Viticulture

Chantier mobile d'embouteillage de crémant 

Petitdemange mise sur l'accessibilité 

Publié le 30/07/2018

En février dernier, Petitdemange utilisait pour la première fois son nouveau chantier mobile d'embouteillage. Celui-ci vient s'ajouter aux deux autres déjà utilisés par l'entreprise.

Ce chantier compact, monté sur une plateforme automotrice, aura nécessité un an et demi de réflexion. Un système hydraulique permet de déplacer le châssis via quatre roues motrices. Le système téléguidé tient dans un camion pour le transport d'un site à l'autre. La ligne se compose d'un dépalettiseur, d'une rinceuse de bouteilles, d'une tireuse et d'une biduleuse-capsuleuse. Le chantier affiche un débit de  +/- 5 000 bouteilles / heure. Pour exemple, en mai dernier, un domaine de Pfaffenheim ayant 420 hectolitres à tirer, l'opération a été échelonnée sur deux jours. La moyenne journalière d'embouteillage oscille en fait entre 250 et 300 hectolitres. La société Petitdemange essaye de regrouper au maximum plusieurs chantiers dans un même secteur pour éviter les pertes de temps dues au déplacement de l'engin. Et en cas de nouveau client, Cyrille Richert, le responsable de la société Petitdemange se rend en amont sur place pour vérifier les emplacements et accès.

Dispositif RSA Vendangeurs Cueilleurs

Un dispositif « gagnant-gagnant »

Publié le 30/07/2018

Depuis début juillet, les bénéficiaires du RSA du Haut-Rhin peuvent cumuler la totalité de leur allocation avec un contrat de vendangeur ou de cueilleur. Un dispositif expérimental qui offre la possibilité de « remettre le pied à l’étrier de l’emploi » et qui répond aux besoins de main-d’œuvre des viticulteurs et des agriculteurs.

Désireux de favoriser le retour à l’emploi des plus démunis, le Conseil départemental du Haut-Rhin (CD 68) a pris, début juillet, une mesure exceptionnelle et expérimentale qui permet aux bénéficiaires du RSA de cumuler la totalité de leur allocation avec un emploi rémunéré de vendangeur ou de cueilleur de fruit. « L’idée est de lever les freins financiers et administratifs habituels pour que, d’un côté, ces personnes puissent remettre le pied à l’étrier de l’emploi, et que, de l’autre côté, les viticulteurs et agriculteurs disposent d’une main-d’œuvre de plus en plus difficile à trouver pour ces travaux saisonniers. Nous ne pouvons pas changer le mode de calcul du RSA, qui est décidé au niveau de l’État, mais nous agissons de façon pragmatique, en toute légalité », explique la présidente du CD 68, Brigitte Klinkert. Cette disposition a pu voir le jour grâce à un partenariat étroit avec la Caisse d’allocations familiales (Caf), Pôle Emploi, la Mutualité sociale agricole (MSA) et l’Association des viticulteurs d’Alsace (Ava). Ces trois derniers organismes collaborent déjà depuis 24 ans autour de la Cellule Alsace Vendanges, qui collecte les offres des viticulteurs et les met à disposition des demandeurs, quels qu’ils soient. Malgré cela, les professionnels déplorent toujours la difficulté à trouver de la main-d’œuvre pour ces travaux qui ne durent qu’une petite centaine d’heures réparties sur trois ou quatre semaines. « Depuis la fin des années 1990, la philosophie a changé. Avant, les gens venaient majoritairement faire les vendanges par plaisir. Aujourd’hui, c’est davantage le salaire qui intéresse », témoigne Julien Gsell, viticulteur à Orschwihr. Avec ce nouveau dispositif, applicable dès les prochaines vendanges, ils garderont la totalité de leurs droits RSA. Celui-ci ne peut néanmoins pas être généralisé à l’ensemble des professions, rappelle Brigitte Klinkert. « Il reste expérimental. On ne peut que le faire sur une durée donnée et avec un objectif précis. Les contrats courts proposés pour les vendanges ou la cueillette s’y prêtent bien. » L’idée est également d’attirer une main-d’œuvre locale, plus à même de répondre aux conditions particulières des vendanges. « Le travail est morcelé sur plusieurs semaines. Si on fait venir du personnel d’ailleurs, il y a le problème de l’hébergement qui rentre en ligne de compte. Avec une main-d’œuvre locale, on a plus de souplesse », ajoute le vice-président de l’Ava, Jean-Luc Galliath, qui précise aussi que « les vendanges restent un excellent moyen pour recruter des salariés pour les travaux qui ont lieu plus tard dans la saison. » Afin de trouver la ou les perle (s) rare (s), Pôle Emploi a créé un site internet qui facilite la mise en relation entre l’employeur et le candidat. Baptisée « Maintenant », cette plateforme ne demande pas de CV, et n’intègre aucun intermédiaire. En quelques clics à peine, chaque parti peut aboutir à un accord… « gagnant-gagnant », évidemment.

