Élevage

Publié le 15/12/2021

Après une année d’interruption en raison de la crise sanitaire, la filière Élevage du Comptoir agricole s’est réunie afin de faire le point sur les activités porcine et bovine de la coopérative, qui enregistrent toutes deux une progression sur l’exercice 2020-2021, malgré une conjoncture pas toujours simple, qui menace la pérennité des exploitations. Aussi les éleveurs espèrent qu’Egalim2 sera plus efficace que la première version.

L’activité porcs de boucheries, qui constitue le plus gros de l’activité porcine, a connu une forte augmentation, avec 11 000 porcs collectés en plus (voir infographie). « Il s’agit de porcs provenant de nouveaux apporteurs, et d’animaux provenant des producteurs historiques, qui ont amélioré la productivité de leur élevage pour profiter d’un marché porteur », commente Romain Gerussi, responsable de la filière élevage au Comptoir agricole. À noter que 96 % des porcins collectés par le Comptoir agricole sont valorisés par l’entreprise Socopa, située à Holtzheim. L’épidémie de Covid-19 a impacté l’activité : de novembre à février, l’enlèvement de près de mille porcs a dû être reporté, soit la moitié de la production. Un volume qui a été résorbé depuis. « Quelque 3 600 porcs de boucherie, soit 5 % du volume collectés, sont engagés dans des démarches de filière, que ce soit avec Cheville Est, Cœur paysan, ou encore la boucherie Riedinger Balzer. » Le Groupe Élevage travaille à une meilleure valorisation des porcs élevés en Alsace. Principale difficulté : valoriser l’ensemble de la carcasse. « Nous menons des essais pour apprécier comment tenir au mieux l’équilibre matière première, par exemple en adaptant les méthodes de découpe des carcasses », indique Romain Gerussi. Pour les porcins d’élevage, quatre des onze fournisseurs de porcins de 8 kg bénéficient de débouchés contractualisés, ce qui permet de sécuriser 90 % des débouchés. Pour les porcins de 25 kg, seuls deux fournisseurs ont pu contractualiser leurs relations avec leurs clients. Le marché du porc dicté par le Covid Le marché du porc a été fortement influencé par la crise sanitaire, qui s’est traduite par une baisse d’activité dans les abattoirs, notamment en Allemagne en avril 2020, donc par des reports de livraison dans les élevages. Conséquence : une baisse de 55 cts du cours en 18 semaines. Après un sursaut durant la période estivale, les marchés ont rechuté à cause de l’épidémie de peste porcine africaine (PPA), en Allemagne, apparue en septembre 2020, qui s’est traduite par un arrêt des importations chinoises et asiatiques de porcs. « De nouveaux cas sont détectés en Allemagne. Et les prochains sur la ligne de progression de l’épidémie, c’est nous », glisse Romain Gerussi. Les cours sont remontés au printemps 2021. Avant de dévisser suite à l’arrêt brutal des importations chinoises : « En deux ans, la Chine a retrouvé son niveau de production d’avant la PPA, qui l’avait décimé de moitié », poursuit-il. Une catastrophe sur les marchés européens, et pour les producteurs, confrontés dans le même temps à une hausse du prix de l’aliment. « Le marché devrait se maintenir durant l’hiver, et pourrait redémarrer en mars, en fonction de l’évolution de la 5e vague… », avance prudemment Romain Gerussi. Egalim 2 entre en application Un sujet a particulièrement marqué l’actualité porcine cette année, l’évolution de la réglementation sur la castration des porcins, qui entre en vigueur au 1er janvier 2022. Socopa, débouché ultra-majoritaire des porcs alsaciens, a d’ores et déjà fait connaître ses exigences qui se traduisent, pour les éleveurs alsaciens, par la nécessité de poursuivre les castrations, dans le respect des nouvelles exigences réglementaires. À savoir : avant sept jours d’âge, avec une anesthésie locale et une antalgie, par