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Rencontres Agrosphère du Comptoir agricole

Des solutions pour lutter, des idées pour se diversifier

Publié le 25/09/2020

Le Comptoir agricole a organisé ses rencontres Agrosphère le 11 septembre dernier, à Herrlisheim. Malgré les contraintes sanitaires liées à l’épidémie de Covid-19, la manifestation a tenu ses promesses par la qualité de son contenu et les thématiques abordées. Première partie cette semaine avec les moyens de lutte contre la pyrale du maïs et la diversité des filières céréalières proposée aux adhérents de la coopérative.

Comment lutter efficacement contre la pyrale du maïs, ce ravageur qui peut impacter les rendements comme la qualité de grains récoltés ? Pour répondre à cette question, le Comptoir agricole teste, compare et analyse les différentes solutions actuellement disponibles, qu’elles soient conventionnelles, homologuées en bio ou en biocontrôle. Mais avant de mesurer l’efficacité de tel ou tel traitement, il est essentiel de bien connaître le cycle de vie de l’insecte. Cette année, les premiers vols étaient plus précoces qu’à l’accoutumée, dès le 2 juin. « On a eu un hiver doux et des mois d’avril et mai chauds. Ce qui a favorisé l’apparition des premières pyrales », explique Brigitte Poitout, technicienne au Comptoir agricole. Et c’est justement dès le début des vols que doivent être répandus les trichogrammes, la solution de bioncontrôle qui affiche une efficacité comprise entre 60 et 90 % en fonction de la pression de l’insecte. « Quand elle est trop forte, on ne conseille pas cette solution qui devient insuffisante. » Si la pyrale apparaît de manière plus précoce sous l’impulsion du réchauffement du climat, on commence aussi à la voir plus souvent dans certains secteurs. « Historiquement, on avait une génération de pyrales par an en Alsace. Depuis 2018, et cela a été confirmé en 2019 et 2020, on voit apparaître des pyrales bivoltines qui forment deux générations par an. Pour l’instant, le Bas-Rhin n’est pas concerné, seule une petite zone au sud de Neuf-Brisach l’est. S’il n’y a pas de raison de s’inquiéter pour le moment, il faut néanmoins rester vigilant », poursuit Brigitte Poitout. Coragen et Karaté Zeon, le combo gagnant Pour diminuer la pression des pyrales pour la campagne suivante, il existe un moyen simple à mettre en œuvre rappelle la technicienne : le broyage fin des cannes de maïs à l’issue de la récolte. « On sait que les chenilles de la pyrale hivernent à l’intérieur. C’est donc un levier intéressant à utiliser. » Si le broyage et les trichogrammes s’avèrent insuffisants pour diminuer efficacement la pression, il y a bien entendu toujours la possibilité d’appliquer des traitements plus conventionnels comme le Coragen et le Karaté Zeon. Par rapport à une parcelle témoin non traitée où l’on dénombre 0,4 larve par pied, une parcelle traitée avec le Coragen fait diminuer la pression à 0,03 larve par pied. Le Karaté Zeon est encore plus efficace et s’avère, en outre, assez sélectif vis-à-vis des auxiliaires présents dans la parcelle. « Il fait un tri au niveau des insectes présents sur et dans le sol. » D’ici deux à trois ans, une nouvelle solution combinant le Coragen et le Karaté Zeon pourrait voir le jour. Les premiers essais démontrent déjà des efficacités « très bonnes ». « L’avantage, c’est que ce sont deux produits avec des persistances relativement longues. On peut par exemple traiter lors du premier passage avec le tracteur et que cela reste efficace jusqu’au vol de la pyrale. »   Essais variétaux, solutions de désherbage, alternatives, la culture du #maïs sous toutes les coutures aux rencontres #ComptoirAgrosphere @comptoir_agri @EAVPHR #lAgricultureElleAssure pic.twitter.com/wJHFothU6t — Germain Schmitt (@germain_schmitt) September 11, 2020   Des solutions « prometteuses » et « intéressantes » en bio et biocontrôle En agriculture biologique, on peut utiliser le Spinosad, un produit comparable au Success. « Il est issu de la fermentation bactérienne. Par contre, il peut être néfaste sur les organismes aquatiques. Il ne peut donc pas être labellisé biocontrôle. Ce traitement affiche de bons résultats dans nos essais en Alsace, un peu moins au niveau national. Il faut l’appliquer au pic du vol, d’où l’intérêt de faire des suivis précis avec des pièges. » Le Comptoir agricole teste aussi le Spinosad avec des pendillards comme pour le traitement du liseron dans le maïs. « On est installé sur des enjambeurs avec deux buses à 110° d’angle. Cela permet d’être plus près du sol et de mieux répartir le produit. Dans nos essais, c’est aujourd’hui la meilleure modalité. La technique est testée par Corteva actuellement. Elle est très prometteuse. » Le Dipel, en revanche, est homologué bio et bioncontrôle. Lui aussi doit être appliqué au pic du vol. Sa persistance reste moindre qu’un produit plus conventionnel, mais les résultats obtenus restent quand même bons avec au moins 60 % d’efficacité sur les plantes attaquées. Enfin, on peut encore parler des