Mildiou
Un climat propice…
Mildiou
Publié le 21/06/2016
Sans surprise, ce printemps pluvieux réserve son lot de désillusions, avec des parcelles fortement attaquées par le mildiou. Attentisme et humilité chez les vignerons.
Alors que la floraison est en cours dans les zones les plus précoces, l’inquiétude a gagné le vignoble avec un mildiou que l’on avait plus vu depuis longtemps. La pression en mildiou déclarée sur grappe inquiète à ce stade, alors que la floraison n’est pas terminée. Il n’y a pas de différence évidente entre les stratégies, ce qui incite les vignerons à l’humilité. Aucune stratégie n’a davantage réussi qu'une autre, observe-t-on dans le vignoble, à l’exception peut-être de ceux qui ont fait le premier traitement hâtivement dès le stade feuille étalée à 3 - 4 feuilles. Mais au-delà de la date du premier traitement, c’est la tenue des cadences qui a été perturbée par les pluies incessantes, altérant d’ailleurs autant le moral des vignerons que les inflorescences courbant l’échine. Molécules systémiques, de contact ou différentes formes de cuivre, aucune stratégie ne semble se révéler cette année plus en réussite qu’une autre. Les services techniques établiront le bilan cet été, en particulier sur ces nouvelles stratégies prétendues tenir à 21 jours. Le mildiou a aussi été favorisé par des métabolismes de la plante fortement perturbés par la mauvaise alimentation minérale en raison de racines baignées dans des sols gorgés d’eau. L’hydromorphie des sols accentuant ces problèmes d’alimentation de la vigne, et atténuant les défenses naturelles. L’espoir d’un millésime « plein » s’éloigne Et ce sont souvent les pinots en zone humide, et étonnement cette année en haut de coteaux, qui ont particulièrement souffert. Certains vignerons du Bas-Rhin constatent des parcelles avec 100 % d’inflorescence décimées. Ils n’ont pu endiguer une superposition de repiquages du mildiou. Il est encore trop tôt pour faire les comptes, mais après des zones gelées, après des zones grêlées, et après ce mildiou, l’espoir d’un millésime « plein » s’éloigne de nouveau. Il reste encore l’oïdium que les vignerons entendent maîtriser, en espérant que la météo s’améliore pendant la floraison, afin de pouvoir bien souffler les capuchons floraux et bien soufrer la vigne.












