A la une

Confédération Régionale des Apiculteurs d’Alsace

Les résultats du concours annuel des miels d’Alsace

Publié le 16/10/2020

Le Concours des miels des apiculteurs producteurs du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, organisé par la Confédération régionale des apiculteurs d’Alsace, s’est déroulé le samedi 3 octobre. En raison de la crise sanitaire, la traditionnelle séance de dégustation organoleptique, qui consiste à faire déguster chaque échantillon de miel par trois juges successifs, n’a pas pu avoir lieu.

Il faut préciser que ce concours permet de certifier qu’un miel répond aux exigences réglementaires. Comme chaque année, c’est le laboratoire vétérinaire départemental de Colmar, en charge des analyses physico-chimiques, qui a validé les résultats. Ce sont 188 échantillons de miel qui ont été présentés contre 141 en 2019, et deux miels ont été éliminés pour non-conformité à l’humidité (celle-ci doit être de 18 % d’eau au maximum). Cette année, il n’y a donc pas de médailles et seule la « conformité a pu être attribuée pour 186 miels soumis aux analyses ». Cela démontre une fois de plus la qualité des miels alsaciens. L’année 2020 a été plutôt favorable, surtout pour les miels de printemps qui ont bénéficié d’une météo très clémente. La saison a permis, dans la plupart des secteurs, de récolter l’ensemble des crus disponibles dans la région. Et les miels de fleurs, forêt, sapin et acacia en occupent une bonne place. Les apiculteurs d’Alsace espèrent que l’édition 2021 permettra à nouveau de réaliser la séance de dégustation, afin d’attribuer les médailles, reconnaissance de qualité, aux miels méritants. Le palmarès Miel d’acacia Pierre Bagy de Saint-Hippolyte, Philippe Bossard de Saint Cosme, Ferme Rolli de Bergheim, André Frieh de Ribeauvillé, Roland Fuhrmann de Ribeauvillé, Philippe Gambert de Scherwiller, Dominique Gelly de Houssen, Rachida Georgenjuhm de Vœgtlinshoffen, André Graff d’Issenheim, Edgar Kreutzer de Mittelwihr, Georges Kreyer de Rodern, Bernard Laenger de Bennwihr, Gilles Lehmann de Riquewihr, Jean-Marcel Leonhardt de Kaltenhouse, Philippe Pallucci de Hirtzfelden, Nicolas Reiner de Hunawihr, Jean-Pierre Rinaldi de Cernay, Sundicat des Apiculteurs de Cernay de Saint Cosme, Jean-Paul Weber de Rodern. Miel de châtaignier Pierre Bagy de Saint-Hippolyte, Pascal Bischoff du Hohwald, Bernard Christen de Bernwiller, Christophe Cunin de Bassemberg, Ferme Rolli de Bergheim, Roland Fuhrmann de Ribeauvillé, André Graff d’Issenheim, Jean-Pierre Heller d’Obersaasheim, Gérard Lickefaffenhoffen, Anne Ludaescher de Mackenheim, Annie Matter de Thannenkirch, Didier Moser de Sierentz, Michel Obrecht de Ribeauvillé. Miel de fleurs Francis Anchling de Helfrantzkirch, Pierre Bagy de Saint-Hippolyte, Daniel Bembenek de Vieux-Thann, Pascal Bischoff du Hohwald, Jean Braun de Wittisheim, Bernard Christen de Bernwiller, Christophe Cunin de Bassemberg, Michel Dubois de Colmar, Jacques Duhail de Lutterbach, André Ehrlich d’Ensisheim, Sébastien Foehrlé de Rumersheim-le-Haut, André Frieh de Ribeauvillé, Jean-Pierre Heller d’Obersaasheim, Robert Hummel de Thann, Jacques Jounet de Volgelsheim, Louis Klee de Katzenthal, Bernard Laenger de Bennwihr, Jean-Marcel Leonhardt de Kaltenhouse, Georges Leonhart de Diebolsheim, Catherine Levêque de Herrlisheim, Anne Ludaescher de Mackenheim, Vincent Marchal de Vœgtlinshoffen, Jean-Jacques Martz de Offendorf, Annie Matter de Thannenkirch, Henri Mischel de Labaroche, Philippe Pallucci de Hirtzfelden, Gilles Renaud de Thannenkirch, Robert Romain de Vieux-Thann, Anne-Marie Schneider de Witternheim, Frédéric Schbnel d’Aspach le