traitements au saccharose qui sont expérimentés par le Comptoir agricole. Une lutte par le sucre donc qui n’élimine pas les insectes, mais qui les perturbe. « Du coup, la pyrale pond moins. » Là encore, si la pression est élevée, le traitement n’est pas recommandé. « Par contre, il peut être intéressant de l’utiliser en deux passages au début du vol et au pic du vol en cas de pression faible », indique Brigitte Poitout. La moutarde, rémunératrice mais compliquée à cultiver Si le maïs reste toujours la culture dominante en Alsace, des nouvelles filières se créent chaque année pour répondre à des exigences réglementaires, environnementales et économiques. Une diversité de solutions que propose le Comptoir agricole à ses adhérents. Certaines sont un peu plus confidentielles que d’autres, comme la moutarde qui permet d’alimenter l’entreprise Alélor en matière première. Seul souci, et pas des moindres, cela reste une culture qui a « d’énormes problèmes » avec les insectes, reconnaît Marc Muller, responsable commercial Nord au Comptoir agricole. « Notre plus grand souci est de maintenir une pression faible pour conserver un rendement acceptable. Ces dernières années, on était aux alentours de 15 quintaux rémunérés à environ 900 euros la tonne. À côté de ça, il y a aussi des problèmes de qualité dus aux mauvaises herbes. Nous avons de moins en moins de produits pour maintenir une pression acceptable. Et puis c’est une culture de printemps qui doit être semée le plus tôt possible. Ce n’est pas toujours simple quand on n’a pas eu de gel. » « Forte demande » pour l’épeautre et l’orge brassicole Deux autres cultures sont un peu plus simples à cultiver en terre alsacienne : l’épeautre et l’orge brassicole. Pour l’épeautre, il faut savoir qu’il y a une forte demande des consommateurs pour sa farine. Son principal atout, d’un point de vue cultural : il a besoin de bien moins d’intrants et d’eau qu’un blé. En revanche, c’est une céréale qui s’appuie sur des variétés plus anciennes, certes rustiques, mais aussi plus sujettes à la verse car plus hautes. « On essaie quand même d’en planter une centaine d’hectares cette année », souligne Marc Muller. Concernant l’orge brassicole, il n’y a pas vraiment de débat : « il nous en faut » appuie-t-il. « Dans une région comme la nôtre, c’est une évidence. Par contre, les brasseurs souhaitent des bières qui tiennent mieux les mousses. Et pour ça, il faut impérativement des orges de printemps plutôt que des orges d’hiver. C’est vrai que ce n’est pas la culture la plus simple à implanter. Mais la demande est là, et nous devons y répondre. Sinon, d’autres iront à notre place. » Apache, la variété qui a la cote Vient ensuite le blé qui se divise en trois filières : le blé conventionnel, classique, le blé qualité certifié ou BQC et le blé dur. Le BQC est ainsi très demandé par les Grands Moulins de Strasbourg, la variété Apache notamment, populaire et robuste, qui délivre une farine très blanche, donc très recherchée. « Oui, c’est une variété qui a plus de dix ans et qui fera vingt quintaux de moins qu’une variété Filon. Mais sachez que n’importe quel meunier sera acheteur, souvent à un prix défiant toute concurrence, pour cette variété Apache. Et puis avec les primes qui sont versées par ailleurs, on s’y retrouve au final. » À noter que les surfaces de BQC augmentent chaque année au sein du Comptoir agricole : de 300 ha en 2018 à plus de 1 000 pour la prochaine campagne. Il existe aussi des demandes pour des blés « améliorants », c’est-à-dire qui feront office de stock tampon à mélanger avec la récolte principale, lorsque celle-ci est moins bonne. « Aujourd’hui, c’est tout de même 300 ha, soit 2 400 tonnes », fait remarquer Marc Muller. Le blé dur, un potentiel à creuser Il y a enfin le blé dur, assez récent dans le paysage alsacien. « Il y a cinq/six ans, personne ne pariait dessus en Alsace, ce sont en effet des variétés très sensibles au gel. Mais depuis huit ans, on n’a plus eu vraiment de gel. Donc, pour l’instant, c’est bon. Même si cela peut revenir, naturellement. » En termes de filière, un contrat a été passé avec les Pâtes Grand-Mère qui aimerait d’ailleurs avoir plus de blé dur alsacien à utiliser. « C’est un souhait de leur part. Par contre, il faut que la qualité soit au rendez-vous, tout comme le tonnage. Ce qui veut dire que sur le terrain, on ne peut pas faire ce qu’on veut. Le blé dur étant très sensible à la fusariose, le précédent maïs est interdit. Il faut, de préférence, un colza ou un tournesol. » Incontournable maïs La dernière filière, et non la moindre, c’est le maïs. Le corné est toujours très demandé, et « on y tient » rappelle Marc Muller. « Elle présente encore beaucoup d’avantages en plus d’être éligible à une petite prime. Au final tout le monde s’y retrouve. » Le maïs waxy garde lui aussi un réel intérêt malgré des « hauts et des bas ». « Son plus gros problème, c’est l’isolement. Il faut qu’il soit à 100 ou 200 mètres minimum d’une parcelle plus conventionnelle pour ne pas la perturber. »    

