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Publié le 25/10/2020

Le 18 octobre, Serma organisait sa traditionnelle journée de démonstration, entre Brumath et Mittelschaeffolsheim. À cette occasion, les marques Fendt et Lemken ont présenté leurs nouveaux produits.

Cette année aurait pu être différente, malgré tout Serma a tenu à maintenir sa traditionnelle « journée aux champs », dimanche 18 octobre. « À cause du Covid-19, les concours de labour n’ont pas eu lieu, le festival de l’élevage de Brumath et la foire du vin de Colmar ont aussi été annulés. Cela faisait longtemps que le monde agricole ne s’était pas retrouvé, et il en avait besoin », témoigne Freddy Jung, directeur commercial de Serma.   Publiée par Serma agroéquipement sur Vendredi 16 octobre 2020   Un beau soleil automnal a bercé ces retrouvailles, et a comme facilité le respect des mesures sanitaires : masques, gel et cahier pour recenser les coordonnées des visiteurs. « Les autorités nous ont demandé de prendre ces précautions, même si l’événement est en extérieur. Ce n’était pas une raison pour annuler. La vie continue et il faut continuer à travailler », avance Freddy Jung. Au bord des parcelles ou près de la buvette tenue par les Jeunes Agriculteurs du canton de Brumath, les participants étaient du même avis, et semblaient ravis de découvrir les nouveautés de l’année. À commencer par FendtONE, la cabine dernier cri de la marque Fendt, avec un espace de pilotage entièrement repensé, et un accoudoir principal où sont regroupées toutes les commandes du tracteur (avancement, relevage, hydraulique, etc.). « C’est l’exclusivité de cette cabine car avant les commandes n’étaient pas rassemblées au même endroit », précise le directeur commercial.     FendtONE, une tablette multifonctionnelle Autre particularité de la FendtONE : sa tablette unique, multifonction, qui comprend tous les menus du tracteur. Par un simple glissement de doigt, on peut donc démarrer le gyrophare ou vérifier la consommation de carburant, comme sur un téléphone où on jongle entre les applications. Cette tablette présente un autre avantage puisqu’elle permet aussi de contrôler les outils accrochés au tracteur. « Jusqu’à présent, il fallait un boîtier à part dans la cabine, désormais tout peut être centralisé sur la même interface, ça évite d’avoir plusieurs écrans dans la cabine », trouve Freddy Jung. Cette cabine inclut une deuxième tablette avec les mêmes caractéristiques, qui se rabat automatiquement dans le toit, un gain d’espace. « Comme ça, sur la première tablette du tracteur, on peut commander l’outil et sur la deuxième, régler le guidage RTK », ajoute le directeur commercial. Cette avancée technologique a beaucoup d’atouts. « La présence des deux tablettes double la capacité de mémoire, note Sébastien Singhoff, commercial. On peut stocker tout ce qui est parcellaire, et programmer un outil au préalable depuis la maison. » Le commercial se veut rassurant : « Ces équipements sont très intuitifs et réactifs. Les gens qui les ont utilisés ont très bien compris comment ça marchait. Et pour les agriculteurs réticents au tactile, pas de panique, toutes les commandes restent accessibles à partir de la mollette de la console. » L’ergonomie à son paroxysme Le groupe Lemken a aussi profité de cette journée pour mettre aux champs ses nouveaux outils. La Juwel 10 a été la première à entrer en scène. C’est la grande sœur des charrues 7 et 8 de la marque, qui s’adapte sur des tracteurs