Blienschwiller
Au rendez-vous des gastronomes
Blienschwiller
Publié le 10/05/2017
Lundi dernier, pour la sixième fois, le village viticole de Blienschwiller accueillait quelque 400 privilégiés, amateurs de bonne chère et de bons vins, pour le Double rendez-vous des saveurs, désormais incontournable dans le vignoble alsacien.
Avec son chapeau de paille, Jérôme Meyer, président du syndicat d’initiative local, organisateur de la manifestation, avait le sourire, malgré un ciel menaçant et un vent frais qui balayait les neuf cours ou caves de vignerons ouvertes à cette occasion : « Notre rendez-vous gastronomique affiche complet depuis trois semaines et la formule fonctionne à merveille. Parmi les viticulteurs locaux, un roulement s’opère naturellement tout comme chez les chefs de cuisine qui nous accompagnent pour cette occasion. » À côté de la fontaine centrale du village, après avoir récupéré le fameux sésame permettant de goûter à tous ces raffinements, un verre de crémant ouvrait l’appétit des convives qui pouvaient ensuite déambuler à leur guise et à leur rythme vers les différentes cours vigneronnes. Là, les attendaient à chaque fois, un cru local soigneusement sélectionné pour accompagner une mise en bouche proposée par un chef de restaurant ou traiteur, ainsi que les œuvres d’un ou plusieurs artistes. Chez François et Pierre-Yves Meyer, le chef Geoffrey Lagneau, du restaurant Ville de Strasbourg à Epfig, proposait une brochette de volaille aux épices espagnoles avec velouté à la citronnelle et cardamone saupoudrée de grains de sésame grillés, accompagnée d’un muscat 2015 de la maison. Tandis que Christian Rauch et sa troupe des trois mousquetaires initiaient quelques courageux à l’escrime. Avec le sylvaner 2015 de Rémy Bohn, la brochette d’esturgeon et son risotto à l’ail des ours, du chef Marie-Christine Herment, a fait le buzz à chaque flambage à l’alcool de cumin. Le burger d’effiloché de canard aux oignons confits et courgettes avec sauce douze épices de Sylvie Grucker, du Pressoir de Bacchus, a fait merveille avec le pinot noir 2013 de Claude Straub. Avec le maquereau fenouil et aneth de Xavier Jarry, de La Fabrique à Schiltigheim, le très étonnant pinot gris 50 nuances de gris de Jérôme Meyer, avec sa couleur saumonée due à une macération pelliculaire de 72 heures avait quelque chose de sexy et d’agréable. Le gewurztraminer 2014 vinifié en sec de Benoît et Annie Frey accompagnait avec bonheur les bruschettas aux légumes du soleil grillés au chorizo et leur tuile de parmesan préparé par Christophe Knecht. À chaque étape du parcours gastronomique de belles surprises attendaient les gourmets. Entre les petits plats souvent originaux et les vins locaux choisis avec bonheur, les accords étaient parfaits. Cela expliquait sûrement les sourires de satisfaction qui se lisaient sur les visages rayonnants des participants !












