Élevage

Publié le 01/07/2021

L’élevage de lapin est une production chronométrée dont le cycle est très court. Exemple avec la conduite technique qu’a choisie Jean Strohl.

Il y a trente ans, au démarrage, la production française était issue de deux races principales : le lapin sauvage d’Australie et le fauve de Bourgogne. Aujourd’hui, dans l’élevage de Jean Strohl, les femelles reproductrices naissent de souches travaillées par l’entreprise Hycole. Le sens de l'observation  L’observation des lapins est primordiale car elle permet d’apprécier les signes de bonne santé : le poil brillant, les animaux qui se couchent de tout leur long dans les cages. En maternité, le taux de mortalité varie entre 4 et 6 %. À l’engraissement, il est compris entre 3 et 5 %. Pour obtenir ces résultats très corrects, Arnaud Schmitt, vétérinaire spécialisé à Sélestat, suit l’évolution de l’atelier. En parallèle, l’exploitant met en place son propre suivi individuel : une fiche technique et une boucle d’identification correspondant à chaque femelle. Les portées tournent autour de 10 lapereaux, même s’il a un jour atteint un record de 21 lapereaux nés vivants. Sur une année, une lapine comptabilise 8,67 gestations. Rééquilibrer les portées Pour accroître les chances de fécondation, un flushing lumineux (augmentation de la luminosité) est réalisé 7 jours avant et 7 jours après l’insémination. Pendant cette période, le bâtiment est éclairé à 100 %, 16 heures par jour. En temps normal, 50 % des néons sont allumés 12 heures par jour. Le moment clé de l’insémination est réalisé à 4 mains. Aidé par un salarié du service de remplacement, une injection d’ocytocine est réalisée pour déclencher immédiatement l’ovulation. Ensuite, Jean Strohl insémine avec une paillette spécifique, geste technique nécessitant une parfaite maîtrise. Tout est une question de timing, impossible d’être en retard ! Lors du diagnostic de gestation, chaque femelle est palpée au niveau de l’abdomen. L’éleveur doit sentir avec son pouce des « grains de raisin ». Ce point de repère technique confirme la présence ou non d’embryons dans l’utérus. Le lapin blanc étant d’un naturel très stressé, il faut limiter les manipulations et aller vite. Au moment de la mise bas, l’agriculteur s’active pour enlever les souillures, les éventuels mort-nés et installer le nid pour les lapereaux. Leur litière est composée de poils et de copeaux soigneusement mélangés et disposés par l’éleveur, dans chaque nid. Enfin, il rééquilibre chaque portée pour arriver à un nombre de 10 lapereaux par femelle. Jusqu’au sevrage, ce paramètre a un impact direct sur la croissance des lapereaux. L’homogénéité numéraire et la taille des lapereaux sont des critères à prendre en compte pour optimiser les résultats de l’atelier. Trouver la bonne formule d’aliments Les femelles en lactation sont alimentées à volonté. Les lapereaux, quant à eux, sont allaités une fois par jour. Mères et petits sont séparés, cela s’explique par les risques d’écrasement, et la régularité des tétées. Une fois sevrés, les lapins sont rationnés dans les salles d’engraissement. Quatre silos renferment les différentes formules d’aliments présentes sur l’élevage : croissance, maternité, sevrage et finition. Elles sont élaborées par le technico-commercial et rendent l’éleveur satisfait des performances obtenues. Les GMQ (gains moyens quotidiens) sont mesurés une fois par semaine, le résultat optimum tourne autour des 40-45 g/j. En fin de cycle, Jean Strohl s’affaire au lavage de la salle vide, à la remise en place des cages et la désinfection totale, avec un vide sanitaire de 10 à 12 jours. Depuis ses débuts en 2016, l’exploitant a rencontré quelques difficultés, comme des problèmes de fécondité ou une panne sur le système d’alimentation. Pour remédier au second souci, il a investi dans un groupe électrogène. Pour son bien-être et celui de ses lapins, l’alimentation et la distribution de l’eau sont automatisées, en plus des paramètres d’ambiance du bâtiment. Véritable course contre la montre, le cycle de production d’un lapin à l’engraissement aura duré en tout 80 jours. Et c’est reparti pour un tour !    