de 450 ch. À première vue, c’est une charrue classique de labour mais elle est équipée d’un système de tête suspendue, afin de pouvoir passer en mode transport sans avoir à enlever le troisième point. « Cette performance technique facilite la transition entre les modes transport et champ », estime Nicolas Soehnlen, inspecteur commercial de Lemken. Contrairement aux charrues habituellement utilisées en Alsace qui comprennent quatre ou cinq corps, celle-ci en compte sept. « Cela permet de couvrir 3,85 m de largeur au labour, et de gagner en rendement-hectare et en vitesse de travail », annonce Nicolas Soehnlen.   [ ????? ?? ] - ?????????́ ???? Démonstration d'une #Juwel10 dans le Bas-Rhin dpt 67. Charrue conçue pour les... Publiée par LEMKEN sur Mardi 20 octobre 2020   Les visiteurs ont aussi pu découvrir le semoir Solitaire 9 +, la dernière génération des semoirs solitaires pneumatiques de chez Lemken. Grâce à une ouverture de capot plus importante, la capacité de trémie atteint désormais 1 450 litres au lieu de 1 200 litres. Une option permet d’aller jusqu’à 1 850 litres. « C’est surtout plus pratique quand on charge avec des gros sacs de semence », précise Nicolas Soehnlen. Autre amélioration : l’accès au bac d’étalonnage facilité par un bouton situé sur le semoir, à l’extérieur. Plus besoin de s’allonger sous la machine pour lancer la procédure. Et dernier petit détail de taille : un capteur par radar de quelques centimètres remplace la grande roue située auparavant à l’arrière du semoir, afin d’enregistrer la vitesse d’avancement. « Ainsi, l’agriculteur peut reculer jusqu’au bord des champs, sans perdre 1m50 comme avant », explique l’inspecteur commercial.   [ ???????? ?+ / ?????????́ ???? ] Mise en route d'un nouveau Solitair 9+ en Seine et Marne dpt 77 ?Rampe de semis... Publiée par LEMKEN sur Jeudi 15 octobre 2020   Enfin, le semoir Saphir 10 a fait son apparition. Sa particularité repose sur son arbre d’entraînement actionné par un moteur électrique. « Cela permet une modulation de dose de semis, un étalonnage très facile et un démarrage anticipé de la distribution », ajoute-t-il. Aux côtés de ces nouveautés, Lemken a exposé sa gamme de déchaumeurs, avec un modèle à dents, le Karat 9 et deux modèles à disques, le Rubin 12 qui offre une profondeur de travail jusqu’à 20 cm, et son petit frère, le Rubin 10. En plus de la cabine FendtONE, le groupe Fendt a, quant à lui, mis en avant le Fendt 200, un tracteur destiné à l’arboriculture, adapté à cette zone spécialisée dans le houblon, ainsi que les Fendt 500 et 700, les plus vendus dans le secteur, et le Fendt 1000, le plus gros de la gamme, plus approprié pour les grandes exploitations ou les entrepreneurs de travaux agricoles.   [ Rubin 12 ] Vous êtes dans vos maïs, testez le #LEMKEN #Rubin12, unique sur le marché, Idéal pour destruction des... Publiée par LEMKEN sur Mercredi 14 octobre 2020   Cette journée de démonstration aura aussi eu pour but détourné de montrer aux agriculteurs tous les champs des possibles, en cette période un peu compliquée. « Non pas tant à cause du Covid-19, car même si les agriculteurs n’ont pas investi pour le plaisir comme ils le font parfois, ils ont quand même renouvelé le matériel nécessaire. Plutôt à cause des débats autour de l’arrêt du glyphosate. Les agriculteurs se cherchent un peu quant à l’orientation matérielle à prendre. Certains se lancent mais beaucoup attendent de savoir quel sera leur avenir », observe Nicolas Soehnlen.

