Élevage

Publié le 08/06/2018

La ferme d’Anne et Jacky Ernwein a ouvert ses portes à une soixantaine d’écoliers d’Oberhausbergen pour leur faire découvrir ses activités d’élevage de chevaux fjords et vaches charolaises.

C’est à pied qu’une soixantaine d’élèves de l’école primaire Josué Hoffet d’Oberhausbergen se sont rendus à la ferme Ernwein où Sophie Scemama, animatrice d’Interbev Grand Est, et l’éleveuse Anne Erwein leur ont souhaité la bienvenue. Depuis deux ans, l’opération nationale Fermes ouvertes à laquelle participe cette exploitation est organisée conjointement avec les rencontres Made in viande. Les enfants ont démarré cette matinée par la visite du magasin de producteurs Hop’la qui jouxte les bâtiments de la ferme, et auquel « pratiquement 70 % de la production de génisses et jeunes bovins » est destinée, précise Anne Ernwein. Bouche bée devant le poulain ! Anne Ernwein leur a fait découvrir l’élevage de vaches allaitantes, en leur expliquant bien la différence entre les laitières et leurs 180 charolaises, destinées à la viande. Les veaux sont engraissés durant 15 à 18 mois. Devant les vaches, les questions ont fusé. Certaines surprenantes : « Vous avez des vaches chouchou ? » D’autres plus craintives : « Elles ne vont pas nous foncer dessus ? » La belle attraction de cette visite à la ferme a sans conteste été la découverte des poneys fjord et de l’un des 25 poulains nés cette année, Idylle d’Ober, au côté de sa mère Fenzy d’Ober, présentés par Alice Ernwein qui projette, après sa formation au centre équestre de Truchtersheim, d’ouvrir un centre équestre à la ferme. L’animatrice d’Interbev a interrogé les enfants sur l’utilité d’une ferme, l’alimentation des animaux, la différence entre paille et foin, l’utilisation du blé. Une question qui a suscité une réponse unanime : « Des gâteaux ». Elle les a étonnés avec le poids d’une vache, la quantité d’eau bue, 60 à 80 litres par jour, et le grand écart de production de lait entre les laitières, qui donnent 40 l par jour en moyenne, contre 6 à 7 l pour les allaitantes ! Les élèves n’imaginaient pas non plus le grand nombre de morceaux de viande différents sur une vache, le seul qu’ils connaissaient étant le steak haché. Et quand on leur a demandé ce qu’on fait avec leur peau ? « Des doudous », ont répondu les enfants ! Dans ce tour d’horizon de l’élevage, l’animatrice a évoqué les chevaux, les moutons et leur manière de se nourrir, « omnivore comme le cochon et comme nous ». Cette matinée s’est achevée par une dégustation de yaourts, en partenariat avec Alsace Lait. De la théorie à la pratique, une visite fort appréciée !

Fermes ouvertes

Des enfants chez les vaches

Publié le 08/06/2018

Une cinquantaine d’enfants de l’école Saint Nicolas, à Haguenau, ont visité la ferme Boehmler, mardi 29 mai. Une matinée destinée à se familiariser avec les réalités du monde agricole.

« Les bottes sont faites en paille ou en foin ? Pourquoi le taureau a un anneau dans le nez ? » La ferme Boehmler, à Forstfeld, s’est transformée en cour d’école, mardi 29 mai. Trois classes de primaire de Haguenau ont visité l’élevage dans le cadre de l’opération nationale Fermes ouvertes, portée par la FNSEA. Les groupes d’élèves ont pu toucher du doigt les réalités du travail d’agriculteur, accompagnés par des membres de la fratrie Boehmler. Balade dans les champs avec Cindy, cours d’anatomie de la vache par Philippe, démonstration d’enrubannage avec Guillaume tandis que sa compagne, Marie Hoffmann, a présenté un veau. Les gamins se sont aussi entraînés à distinguer blé et orge, à donner du foin aux bêtes et à monter dans le tracteur. « Cette journée nous permet de casser certains clichés. » La phrase ne sort pas de la bouche d’un agriculteur, mais de celle de Mme. Fleitz, institutrice d’une classe de CM1-CM2. Selon elles, les enfants se moquent parfois du monde rural, jugé sale par exemple. « Là on rentre dans le concret, ça permet d’établir une réalité. » Mais pas que. « On cherche aussi à susciter le débat, explique la maîtresse. Sur l’abattage notamment. » « Pas juste une sortie au zoo » « Communiquer, ça fait partie de notre métier maintenant », estime Philippe Boehmler. « On veut montrer notre quotidien », renchérit Guillaume, son frère cadet. Mais recevoir des jeunes nécessite un peu de préparation. Les organisateurs ont nettoyé la cour, retiré tous les objets dangereux du périmètre, rassemblé différentes catégories de bêtes pour donner un bon aperçu du cheptel aux enfants. Mais « ce n’est pas juste une sortie au zoo », souligne Philippe. La matinée doit servir avant tout à ouvrir l’esprit des jeunes au monde agricole. Pour cela, les écoles prévoient des travaux en amont et après la visite. Ainsi, les élèves de Saint Nicolas rempliront un livret, condensé de ce qu’ils ont appris à la ferme. Mais parler à des enfants n’est pas si simple. Alors la FDSEA donne des conseils pédagogiques de base aux nouveaux participants. Les Boehmler, avec dix ans d’expérience, n’ont plus besoin d’aide. La visite se termine par un goûter offert par Alsace Lait. Un bon coup de pub auprès d’un public parfois très éloigné du « consommer local ». « Il vient du supermarché ce yaourt ? », demande un blondinet à casquette. Les agriculteurs n’ont pas fini de communiquer.

