Élevage

Concours de génisses prim’holstein

Une génisse lorraine, championne incontestée

Publié le 15/05/2019

Une foule impressionnante se pressait autour du ring, dimanche après-midi, pour suivre le défilé des plus belles génisses prim’holstein. Certaines d’entre elles ont fait des kilomètres, depuis le Sundgau et la Lorraine, pour participer à cette confrontation. Elles n’ont pas regretté le déplacement, puisqu’elles ont décroché des premiers prix de section et des titres de championnat. Mais les éleveurs bas-rhinois n’étaient pas en reste…

« La féminité dans la génisse, c’est ce que je recherche aujourd’hui », indique le juge luxembourgeois, Pit Bosseler, en désignant la gagnante de la 1re section, Riedill Oréal (n° 9), de l’EARL Wollenburger de Bindernheim. La n° 6, Wilt Oulette, du Gaec Wilt de Dachstein, et la n° 2, Ducket Tequila, une copropriété de l’EARL Schwartz de Hochstett et du Gaec Wilt, occupent les deux places suivantes. Dans la 2e section, la première est Hamant-Peltre Odaia (n° 26), du Gaec Hamant-Peltre de Guermange en Moselle. Le juge est séduit par « sa finesse, son caractère laitier, la qualité de ses membres inférieurs ». À sa suite, Oda du Neuhof (n° 18), de l’élevage du Neuhof à Michelbach-le-Haut, et Opérette (n° 24), du Gaec des Sources à Lupstein-famille Wendling. Dans la 3e section, le jugement est très serré. « La première est plus fine et plus développée pour son âge. » Il s’agit de Wilt Eldéna (n° 29), du Gaec Wilt. Viennent ensuite Odie (n° 37), du Gaec Thiebaut à Craincourt en Moselle, et HMP Adonis (n° 35), du Gaec Hoffstetter à Largitzen. Dans la 4e section, le public peut admirer des génisses soigneusement clippées, certaines d’entre elles faisant montre de fantaisie, avec une crête à l’iroquoise. La première est Octavie (n° 42), du Gaec Thiébaut. « Une génisse spéciale, sans doute l’une des plus complète du concours. Elle exprime bien le caractère laitier. » HMP Sylvie (n° 39), du Gaec Hoffstetter, se classe deuxième ; et Orchidée (n° 45) de la SCL Boos à Blaesheim, termine troisième. Très pédagogique, le juge explique aux autres éleveurs pourquoi leur animal n’a pas été choisi. « Prête pour gagner » Huit animaux sont en concours pour le championnat junior. C’est la génisse n° 26, Hamant-Peltre Odaia, qui l’emporte. « Elle était prête pour gagner aujourd’hui. Elle est menée par un jeune présentateur tout aussi talentueux. » Riedill Oréal (n° 9) est réserve championne. Dans la section 5, HMP Hélène (n° 52), du Gaec Hoffstetter, se démarque par la qualité de ses pattes