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Exportations vers les États-Unis en GRV

Le SpaceKraft permet de nouveaux débouchés pour les vignerons

Publié le 07/10/2020

Le marché du vrac des vins d’Alsace déprimé oblige les vignerons alsaciens à trouver de nouveaux débouchés pour leur production. À Blienschwiller, Céline Metz expédie du vin aux États-Unis en SpaceKraft (marque déposée), un grand récipient pour vrac (GRV) aux multiples avantages écologiques, économiques et commerciaux.

Ce matin du 23 septembre à Blienschwiller, Céline Metz (domaine Hubert Metz) expédie 200 hl de vin dans un contenant d’un tout nouveau type. Direction le Texas chez un importateur particulièrement exigeant sur la manière dont est produit le raisin et élaboré le vin… Le semi-remorque avec son conteneur est garé le long de la route des vins. À l’intérieur, un film d’aluminium biface est appliqué sur toutes les parois. Hubert Metz et le chauffeur y entreposent 20 conteneurs SpaceKraft. Breveté et développé par la firme américaine International Paper Company, le SpaceKraft est un nouveau type de GRV (grand récipient pour vrac) pour le transport des liquides alimentaires par unité de 1 000 litres, sans consigne - c’est-à-dire « unitrip ou allez simple ». Chaque unité de 1 000 litres en carton rigidifié par une conception alvéolaire peut être empilée sur trois étages. Un contenant grand volume donc, à usage unique et hautement recyclable, puisqu’il n’est constitué que de carton et de polyéthylène souple. « J’ai réceptionné ces conteneurs, ils sont arrivés empilés et repliés sur une seule palette de 20, avec un raccord inox. Ça coûte 2 500 € », indique Céline Metz (NDLR : soit 125€ l’unité). Un big BIB Une fois dépliée, la poche souple du SpaceKraft se remplit telle une baudruche à l’abri de l’air. Cela fait penser à un gros Bag-in-Box (marque déposée) de 1 000 litres. Une fois rempli avec une pompe classique via un raccord inox spécifique, et une fois le bouchon mis, Céline met la couverture en carton et les cerclages. Il n’y a plus qu’à mettre ces « big BIB » dans le conteneur. Il se manipule de la même manière que les GRV rigides. Direction Strasbourg, puis Le Havre par transport ferroviaire et enfin le Texas par navire porte-conteneurs. Le vin devrait arriver à bon port dans 15 jours. Un blanc et un rouge « Je suis très heureuse de cette nouvelle destination pour mes 200 hl », lance Céline. Ça aurait été un crève-cœur d’envoyer ces vins à la chaudière. D’autant que les raisins, dont les vins n’ont pas trouvé preneur en Alsace, ont connu la plus belle des attentions. Céline est en dernière année de conversion bio. Ses parcelles étaient loin d’atteindre les 80 hl/ha autorisés et les vins étaient « de belle qualité ». Assemblés en deux couleurs, un blanc et un rouge, ils feront finalement la joie et le bonheur de consommateurs américains sous la bannière des vins de France. Quant au montant de la transaction, supérieur à 2 € le litre, Céline se dit là aussi très satisfaite puisque le prix au litre dépasse de loin celui des mercuriales actuelles en vins d’Alsace et les délais de paiements sont avantageux (NDLR : sur les huit premiers mois de l’année, la mercuriale du pinot blanc se situe autour de 1,40 € le litre). Pas de taxes Trump Et, à l’arrivée, les Américains sont d’autant plus satisfaits pour leur porte-monnaie que le mode d’expédition en « bulk wine » (traduisez en vrac) permet de s’affranchir des taxes Trump qui portent sur les contenants de moins de deux litres. C’est Yann Durrmann, vigneron à Andlau, qui, par l’entremise de son agent américain, a permis ce débouché. « Cela fait deux ans que j’ai cette demande de la part de mon importateur mais il n’a pas assez de volume pour y répondre. Vu le contexte, cela aurait été dommage de gâcher cette opportunité. » Yann s’est donc lancé dans ce projet de « courtage vrac export » et a démarché Céline, entre autres. Les exigences techniques étaient contraignantes : moins de 100 mg/l de SO2 total, vin en conversion bio, avec analyse de résidus pesticides systématique sur une liste exhaustive de produits de synthèse, levurage toléré avec une liste très réduite de souches, aucun intrant œnologique autre que le soufre, pas de chaptalisation, pas d’acidification… C’est Duo Œnologie à Châtenois qui suit le domaine Hubert Metz. Le vin a été bloqué six semaines, le temps que l’acheteur américain fasse également de son côté les analyses contradictoires. « C’est important que les vinificateurs prennent conscience des exigences techniques de ces nouveaux marchés », commente Yann Durrmann. « De plus en plus d’importateurs demanderont des vinifications transparentes et peu interventionnistes », pronostique-t-il.

