Élevage

13e ovinpiades des jeunes bergers

Un Alsacien franc-comtois sur le podium

Publié le 09/03/2018

Louis Frischinger a remporté la médaille d’argent de la finale européenne des Ovinpiades des jeunes bergers, samedi 24 février au Salon de l’agriculture. Un succès alsacien et franc-comtois puisque Louis étudie au lycée de Dannemarie-sur-Crête, près de Besançon… mais vient de Tagsdorf dans le Haut-Rhin.

Le règlement des Ovinpiades des jeunes bergers est pourtant clair. Deux candidats par région. Pourtant, trois jeunes alsaciens ont participé à la finale de la compétition, en ouverture du Salon de l’agriculture. Tricherie ? Plutôt hasard des affectations scolaires. En effet, Yvan Stoffel et Florian Huchot, du lycée d’Obernai, ont concouru sous les couleurs alsaciennes. Louis Frischinger, originaire du Haut-Rhin, a défendu la bannière de Franche-Comté, la région où il étudie. Une coïncidence payante. En effet, Louis ramène les lauriers avec sa deuxième place. Yvan termine 13e et Florian 15e. « C’est une belle surprise, a réagi le jeune lauréat à l’annonce des résultats. Je pensais finir dans les dix premiers, mais deuxième c’est incroyable. » Un résultat qui montre aussi les progrès accomplis. En 2016, pour sa première participation à Paris, Louis avait fini à la septième place. Au total, 38 jeunes venus de toute la France ont manipulé brebis, béliers et agneaux sur le ring principal du pavillon élevage. Les participants se sont mesurés à travers deux épreuves théoriques et six ateliers pratiques. Tri des brebis, évaluation de l’état corporel, génétique, parage des onglons… Des tâches inhérentes à l’élevage ovin. En parallèle, une Ovinpiades entre pays européens (Belgique, Irlande) et une compétition par équipe se sont déroulées au Salon de l’agriculture. Une manière ludique de promouvoir une activité en perte de vitesse sur le plan national et international.

Publié le 02/03/2018

Deux résidents de l’Établissement et service d’aide par le travail (Esat) du Sonnenhof ont passé le week-end au Salon de l’agriculture. Un séjour pas comme les autres rendu possible grâce au concours des moniteurs de l’établissement.

Ils observent en connaisseurs deux montbéliardes stationnées le long d’une allée du Salon international de l’agriculture, samedi midi. Alexandre Hermann et Emmanuel Lambert les connaissent bien. Logique. Ils travaillent dans l’élevage de l’Esat du Sonnenhof, à Bischwiller. L’exploitation emploie des personnes handicapées mentales afin d’aider à leur insertion sociale. Et elle permet à ces deux résidents de visiter le Salon pour la première fois. « C’est vrai qu’on ne serait jamais venus tout seuls », reconnaît Alexandre entre deux bouchées de suprême de poulet commandé dans un restaurant du hall principal. Les deux hommes sont pourtant autonomes. Ils louent leurs propres appartements, Alexandre conduit une voiture sans permis et il vient même en vacances à Paris chez sa grand-mère. Toujours accompagné de sa sœur. Mais un tel voyage implique trop de stress et de logistique à prendre en compte. Alors ce week-end, Jean-Michel Leininger joue les chaperons. Ce moniteur de l’atelier menuiserie de l’Esat vient au Salon après des années d’absence. À peine débarqués à la gare de l’Est, les trois hommes ont sauté dans le premier métro à destination du Parc des expositions. Sans même passer par leur hôtel. « On voyage léger », sourit Jean-Michel. Tout sourire sur le podium Son rôle ? Guider les deux résidents à travers la marée parisienne et s’assurer que tout le monde revient à bon port. « On ne se quitte pas sinon ça va vraiment devenir compliqué. » Leur priorité pendant ces deux jours ? Voir les animaux bien sûr. En plus, dimanche matin, Haïda et Java, les deux vaches de l’Esat, passent sur le ring principal du Concours général agricole. Ils sont venus en supporters. Les équipes du centre sont habituées à ces voyages. Les moniteurs essayent d’amener des résidents à chaque concours. Paris en 2015 et 2016, Épinal l’année dernière. « La participation des bêtes valorise beaucoup le travail des résidents qui s’en occupent toute l’année », se réjouit Véronique Littner, monitrice ultra-polyvalente qui assiste Jean-Marie Schoenel et ses deux montbéliardes. En cas de victoire le lendemain, ce serait une apothéose. Bingo ! À 13 h 20, Java monte sur la première marche du podium. Elle vient de remporter les titres de championne jeune et meilleure mamelle jeune. À ses côtés, Jean-Marie, sa famille, Véronique… Ainsi qu’Alexandre et Emmanuel, tout sourire, médailles à la main. Ému, Jean-Marie Schoenel réserve un mot pour « tous ceux qui sont restés à maison et qui s’occupent des vaches avec les moniteurs. » L’Esat, c’est avant tout un travail d’équipe.

Publié le 02/03/2018

Les éleveurs alsaciens de chevaux de trait de la race ardennaise ont une nouvelle fois conquis le jury parisien. Voici le palmarès de cette édition 2018 : Trophée Trait d’avenir : 4e Cappuchino de la Zorn, de Francis Gerber à Sarre-Union Concours modèles et allures (grande taille) : 1er Vicki du Vallon, de Frank Lehmann à Mothern Concours modèles et allures (petite taille) : 2e Danette de Fresnoy, de l’EARL Arth à Oberlauterbach ; 3e Charmante de la Zorn, de Jean-Marie Gantzer à Minversheim.

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