formation

Publié le 30/01/2018

Vendredi 12 janvier, une convention de partenariat a été signée au lycée hôtelier Alexandre Dumas d’Illkirch-Graffenstaden entre le Rectorat de Strasbourg, le Conseil national interprofessionnel de l’économie laitière et la direction régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt.

La convention de partenariat signée entre le Rectorat de Strasbourg, le Conseil national interprofessionnel de l’économie laitière (Cniel) et la direction régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt (Draaf) a pour but de sensibiliser les élèves à la filière laitière : de l’acte de production aux différents métiers que cette filière laitière propose, en passant par les produits qui en sont issus. La collaboration du Cniel avec l’enseignement se matérialise à plusieurs niveaux, de la mise à disposition d’outils pédagogiques pour les plus jeunes à la mise en place d’ateliers de cuisine autour des produits laitiers pour les élèves en restauration. Lors de la signature de cette convention, un chef, financé par le Cniel, était présent au lycée hôtelier Alexandre Dumas d’Illkirch-Graffenstaden. Il a rappelé, lors du cours, les propriétés et vertus des produits laitiers ainsi que la meilleure manière de les mettre en avant. Ce cours spécifique, à destination des futurs chefs qui officieront dans les cuisines des restaurants, vient en complément du cursus classique et permet un focus sur les produits laitiers. Dans la salle d’à côté, des élèves en baccalauréat professionnel Commercialisation et Services en restauration s’affairaient autour d’un plateau de fromages. Au programme, dégustation, technique de service et présentation des grands noms du fromage français. Là encore, l’objectif est de donner les connaissances aux élèves et de les faire aimer travailler les produits laitiers. Les producteurs de lait présents dans la salle en ont profité pour rappeler aux chefs et à leurs élèves l’importance de travailler des produits locaux. Renouveler et étendre les partenariats Historiquement ces conventions ne concernaient que l’enseignement agricole, mais l’objectif est de toucher un maximum d’élèves. La population étant de plus en plus urbaine, il est fondamental que les élèves puissent disposer d’éléments concrets sur le métier d’agriculteur, et notamment sur celui de producteur de lait. Trop souvent on entend un enfant dire que le lait provient de la brique ! Certains enseignants mènent des initiatives propres, mais en leur apportant des supports pédagogiques déjà construits, le Cniel s’assure que les élèves auront au moins un contact sur le sujet. Cette mission est l’un des axes de communication du Cniel, en plus de la publicité et de sa présence à différents événements (Salon international de l’agriculture, Ferme en ville). L’action avec le Rectorat permet de toucher les plus jeunes. La convention entame sa 30e année, preuve de l’intérêt mutuel des partenaires.

Option Hippologie-Équitation au lycée agricole de Rouffach

« On attire un public différent »

Publié le 20/12/2017

Pour la deuxième année consécutive, le lycée agricole de Rouffach propose une option Hippologie-Équitation à ses élèves des filières scientifiques et technologiques. Une « alternative de formation » qui attire de nouveaux profils d’élèves au sein de l’établissement.

Grâce au cheval, le lycée agricole de Rouffach attire un nouveau public. Depuis la rentrée 2016-2017, l’établissement propose une nouvelle option Hippologie-Équitation destinée aux élèves de seconde générale, de première et terminale scientifique, et de première et terminale technologique. « C’est un argument de plus pour attirer un public différent dans notre établissement », souligne Jérôme Fontaine, directeur adjoint du lycée, et porteur du projet. Cette option a pu voir le jour grâce à un partenariat entériné avec le centre équestre de Rouffach et son directeur adjoint, Frédéric Seiler. Ce centre est l’un des services de l’Esat (Établissement et service d’aide par le travail). Cette structure médico-sociale est gérée par l’association Santé Mentale Alsace qui est spécialisée dans l’accompagnement de personnes en situation de handicap physique. « Nous faisons évoluer la sociologie du lycée » L’option Hippologie-Équitation est ouverte aux élèves pratiquant l’équitation depuis au moins deux ans. Ils sont 33 cette année divisés en trois groupes ; ils étaient 17 l’an passé. Cet enseignement comprend une partie théorique (gestion d’un élevage, connaissance de l’animal, etc.), dispensée au lycée de Rouffach, et des séances pratiques organisées tous les mercredis après-midi au centre équestre. Elles sont dispensées par un moniteur d’équitation diplômé, et visent à apprendre des exercices (dressage, saut d’obstacle) et du perfectionnement (assiette du cavalier, dressage). Comme toute option, les notes récoltées sont comptabilisées dans l’obtention du baccalauréat. « Pour certains, ça permet de décrocher l’examen, pour d’autres, d’obtenir une mention, notamment pour ceux en filière S », explique Jérôme Fontaine. Il aurait pu préciser pour « certaines » au vu du profil quasi uniquement féminin des élèves qui ont choisi cette option. De ce fait, le ratio garçons/filles a tendance à s’équilibrer au sein de l’établissement, tout comme le rapport entre les élèves issus du monde rural et ceux plus urbains. « Nous faisons évoluer la sociologie du lycée. De plus, c’est une option qui fait parler de nous. C’est une alternative aux offres classiques », poursuit le directeur adjoint. C’est ainsi que des jeunes qui viennent pour l’option Hippologie découvrent qu’il y a une filière S classique dans le lycée et, inversement, certains déjà engagés dans une filière S dans un autre établissement rejoignent Rouffach pour cette option. C’est par exemple le cas de Lisa, actuellement en terminale S. Cette passionnée de cheval depuis la tendre enfance est arrivée au lycée en classe de première, attirée par la perspective de pouvoir faire du cheval tout en poursuivant ses études. « C’est clairement ce qui m’a donné envie de venir. Maintenant, je peux concilier mes études et ma passion », se satisfait-elle. Même cas de figure pour Clara. Arrivée cette année en seconde générale, elle peut, grâce à cette option, pratiquer le cheval une deuxième fois dans la semaine, en plus des concours auxquels elle participe les week-ends. Et il y a un argument de poids : le prix. L’option ne coûte « que » 150 € par trimestre contre près de 10 000 € par an pour une filière sports études dédiée à l’équitation. Sans regret cependant tant les débouchés professionnels dans le secteur équin restent limités.

Lycée agricole d’Obernai

Josy Tritz sacrée chevalier

Publié le 16/12/2017

Des générations d’élèves du lycée agricole d’Obernai, parmi lesquels de futurs agriculteurs, ont bénéficié de ses enseignements. Ingénieure des ponts, des eaux et des forêts, Josy Tritz, professeure de zootechnie à la retraite, a fait toute sa carrière au lycée agricole d’Obernai, où elle est arrivée en 1977. Le 24 novembre dernier, elle a reçu les insignes de chevalier du Mérite agricole au lycée agricole d’Obernai, en présence d’une petite centaine d’invités, parmi lesquels le député Antoine Herth, de nombreux élus et représentants de la profession agricole du Bas-Rhin, de l’administration et d’anciens collègues enseignants. La cérémonie s’est déroulée en présence d’Eugène Schaeffer et Paul Schiellein, présidents honoraires du conseil d’administration de l’établissement et de Thierry Girodot, actuel directeur. C’est Gilles Collet, médiateur adjoint au ministère de l’Agriculture, qui, après avoir retracé la carrière de Josy Tritz, a rendu un hommage chaleureux à son action et à son dynamisme auprès des jeunes et lui a remis la médaille de chevalier dans l’ordre du Mérite agricole.

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