formation

Publié le 10/02/2017

Les 30, 31 janvier et 1er février, une trentaine d’aspirants à leur initiation ou à leur perfectionnement à la production de houblon ont participé à la première formation houblon expert délivrée par le Comptoir agricole dans le cadre de son offre Comptoir Academy.

Du houblon en Bretagne. Une utopie, une hérésie ? Ou une réalité, dans un avenir plus ou moins proche ? Au regard de la composition de la première promotion issue de la formation houblon expert, la dernière proposition semble la bonne. Peu d’Alsaciens, puisqu’ils n’étaient que six sur tout le contingent, mais faisant preuve d’un bel optimisme et d’une certaine confiance en l’avenir. Le reste de la promotion était constitué de personnes aux origines très diverses. Des Mosellans, un Poitevin, des Bretons, un Nantais, un Alpin, un Francilien, deux Flamands, mais aussi des Belges… Et porteurs de projets aussi divers que des agriculteurs brasseurs, bien installés ou en cours d’installation, qui souhaitent asseoir leur production de houblon, voire la développer, des maraîchers qui envisagent de produire du houblon bio, pourquoi pas associé à des moutons, un futur conseiller agricole spécialisé en houblon, un porteur de projet d’une brasserie associative, un malteur de métier qui souhaite tester la culture du houblon sur l’exploitation familiale, un paysagiste qui envisage de produire du houblon bio pour les microbrasseurs de sa région, deux jeunes qui se sont déjà fixé un objectif bien précis : produire 10 hectares de houblon bio à l’horizon 2020… De cet inventaire il est possible d’extraire plusieurs tendances : l’engouement pour les microbrasseries ne se dément pas et continue à dynamiser la demande pour des houblons aromatiques, originaux et, de plus en plus, bios. Un intérêt des agriculteurs pour les cultures de diversification, qui peuvent leur permettre d’accroître leur résistance face aux aléas. Et il apparaît que les néoaspirants à la production de houblon sont plutôt jeunes, déjà bien informés sur le sujet, plein d’idées et qu’ils ont une vision moins traditionnelle de la culture du houblon que celle qui est bien ancrée dans les mœurs alsaciennes. Tout en restant néanmoins preneurs du savoir-faire ancestral des houblonniers alsaciens ! Une formation pour une nouvelle ère Pour transmettre ce savoir-faire, le Comptoir agricole a élaboré une formation dispensée sur deux jours, au fil d’un programme complet : organisation de la filière houblon et marché international, aspects agronomiques de la culture de houblon, économie et gestion des charges en production, process et qualité, gestion des ressources humaines. Pour faire ingurgiter ce programme en deux jours sans dégoûter à jamais les participants du houblon, des sorties sur le terrain étaient également au programme : découverte d’une houblonnière, en l’occurrence adossée à une microbrasserie, celle de Sébastien Holtzmann à Wingersheim, et visite du centre de réception des houblons du Comptoir agricole à Brumath. En guise d’entrée en matière, les attentes des participants à la formation ont été recueillies, et quelques-unes s’avèrent révélatrices d’un changement d’ère pour le houblon : Y a-t-il une altitude limite pour cultiver le houblon ? Quelles sont les techniques de conduite du houblon en bio ? La première transformation est-elle envisageable à petite échelle ? Des parts de marché à conserver et développer Antoine Wuchner, responsable commercial pour la filière houblon au Comptoir agricole, a accueilli les participants à cette formation : « La France produit actuellement 440 ha de houblon, dont 95 % en Alsace, et nous sommes persuadés qu’il y a encore de la place sur le marché mondial pour nos variétés alsaciennes ». Et ces dernières peuvent être produites en Alsace, certes, mais aussi dans le reste du monde. Le Comptoir agricole a en effet su adapter son offre de houblon à l’essor des microbrasseries en élaborant une gamme de variétés aromatiques. Et, alors que les prémices d’une réduction de ce marché se font sentir, la coopérative compte bien asseoir la réputation de qualité et de savoir-faire qu’elle a acquise auprès des brasseurs, en France et à l’étranger. « En Belgique, aux États-Unis, au Canada et au Japon, nous travaillons avec des distributeurs partenaires. Ailleurs nous passons par des négociants. Nos principaux pays cibles pour développer nos