École des jeunes présentateurs
La relève est assurée
École des jeunes présentateurs
Publié le 20/04/2018
Les 14 et 15 avril derniers, 13 personnes ont participé à l’école des jeunes présentateurs organisée par le Syndicat de la race prim’holstein du Bas-Rhin. Une nouvelle promotion qui participera au concours des jeunes présentateurs du 12 mai, dans le cadre du festival de l’élevage de Brumath.
C’est une école pas tout à fait comme les autres, qui n’ouvre que deux jours tous les deux ans. Et dont le programme de formation est bien précis : il s’agit d’apprendre tout ce qu’il faut savoir pour participer à un concours de race bovine. Et, pour présenter des animaux qui ont une chance de gagner, la base, c’est la sélection génétique. « Nous apprenons aux participants à lire et à analyser les index, qui reflètent ce que les taureaux sont susceptibles de transmettre à leurs filles. Car bien choisir les accouplements permet de compenser certaines faiblesses et d’améliorer la génétique du troupeau. C’est la base du travail de sélection », indique Salomé Vieux, l’une des formatrices de cette école. La finalité des concours de race, c’est de montrer tout ce travail de sélection qui a été effectué en amont. Il s’agit donc de trouver l’animal qui saura le mieux le valoriser, c’est-à-dire « se montrer », et sur lequel il est possible de bien mettre en avant les qualités génétiques du troupeau, et éventuellement masquer quelques défauts. Des animaux au top de leur forme Pour pouvoir présenter des animaux au top de leur forme le jour J, il est important de les nourrir correctement. L’alimentation fait donc l’objet d’un module de formation. « L’alimentation, c’est un choix de chaque éleveur, en fonction de ce qu’il y a sur chaque exploitation. Certains ont la possibilité de faire beaucoup d’herbe, d’autres moins », note Salomé Vieux. Du coup, pas de recette miracle pour obtenir une silhouette parfaite. Pas non plus d’aliment miracle pour accroître les performances des animaux. « Nous détaillons les principales caractéristiques de l’alimentation des génisses dans l’optique de participer à un concours. Et les conséquences de l’alimentation sur la croissance et la reproduction. Par exemple, si une génisse graisse trop, elle risque de voir sa fécondité diminuer », poursuit Salomé Vieux. Vient ensuite la préparation du concours. Le jour J, les animaux doivent être soigneusement préparés. Un travail qui commence par une bonne douche. Là aussi, quelques astuces permettent d’optimiser le résultat : « En appliquant le savon d’abord sur la ligne de dos de l’animal, il coule ensuite sur les flancs », illustre Salomé Vieux. Puis sur les pattes. Tout le corps de l’animal est ainsi savonné et brossé, dans le but d’obtenir un pelage tout propre. Après un temps de séchage, place à la tonte. L’objectif de cette opération est de valoriser les qualités des animaux : une belle ligne de dos, une belle attache de la mamelle, des aplombs bien dessinés… Tous les points forts des animaux peuvent être mis en avant grâce à quelques coups de tondeuse bien placés. Du calme pour gagner Enfin, il faut savoir présenter les animaux. Et ça s’apprend avec de l’entraînement, aussi bien de la génisse que de son guide. La génisse doit être habituée à marcher, à la musique, à ne pas s’effrayer au moindre bruit. Le présentateur doit savoir avant tout « rester calme ». Pour les deux formatrices, c’est la base d’une présentation réussie. À cela s’ajoute la manière de tenir le licol, de mener l’animal, d’être en harmonie avec lui, de bien le placer à l’arrêt pour mettre en avant ses qualités, d’être attentif à ce qui se passe autour, et surtout au juge. Après une journée de samedi très studieuse, entre apprenants et formateurs, la journée de dimanche était plus conviviale : la famille, les amis, les curieux étaient invités à venir découvrir le travail de présentation, et à profiter des grillades proposées sur place par les organisateurs. La prochaine session de l’école des jeunes présentateurs aura lieu dans deux ans. Un rythme qui convient bien aux organisateurs : « Préparer ces deux jours prend pas mal de temps. Nous avons choisi et entraîné les génisses en amont. Il faut assurer la formation et la restauration. En plus du travail que nous avons tous à faire sur nos fermes », note Jean-François Dintinger, président du Syndicat de la race prim’holstein du Bas-Rhin. Et, en ne proposant cette formation qu’un an sur deux, « les personnes qui s’inscrivent sont motivées, et on a plus de chances de les retrouver dans de futurs concours ».