Haut, Syndicat des Apiculteurs de Cernay de Saint Cosme, Syndicat des Apiculteurs de Ribeauvillé, Gilawalter de Sigolsheim, Dany Voltzenlogel d’Offendorf. Miel de forêt Noël Aigle de Lapoutroie, Francis Barthlen de Reiningue, Daniel Bombenek de Vieux-Thann, Christophe Blaesy d’Illkirch-Graffenstaden, Philippe Bosshardaint Cosme, Jean-Claude Braun de Wittisheim, Bernard Christen de Bernwiller, Lucien Christmann de Haguenau, Christophe Cunin de Bassemberg, Michel Dubois de Colmar, Jacques Duhail de Lutterbach, Hugo Ferber de Guemar, Ferme Rolli de Bergheim, Jessica Forny de Riedisheim, André Freppel d’Albé, Alain Frieh de Ribeauvillé, André Frieh de Ribeauvillé, Roland Fuhrmann de Ribeauvillé, Philippe Gambert de Scherwiller, Dominique Gelly de Houssen, Grandes Sources de Wattwiller de Wattwiller, Bertrand Hirtz de Strasbourg, Valérie Houssemand de Sainte-Marie-aux-Mines, Jean-Paul Hugel de Saarie aux Mines, Jacques Jounet de Volgelsheim, Raymond Kleinclaus de Grendelbruch, Georges Kreyer de Rodern, Bernard Laenger de Bennwihr, André Lambach de Wattwiller, Jean-Marcel Leonhardt de Kaltenhouse, Vincent Leonhardt de Hohwart, Gérard Lickel de Pfaffenhoffen, Gérard Maurice de Lapoutroie, Mario Piasentin de Neuwiller la Roche, Gilles Renaud de Thannenkirch, Jean-Pierre Rinaldi de Cernay, Anne-Marie Schneider de Witternheim, Céline Schneider de Friesenheim, Sébastiert Soehnlen de Wattwiller, Syndicat des Apiculteurs de Cernay de Saint-Cosme, Syndicat des Apiculteurs de Ribeauvillé de Ribeauvillé, Daniel Vincent de Natzwiller, Dany Voltzenlogel d’Offendorf, Jacky Wendling de Haguenau, Christophe Wicker de Hochfelden. Miel de sapin Noël Aigle de Lapoutroie, Francis Anchling de Helfrantzkirch, Pascal Bischoff du Hohwald, Christophe Blaesy d’Illkirch-Graffenstaden, Jean-Remy Bohn d’Ammerschwihr, Jean-Claude Braun de Kaysersberg, Bernard Christen de Bernwiller, Christophe Cunin de Bassemberg, Benoit Diring de Raedersdorf, Hugo Ferber de Guemar, Ferme Rolli de Bergheim, Michel Frenot de Munster, André Freppel d’Albé, Alain Frieh de Ribeauvillé, André Frieh de Ribeauvillé, Roland Fuhrmann de Ribeauvillé, Dominique Gelly de Houssen, Christophe Haas d’Ostheim, Robert Hartemann de Marckholsheim, Jean-Marc Karrer d’Elbach, Louis Klee de Katzenthal, Edgar Kreutzer de Mittelwihr, Bernard Laenger de Bennwihr, Gilles Lehmann de Riquewihr, Vincent Leonhardt de Hohwart, Bernard Marck de Kientzheim, André Masselier de Stosswihr, Gilbert Mattern de Kaysersberg, Cindy Meyer d’Aubure, Henri Mischel de Labaroche, Didier Moser de Sierentz, Michel Obrecht de Ribeauvillé, Jean-Pierre Poure de Grandfontaine, Nicolas Reiner de Hunawihr, Gilles Renaud de Thannenkirch, André Rutschmann de Ribeauvillé, Anne-Marie Schneider de Witternheim, Céline Schneider de Friesenheim, Syndicat des Apiculteurs de Ribeauvillé de Ribeauvillé, Gilbert Trawalter de Sigolsheim, Jean-Paul Weber de Rodern. Miel de tilleul Francis Anchling de Helfrantzkirch, Daniel Bembeneck de Vieux Thann, Conseil départemental du Haut-Rhin, Sean Durkin d’Attenschwiller, Écomusée d’Alsace, André Ehrlich d’Ensisheim, Hugo Ferber de Guemar, FermeRolli de Bergheim, Sébastien Foehlé de Rumersheim-le-Haut, Habitat de Haute Alsace de Colmar, Robert Hartemann de Marckolsheim, Jean-Pierre Heller d’Obersaasheim, Catherine Levêque de Herrlisheim. Miel fleurs crème Francis Anchling de Helfrantzkirch, Jean-Luc Chevallier de Carspach, Lucien Christmann de Haguenau, Sean Durkin d’Attenschwiller, Ferme Rolli de Bergheim, Roland Fuhrmann de Ribeauvillé, Jean-Pierre Heller d’Obersaasheim, Alfred Hoffmann de Bust, Jean-Marc Karrer d’Elbach, Bernard Wendling d’Altkirch.