ventes de houblon sont l’Allemagne, le Japon, des pays qui ont une tradition brassicole, où le houblon est apprécié et qui pratiquent la contractualisation. En effet, aujourd’hui notre production est commercialisée sous contrat à 85 % et nous avons pour objectif de maintenir, prolonger et développer ces contrats car ils procurent une meilleure visibilité sur les volumes et les prix, tant pour les producteurs que pour les brasseurs. » 55 400 ha dans le monde, 440 ha en France Actuellement située à 1,933 million d’hectolitres (Mhl), la production mondiale de bière est en baisse pour la troisième année consécutive. Les besoins en alpha suivent la même tendance. La production de houblon, elle, devrait enregistrer une forte hausse en 2016, passant de 51 512 ha en 2015 à quelque 55 400 ha en 2016. L’étude de l’évolution de sa progression depuis 2004 révèle que « le houblon est une culture cyclique, avec des niveaux de production à la hausse puis à la baisse… Et sur lesquels le ralentissement du marché des microbrasseries aura sans doute un impact. » Reste que ces dernières années, les États-Unis ont fortement augmenté leur production, qui atteint désormais 18 478 ha. Ce leader est suivi de près par l’Allemagne (18 478 ha), qui produit surtout des houblons amérisants. La France et ses 440 ha fait donc office de Lilliputien. Une production structurée Ce qui ne l’empêche pas d’être bien structurée, au niveau de deux organisations économiques (le Comptoir agricole en Alsace et la Coophounord dans les Flandres), d’une interprofession (l’association générale des producteurs de houblon de France - AGPH), d’instituts techniques et de partenaires techniques, notamment l’Association pour la coopération technique agricole (Acta), des pouvoirs publics et les partenaires institutionnels, notamment FranceAgriMer, et d’instances internationales. À l’heure actuelle, l’adhésion à l’AGPH se fait automatiquement en adhérant à l’une des deux coopératives. Mais l’interprofession pourrait à l’avenir faire évoluer ses statuts pour permettre l’adhésion en direct des producteurs. Au sein de l’Acta, afin de favoriser la mobilisation des ressources génétiques, une banque variétale regroupant différentes collections issues de la population strisselspalt, ainsi que d’autres variétés, étrangères ou anciennes, ont été créées en plusieurs endroits à titre d’observation, des travaux sont également menés sur la maîtrise des bioagresseurs, sachant qu’en tant que culture mineure, le houblon peine à attirer l’attention des firmes phytosanitaires et dispose donc de peu de solutions chimiques. Enfin des travaux sont menés sur la fertilisation azotée, l’amélioration des équipements de récolte et de séchage afin de limiter les charges et d’obtenir des houblons de qualité, de déterminer la date optimale de récolte… FranceAgriMer a pour mission la mise en œuvre de la certification de la production française de houblon. Une certification obligatoire en cas de vente de houblon, afin de garantir à l’acheteur que le houblon respecte un certain nombre de critères de qualité (pourcentage de déchet, humidité, pureté variétale, taux de graines). La DDT quant à elle s’occupe notamment du versement d’une aide Pac couplée à la surface de production de houblon. En 2015, l’enveloppe de 300 000 € était attribuée au prorata des hectares produits. L’aide devrait être reconduite jusqu’en 2020. Une plante volubile et dioïque Dans un autre module de la formation, consacré aux aspects agronomiques de la culture de houblon, Michèle Dauger et Bernadette Laugel, qui travaillent sur les aspects techniques et agronomiques de la culture du houblon au Comptoir agricole, ont commencé par présenter les caractéristiques de la plante, « volubile », c’est-à-dire qu’elle tourne autour d’un support grâce à ses lianes munies de crochet, et « dioïque », c’est-à-dire qu’elle présente des plantes mâles et des plantes femelles bien distinctes. Seules les fleurs femelles se transforment en cônes et les cônes grainés, donc fécondés par des plants mâles, ne sont pas marchands. Le houblon est principalement cultivé pour son cône, riche en lupuline, utilisée en brasserie et en herboristerie. Mais la plante a d’autres ressources : les jeunes pousses, ou jets de houblon, peuvent être consommées en légumes, les lianes peuvent servir en vannerie, le reste en fourrage, à condition d’en extraire au