Viticulture

Union des œnologues de France

53 médailles alsaciennes aux Vinalies 2018

Publié le 16/08/2018

La remise des diplômes des Vinalies 2018 a eu lieu mardi 31 juillet à la foire aux vins d’Alsace sur le stand des vins d’Alsace. Parmi les récompensés, le domaine Becker à Zellenberg et la maison Wolfberger à Colmar ont reçu la palme région Alsace pour respectivement leur riesling Mandelberg 2016 et leur vin liquoreux AOP Alsace gewurztraminer SGN Blanc 2015.

53 médailles alsaciennes figurent dans le palmarès des Vinalies 2018, qui comprend un total de près de 900 vins, et quatre eaux-de-vie qui ont été distingués d’un grand prix d’excellence, d’un prix d’excellence ou d’un prix des Vinalies. Organisé depuis plus de trente ans par l’Union des œnologues de France, ce concours national s’est déroulé cette année les 7 et 8 avril à Bordeaux. Il vise à « mettre les différentes régions viticoles françaises à l’honneur et à saluer le travail des producteurs », explique Émilie Lejour, responsable des Vinalies pour l’Alsace. Le jury des Vinalies est composé d’œnologues français. Les vins sont dégustés à l’aveugle et évalués en termes de qualité et de typicité. Les cuvées récompensées en Alsace sont très majoritairement issues de coopératives ou de grandes maisons de négoce, comme la cave Jean Geiler à Ingersheim, Wolfberger, Bestheim, caves de Beblenheim et Hunawihr, Arthur Metz, le domaine viticole de la ville de Colmar, les maisons Pierre Sparr, Cattin, Hauller, Willm, Klipfel et Jean Becker. À noter que les Rieslings (18 médailles), les gewurztraminers (10) et les crémants (9) ont été les plus honorés. Avec une belle représentation des grands crus et des crémants rosés.

Pressoir vertical Bucher Vaslin sur le stand Beyler

Une qualité de jus « incomparable »

Publié le 08/08/2018

Conçu à l’origine pour les vins rouges, le pressoir vertical de Bucher Vaslin a démontré son efficacité sur les vins liquoreux et certains cépages blancs comme le riesling. De quoi inciter les établissements Beyler à commercialiser en Alsace cette machine dédiée à ceux qui recherchent le « must » en termes de qualité de jus.

Avec sa couleur rappelant la robe des vins rouges et son gabarit imposant, il est difficile pour le visiteur du Parc Agricole de faire l’impasse sur le nouveau pressoir vertical Bucher Vaslin exposé devant le stand des établissements Beyler. Conçu au départ pour les vins rouges - il est utilisé par de nombreux producteurs du Bordelais et de Bourgogne - ce pressoir à quatre vérins a démontré d’excellents résultats avec des cépages blancs comme le viognier, le chardonnay, le pinot gris ou le riesling. Il s’est également montré performant pour la production de vins liquoreux. « Du coup, on s’est dit qu’on pourrait commercialiser en Alsace ce pressoir qui offre une qualité de jus qu’on ne retrouve pas sur un pressoir pneumatique », explique Maxime Walter, commercial chez Beyler. Ce pressoir vertical constitue le « très haut de gamme » du catalogue de Bucher Vaslin. La raison est simple : un système de pressurage qui fonctionne aussi bien verticalement qu’horizontalement, de « 45 minutes à indéfiniment ». « Il n’y a pas de rebechage. On ne mixe pas les marcs. Du coup, on ne crée aucune bourbe excessive », développe le responsable commercial export de Bucher Vaslin, Guillaume Peyvel. Une fois pressés, les marcs peuvent être récupérés facilement au-dessous pour être repressés à nouveau. Un processus qui demande évidemment d’avoir un peu de temps à y consacrer. « L’idée est de ne retirer que le meilleur des raisins. Avec ce pressoir, il faut que le producteur souhaite obtenir le must en termes de jus », tient à préciser Guillaume Peyvel. Avec ce pressoir vertical, qui se décline en trois tailles (cinq, douze et vingt hectolitres), Bucher Vaslin n’a fait qu’améliorer le système qui était utilisé autrefois. Sauf que, désormais, tout est automatisable, facilement nettoyable et utilisable. « Avant, il fallait cinq personnes pour faire tourner un pressoir comme celui-là. Désormais, un seul opérateur suffit. » Pour l’instant, aucun exemplaire n’est utilisé en Alsace. Le modèle présenté à la Foire aux Vins est une exclusivité des établissements Beyler. Et il interpelle. « Beaucoup de gens s’arrêtent pour en savoir plus. On a établi quelques contacts. On espère que cela aboutira avant la fin de la foire », ajoute Maxime Walter.

