Concours de génisses
Une première participation, pour le « fun »
Concours de génisses
Publié le 11/05/2018
Cette année, Philippe Willem, 18 ans, et Loïs Thieriot, 17 ans, participeront pour la première fois au concours de génisses du festival de l’élevage de Brumath avec trois génisses issues du Gaec de la Prairie, à Kleingoeft.
Philippe Willem habite Kleingoeft. Loïs Thieriot habite Schalbach, en Moselle. Ce qui les rassemble, ce sont les études - ils sont tous les deux étudiants au lycée agricole de Château Salins, Philippe en première année de bac Conduite et gestion de l’exploitation agricole (CGEA), et Loïs en première année de bac Sciences et technologies de l’agronomie et du vivant (STAV) - et leur passion pour les animaux. Philippe Willem est le fils de Thierry Willem, agriculteur au sein du Gaec de la Prairie, dont la principale activité est la production de lait, grâce à un troupeau de 110 vaches laitières de race prim’holstein. La SAU de 180 ha se répartit entre 70 ha de prairies naturelles, 50 ha de maïs, 35 ha de blé, 10 ha de colza, 10 ha d’orge et 10 ha de prairies temporaires. Son acolyte, Loïs Thieriot, est stagiaire au Gaec de la Prairie. Il n’est pas issu d’une famille d’agriculteurs, mais passe tout son temps libre à travailler chez un voisin agriculteur. « Depuis que je suis petit, je pose mon sac en rentrant de l’école, et je vais aider à la ferme », sourit-il. Contaminé par le virus de l’agriculture, il suit un cursus agricole dans le but de s’installer à son tour un jour, et produire du lait. Deux participations à Agrimax Pour Philipppe Willem, cette participation au festival de l’élevage sera une première. « Mon père n’est pas très concours. Mais ça se faisait de participer à des concours autrefois, notamment du côté de ma mère », note le jeune homme, qui est tout de même soutenu par son père dans cette démarche. Loïs Thieriot a déjà arpenté le ring de Brumath à plusieurs reprises. Enfant, il a pris part à la présentation des veaux. Plus tard, il a déjà présenté des génisses du Gaec Urban à Berstett. Pour autant, Philippe Willem n’est plus un novice en matière de concours de race. Il a participé deux années de suite à Agrimax, à Metz, avec son lycée. « Chaque année, les profs et les maîtres d’exploitation proposent aux élèves de participer en présentant des animaux de la ferme du lycée. Tous les élèves motivés peuvent se présenter. Mais ensuite les candidats sont sélectionnés sur leur motivation, la qualité de leur travail de présentation », décrivent les élèves. Les couleurs de l’établissement sont donc défendues par les présentateurs les plus motivés et les plus aguerris. L’essentiel, c’est de participer - et de s’amuser En outre, Philippe Willem a été formé au pointage au lycée. Une discipline où il semble plutôt bien se débrouiller puisque, là aussi, il s’est distingué parmi les élèves des trois classes de son lycée qui ont participé à un concours de pointage interne. « Nous devions pointer une race laitière et une race à viande. Puis les profs ont fait la moyenne des deux notes. » Et les dix premiers - dont lui - ont été sélectionnés pour participer au concours de pointage à Agrimax. Grâce à un bon classement, il a ensuite pu participer au Salon international de l’agriculture à Paris, où il s’est classé 40e sur 80 participants. Du coup, le pointage des animaux fait désormais partie des tâches qui lui ont été attribuées sur la ferme familiale. Un travail qu’il effectue en collaboration avec un sélectionneur d’Élitest, qui l’a également aidé à choisir les trois génisses partant à Brumath : Mandarine, Masha et Naive. Les deux amis l’avouent volontiers, s’ils vont à Brumath cette année, c’est surtout pour le plaisir de participer. Pas pour gagner. Philippe Willem explique : « Nous pratiquons une sélection génétique fonctionnelle, pour la production, pas pour les concours ». Il détaille : « Les animaux de concours ont souvent des grands gabarits. Alors que nous, des grands animaux, on n’en veut pas, car on a un problème de place dans la salle de traite. » Mais peu importe de ne pas figurer sur le podium. Loïs renchérit : « Ce qui nous plaît, c’est la préparation des animaux, l’ambiance et la convivialité. » Le passage sur le ring n’est pas forcément le moment le plus agréable : « Il faut que la génisse avance, ça génère un peu de stress ». Non, vraiment, ce qui compte le plus, c’est de se retrouver entre potes, autour de quelques génisses à préparer !












