commercialisation

Grands Moulins de Strasbourg

Cherche repreneur

Publié le 19/09/2018

Les Grand Moulins de Strasbourg (GMS) rencontrent des difficultés financières. En cessation de paiement, l’entreprise a demandé sa mise en redressement judiciaire au tribunal de Strasbourg.

L’entreprise bénéficie d’un outil industriel fonctionnel, même s’il profiterait de quelques investissements supplémentaires pour être modernisé, d’un important bassin de consommation, donc de clients fiables et fidèles, de blés de qualité… Mais traîne deux boulets : une amende de 29 millions d’euros (M€) infligée par l’Autorité de la concurrence pour des accords commerciaux jugés illicites, et un impayé de presque 20 M€ à l’export. Dans ce contexte, l’entreprise peine à assurer son fonctionnement. D’où la mise en redressement judiciaire, pour tenter de trouver un repreneur à même de préserver l’activité du groupe, donc le débouché qu’elle représente pour ses fournisseurs de matière première, dont fait partie le Comptoir agricole : « Bon an mal an nous livrons un tiers des blés collectés par le groupe Comptoir agricole aux Grands Moulins de Strasbourg », indique Denis Fend, directeur de la coopérative. Il précise que la production alsacienne de blé est largement déficitaire : « La production est de 400 000 tonnes de blé par an, pour une capacité d’écrasement régionale de quelque 700 000 t ». Dont 350 000 t par an par le site de Strasbourg des GMS (soit 1 200 t par jour et 25 à 30 millions de sachets de farine conditionnés annuellement), peut-on lire sur le site internet du groupe. Des gains de compétitivité à trouver Après une semaine de mise sous redressement judiciaire, Vincent Thiry, directeur juridique des GMS, ne peut que constater : « L’avenir dépendra de notre repreneur et de son projet. Notre objectif est de trouver un repreneur à même de préserver et maintenir le groupe dans toutes ses activités. Nous sommes en ordre de marche pour atteindre cet objectif. Nous multiplions les pistes et les contacts. Car nous croyons au potentiel que représente notre outil industriel, notre marché, avec une clientèle qui nous fait confiance, tout comme nos fournisseurs. Nous avons conscience que nous sommes un acteur important de l’économie locale. Et que la situation actuelle est compliquée pour tout le monde. » Le second souffle que cherche actuellement l’entreprise passera sans doute par des investissements qui permettront de gagner en performance et en compétitivité.

Tour d’horizon des crémants à l’échelle nationale

Un marché en pleine effervescence

Publié le 14/09/2018

Toutes les appellations de crémants s’attendent à une bonne vendange 2018, de quoi satisfaire leurs ambitions commerciales. Tour d’horizon, région par région, à l’occasion d’une présentation par la Fédération nationale des élaborateurs de crémant, qui a attiré beaucoup d’observateurs et de prescripteurs de la place parisienne.