VitiVina. Comptoir agrosphère vigne 2018

Glyphosate : des alternatives plus coûteuses

Publié le 30/07/2018

C’est à Sigolsheim et à Kirchheim que se tenaient cette année les deux rendez-vous techniques annuels que donne VitiVina, la filiale viticulture du Comptoir agricole, à ses adhérents. Avec cette année un focus sur « l’après glyphosate ».

L’équipe technique de VitiVina a voulu explorer toutes les alternatives possibles au glyphosate. Alternatives dont il ressort une constante : toute solution de remplacement - désherbage mécanique, désherbage robotisé, désherbage chimique naturel ou de synthèse - va augmenter plus ou moins significativement les coûts de production du vin d’Alsace. Une mutation technique qui n’arrive pas vraiment à point nommé pour la viticulture alsacienne, en proie à un marché très concurrentiel des vins de cépages rhénans et à une baisse significative des cours du vin en vrac, quand il trouve preneur… Ce qui aura aussi un effet de ricochet sur le cours du raisin, qui en dépend en partie. Emmanuel Kropp, directeur de VitiVina, confirme : « L’activité de courtage est très réduite, une certaine inquiétude a gagné le vignoble. Et on peut le constater à travers l’état de certaines vignes. » Sans glypho : trop de confiance ? L’organisation des ateliers Agrosphère Vigne, rendue extrêmement difficile - selon Philippe Kuntzmann, responsable technique de VitiVina - en raison d’impondérables administratifs, douaniers, techniques et même accidentels, préfigure-t-elle des conséquences de l’abandon programmé du glyphosate ? En tout cas, il a fait part de ses craintes, en guise d’introduction devant les 240 vignerons venus à Kirchheim le 18 juillet dernier. Car cette question ne tient finalement qu’à une promesse présidentielle, celle « d’un président confiant », commente Philippe Kuntzmann. Et dont on sait aujourd’hui ce qu’il peut advenir des excès de confiance… Six mois n’auront pas suffi à préparer cette journée de démonstrations innovantes à cause des défections de dernière minute. Retour donc « au bon vieux travail du sol 2.0 avec rasettes et rouleau émotteur qui, sans faire preuve d’innovation, fonctionnent et sont sans cesse améliorés », prévient Philippe Kuntzmann. « Un autre enseignement est que nous devons réfléchir, avec la collaboration des viticulteurs, à des plateformes d’essais sur lesquelles on pourrait tester des itinéraires dans la durée », propose-t-il. Car la révolution du « sans-glyphosate » ne se fera pas sans les viticulteurs. L’occasion de remercier Clément Heckmann, Pascal Heitz, Thierry Kuhn et Bertrand Siefert pour Kirchheim, le domaine Kappler, Bernard Vontrat et Alain Kuehn pour Sigolsheim, qui se sont associés aux expérimentations. Ces dernières vont devoir être « efficaces » pour trouver des itinéraires techniques proposant des alternatives performantes au glyphosate. Car n’oublions pas que ce produit est arrivé sur le marché il y a 50 ans, à une époque où il y avait encore de la main-d’œuvre agricole abondante pour piocher la vigne. En attendant, d’ici les vendanges, l’équipe de Philippe Kuntzmann proposera des « rendez-vous qualité », de façon à aborder la récolte dans les meilleures dispositions œnologiques. Pour l’heure, la situation sanitaire est globalement bonne. « Nous avons fait le choix du fosétyl plus dosé et en deux voies », indique-t-il, c’est-à-dire associé à un fongicide. Un choix qui s’est avéré efficace cette année quand d’autres solutions ont vu leur rémanence un peu limitée car diluée par la forte pousse végétale. Désherbage chimique : des alternatives plus coûteuses Il y avait huit modalités testées cette année à Sigolsheim, qui permettaient de comparer des stratégies « de contact foliaire chimique » sans glyphosate. Cinq avaient pour base une première association Stratos, un antigraminée, et Sorcier, un antidicotylédone, en première application car le délai avant récolte est de 90 jours. Une première application reprise un mois plus tard, selon les essais, par différentes modalités à base de Spotlight, Fusilade, Foen, Boa, ou Beloukha. Au final, le coût est multiplié au mieux par 2,5 et jusqu’à 6 fois, comparé à du Roundup seul, appliqué en une seule fois, indique Sylvain Boulay. « Si globalement, on arrive à gérer les graminées, l’absence de glyphosate risque de poser des problèmes vis-à-vis des dicotylédones, ce qui imposerait de multiplier les passages, car le stade de l’adventice est très important pour avoir l’efficacité. » SCDC : Absorber la dilatation des fils Chez SCDC, on propose un tuteur en forme de U, dont la stabilité est idéale face aux palpeurs d’intercep un peu musclés ! De surcroît, il propose une agrafe pour tenir les fils palisseurs hors du sol. SCDC propose en outre un tendeur de fil : « Il se dilate de 4 - 5 cm par 100 m », ce qui a pour effet de faire travailler l’ensemble, les poteaux, les amarres, d’où le tendeur qui permet d’absorber la dilatation des fils. Retrouvez cette journée en vidéo :  

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