Élevage

Filière volaille de chair bio

Le GIE Les Plumes bios du Grand Est est né

Publié le 20/09/2018

Le 5 septembre à Réchicourt-le-Château, le Groupement d’intérêt économique (GIE) Les Plumes bios du Grand Est était porté sur les fonts baptismaux. Objectif : créer de la synergie entre tous les maillons de la filière.

Le GIE Les Plumes bios du Grand Est émane de la filière longue poulets bios lancée en 2010 en Alsace. À l’époque, il y avait quatre éleveurs, un couvoir, deux abattoirs et une production de quelque 500 poulets par semaine. Peu à peu, la filière s’est structurée, notamment par la création d’une association d’éleveurs, Les Plumes bios du Grand Est, en 2015. « Aujourd’hui nous sommes 15 éleveurs, 55 bâtiments, le couvoir de l’Est, la minoterie Dornier, les abattoirs Siebert et Meyer, deux centres de formation - à Rouffach et à l’Alpa de Nancy -, l’Organisation professionnelle de l’agriculture biologique en Alsace (Opaba) et la Chambre d'agriculture Grand Est (Crage). Et nous produisons quelque 5 000 poulets par semaine, soit 260 000 poulets par an », décrit Francis Humann, président du nouveau GIE et de l’association d’éleveurs. Toutes ces parties prenantes étaient déjà en relation, mais la création d’un GIE de moyens permet d’associer producteurs et fournisseurs dans une même entité tout en conservant des structures juridiques distinctes. Objectif : « Apporter la synergie nécessaire au bon fonctionnement de l’ensemble en mettant tous les opérateurs autour de la table afin d’identifier les freins et de les lever en optimisant l’organisation du travail, le planning, le soutien technique, pour progresser ensemble vers une filière plus innovante, plus respectueuse de l’environnement et apportant un vrai plus sur les exploitations. » Concrètement, le GIE aura un conseil d’administration et un fonctionnement collégial, avec des rencontres tous les trimestres entre les différents acteurs. La reconnaissance en tant que GIE permet en outre de bénéficier d’un soutien financier pour structurer la filière, notamment de la part de la Région Grand Est. Les éleveurs continueront à bénéficier du soutien technique de la Crage, notamment pour la veille sanitaire. L’animation sera assurée par l’Opaba, qui s’apprête, elle aussi, à se structurer avec ses homologues du Grand Est en janvier. « Fabricant d’aliment, couvoir, abattoir, éleveur, chaque opérateur fait son métier et doit être correctement rémunéré pour cela. C’est ce que permet le GIE, en mettant en commun nos compétences et nos métiers. Mais c’est une démarche qui demande l’adhésion de tous, et notamment des éleveurs qui doivent assurer l’approvisionnement local de l’aliment », poursuit Francis Humann. Le GIE doit notamment permettre de mieux planifier la production. Car les abattoirs, qui sont aussi metteurs en marché, doivent s’adapter à une consommation de volaille qui évolue vers davantage de découpes et de produits transformés. Enfin, la création de ce GIE sera aussi l’occasion de mettre sur le papier certaines formalités orales en vue de l’intégration de futurs nouveaux membres. « Le GIE doit permettre à chacun de connaître les règles au départ », indique Francis Humann. Car le GIE a déjà un projet dans les cartons : la diversification des éleveurs dans la production de pintades bios.

Foire européenne de Strasbourg

Une première pour les éleveurs de porcs

Publié le 18/09/2018

Saucisse blanche, lard, échine sur le gril, salami et saucisson sur la table de dégustation. L’association des jeunes éleveurs de porcs a participé pour la première fois à la foire européenne de Strasbourg, samedi 15 septembre. Ses membres ont distribué environ 300 repas tout au long de la journée. Cette apparition présage une recrudescence des activités de la part des jeunes éleveurs. « On a repris l’association cette année, elle dépérissait », explique Guillaume Jung, éleveur et président JA du canton de Truchtersheim. Les membres se rencontraient toujours lors de réunions techniques, mais avaient délaissé les actions de communication auprès du grand public. Ce samedi a donc marqué un nouveau départ pour ce collectif.

Foire européenne de Strasbourg. Syndicat ovin du Bas-Rhin

Tonte de mouton et agneau à la plancha

Publié le 18/09/2018

La filière ovine était à l’honneur le week-end dernier à la foire européenne de Strasbourg.

Le syndicat ovin du Bas-Rhin animait le chapiteau de l’espace agricole, samedi 8 septembre, avec des démonstrations de tonte de mouton et un espace restauration. Dès le matin, une dizaine de ses membres étaient mobilisés, autour d’Hervé Wendling, son président, pour préparer le barbecue du berger : des tranches de gigot d’agneau cuites à la plancha et servies avec des frites. Et dans l’espace agricole ce jour-là, le midi et le soir, pas question de servir autre chose que de la viande estampillée « Agneau Terroir d’Alsace ». Son goût, sa tendreté et sa provenance locale sont des atouts que les membres du syndicat ne se privent pas de mettre en avant. La marque, qui fête un peu plus de cinq ans d’existence, a ses fidèles parmi les visiteurs de la foire européenne. Ceux qui l’ont appréciée les années précédentes en redemandent. En début d’après-midi, plus de la moitié du stock prévu pour la journée est déjà partie, constate Hervé Wendling, Cette présence à la foire européenne est « la dixième et dernière » pour le président du syndicat ovin du Bas-Rhin. Il annonce qu’il quittera la présidence au printemps 2019. Ces dix années de mandat ont fait souffler un vent de renouveau sur la filière ovine : avec l’aide de Jean-Pierre Saulet-Moes, technicien à la Chambre d’agriculture d’Alsace, et le soutien de Jean-Paul Bastian, le syndicat ovin a contribué à la modernisation des bergeries, à l’organisation des Ovinpiades, à la création de la marque Agneau Terroir d’Alsace, à l’organisation du congrès de la Fédération nationale ovine en 2015. « À l’avenir, on va essayer de se répartir les rôles pour que tout ne repose pas sur une seule personne », indique Hervé Wendling. En attendant, pour les quelques mois qu’il lui reste à accomplir à la tête du syndicat ovin, et dans la perspective des prochaines élections à la Chambre d’agriculture, il se fixe pour objectif de convaincre l’équipe sortante « qu’une petite filière partie de rien comme la filière ovine mérite d’être reconnue, à l’égal des autres filières. » À bon entendeur…

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