des éleveurs ayant suivi une formation avant le 1er janvier 2022, et avec un passage du vétérinaire sanitaire dans les six mois. Une formation a donc récemment été organisée par le Groupe Élevage. Dernier point d’actualité, et non des moindres pour la filière porcine : « Suite à la nouvelle mouture de la loi Egalim, un contrat doit être signé avec Socopa d’ici la fin de l’année, avec des prix tunnels et une prise en compte des coûts de production. » Un contrat qui devra prendre en compte le surcoût de l’injection d’anesthésiant, soit quelque 2 cts par animal. La décapitalisation du cheptel bovin continue Au niveau des bovins, l’activité boucherie est en hausse, légère pour les jeunes bovins, plus marquée pour les réformes, en système allaitant comme laitier. Et, comme le commerce des bovins maigres est également dynamique, notamment en veaux de huit jours, l’activité bovine enregistre une hausse globale de 3,5 %. Résultat : le Comptoir agricole collecte environ un tiers des animaux qui sont mis en marché dans le Bas-Rhin. Les quelque 37 800 animaux collectés au niveau de Cloé ont été orientés vers 41 destinations, correspondant à 21 clients différents : en tête, Bigard-Charal-Socopa (43 %), Elivia (28 %), Sicarev (14 %) et Unebio (3,5 %). Un bon résultat pour le Comptoir agricole, mais qui traduit une réalité moins heureuse : la décapitalisation du cheptel. « La population bovine s’effrite, en élevage laitier comme allaitant. Les abatteurs commencent à s’en préoccuper parce qu’à terme il risque d’y avoir un manque d’animaux pour faire tourner les abattoirs », indique Romain Gerussi. Certains jeunes bovins (JB) de races à viande, qui représentent 60 % de l’activité, bénéficient de contrats, par exemple avec Charal pour les jeunes limousins de moins de 22 mois, ou avec Charolux (démarche visant à promouvoir la viande bovine française de qualité sur le marché allemand). « Aujourd’hui ces contrats sont caducs, car le prix minimal qui avait été fixé est dépassé par les cotations d’aujourd’hui, constate Dominique Daul, président de la section bovine. Le marché nous a rattrapés et tant mieux, parce que nous partions de très loin. » À noter que la majorité des JB de types laitiers (54 %) est contractualisée avec McDonald’s. La dynamique Label rouge se poursuit Pour mieux valoriser les vaches allaitantes, et dégager de la plus-value pour les éleveurs, Cloé et le Comptoir agricole misent sur le Label rouge. 33 éleveurs sont désormais engagés au niveau du Comptoir agricole, et 228 pour Cloé. « L’enseigne Cora a été la première à adhérer à la démarche, les autres suivent », se félicite Romain Gerussi. Dernière en date à avoir rejoint le partenariat : Système U. Grâce à cette dynamique, la demande pour la viande Label rouge a triplé en 18 mois. Lorca, la Cal et @comptoir_agri poursuivent le développement de la production de bovins label rouge, via Cloé, grâce à un nouveau partenariat avec les magasins @ULesCommercants. Pour en savoir plus ⬇️ https://t.co/0XVqZNlZn5 @agrodisT — Agrodistribution (@agrodisT) November 12, 2021 Denis Fend, directeur du Comptoir agricole, a commenté le compte de résultat de l’Organisation de producteurs. Les chiffres d’affaires des activités bovine et porcine sont équilibrés, à 16 M€ pour chaque filière, soit une hausse de 2, 5 %, limitée par la baisse du prix du porc. « Le résultat, après redistribution des compléments de prix, s’élève à 69 000 € contre 77 000 € pour l’exercice précédent. Cela fait cinq ans que le Comptoir agricole a repris l’activité de Copvial, une opération qui s’est avérée une réussite grâce aux éleveurs qui sont restés présents, grâce au partenariat avec Cloé, et à la sécurité financière que notre groupe a apportée. » Un travail d’équipe qu’il s’agit de poursuivre pour le bien-être des éleveurs alsaciens !

