Élevage

Cheval ardennais

La team Alsace

Publié le 12/03/2018

Neuf chevaux de trait ardennais ont participé au Salon international de l’agriculture. Quatre d’entre eux viennent d’élevages alsaciens et ont tous remporté de bons résultats aux concours. De quoi mettre du baume au cœur des éleveurs de cette race en difficulté.

« C’est bien qu’on ait une équipe Alsace. » Dans le local rudimentaire réservé aux éleveurs de traits Ardennais, Nathalie Gerber, de Sarre Union, savoure les bonnes performances des quatre chevaux alsaciens au Salon international de l’agriculture. Des résultats encourageants tant pour la race que pour les éleveurs de la région. Ainsi, Nathalie et ses trois compatriotes (Bernard Arth, Franck Lehmann et Jean-Marie Gantzer) ont remporté quatre podiums et une quatrième place sur les cinq épreuves où ils ont concouru. Récompense pour tout le travail accompli. « Avec Capuchino (son cheval), nous nous sommes entraînés tous les jours pendant deux mois, sous la pluie et même la nuit avec une lampe frontale », sourit la porte-parole des ranchs alsaciens. Pour elle, la présence des éleveurs alsaciens au salon représente un pas en avant. « En Alsace, les élevages sont petits et un peu individualistes, regrette-t-elle. Chacun travaille de son côté. » Alors cet événement en commun sonne comme un mariage tant attendu. « une race menacée » Cerise sur le gâteau, ces succès ont été arrachés dans des épreuves réunissant différentes races de chevaux de trait. Un vrai boost pour la visibilité de l’ardennais. Qui en a bien besoin. « C’est une race menacée », remarque Nathalie, grave. Ainsi, les effectifs n’ont cessé de diminuer durant le XXe siècle. Coup sur coup touchés par la guerre et la mécanisation des travaux agricoles et industriels. En effet, les populations d’ardennais se répartissent principalement entre la Belgique, le Luxembourg et le quart nord-est de la France. Pile sur la zone de front lors de la Première Guerre mondiale. Les chevaux ont payé un lourd tribut dans ce conflit. Ils servaient surtout au transport de matériel vers les tranchées. Mais un autre facteur a eu raison de ce cheval : la mécanisation. Tracteurs, trains et machines à moteur ont remplacé les chevaux de trait pour les travaux des champs, des mines ou dans les transports. Aujourd’hui, cette race revient grâce à l’équitation de loisir. Mais le niveau des naissances reste assez faible. La race a besoin de soulever de nouvelles vocations. C’est pourquoi Nathalie et ses collègues tentent de faire briller l’image de ce destrier.  

Syndicat de la race prim’holstein du Bas-Rhin

Rendez-vous en mai à Brumath

Publié le 10/03/2018

Entre le Festival de l’élevage à Brumath et le salon Cœur d’élevage à Colmar, la saison s’annonce riche en événements pour les éleveurs de la race prim’holstein !