Mondial des vins blancs à Strasbourg

Un rayonnement international qui se pérennise

Publié le 24/10/2020

Le mondial des vins blancs, organisé les 18 et 19 octobre au palais des congrès à Strasbourg, a connu un véritable succès. Malgré les conditions sanitaires actuelles, un jury international a dégusté 750 échantillons issus de 17 pays différents.

« En organisant cette manifestation, nous avons réalisé un véritable tour de force. On s’est retrouvé freiné dans notre élan. Mais cela fait partie des aléas de l’événementiel. Nous nous sommes remis en question pour évoluer. Finalement, les vignerons et les membres du jury nous ont fait confiance. Pour nous, c’est une récompense suprême », explique, enthousiaste, Christine Collins qui organise la manifestation pour Strasbourg Événements. Initialement prévu en juin dernier, l’édition 2020 de la compétition s’est élargie à douze catégories de vins blancs (chardonnay, chenin, gewurztraminer, muscat, pinot blanc, pinot gris, riesling, sauvignon, sylvaner, viognier, autres cépages blancs et assemblages blancs). 17 pays étaient représentés dans les 750 échantillons proposés aux membres du jury regroupés par six sur neuf tables distinctes et bien séparés compte tenu du contexte sanitaire. « Les membres du jury qui sont présents, c’est la « crème de la crème ». Il y a des Français évidemment comme Serge Dubs, mais également des sommeliers, des œnologues ou encore des agronomes de nombreux pays étrangers parmi lesquels la République Tchèque, l’Italie, l’Argentine, le Canada ou encore l’Espagne. Ils ont respecté toutes les règles sanitaires pour répondre à notre invitation. Ils sont venus avec leurs connaissance, mais surtout leur humilité et leur soif de découverte », se félicite Christine Collins.   Publication officielle des résultats le 26 octobre à 18h.? Save the date @credit photo : Daniele Raspini #mondialvinsblancs Publiée par Mondial des Vins Blancs Strasbourg sur Mardi 20 octobre 2020   Avec une tablette électronique Cette année, le respect du protocole sanitaire était évidemment la première règle à respecter. Les jurés devaient déguster, mais aussi décrire et commenter les échantillons proposés selon des critères très précis comme l’aspect visuel des vins, leur aspect olfactif, leur impression au palais et leur impression d’ensemble. Tous ces critères étaient ensuite repris et enregistrés par un procédé numérique à l’aide d’une tablette électronique. Les neuf tables de dégustation étaient composées de cinq à sept personnes. Une majorité de dégustateurś étrangers devaient présents à chaque table. Trois sessions de dégustation ont eu lieu chacune des deux matinées. Un maximum de 30 % des vins pourront être médaillés avec un minimum de 88 points sur 100 pour obtenir une médaille d’or. Les résultats officiels doivent être connus ce lundi 26 octobre 2020. Parmi les dégustateurs présents, Christophe Soudant, sommelier indépendant, blogueur, responsable de bar à vin à Strasbourg, professeur en sommellerie et professeur d’anglais appliqué au vin. « J’ai été contacté par Christine Collins. J’ai accepté car déguster à l’aveugle me plaît. Cela permet d’être objectif et de découvrir de nouveaux vins. L’événement est intéressant et bien organisé. Dans la première série, j’ai pu goûter des vins blancs d’assemblage. Il y avait des vins avec 30 et 70 grammes de sucre. J’ai fini avec des vins secs. Même si tout n’était pas pertinent, il y avait de belles surprises. J’ai donné un 99/100 à un vin qui est finalement un Sylvaner de Mittelbergheim avec 70 grammes de sucre », souligne Christophe Soudant. À une autre table, Jean-Paul Goulby, ancien directeur de l’association des viticulteurs d’Alsace et toujours très actif dans le monde viticole et notamment à la confrérie Saint-Étienne, était à une table qui a débuté par des pinots blancs. « Nous avons pu découvrir des choses étonnantes. Des vins qui avaient du gaz carbonique et qui étaient très vivants. On se demandait si le vinificateur l’avait fait exprès ou si c’était un accident ». À chaque table, ces échanges nourrissaient le concours et sa dégustation. « C’est précisément l’état d’esprit de cette manifestation. Nous avons une palette de vins blancs du monde entier. Cela permet de faire de superbes rencontres », conclut Christine Collins.   Le Concours Professionnel : Le Mondial des Vins Blancs Strasbourg est terminé. Les résultats seront publiés le 26... Publiée par Mondial des Vins Blancs Strasbourg sur Lundi 19 octobre 2020  

Publié le 23/10/2020

Le seul rendez-vous des professionnels de l’élevage et de l’agriculture dans le Grand Est a eu lieu du 20 au 22 octobre à Metz. La neuvième édition d’Agrimax a été riche en rencontres malgré le contexte sanitaire. Des éleveurs alsaciens ont fait le déplacement.