Rencontres Agrosphère du Comptoir agricole

L’eau, un enjeu « majeur »

Publié le 06/10/2020

Qualité de l’eau dans le sous-sol, quantité d’eau en surface : dans un cas comme dans l’autre, l’agriculture doit adapter ses pratiques pour répondre tantôt aux exigences environnementales, tantôt aux nouvelles contraintes climatiques. Lors de ses rencontres Agrosphère du 11 septembre, le Comptoir agricole a présenté quelques solutions pour répondre à ces enjeux.

Aujourd’hui peut-être encore plus qu’hier, l’eau est un sujet majeur de société. Avec des sécheresses de plus en plus fréquentes, longues et intenses, la question de sa disponibilité se pose davantage. Alors le monde agricole expérimente, innove ou se diversifie. Certains misent tout sur le bio, d’autres réfléchissent à parfaire leurs pratiques conventionnelles pour réduire au maximum l’usage des produits phytosanitaires. C’est ce qu’étudie le Comptoir agricole avec le désherbinage, une pratique qui combine les avantages du binage avec la pulvérisation de précision. Pour le directeur, Denis Fend, cette technique est une réponse « pertinente » pour les parcelles situées dans les onze zones de captages détériorées recensées dans le Bas-Rhin. « En 2016, la profession agricole a été sollicitée pour améliorer la qualité de l’eau dans ces zones prioritaires. Concernant les produits phytos, il s’est vite avéré que ce sont les herbicides qui posaient problème, compte tenu de leur mode d’utilisation. Alors, on a travaillé là-dessus pour trouver des solutions. » L’idée de complètement changer de culture est évoquée, de la luzerne ou de l’herbe. Mais la perte de revenus aurait été trop importante pour que ce soit « tolérable » pour l’agriculteur considère Denis Fend.   Les traditionnelles rencontres #ComptoirAgrosphere @comptoir_agri démarrent en respectant les protocoles de sécurité #COVID__19 Le thème du jour : "L' #eau une ressource précieuse"@EAVPHR #lAgricultureElleAssure pic.twitter.com/zpbxuvafRZ — Germain Schmitt (@germain_schmitt) September 11, 2020   Une prestation « clé en main » de désherbinage C’est là que le désherbinage peut prendre tout son sens pour l’agriculteur qui cultive en conventionnel, par choix ou par nécessité. Mais désherber mécaniquement son sol demande du temps, parfois beaucoup de temps. Et aussi pas mal d’argent. Il y a le coût de la bineuse, mais aussi celui du temps passé à désherber, plus le coût du gasoil, etc. Des contraintes qui peuvent finir par décourager même les plus motivés. D’où l’idée du Comptoir agricole de proposer une prestation de désherbinage « clé en main » en partenariat avec la Région, l’Agence de l’eau et la Chambre d'agriculture. Un projet pour l’instant au stade de la « construction » qui pourrait être une « vraie solution » pour les 3 000 ha de terres situées en zones de captage prioritaires dans le Bas-Rhin. « On pourrait grandement améliorer les choses si on arrive à démocratiser le désherbinage. Mais le matériel nécessaire a un coût. D’où la nécessité de proposer aux agriculteurs une solution qui soit collective et accessible financièrement », indique Denis Fend. Hormis le bio, cette solution, qui mêle binage et pulvérisation, est le « seul levier qui reste » pour diminuer la présence des herbicides dans les zones de captage prioritaires. « On peut réduire l’utilisation des produits de 60 %, ce n’est pas rien », note Christian Lux, responsable agronomie et environnement au Comptoir agricole. Lors de la rencontre Agrosphère du 11 septembre à Herrlisheim, il a présenté le type de machine que la coopérative souhaiterait acquérir pour mettre en œuvre cette technique : une désherbineuse 8 rangs, avec possibilité de descendre à 6 rangs, autoguidée par caméra, avec des palpeurs sur le rang. Le tracteur devra être équipé en RTK pour débiter le chantier dans de bonnes conditions. L’idée serait aussi d’utiliser les dernières innovations en matière de pulvérisation avec des buses espacées de seulement 25 centimètres avec un angle de 60° au lieu de 110°. « Amazone commence à proposer des choses comme ça. Avec un tel outil, on peut abaisser la rampe à 45 centimètres du sol, traiter plus précisément un racinaire et réduire davantage la dérive », poursuit Christian Lux. Selon les estimations du Comptoir agricole, une désherbineuse de ce type pourrait couvrir une surface de 150 ha par an (à raison de 15 à 17 ha par jour) avec, dans la