formation

Publié le 20/10/2017

Dans le cadre du projet Life Alister, des essais agronomiques concernant l’intérêt de trois types de Culture intermédiaire piège à nitrate (Cipan) ont débuté en janvier 2017. Des étudiants en BTS 1re année Agronomie et production végétale (APV) du lycée agricole d’Obernai ont été mis à contribution afin de noter les Cipan.

Quatorze agriculteurs, dont sept membres de la Cuma de la Plaine, ont participé à cette expérimentation en semant des Cipan multi-espèces avec différentes techniques d’implantation, comme le semis direct ou, de façon plus classique, avec un semis à la volée après un déchaumage. « L’expérimentation recouvre une centaine d’hectares, je n’aurais jamais pu en venir à bout toute seule », constate Annabelle Revel-Mouroz, conseillère au service environnement et innovation de la Chambre d’agriculture Alsace, partenaire du projet Life Alister qui pilote ces essais. Dans un premier temps, ce sont les agriculteurs participants qui ont été mis à contribution. « Ils ont effectué des notations relatives au développement du couvert, à sa hauteur, à sa composition en termes d’espèces, à la présence d’adventices… » Puis des étudiants du lycée agricole d’Obernai ont été appelés à la rescousse. « Pour moi, c’est un gain de temps considérable, et pour eux cela constitue un exercice très pédagogique », avance Annabelle Revel-Mouroz. En effet, la conseillère est d’abord intervenue auprès des élèves en salle, fin septembre, afin de leur présenter la problématique liée au grand hamster et les enjeux du projet Life Alister. Puis elle les a accompagnés dans l’élaboration de la fiche de notation, qu’ils sont allés valider sur le terrain. Ce support permet de codifier les observations faites sur les parcelles de l’expérimentation. Les critères sont très variés : espèces végétales du couvert présentes, présence d’adventices, taux de couverture du sol, hauteur du couvert, présence d’insectes, de mollusques, de fleurs… Efficacité et pédagogie Les 10 et 12 octobre, les 18 étudiants participant à l’étude ont arpenté les parcelles pour effectuer des relevés et prélever des échantillons de 50 x 50 cm en lançant à quatre reprises un quadrat, de façon à prélever l’équivalent d’1m2 de biomasse par modalité. Et ils ont noté les parcelles en se servant des fiches qu’ils avaient précédemment élaborées. Les échantillons seront ensuite pesés, séchés et repesés afin de déterminer leur teneur en matière sèche. Quelques échantillons vont être envoyés à la Sadef afin d’être analysés plus finement (rapport C/N, teneurs en N, P et K…). Annabelle Revel-Mouroz espère bien pouvoir encore exploiter les données avec les étudiants, afin de mettre en évidence et d’expliquer les différentes productions de biomasse générées par ces Cipan. Une chose est sûre : « Ils auront un retour sur les résultats de l’expérimentation ». Et les agriculteurs aussi, puisque l’objectif de l’expérimentation, c’est bien d’obtenir des références sur le comportement des différents mélanges en fonction des pratiques. Références qui pourront servir à tous les agriculteurs lors du choix de leur Cipan dans les prochaines années. D’ores et déjà, des différences apparaissent entre les couverts. « Il avait été demandé aux agriculteurs de semer les couverts rapidement après la moisson du blé, dans le but de réduire au maximum la période de sol nu en été. Certains ont été semés dès le 9 juillet, et sont plus développés que ceux qui ont été semés mi-juillet. Et d’autres qui n’ont pu être semés que plus tard ne sont pas montés en fleurs. On aura donc sans doute des différences de biomasse significatives entre des couverts qui ont eu plus ou moins de temps pour se développer », constate Annabelle Revel-Mouroz. Elle précise : « Les différences de développement pouvant aussi s’expliquer par des différences de conditions météorologiques après le semis, il serait intéressant de combiner les données issues de l’essai avec les données météorologiques. »

Zoom sur une élève méritante

Une apprentie sur deux rives

Publié le 13/07/2017

Léa Geissler vient de terminer son BTS gestion de l'eau en alternance au CFA d'Obernai. Petite particularité, son employeur est basé en Allemagne. 

Sept heures de cours par jour ? Très peu pour Léa Geissler. À sa sortie du lycée, en 2015, cette originaire de Dessenheim ne veut pas suivre un cursus classique. Elle se lance alors à la chasse au contrat d'alternance, dans le domaine de la gestion de l'eau. Un parcours du combattant qui finit par payer. « J'ai envoyé des dizaines de CV autour de chez moi et plus loin, sans résultat », se dépite-t-elle. Son salut viendra d'Allemagne. Un récent partenariat entre le CFA d'Obernai et des entreprises allemandes lui permet d'intégrer la station de traitement des eaux de Breisach-Grezhausen, voisine de Neuf-Brisach. Pénurie d'alternants en Allemagne Car les employeurs allemands ont de grosses difficultés à trouver des prétendants à l'alternance. À l'inverse de leurs homologues français qui croulent sous les demandes de jeunes motivés. La française a donc ôté une épine du pied à Michael Hacker, son patron. « En général on met des mois à trouver un alternant », confirme-t-il. Il se dit « très fier » de voir son apprentie recevoir le prix d'élève méritante. D'autant plus que la jeune fille est la première française à travailler à la station d'épuration. Dans une entreprise composée à presque 100 % d'hommes, « Léa a apporté une certaine diversité et nous a beaucoup appris. »  Une formule bénéfique pour tous Un sentiment partagé par l'intéressée. Quand elle débarque à Breisach, à 18 ans, elle a un bon niveau d'Allemand, mais est « loin de le parler couramment. » Problématique pour travailler ? Pas du tout selon la jeune femme. « Ils m'ont très bien accueillie, et j'ai beaucoup progressé. » Modeste, elle refuse d'assumer son niveau bilingue. Mais une bonne atmosphère de travail ne fait pas tout. Les compétences techniques qu'elle a acquises au cours des deux ans de BTS vont lui servir dans sa vie professionnelle. Et elle garde l'impression d'avoir appris plus de connaissances pratiques que ses camarades en France. À l'inverse, son chef a particulièrement apprécié l'enseignement fourni par le CFA. Des cours « généraux » qui forment les alternants de manière plus complète qu'outre-Rhin. Renouveler l'expérience Seul regret du manager allemand ? Léa a décliné son offre de prolonger pour une troisième année son contrat. Pourtant l'expérience a convaincu. Michael Hacker va embaucher un nouvel alternant dès l'année prochaine. Didier Helmstetter, chargé de développer les programmes transfrontaliers auprès du CFA, confie vouloir multiplier les contrats dans les années à venir. Il vient même de conclure un partenariat avec une école allemande. Désormais, les étudiants français pourront étendre leurs études d'un an et ainsi obtenir l'équivalent du BTS en Allemagne. Léa, quant à elle, va mettre à profit son expérience pour « voir autre chose. » Normal à 20 ans. Retourner en Allemagne ? Pas une priorité. Pourtant, elle s'empresse de préciser qu'elle « ne se ferme aucune porte pour autant. » Après tout, les voyages ne forment-ils pas la jeunesse ?

L'épamprage selon la méthode Simonit et Sirch

Dans la continuité de la formation taille, méthode Simonit et Sirch, fin novembre 2016, Vitisphère Alsace proposait vendredi 19 mai une formation à l'épamprage répondant aux mêmes principes et dispensée par un intervenant de la filiale française Simonit et Sirch : Maîtres tailleurs de vignes.

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