formation

Journée de sensibilisation à la tronçonneuse

Jeudi 23 janvier, 11 personnes ont pris part à une journée de sensibilisation à la tronçonneuse organisée par la CAAA du Haut-Rhin : avec une partie théorique dispensée au Lycée agricole de Rouffach et une partie sur le terrain en forêt aux abords de Pfaffenheim. Cette journée s’adressait aux exploitants et salariés agricoles ou viticoles.

Lycée agricole d’Obernai, 10 de conduite rurale

Prévenir plutôt que guérir

Publié le 29/01/2019

Le brigadier Pruvost et le gardien de la paix Martin faisaient étape au lycée agricole d’Obernai pour le 10 de conduite rurale, une opération de sensibilisation à la conduite des engins agricoles.

« Le niveau de gravité des accidents de la route est globalement plus important quand il s’agit de conducteur d’engins agricoles, jeunes tout particulièrement », fait observer Marie-Laure Couvet, du lycée agricole d’Obernai. L’enseignement agricole en lycée, ou en Maison familiale et rurale, est désormais l’un des seuls à bénéficier d’une politique de prévention en sécurité routière. Ils sont quatre agents de Police à sillonner les établissements agricoles de France pour proposer le 10 de conduite rurale. L’opération perdure depuis 1972. Le brigadier Pruvost et le gardien de la paix Martin faisaient étape la semaine dernière au lycée agricole d’Obernai. Ce sont ainsi 85 élèves qui ont été sensibilisés à la circulation des engins agricoles. « Il faut juste avoir 16 ans pour pouvoir conduire un engin agricole, s’ils respectaient l’âge on serait déjà content », fait observer le gardien de la paix Sébastien Martin. « Nous observons durant l’apprentissage de la conduite, que beaucoup de mauvaises habitudes sont prises », ajoute-t-il avec gravité. Et tout particulièrement chez la gent masculine des jeunes conducteurs en milieu agricole. « Ils oublient de s’assurer que les règles élémentaires de sécurité et de vigilance sont prises avant de tourner la clef de contact. » Pour les fonctionnaires de la Police, il s’agit avant tout d’une question d’attitude… La formation théorique est donc consacrée aux précautions de sécurité à prendre avant de démarrer le tracteur, au Code de la route - la conduite des engins agricoles, connaître les âges réglementaires, les outils, les largeurs, les convois agricoles, la conduite en quads agricoles - et à la sensibilisation à la courtoisie sur la route à laquelle sont conviés plus particulièrement les conducteurs d’engins agricoles. Quant à la partie pratique, elle comporte deux exercices : une marche arrière au rétroviseur avec une remorque, avec toutes les précautions de sécurité qu’il faut prendre avant et pendant la manœuvre, « le contrôle de l’environnement rétro angle mort », et un autre exercice consistant à déplacer une charge avec un chargeur frontal. « C’est heureux que cette formation se maintienne dans le temps, car les risques sur l’exploitation sont bien réels, une piqûre de rappel sur la réglementation n’est pas de trop », conclut le proviseur Thierry Girodot.

Publié le 17/01/2019

Le lycée agricole d’Obernai et les Jeunes Agriculteurs ont organisé une journée dédiée à l’installation des futurs exploitants, mardi 8 janvier. Les lycéens ont touché du doigt une étape capitale de leur projet professionnel.

Après-midi animée dans l’amphithéâtre du lycée agricole d’Obernai. Soixante jeunes en dernière année de bac pro ou de BTS sont réunis pour parler installation avec des professionnels et des experts. « Nous sommes là pour vous donner toutes les réponses dont vous avez besoin », a assuré Julien Koegler, président des JA, à l’origine de l’événement. Le responsable a mis sa casquette de professeur. Cinq groupes d’élèves se succèdent sur scène pendant deux heures. Plus timides les uns que les autres. Les étudiants restituent les travaux effectués durant la matinée. « Ça les entraîne à parler en public, c’est important », estime Simone Hentz, prof de gestion et organisatrice de la journée. Ils présentent d’abord le parcours académique et professionnel de jeunes agriculteurs rencontrés quelques heures plus tôt. Apprendre des expériences passées Bac pro ou BTS ? Stages en entreprise ou journées de formation spécialisées ? Période en tant que salarié agricole ou installation directe ? Le cursus de chaque intervenant est passé au peigne fin. Avec ses forces et faiblesses. « Notre témoin regrette de ne pas avoir suivi de formation en comptabilité », lance une jeune fille assise sur un fauteuil sous les projecteurs. Tirer les leçons de parcours d’installation vécus par d’autres. Voilà l’intérêt de l’exercice. Les jeunes apprennent de leurs aînés et tentent de ne pas répéter leurs erreurs. Ensuite, les groupes livrent leurs réponses à différents exercices théoriques effectués en classe. Étude de viabilité économique d’un projet d’installation fictif et son plan professionnel personnalisé (PPP). Il s’agit en fait d’établir un programme de formations et de stages adaptés à la situation et aux objectifs du jeune en passe de s’installer. « Nous préconisons des formations courtes en pilotage économique d’une entreprise et biosécurité avicole, puis un stage d’un mois dans un élevage », sanctionne un jeune homme. Des experts corrigent. « Vous prévoyez de très bons PPP, mais ils sont difficilement réalisables », note Stéphanie Jehl, conseillère à la Chambre d'agriculture. Comme ce menu de formations et stages sur deux ans censés préparer un père de famille au chômage à reprendre une exploitation maraîchère. « Vous pensez qu’il pourra passer deux ans en stage avec une famille à charge ? », titille le professeur Koegler. Certaines réalités échappent encore aux jeunes. « Ils savent qu’ils vont s’installer, sans plus » Voilà l’avantage d’inviter des agriculteurs à animer la journée. « Là c’est du concret, explique Marie-Laure Couvet, enseignante de zootechnie. Si on avait fait ces exercices en classe, ils les auraient pris comme une énième activité théorique. » Cette après-midi, les élèves restent concentrés jusqu’au bout. « Cette journée leur permet de se poser les bonnes questions », estime Simone Hentz. Ces jeunes sont encore très détachés du sujet. « Ils savent qu’ils vont s’installer, sans plus », confirme la prof. Normal. À 17 ans, difficile de se projeter sur du moyen terme. « J’ai plein d’idées, mais rien de précis, témoigne Théo Wollenburger, en terminale bac pro. Je veux juste me lancer dans la vie active au plus vite. » Un sentiment partagé par de nombreux camarades. En témoigne cet échange en fin de session. « Alors, après cette journée, qui est encore motivé pour s’installer ? », demande Julien Koegler. Dans les gradins, presque tous les jeunes lèvent la main.

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