Ferme Schwenger-Fuchs à Logelheim

Quand investissements riment avec confiance

Publié le 02/12/2021

À Logelheim, la ferme avicole Schwenger-Fuchs est gérée par trois jeunes associés qui ont de la suite dans les idées pour développer leur activité d’élevage et de transformation de volailles, destinée à la vente directe. Pas après pas, ils peuvent concrétiser leurs nouveaux projets, grâce à l’accompagnement financier de la Banque Populaire.

Avec la confiance, on peut voir loin. À Logelheim, la ferme avicole Schwenger-Fuchs applique ce credo au quotidien entre ses trois associés, Jonathan Fuchs, Marc Schwenger et Selim Gharbi, et avec son partenaire financier historique : la Banque Populaire. Au cours des sept dernières années, elle a soutenu sans hésiter les trois jeunes éleveurs de volailles dans leur volonté de développement et de croissance. La première fois, c’était en 2015. À cette époque, l’EARL était encore gérée conjointement par Colette Schwenger, la petite-fille du fondateur de cette ferme créée en 1968, et Jonathan qui l’avait rejoint un an plus tôt en hors cadre familial. À son arrivée, il avait déjà investi ses propres deniers pour mettre aux normes l’abattoir vieillissant. Mais en cette fin d’année 2015, il a cette fois besoin de financer un tout nouveau laboratoire de transformation. Une pratique qui existait déjà au sein de l’exploitation, mais pas au niveau de ce qu’il imaginait. « C’était la période où la demande pour les produits à base de volaille était en pleine expansion. C’était le moment d’y aller », estime-t-il avec du recul. Des investissements « réfléchis » et créateurs d’emplois Les années passent et la demande ne faiblit pas. En 2018, l’année où Colette prend sa retraite, il entreprend la construction d’un nouveau bâtiment d’élevage aux côtés de ses deux nouveaux associés : Marc, le fils de Colette, et Selim Gharbi qui travaillait jusque-là comme employé. Les trois jeunes hommes ont besoin cette fois d’une somme plus conséquente pour concrétiser ce nouveau projet de 250 m2. « Il fallait qu’on augmente la cadence de production. D’autre part, nous devions agrandir le parcours des poulets pour respecter le cahier des charges du réseau « Bienvenue à la Ferme » que nous venions de rejoindre », indique Jonathan. Là encore, la Banque Populaire répond présente. Son chargé d’affaires Agriculture et Viticulture, Johnny Hanser, le justifie simplement : « Comme à chaque projet de nos clients, nous étudions l’investissement envisagé et proposons un plan de financement. Mais au-delà, l’aspect humain est primordial dans les échanges avec nos clients. Nous créons des relations au long cours où on apprend à se connaître et la confiance s’installe. Dans le cas présent, chaque investissement est mûrement réfléchi entre les trois associés. Ils font des efforts pour développer leur clientèle et la préserver. Ce sont des travailleurs méthodiques, engagés dans une démarche de filière courte qui, en plus, créent des emplois localement. Tout ceci correspond aux valeurs que défend la Banque Populaire. » Grâce à ce nouveau bâtiment, la ferme Schwenger-Fuchs a doublé sa capacité annuelle de volailles abattues et, par extension, son chiffre d’affaires. Ces nouvelles rentrées d’argent ont permis de financer trois emplois à mi-temps, tout en assurant aux trois associés un revenu correspondant à environ 1,5 Smic. « C’est à la fois un salaire correct, mais si on ramène ça à toutes les heures travaillées sur l’année, avec trois semaines de congé non payé, ça pourrait être mieux. Mais nous aimons ce que nous faisons, et l’aspect entrepreneurial qui va avec. Donc, ça nous convient », témoigne Jonathan. Depuis 2018, ils ont atteint leur plafond de production avec un peu plus de 250 poulets abattus par semaine. Améliorer la qualité, diminuer les charges À moins de nouveaux investissements, ils ne peuvent pas produire davantage de poulets. Ils essaient néanmoins d’accroître la qualité. D’une part, au niveau de l’élevage en améliorant l’environnement des poulets. « Si le cadre est plus propice, la volaille a une meilleure croissance et devient plus lourde. À la fin, c’est du chiffre d’affaires en plus », développe Jonathan. D’autre part, ils font en sorte de répondre aussi bien que possible aux demandes de leurs clients qui réclament de nouvelles recettes pour les produits transformés. « Il y a de nombreux jeunes dans notre clientèle, qui veut de la nouveauté, des saveurs. On doit donc diversifier notre gamme et s’adapter au marché. » C’est cette logique qui pousse Julien, Marc et Selim à solliciter une nouvelle fois la Banque Populaire pour un nouveau bâtiment de 60 m2, destiné à accueillir trois lots de dindes pendant la période estivale. « On est dévalisé constamment sur les marinades. Cela nous permettra d’avoir plus de produits à proposer. » En hiver, ce nouveau bâtiment permettra de consolider le chiffre d’affaires en améliorant la qualité des chapons élevés en vue des fêtes de fin d’année. Une fois la production optimisée et rentable, il faut se tourner vers les charges si on souhaite améliorer son bénéfice net en fin d’exercice. C’est pour cette raison que la ferme Schwenger-Fuchs a décidé d’investir dans une installation photovoltaïque dans le but de faire de l’autoconsommation pour alimenter les équipements de froid. Un investissement, là encore soutenu par la Banque Populaire, qui a le mérite de s’autofinancer pendant toute la durée de l’emprunt, à savoir une dizaine d’années. Jonathan conclut : « Avec la hausse globale du coût de l’énergie et une facture électrique mensuelle de 450 €, nous avons estimé que c’était un investissement judicieux sur le long terme. Cela va nous permettre de réduire notre facture de 50 % à terme. Nous parvenons à concilier économie d’énergie avec développement durable en réduisant nos charges tout en réduisant notre empreinte carbone. C’est une grande satisfaction ! »    

Publié le 08/11/2021

Maraîcher en biodynamie, Pierre-Henri Lenormand vient de se lancer dans l’élevage de poules pondeuses. Un atelier de porcs en plein air va s’y ajouter dans les mois qui viennent.