EARL Strohl à Brumath

Jeannot et les lapins

Publié le 30/06/2021

Jean Strohl est naisseur-engraisseur de lapins de chair, à Brumath. D’un amour de jeunesse, il a fait un atelier rentable, « technique », dont il reste maître. En 2016, à son installation, il a saisi l’opportunité offerte par l’abattoir Siebert. Aujourd’hui, il lui reprend et commercialise 16 à 17 lots par an.

« Déjà petit, Jean se cachait chez les lapins », lance Jean-Michel Strohl, 71 ans. Le père de Jean, à la retraite, est fier de son fils, même s’il ne le dit pas. Il précise que ce dernier a monté lui-même une partie du bâtiment (cinq salles) et a assemblé toutes les cages « mères » (1 300), à son installation, en 2016. « On a mis un mois pour les cages, avec mon parrain », acquiesce Jean. Le jeune homme se souvient des clapiers en béton, de son enfance, à la ferme familiale, au cœur de Brumath. Collégien, il s’occupait des lapins, leur fauchait de l’herbe au printemps, apportait des betteraves l’hiver. « Parfois, on avait jusqu’à 100, 150 lapins, à la maison. J’arrivais à tout vendre », assure-t-il. « Ça payait l’essence du scooter », remarque son père, complice. « Au lycée, ma mère a pris le relais », conclut Jean. Les déboires de l’éleveur amateur (infertilité, avortement, diarrhées, maladies), qui sont peu ou prou les mêmes que ceux des professionnels, il les a connus ! Le côté technique de cet élevage, contrairement à d’autres, ne l’effraie pas. « J’aime les challenges et ces animaux », tranche le professionnel. Un atelier pour s’installer « En 2015, j’ai entendu que Siebert cherchait des éleveurs de lapins de chair. Je savais que pour m’installer et bien vivre de mon métier, il fallait que je monte un atelier. La première idée était d’élever des lapins pour les vendre à des magasins locaux mais le lapin, c’est saisonnier. Il faut congeler une partie de la production. L’investissement logistique était trop important. Les abattoirs sont équipés. Ils congèlent et remettent en vente à l’automne », raconte Jean Strohl. Comme cinq autres éleveurs, Jean signe donc avec les Ets Bruno Siebert d’Ergersheim. Fin 2015, il part en stage deux mois, un mois en Belgique chez Matthieu Dubuisson, un mois dans l’Aveyron. « Je suis allé me promener pour découvrir des élevages comme le mien (700 lapines en production, actuellement, N.D.L.R.) : j’ai dû aller loin », note-t-il. Impossible de faire l’impasse sur cette formation « en immersion », selon lui, tant cette production est technique et les lapins, fragiles (lire page suivante). Une ambiance agréable Début 2016, Jean Strohl inaugure son bâtiment étanche et automatisé, dans lequel peuvent tenir jusqu’à 10 000 rongeurs tous âges confondus. 600 000 euros sont investis. En plus de la dotation Jeunes agriculteurs, il profite de 100 000 euros de subvention du plan de modernisation des bâtiments d’élevage (PMBE). La ferme Strohl engraissait d’ailleurs des génisses jusqu’en 2019, pour valoriser ses prairies. Aujourd’hui, Jean vend le foin à des propriétaires de chevaux du secteur. « Les lapins sont très sensibles. Ils ont horreur du changement. 365 jours par an, il doit y avoir la même ambiance dans le bâtiment », observe Jean. Début juin, il faisait entre 26 et 27 °C dans les salles, où l’air frais circule en permanence, même en été, grâce au « cooling », un mur en nid d’abeille épais de 20 cm, sur lequel ruisselle de l’eau fraîche, et par lequel l’air extérieur est aspiré, rafraîchi, tiré par des ventilateurs. Les lapins bénéficient de cages doubles de la marque Chabeauti, qui leur permettent de se dresser, et de musique, « pour leur confort… et celui de l’éleveur », plaisante Jean. Ainsi, ils ne s’effraient pas s’il y a du bruit. L’éleveur effectue quand même la surveillance, chaque jour, à la même heure, pour éviter au maximum tout stress. « Un lapin, il faut lui fiche la paix ! Il est stressé de nature. Il a peur de tout », rappelle Jean. 10 €/kg le lapin entier, en GMS Les lapins sont chargés les soirs, par l’abattoir. « Siebert les valorise mieux qu’ailleurs en France », a constaté Jean Strohl. Il garde deux semaines de plus les animaux chez lui, « quand ils mangent le plus et prennent le moins de poids », remarque-t-il, mais l’abattoir les cherche à 2,7 voire 2,9 kg de poids vif, alors que, dans le reste de la France, un lapin standard fait en moyenne 2,5 kg de poids vif. C’est que Siebert vend des lapins entiers mais aussi découpés et même des paupiettes de lapin. La découpe est mieux amortie, si le lapin est plus lourd. En GMS, le lapin entier est vendu 10 €/kg. Jean Stohl ne souhaite pas révéler le prix auquel l’abattoir lui achète les animaux. « Je suis une vraie calculatrice. Je n’aime pas travailler juste pour travailler », admet l’éleveur, sans honte. Aussi, il peut réussir à travailler 35 h/semaine, hors temps forts (inséminations, mises bas). « Je ne veux pas être esclave de mon métier », lâche-t-il. Pour l’épandage sur ses champs (de lisier de lapin, bien sûr), il fait appel à une ETA. Puisqu’il a le temps, Jean réalise des semis de blé et de l’arrachage de betteraves, à côté, pour « voir autre chose ». S’il veut bricoler pour son épouse ou sa fille une après-midi, ou recevoir la presse agricole, c’est aussi possible !    