2017 a été une année intense pour les membres du syndicat de la race prim’holstein du Bas-Rhin. En avril, les éleveurs avaient rendez-vous à Épinal pour la dernière édition d’Eurogénétique. Le président, Jean-François Dintinger, a félicité les élevages Wollenburger de Bindernheim et Wilt de Dachstein : « Toutes les vaches qu’ils ont présentées sont montées sur le podium. » En mai, ils étaient de retour à Brumath pour le Festival de l’élevage. Le concours de génisses a vu défiler 83 animaux du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle. Fin octobre, à l’invitation des éleveurs mosellans, 21 prim’holstein de neuf élevages bas-rhinois ont fait le voyage au salon Agrimax de Metz. L’année s’est achevée par le traditionnel voyage d’étude. Jean-François Dintinger a rendu hommage à Jean-Philippe Urban, décédé récemment. « C’était un membre actif de l’élevage du département. » Après la lecture du procès-verbal de l’assemblée générale 2017 par Laure Fritsch, secrétaire du syndicat, le trésorier, Philippe Richert, a rendu compte d’une situation financière saine. Lors du renouvellement du conseil, Ludovic Kieffer a remplacé François Rohmer qui ne souhaitait pas se représenter. À l’école des jeunes présentateurs Le syndicat prim’holstein organise une nouvelle édition de l’école des jeunes présentateurs, les 14 et 15 avril au Gaec Wilt de Dachstein. « Nous allons former une douzaine de jeunes, a expliqué Olivier Wilt. C’est important pour les motiver à participer aux concours. » Cette session est ouverte à tous, qu’ils soient ou non issus du monde de l’élevage. Car la formation ne se résume pas au clippage et à la préparation des animaux. Elle porte aussi sur le choix des animaux, la lecture des index, la tonte, l’alimentation des bêtes de concours, etc. Le Festival de l’élevage aura lieu les 12 et 13 mai au plan d’eau de Brumath. Le président a lancé un appel aux bénévoles pour le montage des stands qui débutera le jeudi, jour de l’Ascension. L’événement de l’année sera le salon Cœur d’élevage, du 21 au 23 juin à Colmar. Coorganisé par Thomas Prinz et le Parc des expositions de Colmar, il prendra le relais d’Eurogénétique, mais avec une présence renforcée du monde de l’élevage. Les principales races laitières de la région seront en concours. « Chaque département peut faire concourir le nombre d’animaux qu’il désire. Le Bas-Rhin s’est engagé à présenter une vingtaine d’animaux », a indiqué Jean-François Dintinger. Un courrier pour les inscriptions sera envoyé aux éleveurs dans les prochaines semaines. La participation des éleveurs étrangers n’est pas encore confirmée. Suite à la découverte d’un foyer de FCO sérotype 4 en Haute-Savoie en novembre 2017, une zone réglementée a été mise en place en France, a expliqué Céline Zuber, du GDS Alsace. Les animaux peuvent circuler librement à l’intérieur du pays, mais les animaux étrangers devront obligatoirement être vaccinés pour retourner chez eux. Faire circuler les données Philippe Caussanel, chef du service élevage de la Chambre d'agriculture d’Alsace, a relevé le taux de participation important - plus de 60 % - aux réunions du Contrôle laitier qui viennent de s’achever. Il a insisté sur l’intérêt d’intégrer un groupe technico-économique - il en existe une demi-douzaine dans le Bas-Rhin. « Il y a une marge de progrès dans chaque élevage, mais pour la trouver, il faut accepter de mettre les chiffres sur la table et de se comparer aux autres éleveurs », a-t-il souligné. La digitalisation des données d’élevage est en marche. Le projet « Harmony Grand Est » rassemble tous les acteurs du monde de l’élevage : les GDS, les contrôles laitiers, les centres d’insémination, les laiteries, les acheteurs de bovins, les services informatiques, l’Université de Lorraine, Arvalis - Institut du végétal, le CIL Grand Est, les centres de gestion, etc. L’objectif est de rassembler toutes les données existantes sur les élevages, souvent dispersées, pour les valoriser au profit des éleveurs et de la filière, et ainsi améliorer la conduite des élevages au quotidien. « Nous sommes en train de constituer une plateforme pour que tous les éleveurs puissent travailler ensemble et que tous les organismes puissent partager leurs informations. L’idée est de simplifier la vie à tout le monde. Nous sommes à l’écoute de vos suggestions pour faciliter ce partage d’informations », a poursuivi le chef du service élevage. Sachant que le consentement de l’éleveur est impératif pour la diffusion de ses informations. Un nouvel index, l’efficacité alimentaire Le catalogue Élitest ne cesse de s’enrichir, a indiqué Luc Voidey, directeur technique d’Élitest. Après l’acétonémie et la santé du pied, un index mesurera prochainement l’efficacité alimentaire. Parallèlement, une inversion de tendance se fait jour : « Pour la première fois, on sélectionne positivement la fertilité. Autrefois, l’augmentation de la production laitière était corrélée à la baisse de la fertilité : un taureau productif en lait n’aurait pas été productif en repro. Aujourd’hui, la sélection génomique nous permet de mettre l’accent sur la fertilité et les caractères repro dans les élevages pour apporter du progrès génétique. On croise génotype et phénotype, ce qui permet d’aller très vite. On peut continuer à sélectionner intensément sans nuire à la fertilité des animaux. » À l’issue de l’assemblée générale, le trophée Holstein 2017 a été remis à l’EARL Lehmann de Reutenbourg, l’EARL Longchamp d’Altwiller (lait à 7 % bio - 9 046 kg) et le Gaec ferme Kleinfeld de Hilsenheim (lait à 7 % - 13 282 kg). Par ailleurs, huit vaches ont été récompensées pour leur belle carrière laitière. Elles ont produit plus de 10 000 kg de lait ! Les heureuses élues sont : Accolade (107 327 kg) du Gaec Bignet Leininger à Ringeldorf, Affamée (105 701 kg) de l’EARL Kieffer de Behlenheim, Augustine (103 775 kg) du Gaec Geyer de Domfessel, Divine (103 220 kg) du Gaec ferme Kleinfeld de Hilsenheim, Amélie (102 351 kg) de l’EARL Richert à Wolschheim, Vanina (102 096 kg) du Gaec Dintinger à Weislingen, Anémone (102 082 kg) du Gaec Geyer de Domfessel et Viola (101 048 kg) du Gaec Wilt à Dachstein.

13e ovinpiades des jeunes bergers

Un Alsacien franc-comtois sur le podium

Publié le 09/03/2018

Louis Frischinger a remporté la médaille d’argent de la finale européenne des Ovinpiades des jeunes bergers, samedi 24 février au Salon de l’agriculture. Un succès alsacien et franc-comtois puisque Louis étudie au lycée de Dannemarie-sur-Crête, près de Besançon… mais vient de Tagsdorf dans le Haut-Rhin.

Le règlement des Ovinpiades des jeunes bergers est pourtant clair. Deux candidats par région. Pourtant, trois jeunes alsaciens ont participé à la finale de la compétition, en ouverture du Salon de l’agriculture. Tricherie ? Plutôt hasard des affectations scolaires. En effet, Yvan Stoffel et Florian Huchot, du lycée d’Obernai, ont concouru sous les couleurs alsaciennes. Louis Frischinger, originaire du Haut-Rhin, a défendu la bannière de Franche-Comté, la région où il étudie. Une coïncidence payante. En effet, Louis ramène les lauriers avec sa deuxième place. Yvan termine 13e et Florian 15e. « C’est une belle surprise, a réagi le jeune lauréat à l’annonce des résultats. Je pensais finir dans les dix premiers, mais deuxième c’est incroyable. » Un résultat qui montre aussi les progrès accomplis. En 2016, pour sa première participation à Paris, Louis avait fini à la septième place. Au total, 38 jeunes venus de toute la France ont manipulé brebis, béliers et agneaux sur le ring principal du pavillon élevage. Les participants se sont mesurés à travers deux épreuves théoriques et six ateliers pratiques. Tri des brebis, évaluation de l’état corporel, génétique, parage des onglons… Des tâches inhérentes à l’élevage ovin. En parallèle, une Ovinpiades entre pays européens (Belgique, Irlande) et une compétition par équipe se sont déroulées au Salon de l’agriculture. Une manière ludique de promouvoir une activité en perte de vitesse sur le plan national et international.

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