La filière des vins d’Alsace sanctionnée par l’Autorité de la concurrence (AC)

376 000 € d’amende et pourtant des dommages « très limités » causés à l’économie

Publié le 24/09/2020

Les organisations viticoles alsaciennes sont sanctionnées par l’Autorité de la concurrence pour entente illicite sur le prix du raisin. Les trois organisations incriminées ont plaidé la bonne foi et la transparence, surtout que les conséquences au niveau du prix pour le consommateur sont minimes. Mais la sanction reste lourde tant sur le plan pécunier qu’en matière d’image.

Sauf procédure d’appel devant la Cour d’Appel de Paris, l’Ava, le Civa et le GPNVA (Groupement des Producteurs Négociants du Vignoble Alsacien) sont sanctionnés par l’Autorité de la concurrence. Il leur est reproché d’avoir « augmenté les prix de la matière première (NDLR du raisin donc), afin de renchérir mécaniquement le prix de vente aux consommateurs des vins d’Alsace ». Et il est reproché au Civa d’avoir appliqué « des recommandations tarifaires sur le prix du vrac ». L’Autorité s’est appuyée sur les recommandations de prix du raisin - prix qu’elle a d’ailleurs publiés officiellement depuis 2013 - et sur « les recommandations tarifaires de prix du vrac » entre 1980 et 2018. Par ailleurs, elle considère que les prix élaborés par le Civa « uniques, par cépage, et applicables à tous les exploitants viticoles alsaciens » et ce « quels que soient leurs coûts d’exploitation individuels », faussent « le libre jeu de la concurrence ». Une argumentation « pervertie » selon le Civa, pour qui « ces prix du vrac par cépage étaient établis sur la base de prix constatés à qui l’on applique une moyenne ». En résumé, deux principaux reproches sont faits aux organisations professionnelles : des recommandations tarifaires publiées pour le raisin, et des prix du vrac appliqués selon une grille de valeur fonction de la variété de cépage à l’échelle du vignoble et qui ne reflète pas les coûts d’exploitation individuels. Prix de référence qui étaient constatés en commission paritaire. Durant toutes ces années, les organisations professionnelles alsaciennes ont pourtant agi en toute transparence, avec même des publications dans des revues professionnelles, ce que d’ailleurs ne conteste pas l’Autorité. Peut-on reprocher à l’Ava et au Civa de vouloir tenir un prix digne ? En épluchant les comptes rendus du Civa, de l’Ava et de la commission paritaire, l’Autorité fait observer les volontés de la profession de maintenir un prix du raisin digne de l’AOP. Mais peut-on reprocher aux organisations professionnelles de vouloir préserver l’image de l’appellation en évitant des prix bradés ? L’Autorité mentionne cependant qu’il existe une procédure de « demande d’exemption individuelle à la prohibition des ententes ». Procédure d’exemption qui, de toute façon, n’aurait selon elle pas abouti « dans la mesure où la réalité du progrès économique engendré par les pratiques en cause n’était pas démontrée ». Vouloir défendre un prix du raisin digne n’est-il pas un progrès économique pour « garantir le revenu des viticulteurs et améliorer la qualité des vins offerts aux consommateurs » ? « Le maintien de la viabilité économique de l’activité des vignerons ne saurait, en tant que telle, suffire à la démonstration d’un progrès économique », répond l’AC ! En la présence de la DGCCRF lors des discussions paritaires Dans son mémoire, l’AC ne remet pas en cause les travaux de la commission paritaire « en tant que lieu de discussion, à condition d’éviter que ses travaux puissent être perçus comme contrevenant