et de ses membres. La deuxième est Oriane (n° 53), du Gaec Thiébaut, la troisième Odessa (n° 57), du Gaec Losser à Mussig. Dans la section 6, c’est Riedill Opéra (n° 61) de l'EARL Wollenburger qui l’emporte. « Elle est fine dans ses os et son bassin laisse augurer une très bonne vache. » Sa féminité et son caractère laitier ont séduit le juge. Derrière elle, Faithemy (n° 67) de l'EARL Schwartz à Hochstett et Orianered (n° 64) de l’EARL Guth à Littenheim. La section 7 est dominée par Oleostar du Saulnois (n° 76), du Gaec du Saulnois à Remilly en Moselle. « Elle était prête pour le concours », estime Pit Bosseler. Viennent ensuite deux vaches sous numéro, 86 (n° 83 dans le catalogue) et 102 (n° 78), appartenant toutes deux au Gaec de Wittelsheim. Dans la section 8, les affaires se corsent. « C’est plus serré qu’avant », lance le juge. La première place revient à DLC Noudy (n° 92), du Gaec de la Cigogne à Wolfisheim. « Elle n’est pas aussi bien préparée pour les concours que les autres, mais elle a une très belle ligne de dos. » À la deuxième et troisième place, Wilt Yvetta (91), du Gaec Wilt et Nohl Lyana (n° 93), une vache en copropriété appartenant au Gaec Wilt, à l’EARL Schwartz, à Mathieu Urban et à la Ferme intense, un élevage canadien. À l’heure du championnat senior, le juge opère un premier tri et cinq génisses restent dans le ring pour le sprint final. Et quand il tape sur le flanc de la génisse portant le n° 61, Riedill Opéra, sa meneuse pousse un hurlement de joie. Oléostar du Saulnois est classée championne réserve. Une rouge au nom étrange C’est une vache au nom peu banal, Ok. Taper. T - prononcer OK t’as pété - (n° 49) qui remporte le championnat rouge, une vache de l'EARL des Troènes à Baudrecourt. « Sa ligne de dos est vraiment belle. » Derrière elle, on trouve Ombre Red TH (n° 38), du Gaec du Tilleul à Traubach-le-Bas, et Orianered (n° 64), de l’EARL Guth. Moment intense pour les meneurs et les spectateurs, le sacre de la grande championne de ce concours de génisses. C’est un élevage mosellan qui remporte la distinction suprême, avec Hamant Peltre Odaia (n° 26), du Gaec éponyme. Décidément, les éleveurs lorrains n’auront pas fait le déplacement pour rien ! C’est un concours de jeunes pousses, souligne le juge. « 70 jeunes ont présenté des génisses, c’est formidable et c’est l’avenir de notre métier. » Il a eu une pensée pour tous ceux qui, dans l’ombre et souvent durant la nuit, ont clippé les animaux. Jean-François Dintinger, président du Syndicat de la race prim’holstein, clôt ce concours.