Publié le 15/10/2020

C’est une première dans la filière viande, le distributeur Carrefour propose un prix garantissant sur l’année la répartition équitable de la valeur ajoutée, à 2,45 €/kg vif pour des bœufs de 270 à 330 kg, élevés de 14 à 17,9 mois. C’est le contrat Prim’Herbe qui valorise des itinéraires d’engraissement moins intensifs. La viande est en vente en barquettes dans 50 magasins de l’Hexagone.

Rassurer le consommateur par rapport à ses attentes, tout en lui assurant un produit bon marché, et en même temps rémunérer équitablement le producteur : c’est la philosophie du contrat Prim’Herbe que met en place le groupe de distribution Carrefour à l’échelle nationale (5 400 magasins en France, dont 250 hypers et 4 000 magasins de proximité). Le contrat Prim’Herbe vient d’être signé entre l’enseigne de distribution et l’union de coopératives Cloé*, réunissant les coopératives du Grand Est Lorca, Cal et Comptoir agricole. Un contrat quadripartite en réalité, où tout le monde s’engage : le distributeur, la coopérative, l’éleveur et l’abatteur, Elivia à Mirecourt et Sicarev dans le Centre. Parmi la quarantaine d’éleveurs affiliés à Cloé, Jérôme Melard, naisseur - engraisseur à Puttigny, en Moselle (près de Château-Salins), présentait son atelier d’engraissement le 6 octobre. Gautier Lerond, directeur du pôle agriculture de Lorca, introduisait la présentation sur les enjeux de « la valorisation des prairies des éleveurs » et de cet itinéraire d’engraissement moins intensif. L’enjeu final, « c’est de préserver la consommation de viande bovine » qui diminue inexorablement de 0,6 % par an depuis 2009 (source Agreste), avec une viande de qualité, accessible en barquettes et présentant des garanties environnementales. « On mise énormément sur ce contrat parce qu’il est original et unique en France », explique Pascal Kardacz, responsable technique de la filière élevage chez Lorca. « C’est un contrat hyper cadré et très abouti. » De son côté, Carrefour « compte bien le généraliser à toute la France ». Pour l’heure, 50 magasins proposent cette viande chartée et en barquettes. « Ce n’est qu’un début, nous souhaitons engager beaucoup plus d’éleveurs ». L’approvisionnement a commencé en septembre au rythme de dix bêtes par semaine et devrait monter en puissance en janvier prochain avec 25 bêtes par semaine. Et même « doubler ou tripler, tout dépendra de la demande des magasins. Mais le marché s’annonce important et durable », ajoute Pascal Kardacz. Cette gamme de viande Prim’Herbe sera proposée en rayon libre-service et non à la découpe, donc avec une connotation bon marché.   