Vigne

Les 28, 29 et 30 avril à Ammerschwihr

89e foire aux vins

Publié le 27/04/2017

Une des plus anciennes foires aux vins d’Alsace, organisée par le syndicat viticole local, tient sa 89e édition à Ammerschwihr ces 28, 29 et 30 avril. L’occasion pour les amateurs de bons vins de goûter les vins des vignerons d’Ammerschwihr.

Le public pourra participer à une dégustation commentée par François Lhermitte, jeune talent sommelier de l’année du Gault & Millau, en accord avec des bouchées préparées par Julien Binz qui vient de décrocher une étoile Michelin. De nombreuses animations sont également au programme avec la découverte de la distillation, un tour du vignoble d’Ammerschwihr en gyropode, des animations musicales, une structure gonflable pour les enfants, une exposition de matériels vitivinicoles et le marché paysan qui se déroulera le dimanche de 10 h à 18 h Pour la restauration, Christelle Richert, originaire d’Ammerschwihr et Masterchef 2012 a concocté un menu « Alambic » et un menu « Kæfferkopf ». Les boulangeries Arnaud et Fred et au Champ de blé comme l’amicale des sapeurs pompiers et ses tartes flambées répondront à toutes les faims. Mais la foire est surtout l’occasion de découvrir le millésime 2016 et vins de réserves des vignerons du village. « Cet événement Festi’Vins est le rendez-vous de l’année », souligne Romuald Bohn, président du syndicat viticole d’Ammerschwihr. Les domaines participants : Colon Pierre, Ehrart Henri, Heitzmann Alphonse & Fils, Heitzmann Léon, Kappler Jean-Pierre, Kuehn Vin d’Alsace, Meyer Théo & Fils, Schiélé Paul et Denis, Schneider Bernard, Schneider-Noll, Sick-Dreyer, Simonis Jean-Paul & Fils, Tempé André et Fils, Tempé Jessel, Thomas JB et Fils.

Publié le 23/04/2017

Avec 56 vins en dégustation et sept ateliers thématiques, la 3e édition de DiVINes & Sens, organisée le 3 avril par l’association les DiVINes d’Alsace, a séduit un large public d’amateurs et de professionnels.

C’est dans une ambiance chaleureuse et raffinée, au biocluster les Haras à Strasbourg, que trente diVINes ont accueilli le public et les professionnels pour la 3e édition de DiVINes & Sens. Après quelques mots de bienvenue, la nouvelle présidente, Véronique Muré, a invité les participants à découvrir les ateliers thématiques, dont trois étaient dédiés aux accords mets vins. Des terroirs, des cépages… et des femmes Élaborés avec leurs trois partenaires de la gastronomie - Élisabeth Biscarrat et ses macarons, Jacqueline Riedinger-Balzer et ses charcuteries, Christelle Lorhro et ses fromages -, les DiVINes ont proposé deux vins sur chaque mets au choix. Les participants ont ainsi pu apprécier des associations gustatives originales, comme celle de la cuvée Harmonie R 2013, du domaine Schoech d’Ammerschwihr, proposée avec un livarot, fromage au lait cru de normandes. Sur l’atelier consacré au riesling millésime 2012, le public a mesuré concrètement, sur un cépage et un millésime identique, la diversité des structures et des terroirs, notamment entre les granitiques et les calcaires. Ils sont alors « plus sur la minéralité ou sur l’opulence », précise Dominique Schoenheitz, installée dans la vallée de Munster. Un atelier « tout en nuances », qui a fort intéressé les amateurs. L’atelier vieux vins - des années 1990 - a montré le potentiel de garde et peut-être plus encore l’évolution des vins présentés, qui vont parfois sur des arômes surprenants comme l’aneth pour le riesling de Martine Becker de Zellenberg. Sur l’atelier « L’Alsace voit rouge », Sylvie Spielmann de Bergheim a souligné les différences de terroirs, de vinification, sur les pinots noirs, essentiellement du millésime 2014, du plus fruité au plus structuré, un vin qui se boit à température de cave à 16 °C. Le bar à bulles a eu un beau succès avec neuf crémants à découvrir, l’opportunité pour les restaurateurs de trouver des nouveautés, et pour les amateurs d’excellentes idées d’associations sucrées ou salées. Les échanges avec les professionnels et le public, une des clés du succès de cette édition, ont permis aux amateurs de mieux appréhender les vins d’Alsace. Avec cette 3e édition, les DiVINes ont offert une chaleureuse et gourmande mise en lumière de la palette des vins d’Alsace, entre découvertes et jolis étonnements, un pari diVINement réussi… Rendez-vous dans deux ans !