Festival de l’élevage de Brumath

Un spectacle multiracial

Publié le 14/05/2019

Jamais le festival de l’élevage n’avait donné à voir une telle diversité de races bovines. Car si la suprématie de la prim’holstein reste incontestable, de nouveaux venus bousculent le paysage alsacien, comme la jersiaise, la stabiliser et la brune. De leur côté, simmental et montbéliardes font de la résistance !

Le spectacle a commencé dès le matin dimanche dernier au plan d’eau de Brumath, avec la ronde des simmental. Michael Schmidt, éleveur à Wittelshofen en Allemagne, œuvre comme juge de ce concours, en compagnie de Paul Sperr. Dans le ring, un signe manifeste du dynamisme de l’élevage alsacien : de nombreux jeunes meneurs, avec une importante participation féminine. Tiercé dans l’ordre pour la 1re section (génisses) : n° 1 au catalogue, Océanie, du Gaec Bernhard de Wœrth arrive en tête, suivie du n° 2, Nouba, du même propriétaire, et du n° 3, Nougatine, du Gaec Cousandier de Rœschwoog. Souffle de fraîcheur dans la 2e section (vaches en 1re lactation) : la vache n° 13, Menthe, du Gaec Cousandier de Rœschwoog, se classe première. « Beaucoup de longueur, une belle mamelle, des pattes solides », de l’avis du juge qui relève également ses qualités bouchères. Elle précède la n° 15, Mareva, du Gaec Bernhard, et la n° 17, Justine, de l’EARL Engel de Buhl. La meilleure mamelle de la section appartient à la n° 16, Jinna, de l’EARL Herzog d’Ettendorf : « Une mamelle longue, une implantation très correcte des trayons ». Les vaches sont un peu récalcitrantes, en ce dimanche matin. « C’est mieux que la salle de sport », s’exclame un éleveur ! Mais le spectacle continue et, dans la 3e section (vaches en 2de lactation), la n° 19, Laguiole, du Gaec Bernhard, est à la pointe. Une vache harmonieuse avec « une belle longueur d’attache arrière, une puissance dans le corps. » Elle est meilleure mamelle de sa section. En 2e position, la n° 23, Jeunesse, du Gaec Pfennig de Zutzendorf, suivie de la n° 25, Jalina, de l’EARL Herzog. La n° 24, Joueuse, du Gaec Pfennig, se distingue pour ses qualités bouchères. Les n° 16 et 19 sont en concours pour la meilleure mamelle jeune. C’est la plus jeune, Jinna, qui l’emporte par la beauté de son attache avant, la régularité et la solidité de la mamelle. La plus âgée, Laguiole, n’a pas démérité, le juge trouvant sa mamelle « absolument parfaite ». Pour le championnat jeunes vaches, le juge hésite entre Menthe et Laguiole. C’est encore la plus jeune qui l’emporte. « C’est un plaisir de voir une si belle jeune vache évoluer dans le ring avec style et aisance. » Cette génisse du Gaec Cousandier, fille de Justin, a produit 27,6 kg de lait lors de son meilleur contrôle, indique Rémy Bierbaum. « Un excellent animal, très complet. » La belle Image Les animaux de la 4e section (vaches en 3e lactation) impressionnent le juge par leur longueur et leur puissance. La vache n° 26, Image, de l’EARL Marzolf à Nehwiller près Wœrth, s’impose avec un excellent bassin et une belle mamelle à l’attache haute. Elle est d’ailleurs classée meilleure mamelle de sa section. La n° 29, Dande, de l’EARL Engel, et la n° 28, Jocelyne, de l’EARL Herzog, sont respectivement 2e et 3e. La meilleure bouchère, c’est la n° 27, Ixina, de l’EARL Herzog. Et nous voilà à la section 5 (vache en 3e lactation et plus). « La qualité de ces vaches vaut bien quelques applaudissements », estime le juge qui souligne leur longévité et leur belle mixité (lait, viande). La n° 31, Hutte, du Gaec Cousandier, se classe première. « Une vache énorme à tous les points de vue. » C’est la digne fille de son père, le taureau Énorme, ajoute Rémy Bierbaum. En 4e lactation, elle a produit 8 361 kg de lait. Elle est également meilleure mamelle de sa section. Derrière elle, Impératrice (n° 30), du Gaec Bernhard, et Gaya (n° 36), de l’EARL Engel. La meilleure