aux règles de la concurrence », précise-t-elle. Sur la présence de l’Administration (DGCCRF) lors des discussions paritaires, invoquée par les organisations professionnelles, l’AC rétorque que « la concertation sur le prix du raisin n’a pas été imposée par les pouvoirs publics aux organismes en cause ». Qu’au surplus, cette présence de l’Administration « a permis d’avertir explicitement les mis en cause du caractère anticoncurrentiel de leurs discussions ». Et qu’au final, « la présence de l’Administration aux réunions organisées par les organismes en cause ne peut exonérer ceux-ci de leur responsabilité dans la mise en œuvre des pratiques litigieuses graves ». L’Administration aurait peut-être pu se montrer plus insistante sur la gravité des faits qui se déroulaient sous ses yeux pendant toutes ces années… Dans un paragraphe consacré au vrac, l’AC rappelle les principes applicables notamment concernant les interprofessions sur ce sujet des prix : « Les organisations interprofessionnelles peuvent diffuser des informations en matière de coûts ou de prix sous forme de mercuriales ou d’indices si les données statistiques en cause sont passées, anonymes et suffisamment agrégées. » Elle souligne l’importance de l’anonymat, et que « la diffusion d’indicateurs et d’indices par les OI (organismes interprofessionnels) ne doit pas aboutir à un accord collectif sur les niveaux de prix et ne doit en aucun cas être assimilable à une forme de recommandation syndicale de prix ». Un calcul impossible Pour sa défense, le Civa a indiqué qu’il effectuait des recommandations sur la base des coûts de production. Mais globalement, l’AC a estimé que les éléments de calcul de ces coûts sont insuffisants, elle reproche un échantillonnage d’exploitations (18) trop faible et « non représentatif », et reproche un principe d’application de moyenne dans une appellation où les écarts de coûts de production sont très importants, à commencer par le coût du foncier. Sur cet argument d’insuffisance de données des coûts de production, on imagine mal le Civa prendre en compte tous les coûts individuels des 4 000 exploitations du vignoble. Une sanction fonction des rentrées de cotisations Sur le montant de l’amende de 376 000 euros au total, jugé exorbitant et équivalent à 1 000 € par déclarant de récolte, l’amende comprend notamment 209 000 € sur la question des recommandations du prix du vrac. L’AC précise que « les organisations ne disposent pas elles-mêmes d’un chiffre d’affaires relatif à la production et la commercialisation des vins d’Alsace ». Par conséquent, elle s’est appuyée sur le montant des cotisations perçues. « Des dommages très limités » selon l’AC Au final, l’AC considère que s’agissant du prix du raisin « les pratiques ont causé un dommage certain mais très limité à l’économie », dommage qu’elle ne chiffre pas d’ailleurs… Et s’agissant du prix du vrac, que le dommage causé est « certain mais sans doute d’envergure limitée ». Quant aux dommages causés à l’image de la filière des vins d’Alsace par cette sanction, là en revanche ils sont certains et difficilement évaluables…   ? Des réunions pour fixer le prix du Riesling et du Gewurtz... et une amende bien salée à la clé ! ? Publiée par Rue89 Strasbourg sur Jeudi 17 septembre 2020  

Halles du Scilt à Schiltigheim

Un côté « village »

Publié le 23/09/2020

Créées en 2016, les Halles du Scilt ont réussi à se trouver un public et à devenir un véritable lieu de vie qui marie culture et gastronomie. Ces halles gourmandes rassemblent des commerçants permanents et des invités chaque week-end.

