Conduite d’élevage. Détection des gestations
Gestadetect, un test simple et fiable
Conduite d’élevage. Détection des gestations
Publié le 08/02/2018
Depuis le 1er janvier 2018, les éleveurs adhérents au Contrôle de performances peuvent bénéficier du service de détection des gestations Gestadetect. Un test simple, précoce, fiable et non intrusif.
Jusqu’à tout récemment, pour confirmer ou infirmer la gestation d’une vache après son insémination, les éleveurs avaient deux options : l’échographie ou la palpation. Deux options qui fonctionnent, mais qui ont chacune des inconvénients. La première n’est pas très précoce, requiert un équipement spécifique, ou l’intervention d’un spécialiste. La seconde n’est pas non plus très précoce, et intrusive pour les animaux. La nouvelle venue sur le marché, Gestadetect, affranchit les éleveurs de ces inconvénients. Le principe de cette espèce de test de grossesse pour vache repose sur le dosage de protéines associées à la gestation (PAG), qui ne sont produites qu’à partir de 28 jours de gestation. Ces protéines circulent dans le sang de la vache gestante, donc passent dans son lait, où elles sont détectées au moyen d’un test Élisa. Philippe Caussanel, responsable du service élevage à la Chambre d'agriculture d’Alsace, avance une sensibilité de 99 % (si le test conclut que la vache est pleine, elle l’est effectivement dans 99 % des cas) et une spécificité de 95 % (si le test conclut que la vache est vide, elle l’est effectivement dans 95 % des cas). Il subsiste donc quelques cas qui peuvent être douteux, mais la fiabilité du test est tout de même très bonne. Autres avantages : sa simplicité, puisqu’il suffit de prélever un échantillon de lait ; sa précocité, puisque le test est réalisable 28 jours après l’insémination ; sa praticité et sa sécurité puisqu’il n’est plus nécessaire de manipuler les animaux et de pratiquer des gestes qui peuvent être sources de transmissions de maladies… Gare aux mélanges de lait En pratique, le service Gestadetect est ouvert aux éleveurs adhérents au Contrôle de performances depuis le 1er janvier 2018. Il est recommandé d’effectuer deux tests Gestadetect : un premier au moins 28 jours après l’insémination, qui vise à rapidement détecter les vaches vides ; un autre deux à trois mois après le début de la gestation, pour détecter d’éventuelles pertes d’embryon. La prise d’échantillon doit se faire pendant un contrôle True test ou Lactocorder afin de ne pas mélanger le lait de deux vaches. Car c’est là l’une des seules limites de la technique : le risque de mélanger le lait de deux vaches, ce qui pourrait conclure à la gestation d’une vache d’après le lait de la précédente, ou inversement. Ce frein est plus important pour la traite robotisée. Des investigations sont en cours pour le lever. Elles semblent démontrer que, pour les robots Lely, le problème pourrait être résolu assez facilement. Mais pour les robots Delaval, les choses se corsent : « Il y aurait trop de lait résiduel dans le système de traite entre deux vaches », explique Philippe Caussanel.