mamelle adulte est Hutte. Elle a tout pour plaire : « Distance plancher-jarret parfaite, très bonne implantation de trayons, mamelle très bien intégrée au corps ». Après un peu de suspense, c’est officiel ! Image remporte le championnat vaches adultes. Régularité et style, qualités de bassin et de membres ont fait pencher la balance. La meilleure bouchère est Impératrice, « la perfection dans la mixité ». Elle a de nombreux atouts : « Son âge, preuve de sa durabilité, son développement, son excellent bassin et ses très bons membres ». Dans la foulée, le juge désigne la grande championne du concours, Image. « Cette vache m’a impressionné par son style, sa longueur, la qualité de son bassin et de sa mamelle », admet-il. Le show se poursuit par la présentation par lots. « La crème de l’élevage simmental », selon Rémy Bierbaum qui a traduit fidèlement les commentaires du juge tout au long du concours. « Des lots fabuleux, très harmonieux », confirme Michael Schmidt. Ce qui, de la part d’un juge allemand, est un sacré compliment ! Les élevages Cousandier et Engel sont en lice pour la première place. C’est finalement l’élevage Cousandier qui l’emporte, avec « des vaches puissantes, au bassin exceptionnel ». Frédéric Bernhard, nouveau président du Syndicat d’élevage de la race simmental d’Alsace, a remercié les juges pour leur efficacité, le sourire des éleveurs prouvant qu’ils sont satisfaits de leur classement. Les palmarès Race simmental Section I : n° 01 Océanie (2534) appartenant au Gaec Bernhard, Wœrth ; n ° 02 Nouba (2457) appartenant au Gaec Bernhard, Wœrth ; n° 03 Nougatine (0805) appartenant au Gaec Cousandier, Rœschwoog Section II - 1re lactation : n° 13 Menthe (9450) appartenant au Gaec Cousandier, Rœschwoog ; n° 15 Mareva (4052) appartenant au Gaec Bernhard, Wœrth ; n° 17 Justine (7885) appartenant à l’EARL Engel, Buhl. MM n° 16 Jinna (3469), appartenant à l’EARL Herzog, Ettendorf Section III - 2e lactation : n° 19 Laguiole (6395) appartenant au Gaec Bernhard, Wœrth MM ; n° 23 Jeunesse (2251) appartenant au Gaec Pfennig, Zutzendorf ; n° 25 Jalina (7093) appartenant à l’EARL Herzog à Ettendorf Meilleure mamelle jeune : n° 16 Jinna (3469), appartenant à l’EARL Herzog, Ettendorf ; Championne jeunes vaches : n° 13 Menthe (9450) appartenant au Gaec Cousandier, Rœschwoog Section IV - 3e lactation : n° 26 Image (5454) appartenant à l’EARL Marzolf, Nehwiller près Wœrth MM ; n° 29 Dande (5135) appartenant à l’EARL Engel, Buhl ; n° 28 Jocelyne (5203) appartenant au Gaec Bernhard, Wœrth Section V - 4e lactation et plus : n° 31 Hutte (6884), appartenant au Gaec Cousandier, Rœschwoog ; n° 30 Impératrice (2222), appartenant au Gaec Bernhard, Wœrth ; n° 36 Gaya (6715), appartenant à l’EARL Engel, Buhl Meilleure mamelle adulte : n° 31 Hutte (6884), appartenant au Gaec Cousandier, Rœschwoog ; Meilleure bouchère : n° 30 Impératrice (2222) appartenant au Gaec Bernhard, Wœrth ; Championne vache adulte : n° 26 Image (5454) appartenant à l’EARL Marzolf, Nehwiller près Wœrth Grande Championne : n° 26 Image (5454) Appartenant à l’EARL Marzolf, Nehwiller près Wœrth ; Meilleur lot : Gaec Cousandier, Rœschwoog. Race montbéliarde Section I : n° 01 Cat Orélie (4287) appartenant au CAT du Sonnenhof, Bischwiller ; n° 04 Cat Oasis (4273) appartenant au CAT du Sonnenhof, Bischwiller ; n° 02 Cat Orphé (4278) appartenant au CAT du Sonnenhof, Bischwiller Section II : n° 03 Cat Oléane (4274) appartenant au CAT du Sonnenhof, Bischwiller ; n° 06 Natoo (7112) appartenant à la SCL Goos, Blaesheim Grande championne : n° 03 Cat Oléane (4274) appartenant au CAT du Sonnenhof, Bischwiller Race jersiaise Section I : n° 01 RG Obligée (4326) ; n° 02 Olala (4288), toutes deux appartenant au Gaec de Rosen-Guth à Dettwiller Section II : n° 05 RG Marilou (0913) ; n° 04 RG Naïve (6847), toutes deux appartenant au Gaec de Rosen-Guth à Dettwiller.