Sélection génétique en apiculture

Varroa destructor en cours de destruction

Publié le 28/06/2021

Depuis 2013, la fondation Arista bee research accompagne les apiculteurs qui souhaitent introduire, développer et maintenir le comportement VSH dans la génétique de leurs abeilles. Un comportement qui permet aux abeilles de mieux résister au varroa, donc aux apiculteurs de moins les traiter pour les protéger. En Alsace, un groupe de 15 apiculteurs effectue ce travail de fourmis depuis deux ans.

Le varroa, l’ennemi numéro 1 des abeilles. Plus pour très longtemps ? Après avoir subi les conséquences de l’infestation des ruches par cette espèce d’acariens, parasites de l’abeille adulte ainsi que des larves et des nymphes, les apiculteurs ont appris à protéger leurs ruches avec des médicaments vétérinaires, en apiculture biologique comme en conventionnelle. Car Apis mellifera, l’abeille domestique, résiste mal, seule, aux attaques de Varroa destructor. Mais certaines abeilles résistent mieux que d’autres. Une particularité liée à des facteurs génétiques complexes, que des apiculteurs tentent de sélectionner pour rendre Apis mellifera plus résistante à son agresseur. C’est l’objet de la fondation à but non lucratif Arista bee research (ABR), réunissant à la fois des scientifiques, des experts en apiculture, et des apiculteurs professionnels, maillon indispensable de la sélection d’abeilles résistantes au varroa. Actuellement plus de 120 éleveurs en Belgique, au Luxembourg, en France, en Suisse, en Allemagne, en Espagne, aux Pays-Bas, en Autriche, en Italie et aux États-Unis participent au programme. La fondation a été créée en 2013. En 2020, un groupe de 15 apiculteurs alsaciens a rejoint les rangs du réseau. ABR les soutient dans ce travail de sélection en employant plusieurs personnes, dont Guillaume Misslin, docteur en Biologie, spécialisé en génétique et épigénétique, également apiculteur avec son frère dans le Sundgau, et qui sillonne les routes d’Europe, pour suivre une dizaine de groupes d’apiculteurs. Ce travail de sélection génétique est complexe. Première étape : inséminer une reine avec un seul mâle, de manière dirigée, alors que, dans la nature, une reine est fécondée par une douzaine de mâles différents, ce qui apporte une importante hétérogénéité génétique à l’essaim. Pour effectuer un accouplement dirigé, il faut donc disposer simultanément d’un mâle et d’une reine « mûrs ». Ensuite, « le mâle est récolté, avec un capillaire, sous un microscope. La reine est placée dans un tube, anesthésiée avec du CO2, et inséminée avec un capillaire », décrit Guillaume Misslin. Des manipulations qui exigent du matériel, et du savoir-faire. Une fois inséminée, la reine est placée dans une petite ruche, avec des abeilles qui vont l’entretenir. « Pour effectuer le phénotypage de sa descendance, il faut attendre que ces abeilles nourrices disparaissent, afin de ne phénotyper que les abeilles issues du croisement ». Sachant que l’une des conséquences de l’accouplement dirigé est que la reine ne va pas engendrer une grosse colonie. Des abeilles cannibales Vient ensuite la phase d’infestation avec le varroa, qui est introduit volontairement et à une pression élevée dans les colonies issues de la sélection, plus précisément dans les couvains. « Quelque