Les premier retours de la conférence de presse suite à la signature du contrat Prim'Herbe signé entre l'union de... Publiée par Groupe CAL - Coopérative Agricole Lorraine sur Vendredi 9 octobre 2020   Engraissement peu intensif : une nouvelle filière rentable L’originalité de ce contrat, c’est qu’il génère une production en cycle court de 200 jours, or le taux de rotation influe sur la rentabilité de l’exploitation. La productivité s’effectue donc sur un mode différent de l’engraissement classique. Pour y voir plus clair sur la rentabilité, l’idée c’est de ramener le calcul de rentabilité au jour de présence de l’animal. « Comme c’est une nouvelle production, on manque de recul. Mais les études de bilan des exploitations témoignent d’une rentabilité annuelle intéressante liée au taux de rotation plus court. Les éleveurs se montrent pour l’heure très satisfaits de ce contrat », précise Pascal Kardacz. Arvalis sur son site d’expérimentation à Saint-Hilaire-en-Woëvre, dans la Meuse, étudie actuellement ce nouveau modèle d’élevage. Plusieurs rations sont à l’étude, afin de mieux définir l’itinéraire technique. Il ne s’agit pas d’amener les animaux à une croissance forte : ils prennent en moyenne 1,2 kg/jour. Un cahier des charges exigeant « On fait la promotion mais l’accompagnement technique est important », prévient Pascal Kardacz. Ainsi que le respect strict du cahier des charges : la viande peut provenir de génisses ou de bœufs âgés de 14 à 18 mois, de race à viande pure ou race mixte laitière. À l’abattage, le poids de carcasse doit se situer entre 270 à 330 kg, au terme d’une durée d’engraissement de 4 mois minimum. La conformation moyenne doit se situer entre O + à R +, l’état d’engraissement doit être standard de niveau 3. L’alimentation est sans OGM, 100 % d’origine France, dont 90 % sont produits sur l’exploitation. Et la ration comprend 35 % minimum d’herbe qui peut être issue de prairie temporaire (avec du méteil et du sorgho). Cette exigence est en lien avec la coloration de la viande qui doit être rouge, selon les attentes consuméristes. La ration peut être renforcée par une complémentation en vitamine E et en sélénium, connus pour leurs propriétés antioxydantes, favorables donc à la tenue de la viande en barquette. Durant les 4 derniers mois, aucun antibiotique n’est autorisé. Autre originalité mais assez contraignante, le contrat impose deux pesées obligatoires (ou trois pour les naisseurs-engraisseurs), ceci pour un suivi de la croissance et un ajustement de la ration. Une pesée est obligatoire un mois avant la sortie, de manière à programmer l’abattage des animaux et satisfaire les besoins des enseignes. S’agissant du bien-être animal, l’exploitation est soumise à un diagnostic BoviWell. Il repose sur les cinq libertés : absence de faim, de soif, d’inconfort, de stress, de douleur, de maladie et possibilité d’exprimer son comportement naturel. Ce diagnostic fixe un plan d’amélioration si besoin. Quant au diagnostic Cap’2ER qui évalue la performance environnementale tous les deux ans, il s’adresse à la biodiversité, au stockage du carbone, et aux émissions de gaz à effet de serre.    

