Niess Agriculture
Portes ouvertes sur l’élevage du futur
Niess Agriculture
Publié le 28/05/2019
Mercredi 22 mai, Niess Agriculture organisait une journée portes ouvertes au Gaec du Seltzbach à Hoffen. L’occasion de découvrir le nouveau robot de traite DairyRobot GEA, mais pas que.
Situé à Hoffe, le troupeau du Gaec du Seltzbach, dirigé par Didier Braun, est constitué de 110 vaches laitières. Une taille critique pour une salle de deux rangées de six postes. C’est ce qui a décidé les éleveurs à investir dans un nouveau système de traite : « Nous avons hésité entre une nouvelle salle de traite, ou des robots », rapporte Didier Braun. Finalement, ils optent pour la deuxième option, surtout parce que « la configuration du bâtiment, et le système de circulation des animaux s’y prêtaient mieux, pour un investissement identique », indique Didier Braun. Il a choisi le nouveau robot de traite DairyRobot R9500 de GEA : « Je l’ai trouvé bien pensé, avec derrière l’assurance d’un grand groupe ainsi que la réactivité et la compétence d’un concessionnaire local ». Le robot fonctionne depuis janvier dernier. Sans qu’aucun pépin majeur ne soit à déplorer. En outre, les éleveurs en ont profité pour réaménager le bâtiment. Les vaches n’ont accès à l’aire d’attente au robot que si elles ont besoin d’être traites. Après la traite, elles sont redirigées soit vers le troupeau soit vers un box de séparation. Les éleveurs ont donc gagné du temps : « Nous ne sommes plus obligés d’aller les chercher dans le troupeau ». Enfin, les travaux ont permis d’aménager une aire paillée réservée aux vaches fraîchement vêlées. Qualité de lait sécurisée Principale nouveauté de ce nouveau modèle de robot mis sur le marché en 2017 : toutes les étapes de la traite s’enchaînent dans le même manchon, de la traite proprement dite au lavage et au trempage, sans jamais débrancher le manchon. Le risque de contaminations croisées entre les quartiers est donc considérablement réduit. Le branchement des manchons s’effectue rapidement depuis un bras mobile électrique grâce à un système de caméra 3D. Comme il n’y a qu’un branchement par vache et que le bras est libre et suit les mouvements de l’animal, la consommation d’électricité est réduite. La structure du robot a été repensée pour gagner en compacité et en sécurité. « L’ensemble des interventions peuvent se faire depuis l’arrière pour éviter les coups de pattes », décrit Florent Hérion, de la société GEA. Avec 110 vaches les deux robots sont à 70 % de leur capacité, ce qui permet de préserver le confort de travail de l’éleveur. Florent Hérion préconise de ne pas dépasser 70 à 75 vaches par stalle. Chaque robot est équipé d’un écran tactile donnant en temps réel une foule d’informations : nom et numéro de la vache, quantité de lait attendu, pourcentage de réalisation, durée de la traite, quantité d’aliment à laquelle elle a droit, mesures de conductivité, de température, de colorimétrie, quartier par quartier, ce qui permet de n’écarter que le lait issu de quartiers présentant un défaut. À noter que le robot DairyRobot R9500 peut être équipé du compteur cellulaire Dairy Milk M6850, capable de compter les cellules quartier par quartier, sans consommables. Retrouvez notre reportage vidéo sur ce robot de traite : De la vache au cloud Le robot de traite GEA s’accompagne d’un système de détection de chaleur, fonctionnant grâce au même collier. Pour gérer tout ça, les éleveurs sont équipés d’un portail internet dédié à la gestion du robot, Farmview, et d’un autre, CowScout, pour la gestion des chaleurs. Il est aussi possible de télécharger des applications. Pour faciliter la vie des éleveurs, GEA a aussi développé un logiciel de Herd Management, qui compile les données issues des colliers et du robot, dont la quantité de concentré ingérée par vache. « C’est un logiciel pertinent, mais qui gagnerait à être modernisé, pour être plus visuel », constate Paul Revet, de GEA. C’est en ce sens que GEA a intégré le projet 365FarmNet, un logiciel agricole qui permet de gérer toute l’exploitation depuis une seule interface. Initié en 2013, le projet se déploie depuis deux ans en France, où un millier d’agriculteurs ont créé un compte. Il s’agit d’un outil full web, fonctionnant par modules : gestion du troupeau, du parcellaire… Une fois son compte créé, l’agriculteur doit paramétrer son exploitation, éventuellement en récupérant les données de Télépac. Il a alors accès gratuitement à un système d’enregistrement des pratiques. À cela s’ajoutent des modules payants, qui recouvrent une multitude d’outils d’aide à la décision, développés par les 35 partenaires du projet (constructeurs, semenciers…). Ces modules payants peuvent n’être activés et facturés que pour quelques mois. Inutile de payer une application de pilotage de la fertilisation azotée toute l’année, alors qu’elle ne sert que quelques mois. Au fil du temps, le logiciel 365FarmNet s’enrichit de nouveaux partenaires, avec pour objectifs de faciliter les échanges de données, tout en les sécurisant, et d’éviter des saisies multiples. Retouvez plus d'informations sur la chaîne YouTube de 365FarmNet :