Les débuts des Halles du Scilt ont été difficiles, le public n’était pas au rendez-vous comme espéré. D’après Benoît Steffanus, conseiller municipal délégué, « la plage horaire d’ouverture était trop importante et les commerçants devaient rester jusqu’à soixante heures par semaine sur place alors même qu’il n’y avait personne. Nous avons donc décidé de réduire les horaires d’ouverture et de ne garder que les créneaux susceptibles d’accueillir plus de monde. L’affluence en semaine est moindre mais on s’en doutait. Par contre, le week-end est bien vivant. Les politiques commerciales et d’animation qu’on a appliquées au lieu ont porté leurs fruits. Il y a eu de gros investissements sur le lieu, on a voulu qu’il soit au service des Schillickois ». Aujourd’hui, les Halles du Scilt accueillent un certain nombre de commerçants et proposent une large gamme de produits à sa clientèle. « Cinq commerçants sont présents en permanence : un maraîcher, un fromager épicier, un poissonnier, un boucher charcutier ainsi qu’un restaurateur », explique Benoît Steffanus. D’autres commerçants ne sont que de passage et ne sont pas établis à l’année au sein des halles. « Le week-end, il y a des invités qu’on appelle « non-sédentaires » et qui viennent très régulièrement : un caviste, un boulanger bio, un vendeur de macarons, un vendeur de terrines et même un glacier l’été », détaille-t-il. À côté des différents commerces, les halles proposent aussi de nombreux événements. « Expositions, concerts, soirées et autres animations », détaille le conseiller à la Mairie. Pour dynamiser le lieu à l’automne, des week-ends à thème seront organisés à partir d’octobre, notamment une foire aux vins où plusieurs cavistes seront présents.       Voici les nouveaux horaires d’ouverture des Halles du Scilt pour le mois de septembre ? Pour les commerçants : - Du... Publiée par Les Halles du Scilt sur Lundi 8 juin 2020     « Tout le monde est le bienvenu ! » Depuis 2016, les Halles du Scilt n’ont cessé d’évoluer. Autant d’habitués que de nouveaux clients passent les portes des halles et Nicolas Diemer, maraîcher et commerçant, en est satisfait : « Ça ne fait qu’évoluer dans le bon sens. J’ai beaucoup d’habitués et de nouveaux clients. J’ai renouvelé le contrat pour trois ans ». Xavier Brun, gérant de l’épicerie Grand Cru, déjà propriétaire d’une boutique Grand’Rue et situé juste en face de l’étal de la ferme Diemer au sein des halles, renchérit : « Si on est venus aux Halles du Scilt, c’est parce qu’on croit à ce genre de projets. C’est un lieu de vie avec de bons produits, on défend des producteurs, on essaie de les mettre en avant. Cela représente une bonne part du chiffre d’affaires. Chaque week-end, de nouveaux clients sont au rendez-vous, il y a un vrai potentiel ». À l’image du poissonnier, Loïc Fox, qui prône un retour à la passion : « J’aimerais revenir à des valeurs de commerce de proximité, à des gens qui connaissent leurs métiers et leurs produits : c’est ce que je défends et représente à travers ma présence aux halles ». Les Halles du Scilt devaient - et doivent toujours - contribuer à l’objectif de création d’un centre-ville à Schiltigheim. Pour Benoît Steffanus, « c’est un objectif à court et long terme pour la municipalité. Lors des évènements, notamment lors de la fête de la musique, ça fait un peu « village » : il n’y a pas de voitures, les enfants peuvent courir partout sans crainte, c’est un espace clos et convivial, c’est ce qu’on cherche ». La municipalité compte aussi sur l’aspect unique du lieu : « Dans l’Eurométropole, je ne pense pas qu’il y ait un autre endroit où on puisse acheter son poisson le dimanche matin, puis boire un café et écouter un concert pour 2 € », ajoute Benoît Steffanus. Le projet est encore jeune et un appel à candidatures pour les commerçants est lancé : « Pour adhérer au projet, il faut rentrer en contact avec les services de la Ville. Toute demande est prise en compte. Nous sommes à la recherche de commerçants, tout le monde est le bienvenu ! », scande Benoît Steffanus. Gilles Occansey, du service attractivité de la ville de Schiltigheim et coordinateur des Halles du Scilt, évoque des besoins plus précis : « Nous recherchons un boulanger permanent et quelqu’un sur les week-ends, éventuellement une épicerie sèche ou en vrac qui propose ses produits de temps en temps ».       Encore de beau produits chez votre poissonnier Publiée par Les Halles du Scilt sur Jeudi 17 septembre 2020    

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