préalable les éventuels débris métalliques. La lupuline se compose d’huiles essentielles et de résines dont les acides alpha, qui confèrent de l’amertume à la bière, des acides bêta, qui sont utilisés dans la lutte contre le varroa dans les ruches bios et du xanthohumol, aux propriétés anticancéreuses. Le houblon est une plante pérenne qui stocke des éléments nutritifs (mais parfois aussi des maladies) dans une souche souterraine permanente. C’est de cette souche que les bourgeons dormants, formés en fin d’été, se développeront en liane au printemps suivant. La multiplication du houblon se fait généralement par bouturage. Les boutures, les boutures racinées ou les plants horticoles doivent être implantés dans des parcelles où ils seront à l’abri à la fois des excès d’eau qui les font pourrir, des chaleurs excessives en été, qui font chuter la teneur en alpha, et du vent qui risque de décrocher les lianes. En Alsace la densité de plantation va de 2 500 à 3 500 pieds par hectare selon la vigueur des variétés. « La densité doit permettre à la lumière de pénétrer pour favoriser la floraison et la conaison », indique Michèle Dauger. En effet, le développement des inflorescences requiert 16 à 18 heures de lumière par jour, et a donc lieu courant juillet - août. Soigner l’installation L’installation des plants la première année sera le gage de réussite de la culture les années suivantes. Elle doit donc être soignée afin de garantir la régularité, la vigueur des plants, l’absence de manquants… « Il est particulièrement important d’avoir des lignes bien droites », prévient Michèle Dauger. Une fois que la houblonnière entre en production, plusieurs opérations culturales se succèdent. Le déchaussage consiste à enlever de la terre de part et d’autre de la ligne de plantation. Réalisé en automne et en hiver il permet notamment au gel d’agir sur l’oïdium. Au printemps, la taille consiste à enlever la base des lianes de l’année précédente. S’ensuivent la mise en place des fils tuteurs et l’ébroussage, qui permet d’enlever mécaniquement une grande partie des lianes superflues pour préparer la mise au fil car « sur quelque 100 lianes émises par souche, seules trois ou quatre seront mises au fil ». Une fois mises au fil, ces lianes doivent régulièrement être raccrochées jusqu’à ce qu’elles atteignent le haut de l’échafaudage. Le buttage, souvent réalisé en deux fois, consiste à apporter de la terre meuble sur les souches afin de favoriser le développement des racines estivales. Le défanage consiste à nettoyer la base des lianes afin de faciliter la récolte. Celle-ci a lieu avant la maturité du houblon, alors qu’il est encore vert, mais qu’il contient un maximum d’acide alpha et d’arôme. La plante entière est exportée du champ à l’aide d’une remorque arracheuse, puis les cônes sont séparés du reste de la plante, séchés et conditionnés. « Le séchage doit être rapide pour ne pas que le houblon parte en fermentation. Il se fait à 60 °C pendant 4 à 6 h, le temps que le houblon qui arrive à 80 % d’humidité atteigne 8 à 9 % d’humidité. Puis le houblon est laissé deux jours en tas, pour reprendre en humidité et garantir un séchage plus homogène, le rachis séchant plus lentement que les folioles. Le houblon doit atteindre 11 % d’humidité pour être commercialisé. C’est donc en général le débit au séchage qui régule le débit de la cueillette », indique Michèle Dauger.   Culture mineure Pour finir ce module, Bernadette Laugel a présenté les diverses maladies et ravageurs du houblon (mildiou, oïdium, charançon, acarien, puceron, altise, virus). Le houblon étant une culture mineure (moins de 20 000 ha et production annuelle inférieure à 400 000 t), la profession a la possibilité de demander des extensions pour usage mineur de produits phytopharmaceutiques. Reste que la gamme de solutions chimiques autorisées est réduite. Dès lors, la meilleure des protections reste le respect des mesures prophylactiques (nettoyage des houblonnières, fertilisation raisonnée, et en particulier pas avec des résidus de houblonnières) et la lutte raisonnée grâce à l’observation, la protection des auxiliaires… Preuve de l’avenir des variétés alsaciennes : certains participants ont profité de leur séjour dans le berceau du houblon pour acquérir auprès du Comptoir agricole quelques kg du précieux or vert, qu’ils s’empresseront d’ajouter à leurs brassins !