majorité des cas, au moins deux passages nécessaires pour que le désherbage mécanique soit efficace. « Un passage peut néanmoins suffire en fonction des conditions climatiques et de la parcelle », relativise Christian Lux. Reste le coût de cette solution : environ 130 euros à l’hectare pour 1,7 passage. « C’est cher, c’est vrai. Quand on veut nettoyer sa parcelle avec un pulvé classique, on est plutôt à 80 euros à l’hectare. C’est pour cette raison qu’il faut un accompagnement solide pour que les agriculteurs aient envie d’aller vers cette solution. Si on dit aux agriculteurs d’y aller individuellement, avec tout ce qu’ils ont déjà à faire à côté, plus les investissements que cela demande, cela serait très compliqué », ajoute le responsable agronomie et environnement du Comptoir agricole. Des variétés plus précoces, mais moins stressées À la qualité de l’eau dans le sous-sol, s’ajoute la question de la quantité d’eau en surface, en zone non irriguée notamment. Quand la pluie vient à manquer, il faut des idées. Pour le maïs, il y a la méthode dite « d’esquive » qui est un moyen de réduire la vulnérabilité face au manque d’eau en période estivale. Idéalement, il faudrait que la dernière floraison du maïs ait lieu au 15 juillet au plus tard, quand les dernières réserves hydriques subsistent dans le sol. « Mais ces dernières années, on peut constater qu’elles baissent fortement dès les mois de mai et juin. Alors, sans possibilité d’irriguer, il faut réfléchir autrement », explique Valentin Gertz, technicien support au Comptoir agricole. Dans un premier temps, il convient de rappeler ce qui fait le rendement du maïs : la programmation, à savoir le nombre de grains par épi, et le PMG (poids mille grains). Or, en cas de stress hydrique au moment de la floraison, on perd en programmation, et en cas de stress au moment du remplissage, on perd en PMG. « D’où la nécessité de trouver des variétés qui résistent bien à la floraison et qui ont un PMG moyen », précise Valentin Gertz. Le Comptoir agricole en a testé trois : la très précoce P8521, la précoce P8834, et la demi-précoce DKC 4670. Elles ont été semées toutes les trois deux fois, le 3 avril et le 21 avril. Premier constat, la P8521 plantée le 3 avril affichait un taux d’humidité de 15,2 % début septembre, tandis que la DKC 4670 semée à la même date affichait, elle, une humidité de 30 %. « Rien qu’en changeant la variété, on a gagné 15 points d’humidité et autant de frais de séchage en moins. » L’écart est un peu moins important pour la série semée le 21 avril : 24 % d’humidité pour la P8521 et 36,2 % pour la DKC 4670. En matière de programmation, la P8834 s’avère « pas trop mal », tandis que la P8521 a rencontré quelques problèmes de remplissage. La DKC 4670, plus tardive, a davantage profité des apports d’eau qui ont été faits les 24 et 31 juillet. « Au départ, on ne voulait pas irriguer du tout. Mais avec ce sol sableux et ses réserves faibles, on a été contraint d’irriguer un peu pour obtenir des résultats à l’arrivée », justifie Valentin Gertz. Des économies de frais de séchage Alors, vaut-il mieux un maïs plus tardif, mieux rempli mais un peu plus humide, ou un maïs plus précoce, moins « chargé », mais aussi plus sec ? « Sur un maïs très précoce, avec une humidité de 15 %, la marge brute est de 532 euros à l’hectare. Malgré la baisse de rendement, on fait l’économie des frais de séchage. En zone non irriguée, c’est un critère à prendre en compte quand on choisit sa variété. Il ne faut pas forcément prendre des maïs très tardifs, mais plutôt jouer sur la date de floraison qui doit être la plus précoce possible. » Lors de cet essai, le Comptoir agricole a aussi semé du sorgho, du soja et du tournesol pour évaluer leur potentiel de rendement en zone irriguée par rapport au maïs, et leurs besoins en eau. Si le maïs est très gourmand en eau à la floraison (entre 300 et 350 mm d’eau) par rapport au tournesol (230 mm d’eau environ), il ne reste pas moins la culture la plus « efficace » au quintal produit par rapport aux trois autres cultures : « Il faut cinq litres d’eau par quintal de maïs produit contre douze litres pour les autres. C’est une plante qui reste très intéressante malgré tout par rapport à la problématique eau. »     Lire aussi : Des solutions pour lutter, des idées pour se diversifier, sur le site de L'Est agricole et viticole, et sur le site du Paysan du Haut-Rhin.