C’est au Chai parisien, nouveau caviste branché du 9e arrondissement, que se tenait le 5 septembre dernier une présentation des crémants des huit appellations détentrices. L’occasion de faire un point d’actualité avec un tour d’horizon région par région. Il en ressort que le secteur des crémants continue de progresser significativement, tant d’ailleurs sur le marché intérieur qu’à l’exportation, à l’exception des crémants d’Alsace impactés par un manque de disponibilités ces dernières années, explique le directeur de la Fédération nationale des élaborateurs de crémant, Olivier Sohler. Mais les chiffres de début 2018 indiquent que les ventes repartent à la hausse, ajoute-t-il. Les crémants d’Alsace devraient donc renouer avec la croissance, à l’instar de toutes les autres régions viticoles productrices qui sont sur des progressions à deux chiffres. En Bourgogne, 2 800 hectares ont été engagés pour ce millésime, contre 2 500 ha en 2017. 37 % des crémants y sont exportés. Ils pèsent un peu plus de 10 % en volumes des bourgognes. Bordeaux passe subitement de 800 ha élaborés en 2017 à 1 200 ha en 2018. Un engouement porté par la volonté des opérateurs de s’offrir un complément de gamme avec de la bulle, mais également par les promesses de valorisation que constitue le crémant et par l’arrivée de nouveaux gros opérateurs sur le marché. Après un printemps pluvieux qui a causé une pression en mildiou jamais connue jusqu’alors de mémoire de vigneron bordelais, les vendanges ont débuté le 20 août par le sémillon. Suivront le merlot pour les rosés qui pèsent tout de même la moitié de l’appellation crémant de Bordeaux, et le carbernet franc pour les blancs de noir. Vraisemblablement, le record de 63 000 hl en 2016 sera largement dépassé. Un volume qui dépassera même peut-être les 111 000 hl du Jura en 2011. Franck Vichet, président de la fédération nationale, s’attend tout de même pour sa région à de beaux volumes, après les seulement 20 000 hl de 2017, de quoi regonfler les trésoreries jurassiennes à sec. Loire : 50 % de crémants exportés Après l’Alsace et ses 300 000 hl espérés, la Loire est l’autre poids lourd des régions de crémant. Avec 16 millions de cols élaborés en 2017, la Loire a fait un bond de 34 % en 5 ans, avec cette singularité : elle exporte plus de 50 % de ses crémants, notamment sur le marché allemand. Dynamique, la Savoie l’est aussi en affirmant ses ambitions. À peine est-elle arrivée dans le giron des appellations à crémant, qu’elle envisage rapidement de doubler sa production confidentielle, il est de vrai, de 2 000 à 4 000 hl. Ceci en raison de « gros faiseurs » qui lorgnent désormais sur ce marché porté par les typicités de la jacquère en bulle, assemblée au minimum à 40 %. Le débat en 2019 sera cependant orienté par une étude de marché interprofessionnelle. L’objectif étant d’éviter des replis et de dédier plus sérieusement des parcelles à cette production. Enfin, le crémant est aussi élaboré à Die et à Limoux où il s’intègre parfaitement aux côtés d’autres vins à bulles, respectivement la clairette et la blanquette, mais dans des volumes plutôt confidentiels. Vers les 100 millions de cols Avec un peu plus de 80 millions de cols, les crémants de France devraient rapidement atteindre la barre fatidique et symbolique des 100 millions, estime Olivier Sohler. Fatidique parce qu’à ces volumes mis en marché, l’approche marketing change d’échelle. Et se pose désormais fortement la question de segmenter et de hiérarchiser l’offre en crémants. Plusieurs tentatives ont déja eu lieu ou sont en cours : la marque Émotion, l’excellence du crémant d’Alsace, les segments Éminent et Grand Éminent en Bourgogne. Pour trouver des sources d’inspirations, une délégation de producteurs-élaborateurs de la fédération s’est rendue cet été en Catalogne pour découvrir l’appellation Cava qui pèse 250 millions de cols, proche des 330 millions de cols champenois, avec cependant un géant local, Freixenet, qui élabore à lui seul plus de 100 millions de cols. Là, les représentants ont visité entre autres les maisons Juve y Camps et Gramona. Le temps : un produit œnologique inimitable En Catalogne, on pratique allègrement le vieillissement sur lattes avec des vins de plus de 10 ans d’âge et même beaucoup plus avec le vieillissement en cuve selon la méthode solera pour le dosage au dégorgement. Et comme le temps a un effet œnologique qu’aucun autre produit n’arrive à reproduire, les cavas atteignent des valeurs de mise en marché insoupçonnées. « Quelle ne fut pas notre surprise de voir des vins souvent vendus à plus de 13 €, excepté peut-être pour Freixenet », témoigne Olivier Sohler, une marque que l’on retrouve tout de même aux alentours de 5-7 €/col sur les linéaires européens. Les producteurs de cava ont déjà segmenté leur offre avec les réserves et grandes réserves. L’engagement sur des élevages longs nécessite cependant des disponibilités et de l’investissement, et également peut-être une fiscalité adaptée sur les stocks…

Agneau Terroir d’Alsace

La marque fête cinq ans de succès

Publié le 28/08/2018

L’association Agneau Terroir d’Alsace souffle sa cinquième bougie, le 2 septembre à la ferme Klein à Schwindratzheim. Un anniversaire ouvert à tous.

Cinq ans, ça se fête. Les membres de l’association Agneau Terroir d’Alsace célébreront l’anniversaire de la marque du même nom le dimanche 2 septembre. Une fête sous le signe de la transparence, avec des portes ouvertes à la ferme Klein de Schwindratzheim à partir de 11 h. « Dès le départ, la philosophie de l’association a été de ne jamais rien cacher à nos consommateurs », appuie Stéphane Huchot, le président de l’organisation. Le temps d’une journée, les visiteurs entreront dans le quotidien des éleveurs et de leurs bêtes. Ils pourront visiter la bergerie et assister à une démonstration de tonte. L’anniversaire de la marque sera aussi l’occasion de célébrer son succès commercial. Après cinq ans, « le bilan est très positif », se réjouit Stéphane Huchot. Démarrée avec 10 éleveurs, l’association en regroupe aujourd’hui 35. Mieux, la quasi-totalité des membres vendent 100 % de leur production sous la marque Agneau Terroir d’Alsace. L’engouement est aussi palpable côté clients. « On est passé de 15 à 60 points de vente », souligne le président. Si bien que le label participe à relancer la filière. « Il faut de nouvelles installations, tranche Stéphane Huchot. On ne produit pas assez pour répondre à la demande de viande Agneau Terroir d’Alsace. » Et la demande risque de croître dans les prochains mois. « On est en pourparlers avec les restaurateurs et des opérateurs de restauration hors domicile », confie Stéphane Huchot. Le président voit les choses en grand.

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