Concours des meilleurs présentateurs, à la foire de Habsheim
« Présenter une génisse, c’est une fierté »
Concours des meilleurs présentateurs, à la foire de Habsheim
Publié le 21/10/2021
Alexandrine Bonnetier et Hugo Brumpter participeront ce week-end, à Habsheim, au concours des meilleurs présentateurs en race montbéliarde.
Âgée de 21 ans, Alexandrine Bonnetier participera pour la première fois au concours des meilleurs présentateurs dans le cadre du concours de Habsheim. Elle défilera avec Ricola, une génisse montbéliarde, « très gentille et très câline », appartenant aux associés du Gaec du Blochmont, situé à Lutter, à l’extrême sud du Haut-Rhin. Marnaise d’origine mais sans attache particulière avec le milieu agricole, Alexandrine est d’abord une passionnée d’équitation. C’est lors de ses études de bac pro CGEA à la Maison familiale rurale de Gionges qu’elle s’est familiarisée avec l’agriculture et l’élevage. Lors d’un stage chez un éleveur de taurillons et de moutons, elle se rend compte qu’elle se sent « plus à l’aise avec les animaux que dans les travaux des champs ». Elle enchaîne sur un BTS technico-commercial en agrofourniture et un bachelor professionnel responsable de développement commercial, qu’elle prépare en alternance en Alsace, où elle a suivi son compagnon. Un cursus qu’elle choisit parce que le métier de technico-commerciale lui semble « un bon compromis entre le terrain et le travail de bureau » et qu’elle a « un contact très facile avec les gens. » La voici désormais commerciale en nutrition animale à la Coopérative agricole de céréales (CAC). L’an dernier, alors qu’elle démarche un client, Philippe Hoffstetter à Largitzen, elle le trouve en train de promener une génisse dans sa cour. Voyant son intérêt, il lui propose de s’inscrire à la formation de jeunes présentateurs destinée à tous les jeunes qui veulent présenter des animaux en concours. Celle-ci est finalement annulée en raison de la pandémie. Mais l’occasion n’est pas perdue pour autant : Jean-Philippe Meyer, l’un des associés du Gaec du Blochmont, la recontacte à l’occasion du concours de Habsheim 2021. C’est chez lui qu’elle apprend les rudiments de la présentation d’animaux : la pose du licol, comment faire marcher une génisse, la présenter au juge, l’arrêter tout en gardant le contact avec elle. Plusieurs séances seront encore nécessaires avant le jour J. « Il va falloir mettre le paquet mais j’ai un bon feeling », s’amuse la jeune femme, qui est également coachée par une amie, Marie Herrscher. Au plus haut niveau le jour du concours Hugo Brumpter, 20 ans, autre participant au concours des meilleurs présentateurs en race montbéliarde, est un candidat plus aguerri. « Cela fait quelques années que je fais des concours et que je suis passionné », explique le jeune homme, qui travaille depuis septembre comme salarié agricole à l’EARL Peter, à Saint-Bernard, dans le Sundgau. C’est dans cette exploitation de 64 vaches laitières montbéliardes et 105 ha de SAU qu’il a fait son apprentissage en bac pro agroéquipement et BTS Acse (analyse et conduite des systèmes d’exploitation). Lui qui aime les animaux « depuis tout petit » est parfaitement à l’aise dans cette exploitation familiale, où la passion des concours est largement partagée. C’est d’ailleurs son patron, Matthieu Peter, qui lui a permis de progresser dans la présentation d’animaux : l’éleveur participe régulièrement aux concours d’élevage, dont celui de Habsheim, et a remporté plusieurs prix à Eurogénétique et au sommet de l’élevage de Cournon. Cet apprentissage « sur le tas », avec son patron, Hugo Brumpter l’a complété par une formation de jeunes présentateurs en 2018. Cette même année, il a fini à la deuxième place au concours de meilleur présentateur en race montbéliarde à Habsheim. « Présenter une génisse, c’est une fierté. C’est le résultat d’un travail de préparation en amont : le dressage de l’animal, la tonte, le lavage… tout ce qui permet à la génisse d’être au plus haut niveau le jour du concours », résume le jeune homme, qui apprécie l’ambiance des concours d’élevage et l’adrénaline qu’ils procurent. Il défilera avec Pompotes, une génisse montbéliarde de deux ans « très calme » et dotée d’une bonne morphologie. « Tout ce qu’on recherche pour une génisse », souligne Hugo, qui a déjà tondu Pompotes et profite des derniers jours avant le concours pour la faire marcher au pas.