Le soulagement des organisateurs comme de tous les professionnels présents était bien visible mardi matin à l’ouverture de la manifestation. Jusqu’au dernier moment, les incertitudes étaient réelles. « On a tenu à organiser ce salon pour notre territoire, mais aussi pour la profession agricole. Il y a une baisse des exposants et il y aura une baisse du nombre des visiteurs. C’est une évidence. Mais, les éleveurs, eux, sont là. C’est un salon qui va marquer l’année 2020 », explique Christophe Dechoux, responsable du salon Agrimax. Un événement qui se veut être une véritable plateforme de l’élevage pour tout le Grand Est avec des vaches, évidemment, mais également des moutons, un pôle avicole très important et des équins. « Les éleveurs sont demandeurs de sortir et de se comparer. Ils peuvent le faire sereinement ici avec les différents concours. Et puis, il y a un enjeu économique important. Dans cette période compliquée depuis quelques mois, les agriculteurs n’ont jamais arrêté de produire. Ils ont assuré la continuité alimentaire. Ce salon, c’est un peu leur récompense », ajoute Jean-Luc Pelletier pour l’association « Ambition Grand Est Élevage Europe ». Le développement d’Agrimax s’inscrit dans la durée. Cela fait trois ans que ses responsables travaillent avec ceux du sommet de l’Élevage pour propulser Agrimax parmi les grands rendez-vous nationaux, et même européens. Cette ambition est partagée par de nombreux partenaires, comme le réseau des Chambres d’Agriculture. Plutôt que de freiner cet état d’esprit positif, la crise sanitaire n’a fait que mobiliser davantage le monde de l’élevage. « Le simple fait d’ouvrir cette manifestation est une victoire. On le sent en voyant ces professionnels motivés », se félicite Christophe Dechoux. Une manifestation qui concentre sur près de 20 000 m² couverts et un espace plein air en entrée de salon l’ensemble des savoir-faire des acteurs de la filière. « Voir si notre travail est au niveau » Les éleveurs alsaciens ont répondu présents. Pour deux d’entre-eux, Agrimax est l’occasion de valoriser leur cheptel de race limousine. « On vient régulièrement ici pour promouvoir notre élevage et se comparer aux collègues. Agrimax permet de voir si notre travail est au niveau. Il offre également des opportunités commerciales », explique Louis Steinmetz de l’EARL du même nom à Berstheim. Il est venu avec trois de ses limousines. Un mâle de l’année, une génisse de l’année et un taureau reproducteur âgé de deux ans et demi. « Ce dernier est issu de la station nationale de Limoges qui est très réputée pour la qualité de son travail génétique. Pour les limousines, le concours a lieu le mercredi. Je suis très content qu’il se fasse et que cette manifestation ait été maintenue. C’est le seul concours allaitant actuellement sur le Grand Est de la France. C’est aussi le plus réputé », ajoute Louis Steinmetz. Il a obtenu des prix par le passé, mais l’éleveur vient avant tout à Agrimax par passion et plaisir. « Nous avons un élevage de 60 vaches allaitantes. Toute l’année, on bosse sur l’exploitation. Pour ma part, j’ai travaillé pendant six ans au herd-book limousin (organisme de sélection, N.D.L.R.). Je me suis installé il y a six mois à la suite du départ en retraite de mon père », conclut le jeune homme. Un peu plus loin, Brice Antoni est également très motivé. Avec son frère, il est responsable de l’exploitation familiale, l’EARL de la ferme du Piémont à Westhoffen. Âgé de 29 ans, il s’est installé il y a deux ans. « Nous avons un élevage de 65 mères et la suite. On est naisseur. Nous vendons toute la viande sur l’exploitation hormis les broutards qui sont vendus à un engraisseur. J’ai exercé le métier de boucher pendant dix ans avant de rejoindre la ferme à la retraite de mon père. C’est la deuxième fois que nous faisons un concours. La première fois, c’était à Épinal il y a quelques années. Comme nous sommes sélectionneurs de la race, c’est une suite logique de finalement être ici et de participer à un concours de ce niveau », indique Brice Antoni qui est venu avec deux animaux. Un gros travail génétique Dans un autre hall, l’équipe des éleveurs du syndicat Holstein du Bas-Rhin est présente en force. Elle est accompagnée de Perrine Ludwig, technicienne chez Prim’Holstein France. « Les éleveurs qui sont là sont adhérents chez nous. Ils font du pointage et un gros travail de génétique. Ce concours est important car il est réputé de bon niveau. Il y a de beaux animaux. Pour les professionnels, c’est d’autant plus important d’être présent qu’il n’y a pas grand-chose cette année en raison du contexte sanitaire. Cela leur permet de se revoir. C’est un moment de partage privilégié », précise Perrine Ludwig. Salarié au Gaec Wilt à Dachstein, Mathieu Urban acquiesce. « C’est toujours bien de pouvoir se confronter aux éleveurs des autres départements. Pour nous, c’est une évidence. À tous les concours, nous emmenons plusieurs animaux. C’est le cas cette année avec cinq vaches. L’une d’elle vient de remporter le titre de grande championne au concours virtuel organisé par Prim’Holstein France », précise Mathieu Urban. À quelques mètres, Olivier Wilt est précisément aux petits soins pour Emy, fille de Yorick sur Shottle. Lors de ce concours virtuel, elle s’était démarquée déjà en section par ses dimensions associées à un pis remarquable, notamment au niveau de ses attaches. À l’arrière du hall, la famille Gutzwiller de la ferme du Neuhof à Michelbach-le-Haut dans le Haut-Rhin est bien présente avec ses vaches et génisses. Mais, mardi après-midi, la priorité pour les deux enfants, Alicia et Olivier, est de préparer le concours des jeunes présentateurs. Il faut soigner la conduite des génisses.   Hier, le salon a été inauguré en présence de François Grosdidier, Maire de Metz et Président de Metz Métropole Publiée par Agrimax sur Mercredi 21 octobre 2020  

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