temps après l’operculation, on ouvre les ruches et on effectue le phénotypage, basé sur le comportement des abeilles, c’est-à-dire qu’on observe ce qu’elles ont fait du varroa », explique Guillaume Misslin. Équipés de loupes binoculaires, les apiculteurs estiment le pourcentage du couvain qui est infecté par le varroa, ainsi que la proportion de varroas capables de se reproduire. « Si le couvain est peu infecté, et que les varroas qui subsistent sont peu ou pas capables de se reproduire, c’est que la reine et le mâle ont transmis aux ouvrières le bagage génétique nécessaire à la lutte contre le varroa », poursuit-il. Ce bagage génétique se traduit par un trait de comportement désigné par l’acronyme VSH, pour Varroa sensitive hygiene, dicté par l’expression d’un ensemble de gènes, et qui fait que « les abeilles VSH détectent les alvéoles du couvain infectées par le varroa, les ouvrent, et cannibalisent la nymphe qui se situe à l’intérieur, ce qui enraie le cycle de multiplication du varroa. Ces colonies prometteuses sont ensuite conservées, pour obtenir des reines qui propageront cette génétique VSH ». Toutes ces opérations nécessitent une bonne dose de savoir-faire. Aussi Guillaume Misslin dispense régulièrement des cours d’insémination. « De plus en plus d’apiculteurs sont formés, ce qui a permis d’inséminer plusieurs centaines de reines depuis l’année dernière », se félicite-t-il. Il faut aussi savoir récolter les varroas, les manipuler pour infester les colonies test, effectuer le phénotypage… Ce travail, chronophage et fastidieux, est mené en parallèle chez tous les apiculteurs : « Nous organisons une séance de comptage en commun, le dernier week-end du mois de juillet, pour mutualiser les moyens », indique Guillaume Misslin. Amélie Mandel, coordinatrice de l’association pour le développement de l’apiculture (Ada) du Grand Est, précise : « Chaque apiculteur fait ce qu’il sait faire en autonomie. Mais les comptages prennent énormément de temps, c’est donc grâce au collectif que la démarche de sélection génétique peut être entreprise. » Accélérer la sélection naturelle grâce à la technologie En apiculture, il n’existe pas de station de sélection, chaque apiculteur façonne sa propre génétique pour élever des abeilles qui produisent suffisamment de miel, de manière régulière, qui ne sont pas agressives, résistantes, tout en maintenant un réservoir de diversité suffisant au sein de la ruche. C’est pourquoi l’idée n’est pas de sélectionner des reines résistantes au varroa dans des stations puis de les diffuser chez les apiculteurs. « Ça a déjà été fait aux États-Unis, et ça a été un échec car ces reines ont été multipliées chez des multiplicateurs, qui les ont croisées avec du matériel génétique non-vecteur de la génétique VSH. Donc au final, ces reines estampillées VSH ont été vendues cher, alors que leur génétique VSH était diluée », indique Guillaume Misslin. C’est pour éviter ce type de dérive que la fondation ABR préfère miser sur une sélection effectuée par et pour les apiculteurs, qui se diffusera automatiquement, de proche en proche, notamment au gré des échanges entre apiculteurs. « Il nous semble important que chaque groupe travaille avec sa génétique, mais il n’est pas impossible de mettre des apiculteurs en relation