Publié le 05/10/2020

Région touristique par excellence, l’Alsace a subi les conséquences de la crise sanitaire, avec une fréquentation touristique divisée par deux cet été. C’est ce qui ressort des chiffres publiés par l’Agence régionale de tourisme Grand Est. L’heure est venue de promouvoir un tourisme durable et responsable.

Une saison contrastée : c’est ainsi que Marie-Reine Fischer, présidente de l’Agence régionale du tourisme Grand Est, qualifie la saison touristique estivale. Lors d’un point presse, organisé le 22 septembre à Strasbourg, elle a donné les grandes tendances de l’activité touristique durant les mois écoulés. Des tendances finalement « plus favorables » que celles auxquelles s’attendaient les instances du tourisme régional au sortir du confinement ce printemps. « L’absence significative du tourisme de groupe a été compensée par le tourisme individuel et familial », constate notamment l’ART qui y voit notamment le résultat des efforts d’adaptation faits par les professionnels. Cet été, le Grand Est a accueilli majoritairement une clientèle française, les touristes étrangers ne représentant que 30 % de la clientèle. De nombreux habitants du Grand Est ont passé leurs vacances dans leur propre région, redécouvrant ainsi leur territoire à la faveur des restrictions de déplacements liés à la crise sanitaire. Le reste de la clientèle hexagonale (25 %) était constitué de vacanciers d’Ile-de-France, des Hauts-de-France et de Bourgogne-Franche-Comté. Les Belges et les Hollandais n’ont pas boudé le Grand Est, contrairement à la clientèle allemande, beaucoup moins présente qu’à l’ordinaire. Quant aux Suisses et aux Italiens, ils étaient tout de même là cet été, souligne Marie-Reine Fischer. La nature, un franc succès Autre tendance observée : « la nature a remporté un franc succès » cette année. Parcs animaliers, parcs naturels, lacs et stations de montagne ont vu leur fréquentation augmenter de 30 %. Les hôteliers de campagne ont bien rempli leurs établissements, particulièrement les 4 et 5 étoiles qui affichaient cet été des taux d’occupation compris entre 70 et 90 %. Le tourisme urbain est bien plus à la peine, constate la présidente de l’Agence régionale du tourisme Grand Est. Certains hôtels de ville ont fait le choix de rester fermés. Ceux qui sont restés ouverts ont connu une baisse de la fréquentation de l’ordre de 40 %. Musées et sites touristiques ont continué d’attirer des visiteurs, mais leur capacité d’accueil a été réduite pour cause de distanciation sociale. L’enquête de conjoncture menée par l’ART Grand Est fait aussi ressortir des différences entre anciennes régions. Champagne-Ardenne et la Meuse, qui étaient plutôt des destinations de passage, sont devenues cet été des destinations à part entière, où les vacanciers ont effectué des séjours plus prolongés qu’à l’ordinaire. La clientèle de proximité a permis de sauver la saison, constate l’ART. Le massif vosgien, lui, a carrément fait carton plein avec un taux de fréquentation en hausse de 12 %, des gîtes occupés à 97 % en