Publié le 10/02/2017

Suite à un épisode de mortalité survenu en été 2014 dans les ateliers d’engraissement spécialisés, Marc Peterschmitt, vétérinaire à Comptoir Élevage, a mené une étude sur les problèmes de calculs urinaires des bovins à l’engraissement.

En été 2014, plusieurs cas de mortalité sont survenus dans des ateliers d’engraissement de bovins alsaciens, suite à des problèmes de calculs urinaires (urolithiase). « Un cas sur 1 000, ce n’est pas grand-chose, mais ce qui était inquiétant, c’était la gravité des lésions observées à l’abattoir », explique Marc Peterschmitt, vétérinaire à Comptoir Élevage (anciennement Copvial). Pour comprendre ce phénomène, une étude a été menée d’août 2014 à janvier 2016. Le vétérinaire a rendu compte des résultats lors d’une réunion technique organisée le 20 janvier au CFPPA d’Obernai, en présence de 70 engraisseurs spécialisés d’Alsace et de Lorraine. Les mâles d’abord L’étude a d’abord montré une prédisposition sexuelle aux urolithiases : « Les mâles sont beaucoup plus concernés que les femelles. » Et parmi les mâles, les jeunes bovins sont nettement plus affectés. Encore faut-il distinguer les différentes races d’animaux : les jeunes bovins de race à viande le sont plus que les jeunes bovins mixtes, ceux-ci étant eux-mêmes plus concernés que les jeunes bovins de race laitière. « Le charolais est n° 1 sur le podium », précise encore Marc Peterschmitt. La prévalence lésionnelle sur les jeunes bovins charolais est la suivante : un sur deux est atteint de cystite, trois sur quatre présentent du sable dans les urines, un sur deux des calculs urinaires et enfin un sur dix présente des lésions de cystite très sévères. Les cas de subocclusion (énormément de calculs et de sable dans la vessie) suivent la prédisposition raciale, mais Marc Peterschmitt constate que même dans ces situations, le jeune bovin « semble bien vivre avec ses calculs ». Le vétérinaire s’est également posé la question d’une prédisposition géographique aux urolithiases. Il a constaté que les animaux engraissés dans le Bas-Rhin présentaient plus de cystite que ceux engraissés en Moselle, en Meurthe-et-Moselle et dans la Meuse. « Le phénomène s’aggrave en allant vers l’Est », indique Marc Peterschmitt qui constate en parallèle que « les urines sont de plus en plus basiques en allant vers l’Est ». En Alsace même, la fréquence des lésions est plus importante dans le Ried. Ce que le vétérinaire explique en partie par la dureté de l’eau. Marc Peterschmitt avance également un effet saison : les animaux abattus entre avril et septembre présentent plus de lésions que ceux abattus en période hivernale. Le stress hydrique en serait la cause : « Les besoins en eau des animaux sont supérieurs en été, mais ils ne s’abreuvent pas forcément suffisamment à cette période. Ceux qui sont abattus en hiver ont potentiellement la capacité de dissoudre leurs calculs. » Le vétérinaire a aussi comparé les jeunes bovins engraissés dans les ateliers spécialisés et ceux engraissés dans les élevages naisseurs d’origine. Il en ressort que les jeunes bovins engraissés dans les ateliers spécialisés sont « significativement plus atteints que les autres ». Or, une grosse proportion des engraisseurs spécialisés sont dans le Ried et distribuent des rations avec des pulpes de betteraves et du maïs. Abreuvement : pas seulement une question de débit S’agissant de l’abreuvement, le vétérinaire estime que les abreuvoirs à niveau constant sont « inadaptés pour les jeunes bovins en finition ». On leur préférera les abreuvoirs à palette. Les éleveurs qui ont eu des problèmes d’urolithiase en 2014, notamment ceux qui ont eu des cas mortels, avaient des débits d’abreuvement largement inférieurs à la moyenne des élevages audités. Mais le débit n’est pas le seul paramètre à contrôler : « Le nettoyage et la surveillance des abreuvoirs doivent être quotidiens », insiste Marc Peterschmitt. Il faut aussi veiller à ce que la compétition autour de l’abreuvoir ne soit pas trop forte car « un animal qui ne boit pas, ne mange pas et ne croît pas ». Pour cela, il faut prévoir un abreuvoir pour dix animaux, avec un débit minimum de 10 litres/minute. L’accessibilité des abreuvoirs est un autre point de vigilance. Les besoins d’un bovin en finition sont en effet de l’ordre de 40 litres d’eau/jour. S’agissant de l’alimentation, Marc Peterschmitt constate que « plus il y a de pulpes dans la ration, plus les lésions d’urolithiase sont fréquentes ». En revanche, il ne semble y avoir aucune corrélation entre le taux de matière sèche des pulpes et la gravité des lésions. La part de maïs dans la ration étant, en tout cas dans les élevages alsaciens, inversement proportionnelle à celle des pulpes, une ration riche en maïs se traduit par moins de lésions. Pour ce qui est de l’ensilage d’herbe et de luzerne, le vétérinaire juge que les plantes fourragères basses semblent poser plus de problème en raison de leur contamination par la terre. Enfin, « plus la ration est énergétique, plus le GMQ est élevé, plus le risque de lésions sévères est important ». Pour autant, il ne semble pas y avoir de lien entre le type de correcteur énergétique et le niveau de lésions. L’alimentation joue un rôle Pour compléter son analyse, Marc Peterschmitt a étudié la prévalence lésionnelle de l’atelier d’engraissement du lycée agricole d’Obernai. Il s’agissait d’effacer l’effet race et l’effet élevage et de se concentrer sur l’incidence de l’alimentation. Le lycée agricole d’Obernai distribue deux types de ration : une ration mélangée avec 51 % de pulpes de betteraves et une ration maïs. Tous les animaux sont soumis aux mêmes conditions d’abreuvement : de l’eau du réseau avec un abreuvoir pour 17 animaux. La ration mélangée est un facteur de risque plus important, indique Marc Peterschmitt. En étudiant les résultats des pesées, il apparaît que les animaux ayant les lésions les plus marquées grandissent mieux au départ, mais que leur GMQ chute après 14 mois. Les croissances cumulées, quant à elles, « sont dans un mouchoir de poche ». Pour finir, Marc Peterschmitt évoque quelques leviers d’action pour réduire l’impact des urolithiases dans les élevages. La maîtrise des struvites en fait partie, de même que celle de l’abreuvement. Il importe aussi de limiter les contaminations en terre des matières premières et d’être vigilant quant à l’âge d’abattage des animaux.