Pose de nichoirs et implantations de haies

Les services rendus par la biodiversité

Publié le 21/04/2017

À Dambach-la-Ville comme dans bien d’autres lieux viticoles, la conscience des services bienfaiteurs rendus par la biodiversité chemine timidement mais sûrement. Mardi 28 mars, une quinzaine de vignerons accompagnés des associations Haies vives d’Alsace et de la Ligue de protection des oiseaux ont replanté des haies et posé des nichoirs.

Au programme de cette matinée écologique, deux interventions, l’une de Camille Grosse et l’autre de Jacques Detemple, de l’association Haies vives d’Alsace, et les explications de Laurent Waeffler, de la Ligue de protection des oiseaux (LPO). Puis, passage aux travaux pratiques avec la pose de 120 nichoirs dans le vignoble et des plantations de haies. Car le gîte pour la macrofaune ne suffit pas, il lui faut aussi le couvert. Une mésange ne va pas se nourrir que de 1 200 drosophiles par jour ou de chenilles, de vers de la grappe ou de cicadelles, il lui faut aussi de quoi manger les autres saisons… D’ailleurs, plusieurs vignerons s’essaient aujourd’hui à combiner avantageusement les arbres et les vignes. Camille Grosse donne plusieurs exemples d’agroforesterie, rappelant que la vigne est une liane et qu’elle s’accommode parfaitement aux arbres. C’est le système ancestral, dit de joualle, rappelle-t-elle, mis en œuvre aux domaines de Restinclières dans l’Hérault, Olivier de Serres en Ardèche, Émile Grelier en Gironde et François de Soos dans l’Aude. La culture de la vigne est combinée à des arbres valorisés en bois d’œuvre, en fruitiers ou tout simplement à des fins agronomiques. Selon les promoteurs de l’agroforesterie, les bénéfices attendus sur cet aspect agronomique sont beaucoup plus importants que ne le laisserait paraître une vigne concurrencée sous le pied d’un arbre. Le problème n’est pas l’eau, mais l’azote, précise Jacques Detemple, et à un degré moindre la lumière, même s’il est possible d’aménager les parcelles de manière à limiter l’ombre portée des houppiers, ou même de tailler les arbres en têtard et de les placer sur le rang de vigne, pour ne gêner aucunement la viticulture mécanisée. Une aubaine pour le vigneron car un arbre en têtard recèle beaucoup plus de biodiversité qu’un arbre classique. Quant aux branchages de l’année, ils constituent un amendement organique extrêmement fertilisant, par ailleurs mis en valeur à travers le bois raméal fragmenté (BRF). Que planter ? Du cormier, de l’épine-vinette, du noisetier, des fruitiers, etc. Idéalement jusqu’au 25 décembre, ou au printemps (attention s’il fait sec), en prenant soin de praliner les racines : un quart de terre de forêt, un quart de bouse, un quart d’argile et un quart d’eau, et en paillant le pied, explique Camille Grosse. Jacques Detemple rappelle l’importance de laisser des arbres morts au tronc creux, véritable gîte pour la faune cavernicole, oiseaux, chauves-souris, qui sont de véritables régulateurs d’insectes phytophages.

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