août et des réservations record sur la plate-forme AirBnB. Le besoin de dépaysement et de pleine nature a donné un coup de fouet aux activités d’extérieur. Le bilan est plus mitigé pour les grandes agglomérations lorraines et pour l’Alsace, avec 50 % de la clientèle habituelle. « Le taux d’occupation des hôtels ouverts de l’Eurométropole est estimé à moins de 50 % pour l’été 2020 contre 80 % en 2019 », constate l’ART. La restauration ne réussit que partiellement à compenser l’absence des touristes étrangers, même en étendant les terrasses à l’extérieur. Et les principaux sites touristiques alsaciens sont bien loin d’avoir fait le plein cet été. « La Cathédrale de Strasbourg a vu son nombre de visiteurs divisé par 2, Batorama accuse - 61 % de passagers et les musées enregistrent une baisse de fréquentation de 56 % », note l’ART Grand Est. D’une manière générale, les professionnels du tourisme s’inquiètent pour l’arrière-saison, notamment en raison de la recrudescence de la Covid-19 et de l’absence des groupes qui perdure. Les craintes semblent fondées puisque 43 % des réservations de septembre dans les hôtels et 62 % des réservations de groupe dans la restauration ont été annulées. Des soutiens et du « smart tourisme » Dans ce contexte, la Région Grand Est et l’ART ont mis en place un programme de soutien aux entreprises du secteur. L’objectif est de leur offrir un point d’entrée unique pour les conseiller et les accompagner. 60 entreprises ont bénéficié d’un accompagnement personnalisé via ce dispositif. Ce soutien aux entreprises s’accompagne du déploiement d’un plan de communication pour renforcer l’attractivité touristique de la Région Grand Est. Mais dans ce contexte où le tourisme individuel a pris le pas sur le tourisme de masse, l’ART s’attache également à revoir ses orientations stratégiques en misant sur le « smart tourisme ». Il s’agit d’assurer la montée en gamme de l’offre touristique, de proposer un tourisme responsable, durable, en tirant profit des outils digitaux. Enrichir l’offre touristique, la personnaliser davantage pour toucher « un public qui bouge beaucoup », le fidéliser pour qu’il revienne sont quelques-uns des axes qui seront développés grâce à un pilotage basé sur les données, précise Olivier Midière, nouvellement nommé directeur général de l’ART Grand Est. Il faudra pour cela déployer des infrastructures intelligentes et connectées dans le domaine des transports, de l’hébergement et des loisirs. Puisque le tourisme international est « à plat », résume Jean Rottner, président de la Région Grand Est, il s’agit de « partir à la conquête d’une nouvelle clientèle qui s’inscrira dans la durée ». Une clientèle française, dont il regrette qu’elle ait les yeux plutôt tournés vers l’Ouest ou le Sud-Ouest que vers le Grand Est.   TOUS EN ALSACE // Parce que l'Alsace, ce sont les Alsaciens qui en parlent le mieux, Alsace Destination Tourisme met à... Publiée par Alsace Destination Tourisme - Pro sur Vendredi 11 septembre 2020

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