Salon régional formation emploi

Le numérique recrute

Publié le 25/01/2017

Pour sa 39e édition, qui se tient vendredi 27 et samedi 28 janvier de 9 h à 18 h au Parc des expositions de Colmar, le salon régional formation emploi promeut le secteur numérique et poursuit le développement de son pôle franco-allemand. L’événement rassemble plus de 300 exposants et 20 000 visiteurs sont attendus.

« Le salon régional formation emploi est un lieu utile pour savoir comment reprendre une formation, changer d’emploi, trouver le bon contact et les informations nécessaires à tout projet professionnel à court ou moyen terme », présente la commissaire générale du salon, Valérie Sommerlatt. 1 000 emplois créés chaque année en Alsace L’an dernier, l’accent a été mis sur les métiers de l’aéroport. Cette fois, ce sont les métiers du numérique qui sont mis en avant avec des animations et conférences. « Le secteur du numérique connaît une forte croissance avec 1 000 emplois créés chaque année en Alsace, rappelle Thierry Vonfelt, délégué régional de Synthec numérique (syndicat professionnel des entreprises de services numériques). 15 à 20 % de ces postes ne sont pas pourvus, ou mal pourvus, avec une rupture de contrat avant la fin de la période d’essai. » « Proposer une alternative aux petites entreprises » Le hall 1 est consacré au « village de l’emploi ». Dans cet espace, Pôle Emploi organise des Jobs Café. « Nous proposons à des entreprises de moins de 20 salariés de participer au salon durant la demi-journée de leur choix, indique Céline Feldmann, directrice du Pôle Emploi Colmar Lacarre. C’est l’assurance de rencontrer des candidats présélectionnés et l’opportunité de rencontrer des visiteurs qui peuvent se présenter spontanément. » Les entreprises sont également invitées à découvrir l’offre de service digital de Pôle Emploi existant depuis deux ans, avec une application pour smartphones pour les recruteurs, par exemple. « L’objectif est d’offrir une alternative aux petites entreprises, qui font le gros du contingent des offres d’emploi dans la région », ajoute Valérie Sommerlatt. Le hall 3 est dédié au pôle franco-allemand depuis quatre ans, avec cette année 80 exposants. « Des ordinateurs seront à disposition des visiteurs pour évaluer leur niveau linguistique, précise Céline Feldmann, 100 demandeurs d’emploi sont préparés pour candidater à une cinquantaine d’offres d’emploi à pourvoir outre-Rhin ». De nombreuses conférences sont proposées pour savoir comment étudier, postuler et travailler en Allemagne. Sur l’ensemble du salon, 1 500 postes sont à pourvoir.

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