Afterwine avec Valère Roussel

Les (belles) facettes du pinot noir

Publié le 08/08/2018

Le premier Afterwine de la Foire aux vins 2018 a eu lieu vendredi dernier à l’espace congrès, dans le Hall 1. À cette occasion, le maître sommelier Valère Roussel a démontré, verres à l’appui, les richesses que pouvait contenir le pinot noir alsacien et ce, qu’il soit rosé, rouge ou en bulles.

Lui, il aime bien voir l’Alsace en rouge. Maître sommelier et chef sommelier de l’Hôtel 4 étoiles - Restaurant et Spa La Source des Sens à Morsbronn-les-Bains, Valère Roussel croit fermement au potentiel des pinots noirs d’Alsace. « Il y a une demande folle autour de ces vins ! », révèle-t-il avec le dynamisme qui le caractérise. Raison de plus pour leur consacrer une dégustation spécifique dans la plus illustre des foires aux vins d’Alsace, celle de Colmar. Vendredi dernier, il a consacré une bonne partie de sa soirée à commenter différentes bouteilles « 100 % pinot noir » lors de l’Afterwine organisé dans l’espace congrès du Hall 1. Une quinzaine d’aficionados de bons vins s’étaient inscrits pour découvrir un peu plus ce cépage qui peine parfois à exister aux côtés des « stars » que sont le riesling, le gewurztraminer ou le pinot gris. Des accords « majestueux » à faire La dégustation a démarré avec des bulles avec un Blanc de Noir de la Maison Bott (Ribeauvillé) et un crémant rosé du domaine Hubert Metz, à Blienschwiller. « Commune qui compte un vigneron pour 45 habitants » tient à souligner Valère Roussel, jamais avare en anecdotes et morceaux de culture générale. Mais le plus important pour ce genre de manifestation reste l’échange avec les participants. « Tout le monde a ressenti. C’est très passionnant je trouve », révèle-t-il. D’ailleurs, que pensent les uns et les autres de l’accord qu’on pourrait créer avec ces crémants « pinot noir ». « Faites-moi saliver avec un ou deux plats ! » demande le sommelier. Un jeune homme se lance : « Je mangerais bien un carpaccio de saumon avec. » Un autre prend le relais : « Pour ma part, une bonne tartine de pain paysan avec du chèvre frais. » Après cet amuse-bouche, place au pinot noir rosé 2017 de la Cave de Turckheim. « C’est chez eux que j’ai fait mon premier gros achat », se souvient le maître sommelier. Aujourd’hui, il est un peu désabusé quand il entend des personnes lui dire : « le pinot noir rosé, on n’en veut pas. » « Pourtant, on peut faire des accords majestueux avec ce vin qui respire la jeunesse et la fraîcheur. Pour ma part, j’en sers régulièrement au restaurant. » Dans l’assemblée, une participante propose une tranche de thon « bien grillé ». Un autre mangerait volontiers une « vraie » salade niçoise. Des plats qui sentent le soleil. « Vive la capsule et le liège ! » Puis vient le moment que nombreux attendent : la dégustation des « vrais » rouges. Cela commence par un pinot noir 2016 du Domaine Paul Blanck, à Kientzheim. La discussion digresse sur les bouchons. « Vous en pensez quoi vous de la capsule sur les bouteilles de vin ? », interroge un participant manifestement assez aguerri en matières de connaissances viniques. Du tac au tac, Valère Roussel répond : « J’en demande et j’en redemande ! Il n’y a qu’en France qu’on se pose autant de questions autour de ça. À l’étranger, cela ne pose pas de problème. Je pense que c’est un souci d’ordre culturel. Chez nous, si on n’entend pas le « poc » quand on ouvre la bouteille, cela ne va pas. Le problème est que le bouchon en plastique peut changer le goût du vin. J’ai déjà pu le constater sur de grandes bouteilles. Alors, pour ma part, vive le liège et vive la capsule ! » Viennent aussi un pinot noir « Rahan » 2014 du domaine Pfister, à Dahlenheim, et un pinot noir « Nature K » 2016 de la maison Boeckel, à Mittelbergheim. L’occasion d’aborder la particularité des vins naturels, conçus sans sulfites, qui peuvent un peu surprendre le palais inexpérimenté. « Pourtant, là aussi on trouve des vins de grande tenue », confie la maître sommelier. Un vin que certains dans la salle verraient bien avec une bonne poitrine de porc confite ou une omelette aux champignons. La dégustation se termine enfin par un pinot noir « V » 2016 du Muré Clos Saint-Landelin. Un vin issu du terroir grand cru Vorbourg qui prouve que le rouge sait aussi se faire une place parmi les « grands ». Preuve de la qualité du produit, chaque acheteur n’a le droit de repartir qu’avec deux bouteilles. « Et encore, vous n’êtes pas dans le clos Saint-Landelin et ce n’est pas la grande cuvée », ajoute ce fervent défenseur d’une Alsace qui peut aussi être belle en rouge.

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