formation

Portes ouvertes des campus colmariens

« Certaines de nos filières manquent de candidats »

Publié le 04/03/2017

Le campus du Grillenbreit de Colmar présente ses filières lors des portes ouvertes du 4 mars. Certaines des formations proposées par l’Institut Universitaire de Technologie (IUT), même si elles ont des débouchés, peinent à trouver des étudiants. La faculté de marketing et d’agrosciences (FMA) met quant à elle l’accent sur les filières agroalimentaires.

« Nous n’avons pas assez de candidats, notamment des bacheliers issus de filières technologiques comme les STI2D (sciences et technologies de l’industrie et du développement durable) », constate Bernard Fabre, directeur de l’IUT. Pourtant, il y a de la place pour eux au niveau du diplôme universitaire de technologie (DUT) Réseaux et télécommunciation, ouvert aux titulaires d’un bac S ou bac STI2D, mais aussi dans le DUT Hygiène Sécurité Environnement, ouvert à tous les bacs techniques. « La filière Génie thermique et énergie est bien pourvue, mais les bacheliers technologiques pourraient être plus nombreux ». Ces filières sont pourvoyeuses d’emplois. Selon son directeur, l’IUT ne manque pas de qualités pour accueillir des étudiants : « Notre point fort est que l’apprentissage est proposé dans toutes les formations (sauf génie biologique) et toutes les licences pro, soit 360 apprentis et 17 % de l’effectif en apprentissage. C’est l’un taux les plus hauts au niveau national ». Autres atouts cités par Bernard Fabre : un campus de qualité, des plateformes technologiques de pointe et des perspectives d’emploi. « Notre but est l’insertion professionnelle à bac +3, et là dessus, nous sommes performants, car nous répondons aux demandes des entreprises ». Le pilotage d’un réseau des filières agroalimentaires En février, le ministère de l’Éducation nationale a labellisé le « campus des métiers et des qualifications en agroalimentaire ». Ce projet est piloté par la Faculté de Marketing et d’Agrosciences (FMA) de Colmar et son directeur Laurent Grimal : « L’objectif est de travailler sur la valorisation et l’attractivité des filières du secteur agroalimentaire, car il y a des emplois, mais ils ne sont pas toujours pourvus. C’est le deuxième employeur industriel de la région avec 15 000 emplois et 37 000 sur la région Grand Est ». 1 500 étudiants des lycées agricoles d’Alsace, des établissements mulhousiens, du Bas-rhin et de Lorraine sont concernés par ce projet. Ce campus regroupe aussi l’académie de Strasbourg, la région, la Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (Draaf) et l’ARIA Alsace (association régionale des industries alimentaires). Au niveau des offres de formation, une filière marketing international est ouverte en partenariat avec la Hochschule Niederrheim. Les étudiants seront recrutés en première année de licence, ils feront les deux premières années en Allemagne et la dernière année à Colmar.

Remise des diplômes des moniteurs arboricoles

La pratique au cœur de la formation

Publié le 22/02/2017

Après la remise des diplômes de moniteurs arboricoles le 17 décembre dernier, l’Est agricole et viticole abordait l’aspect théorique de la formation. Place désormais à la pratique et aux acteurs du volet technique.

C’est en forgeant que l’on devient forgeron. Cette expression pourrait se décliner selon différentes activités, et notamment l’arboriculture. En décembre dernier, 27 prétendants ont reçu leur diplôme de moniteurs arboricoles, consécration d’une formation organisée sur deux ans par la Fédération des producteurs de fruits du Bas-Rhin. Durant 40 samedis, les apprentis moniteurs ont renforcé leurs connaissances théoriques et pratiques. Tailler tout type d’arbre « Les compétences pratiques d’un moniteur comprennent trois grands champs d’action », expliquent Guy Dieu et Étienne Binnert, respectivement président du comité technique à la fédération, et secrétaire général de la fédération. C’est avant tout un conseiller qui guide les propriétaires de vergers familiaux dans leurs choix de variétés de fruits, ou lors de conférences et cours de taille. Le second champ d’action vient de sa capacité à tailler et conduire l’arbre selon sa forme : « un moniteur doit savoir tailler absolument tout type d’arbre », insiste Guy Dieu. Il doit aussi pouvoir donner des cours de reconnaissance des parasites et maladies. Pour s’assurer de la capacité de leurs étudiants à assurer correctement leurs futures missions, les organisateurs avaient préparé un examen particulièrement approfondi. Parmi les différentes épreuves, les candidats ont dû identifier cinq variétés de pommes, reconnaître 15 bois différents, tailler cinq arbres en axe vertical (ou Pillar) et un prunier en gobelet, effectuer un greffage et un écussonnage. Les épreuves, comme l’ensemble de la formation, étaient encadrées par des moniteurs arboricoles actifs, parmi les quelque 160 que compte le département du Bas-Rhin. Guy Dieu et Étienne Binnert tiennent à remercier particulièrement les encadrants bénévoles Francis Fuchs, Alfred Georger, Patrick Kuntzler, Gerard Muller, Eugène Walter, ainsi que leurs remplaçants Bernard Brion et Hubert Piersen.

Caisse d’assurance-accidents agricoles (CAAA) du Bas-Rhin

La sécurité fait partie du job

Publié le 20/02/2017

Si le nombre d’accidents liés à l’utilisation de machines et outils agricoles est en baisse, leur gravité augmente. C’est pourquoi la réduction des risques liés à l’utilisation des machines en mouvement sera le thème prioritaire de la campagne de prévention 2017 de la CAAA du Bas-Rhin. Mercredi 8 février, elle présentait son plan d’actions lors d’une réunion d’information des délégués.