Concours de génisses prim’holstein

« Tolle Qualität ! »

Publié le 23/05/2018

C’est à un juge allemand, Nici Nobisch de Niederweis, qu’a été confiée la tâche de départager les 90 génisses prim’holstein. Cet éleveur, qui possède un troupeau de 120 vaches laitières, vient de passer son agrément en tant que juge. Daniel Schwartz a traduit ses commentaires tout au long de ce concours de haute volée.

D’année en année, la tendance se confirme : le concours de morphologie prim’holstein séduit les jeunes qui ne ménagent pas leurs efforts pour présenter des génisses bien clippées et bien dressées. Le public l’a bien compris : il s’est agglutiné autour des barrières du ring, tout au long de l’après-midi, pour les voir évoluer, en dépit d’une météo peu clémente. La première section, composée de dix animaux, est présentée en intégralité par des jeunes filles, dont les plus jeunes - des jumelles - ont à peine 8 ans. Le juge a un coup de cœur pour le n° 12, Riedill Nolwen Red, appartenant à l’EARL Wollenburger à Bindernheim. Une génisse dont le père, Ems Red Pp, est rouge et 100 % sans corne. « Très harmonieuse, elle a une belle longueur et une belle ligne du dessus. » Ce coup de cœur lui vaut une mention honorable au championnat junior. Tout pour plaire ! C’est dans la deuxième section que Nici Nobisch déniche la championne junior. Le n° 15, Nikita (père Highoctane), appartenant au Gaec Dintinger à Weislingen est, selon ses propres dires, « une génisse comme j’aime les voir. Dès le début, elle m’a impressionnée : complète, solide, harmonieuse, elle a un bon développement et un énorme potentiel. » La championne junior réserve est le n° 57, Wilt Elsie (père Beemer) du Gaec Wilt à Dachstein, « extrêmement harmonieuse, très puissante, avec une belle ouverture et une très belle ligne du dessus ». Commentaire du juge : « Si ce sont les espoirs de l’élevage régional, les élevages de demain s’annoncent d’un très haut niveau » ! 100 % rouge, 100 % championne Chez les génisses plus âgées, le Gaec Wilt de Dachstein a tapé dans le mille avec le n° 100, Farnear Argovia Red (père Arvis Rf), une génisse rouge qu’il détient en copropriété avec l’EARL Schwartz et Manuel Chasseriau. « C’est à cela que doit ressembler une prim’holstein, estime le juge. Très puissante, très harmonieuse, elle a un caractère laitier très marqué. » Il est persuadé qu’un bel avenir l’attend : « Elle a énormément de potentiel pour devenir une super vache ». Après avoir remporté le championnat adulte, Farnear Argovia Red est sacrée grande championne de ce concours 2018. La championne réserve est issue du même élevage. Il s’agit de la génisse n° 69, Wilt Edaline (père Beemer), qui a séduit le juge par son caractère harmonieux, sa solidité et son aisance à se déplacer. Nici Nobisch n’a pas résisté à l’envie de décerner un coup de cœur à la génisse n° 108. DLC Manou (père Izonzo), du Gaec de la Cigogne à Wolfisheim, l’a impressionné dès son entrée sur le ring par sa féminité. À l’issue de ce concours, Nici Nobisch n’a pas caché son enthousiasme. « Mon vœu le plus cher, ce serait d’emporter ces trois animaux dans mon élevage. Ce sont des génisses vraiment exceptionnelles, de belles vaches en devenir ! »

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