pour introduire une nouvelle génétique si le besoin s’en fait sentir », poursuit Guillaume Misslin. Stéphane Ollivier, apiculteur à Winkel (68), participe depuis deux ans au programme, il résume : « Si les apiculteurs n’étaient pas intervenus, le varroa aurait décimé 99 % des colonies d’abeilles domestiques. Seules quelques-unes, celles qui sont capables de vivre avec, auraient survécu et se seraient peu à peu multipliées. Nous cherchons à accélérer ce processus de sélection naturelle grâce à la technologie. » À long terme, lorsque la génétique VSH se sera diffusée chez Apis mellifera, les apiculteurs espèrent pouvoir s’affranchir au moins en partie des traitements contre le varroa, qui ne sont agréables ni pour les apiculteurs ni pour les abeilles, dont l’efficacité est variable, mais qui sont toujours payants. « Les bénéfices attendus sont énormes, indique Stéphane Ollivier. À cause du varroa, nous avons des ruches qui doivent être traitées dès le mois de juillet, voire juin, ce qui implique de cesser la production de miel. » Une décision pas toujours facile à prendre pour les apiculteurs, qui tirent leur revenu du miel. Mais il en va de la survie de la ruche : « Si on arrête trop tard la production de miel pour effectuer le déparasitage, c’est là qu’il y a des pertes l’année suivante », poursuit Stéphane Ollivier. Grâce à la sélection génétique, il sera possible de laisser ces ruches en production jusqu’à la mi-août, pour ensuite les déparasiter. Éric Bitzner, apiculteur à Russ (67), membre du projet depuis deux ans, confirme : « Certaines ruches atteignent le seuil de contamination critique en juin, avant la miellée du sapin, qui est très recherchée, donc importante pour les apiculteurs. Si rien n’est fait, ces ruches dépassent le seuil critique après la miellée du sapin. La sélection génétique doit nous permettre de retarder le moment où le seuil critique est atteint, voire de ne pas l’atteindre, en tout cas de pouvoir traiter avant que le seuil soit dépassé, tout en profitant de la miellée de sapin. » Un travail de longue haleine, mais payant Le programme de sélection a un coût, celui de l’encadrement, du matériel apicole, mais les apiculteurs n’ont pas à rémunérer ABR. La fondation peut soutenir les apiculteurs gratuitement grâce aux subventions et dons reçus par la maison mère, située aux Pays-Bas. « Pour l’instant ABR ne reçoit aucune subvention Française, mais espère en recevoir dans le future », précise Guillaume Misslin. Le projet demande aussi un investissement important en temps. Mais, à terme, les économies réalisées seront considérables : « Moins de pertes de colonies, des ruches qui seront productives plus longtemps, donc plus de miel, et moins de traitements, donc des abeilles plus saines, qui seront sans doute aussi plus résistantes aux autres perturbations de leur environnement », liste Éric Bitzner. Stéphane Ollivier note aussi des bénéfices connexes, comme « l’acquisition de connaissances, de nouvelles pratiques, une émulation entres les apiculteurs du groupe… » Guillaume Misslin conclut : « Les premiers apiculteurs à s’être lancés dans le programme, en 2014, commencent à avoir des résultats, ils traitent très peu contre le varroa, voire plus du tout. »

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