Publié le 10/05/2019

Nouveauté au festival de l’élevage cette année : un concours de la race jersiaise. Peu de candidates mais des éleveurs motivés et passionnés par cette vache, petite par son gabarit, au tempérament docile, mais aux qualités laitières bien trempées.

Guillaume et Jérémy Guth, deux frères associés au sein du Gaec de Rosen-Guth, situé à Rosenwiller-Dettwiller, ne tarissent pas d’éloges sur la race jersiaise. « C’est une race adaptée au pâturage, qui valorise bien les fourrages grossiers », annonce l’un. « Gourmande, elle va volontiers au robot de traite », renchérit l’autre. C’est aussi une race rustique. « Elles ont des sabots noirs, ce qui est réputé pour être le signe d’une corne dure. Et effectivement, elles ont peu de problèmes de pieds. » La jersiaise se caractérise encore par sa longévité et son petit gabarit. « C’est aussi une vache légère, dynamique, qui se déplace volontiers. » Enfin, c’est une race « très docile ». Bref, « l’essayer c’est l’adopter », conclut Guillaume Guth.     Objectif taux Si la jersiaise a pris ses quartiers dans cette exploitation, ce n’est par hasard. En 2009, avec l’installation de Guillaume, l’exploitation passe en bio, ce qui induit le développement de la surface en herbe et du pâturage. Dans la foulée, il investit dans un robot de traite. Avec l’arrivée de son frère sur la ferme, le troupeau prend de l’ampleur, et un second robot s’ajoute au premier. Pour améliorer la paie de lait, Guillaume Guth creuse la piste de l’amélioration des taux. C’est ainsi qu’il découvre la jersiaise, « la race la plus performante en matière de taux », affirme l’éleveur. Il profite d’un déplacement au Sommet de l’élevage, à Cournon pour rencontrer des éleveurs de jersiaises. Ils le convainquent. L'Alsacien achète une vingtaine de génisses de 6 à 8 mois dans les Ardennes. Nous sommes en octobre 2014. En 2015, elles sont inséminées. Rapidement, il importe du Danemark 30 génisses supplémentaires. Tout ce petit monde a vêlé en 2016. Travailler la génétique Avec succès : « Les vêlages sont faciles, il n’y a rien d’autre à faire qu’à regarder. En prim’holstein, on tire très peu de veaux, mais avec la jersiaise on n’en a tiré aucun », rapporte Jérémy Guth. Côté production, les deux frères avouent une « petite déception », avec 3 000 à 4 000 litres de lait. Chiffre qu’ils tempèrent aussitôt : « Ce sont des premières lactations, qui font suite à des vêlages précoces, de 19 à 26 mois, donc les vaches continuent leur croissance, ce qui consomme de l’énergie qui ne va pas à la production de lait. » Côté taux, par contre, la jersiaise tient ses promesses. « La moyenne du troupeau français est de 55-38, nous sommes à 54-36,5 », annonce Jérémy Guth. Un léger retrait qu’ils expliquent par leur ration, avec beaucoup d’herbe, et une génétique qui doit encore être travaillée. Les deux éleveurs ont d’ailleurs pris le taureau par les cornes : « Nous utilisons de plus en plus le génotypage pour aller plus vite dans la sélection ». Une fois le profil génétique de la femelle connu, il reste à choisir le bon inséminateur pour à la fois « augmenter les taux » et « ne pas perdre en qualité de mamelle, qui est un de nos points forts ». En outre, les éleveurs utilisent aussi de plus en plus de la semence sexée pour avoir des veaux femelles. Car « il n’y a pas de débouché en viande pour les mâles ». Actuellement, le troupeau se compose de 78 jersiaises en lactation, 56 prim’holstein et 20 croisées. Mais l’objectif est clairement annoncé : passer à 100 % de jersiaises. Une race qui permet des vêlages précoces en bio L’an dernier, Guillaume et Jérémy Guth avaient déjà ramené une jersiaise au festival de l’élevage de Brumath. « Pour faire connaître la race. » Idem à la foire européenne de Strasbourg. Alors, lorsque les organisateurs les ont contactés pour réitérer l’expérience sous forme de concours, ils ont accepté. D’autant qu’ils ont déjà participé à quelques concours interrégionaux (lire en encadré). Ils viendront donc accompagnés de deux vaches, Naïve et Marilou. Et deux génisses, Obligée et Olala. Des bêtes qu’ils ont sélectionnées d’abord pour la qualité de leur mamelle. Et aussi pour montrer qu’il est possible de faire du vêlage précoce en bio avec cette race, contrairement à d’autres. L’une des vaches a en effet vêlé à 27 mois, l’autre à 20 mois, ce qui est « impossible en bio avec une prim’holstein par exemple », souligne Guillaume Guth. Avec peu d’autres concurrentes annoncées, le concours risque de manquer de suspens, mais les éleveurs relativisent. « C’est une occasion de faire connaître la race, de convaincre d’autres éleveurs de l’essayer. » Et pourquoi pas de l’adopter à leur tour.

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