien paysager. Le reste de l’année, la boutique d’Éguisheim est louée à un collectif d’artistes : Le nid des 6gognes. « Cela nous permet de prendre une respiration et de retrouver avec plaisir le bar au printemps. Nos clients l’apprécient pour son jardin cosy et cocooning. Nous avons la chance d’être à côté des chambres d’hôte La maison d’Émilie. Et cet été, des touristes belges reviennent y loger, exprès pour le bar nous ont-ils dit ! », se réjouit Nathalie.

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