Vinifications 2020

Garder la tête froide !

Publié le 14/10/2020

La gestion des températures à la vigne comme en cave devient un élément central des stratégies des vinificateurs. Le millésime 2020 en fournit une nouvelle preuve.

Jean-Marie Bechtold, domaine Bechtold à Kirchheim. 500 hl vinifiés en bio (Demeter). « La plupart des raisins sont rentrés avant 10 h, les derniers le 18 septembre. Ceux qui arrivaient au pressoir jusqu’à midi ont été refroidis à 15°. Tous les cépages - mais pas forcément toutes les cuvées - sont passés par une phase de macération propre à stimuler la flore du milieu et éviter des soucis de fermentation. Elle a duré une semaine pour certains riesling et s’est prolongée jusqu’à quinze jours pour les gewurztraminer. J’ai sulfité le moût à 2 g/hl et débourbé le plus gros des volumes en une heure en statique. J’ai seulement écarté les parties les plus lourdes et laissé les pellicules. Elles étaient exemptes de résidus car le dernier traitement datait de début juillet. Je me suis contenté d’aérer certaines cuvées pour booster les levures. L’objectif est de fermenter en six à huit semaines. Plus longtemps, je me méfie des développements bactériens. Les malo spontanées interviennent en cours de fermentation. C’est mieux pour éviter les arômes lactés. Je descends les jus jusqu’à 993-994 pour ne pas dépasser les 2 g/l de sucre résiduel. Tous les cépages ont bien réussi cette année avec une mention spéciale pour le pinot noir ». Stéphane Wantz, domaine Alfred Wantz à Mittelbergheim. 600 hl vinifiés. « Le faible taux d’extraction et la chute brutale des pH à la dégustation m’ont incité à séparer les fins de presse à partir de 1 bar. J’ai arrêté le cycle de pressurage plus tôt que d’habitude. De même, j’ai raccourci le débourbage à 10-12° à 24 heures en raison des notes parfois un peu végétales des bourbes. J’ai doublement débourbé quelques cuves. J’ai sulfité les moûts à 3 g/hl en moyenne. Les fermentations ont démarré spontanément. J’ai corrigé les carences azotées sur riesling et sylvaner à mi-fermentation avec du phosphate d’ammonium. Les fins de presse sont dans le dernier tiers de la FA. Au 2 octobre, les jus se situaient entre 1 000 et 1 030. Mais les fermentations risquent de durer. Je surveille de près le pinot gris. J’essaie de le vinifier en sec, mais les degrés avec lesquels il est rentré vont m’obliger à laisser du sucre. C’est le seul bémol du millésime. Riesling et sylvaner sont très agréables. À 13,5-14°, le pinot noir fait preuve d’une excellente maturité phénolique. Il est hors norme ! ». Sans thermorégulation, les moûts flambent ! Jérôme Keller maître de chai chez Wolfberger, environ 80 000 hl vinifiés en 2020. « Le fractionnement des jus de cuvée et de taille a été la clé de la réussite en crémant. Les conséquences des journées chaudes ont été atténuées par l’ouverture des vendangeoirs dès 7 h 30. Ils ont fermé à 13 h. Les jus ont été enzymés, débourbés par flottation six à sept heures en cuve thermorégulées. Pour les descendre à 12-14°, il a parfois fallu brancher des groupes de froid d’appoint. Ce type de vendanges demande beaucoup de frigories et comme tout doit s’enchaîner très vite, des matériels facilement lavables. Presque toutes les cuves ont été levurées à 8-10 g. Pour éliminer un caractère tanique et de petites astringences, j’ai décidé de faire de légers collages sur moûts avec des doses de colles végétales déterminées après des essais en éprouvette selon la fraction de pressurage et le cépage. J’ai traité riesling, pinots gris et blanc à 60 g/hl de bentonite. J’ai poussé à 100 g/hl sur gewurztraminer. J’ai particulièrement surveillé les démarrages de fermentation. Aujourd’hui, les cinétiques sont régulières. L’équilibre sera complexe à trouver en pinot gris. Les muscats ont bien supporté la chaleur. Les crémants sont bien structurés et les riesling affichent un profil aromatique porté sur le fruit jaune. La palme d’or revient au pinot noir ! ». Frédéric Schmitt du domaine en biodynamie François Schmitt à Orschwihr. 700 hl vinifiés. « Le grand défi, c’est de récolter des raisins mûrs sans déraper en richesse. Cette année, il a fallu aller vite. Les pluies de fin août ont accéléré la maturité. Crémant excepté, tout est rentré autour des 14° entre le 7 et le 18 septembre. Onze jours à peine ! Le delta de maturité entre terroirs chauds et froids et entre les cépages, est de plus en plus faible. Je n’ai sulfité que 20 % des moûts. Deux tris effectués à la vigne et sur table, renforcés sur le riesling touché par un peu de botrytis, m’ont permis de débourber légèrement pendant douze heures à 13° pour obtenir une turbidité de 100 NTU. La gestion de la température m’apparaît primordiale cette année. Sans thermorégulation, les moûts flambent ! J’ai maintenu les blancs entre 20 et 22°, le pinot noir entre 22 et 24°, le rosé à 17° en début avant de le laisser remonter en fin de fermentation. J’ai réalisé un pied de cuve avec 30 litres de moût congelé de 2019. L’élevage va être décisif. Je travaillerai sur lies pour enlever le côté chaud du millésime. Les gaz de fermentation vont inerter la cuve et favoriser un bâtonnage naturel. 2020 sera un cran en dessous de 2019, sauf en pinot noir. Cette année, il est simplement fabuleux ! ».   Journée gewurtzraminer #vendanges2020 #drinkalsace Publiée par DOMAINE FRANCOIS SCHMITT sur Mercredi 16 septembre 2020  

Pages

Les vidéos