« Nous avons constaté en 2015 et 2016 une recrudescence des accidents liés aux machines en marche. Ce risque concerne tant les salariés que les non-salariés et ces accidents sont souvent assez graves puisqu’en 2016 sept d’entre eux ont engendré l’amputation d’un membre ou encore d’un ou plusieurs doigts. Ces drames sont évitables », introduit Denis Ramspacher, président de la CAAA du Bas-Rhin depuis novembre dernier. « La machine est au cœur de notre métier. Elle est une alliée, elle peut aussi se transformer en ennemi. Un moment d’inattention, une petite négligence et le drame se produit, laissant parfois des séquelles pour la vie », poursuit Thomas Blum, président de la commission de prévention. Aussi, pour enrayer cette série, les Caisses du Haut-Rhin et du Bas-Rhin ont engagé une série d’actions. Et cette réunion constitue une étape supplémentaire dans ce travail de sensibilisation. Car « une meilleure connaissance des risques permet de les réduire », note Thomas Blum. Sensibiliser les lycéens, lire plus efficacement le Document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP), effectuer les chantiers à plusieurs, bien les préparer et les coordonner, arrêter les machines avant toute intervention sont, pêle-mêle, quelques-unes des actions qui permettraient de réduire les risques d’accidents liés aux machines en mouvement. D’autres pistes ont été évoquées par les différents intervenants invités à cette réunion (à lire en encadrés). Montant forfaitaire des aides réévalué Ces quatre dernières années, la Caisse a attribué plus de 400 000 € d’aides financières sur des actions précises ou des contrats de prévention. Bonne nouvelle, le montant forfaitaire de ces aides a été réévalué. Et un nouvel outil est désormais éligible à ces aides, à hauteur de 40 % de l’investissement : le lève-tête pour bovin. En 2017, la CAAA mettra l’accent sur certains outils, parmi les plus efficaces, comme les manchons de protection pour les prises de force, les gants pour l’utilisation de sécateur électrique, les filtres à air pour les cabines de tracteur, qui doivent être renouvelés tous les ans pour être efficaces. 47 interventions dans l’enseignement agricole En plus d’allouer des aides à l’investissement dans du matériel de sécurité, la CAAA mène aussi des actions de prévention sur le terrain. Sébastien Rohmer, conseiller en prévention, revient sur les actions menées en 2016 : session de formation au bûcheronnage, stands au salon Agriculture de demain, lors des confrontations européennes holstein et lors du concours départemental de labour. « À cette occasion nous avions aussi effectué une évaluation des risques sur l’exploitation qui accueillait la manifestation. Et nous avons disposé des panneaux en divers endroits, afin de pointer les risques, détailler ce qui a été fait pour améliorer la situation, et ce qui pourrait encore être fait. » Les conseillers en prévention sont aussi intervenus dans les établissements scolaires, au gré de 47 interventions auprès d’un maximum de filières et sur des thématiques différentes. « Les élèves de bac pro sont amenés à visiter une exploitation agricole et à en réaliser le DUERP, sur lequel ils sont notés. L’objectif est de les aider à faire le leur plus tard, sur leur propre exploitation. » Un CHSCT pour les TPE et PME La CAAA a aussi participé aux réunions trimestrielles des Comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) des entreprises agricoles de plus de 50 salariés. En outre, la CAAA est membre de la Commission paritaire d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CPHSCT), une nouvelle instance qui agit en faveur des TPE et des PME des secteurs de la production agricole qui n’ont ni délégués du personnel ni CHSCT. Composés de membres salariés, employeurs et consultatifs, elle se réunit une fois par trimestre pour promouvoir la sécurité, améliorer les conditions d’hygiène et de sécurité dans ces entreprises. « En 2016, la thématique abordée au sein de la CPHSCT était les troubles musculosquelettiques (TMS) », précise Sébastien Rohmer. Les actions de prévention de la maladie de Lyme ont été reconduites, avec l’installation de quatre panneaux et l’organisation de trois conférences-débats. La mise en œuvre des Certiphyto se termine : « Pas moins de 12 000 personnes ont été formées en 3 ans. » Et le site internet de la CAAA (www.3caaa.fr) s’étoffe : « Vous y trouverez des documents gratuits d’aide à la rédaction des DUERP, des vidéos, une cartographie des points de rencontre avec les secours en forêt, c’est-à-dire des endroits précis où il faut se rendre en cas d’accidents… » Six thèmes majeurs La CAAA est, avec la MSA, partie prenante du Plan santé sécurité au travail (PSST) 2016-2020 dont Denis Litt, conseiller en prévention, rappelle les six thèmes. les TMS : l’objectif de la CAAA est de toucher un maximum de personnes et de les sensibiliser à ce risque professionnel le risque psychosocial (RPS) : deux actions sont en cours avec la MSA, visant à inciter les agriculteurs à parler de leur travail et de son incidence sur leur vie le risque chimique : la CAAA va utiliser le logiciel Seirich, un outil d’évaluation du risque chimique en ligne le risque animal, avec deux principaux thèmes : la contention des bovins et les comportements avec les chevaux. la lutte contre la désinsertion professionnelle : suite à un accident, la reprise d’activité est parfois difficile. Il faut en être physiquement et psychologiquement capable, parfois il faut adapter le matériel, les installations, ce qui peut s’avérer coûteux. le risque machine : après de nombreuses déclarations d’accident en 2016, la tendance se poursuit en 2017.

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