Depuis 2003, Pierre-Henri Lenormand est l’un des deux associés de la ferme de Truttenhausen à Heiligenstein. Il s’occupe du maraîchage, tandis que son associé, Antoine Fernex, se charge de la partie élevage. La ferme est conduite en biodynamie - elle est certifiée Demeter - et elle accueille de nombreux stagiaires qui se forment à cette spécialité au CFPPA d’Obernai. Avec le prochain départ à la retraite d’Antoine Fernex, prévu fin 2022, Pierre-Henri Lenormand a choisi de prendre un nouveau départ en s’installant sur 4 ha à Valff, en association avec Marc Lemonies. Les deux hommes ont créé l’EARL du Kapelfeld. Jusqu’alors, les 4 ha étaient mis à la disposition de la ferme de Truttenhausen et réservés à la production maraîchère et à la culture des céréales nécessaires à la rotation. En 2020, le maraîcher a mis en place deux tunnels et s’est lancé dans la construction d’un poulailler de 64 m2 pour élever des poules pondeuses. Avec une volonté : que les poules disposent, autour du bâtiment, d’un espace enherbé suffisamment vaste, en l’occurrence 3,5 fois la surface exigée en bio, soit « 3 000 m2 pour 200 poules ». Cela faisait deux ans que Pierre-Henri avait ce projet en tête : « Je ne voulais pas d’un bâtiment tout fait, mais plutôt de quelque chose à notre image : un beau bâtiment tout en bois, traité à l’huile de lin », avec à l’intérieur, nichoirs et pondoirs. Son nouvel associé et lui, en ont réalisé les plans et l’ont autoconstruit avec l’aide de leur équipe. Un système de récupération d’eau de pluie est installé sur le toit. Il est relié à une citerne enterrée de 15 000 l. L’eau ainsi recueillie permet d’arroser les 75 arbres fruitiers plantés l’automne dernier dans la parcelle. Le maraîcher avait invité une poignée de consommateurs à participer à la plantation de ces arbres en quenouilles de trois ans, qui ont l’avantage de rester petits en taille et de donner des fruits rapidement. « Tous les fruits abîmés servent de nourriture aux poules. Elles mangent également les insectes qui s’attaquent aux arbres. Ce sont des nettoyeuses, explique Pierre-Henri qui fait le pari de n’utiliser aucun insecticide sur ses fruitiers en misant uniquement sur la régulation naturelle exercée par les volailles. « Cinq coqs pour 200 poules » Les deux associés de l’EARL du Kapelfeld sont particulièrement attentifs au bien-être de leurs poules rousses : trois bacs à sable sont installés dans le parc, ce qui permet aux animaux de se rouler dans le sable et de se frotter à volonté. Et pour leur tenir compagnie, cinq coqs d’Alsace saumonés ont rejoint la troupe. « Cinq coqs pour 200 poules, c’est le bon équilibre », juge Pierre-Henri, qui se réjouit de voir les poules « à l’aise dans leur parc ». Les œufs étant ramassés tous les jours, il n’y a pas de risque qu’ils soient couvés par les poules. Les pondeuses sont nourries avec des céréales produites sur place : un mélange d’orge, de triticale et de féverole, complété d’un peu de soja toasté alsacien bio et de coquilles d’huîtres. À quoi s’ajoutent des déchets de légumes (fanes de blettes, de fenouil…) provenant des cultures voisines du poulailler, et l’herbe du parcours. Une alimentation moins ciblée que dans un élevage spécialisé, mais l’objectif est avant tout de produire des œufs de qualité. Du vinaigre de cidre ajouté dans l’eau de boisson permet de renforcer le système immunitaire des poules, mais « ce qui fait beaucoup pour l’immunité, c’est le fait qu’elles sortent dehors. » Et en effet, les volailles ne s’en privent pas : arrivées en août, à l’âge de 18 semaines, elles ont très vite investi le parc, à la recherche de vers de terre, de limaces et même de mulots et de souris. L’utilisation des engrais verts attire en effet une population relativement importante de rongeurs sur la parcelle. « On manque de surface » Une dizaine de tonnes de céréales sont nécessaires pour nourrir les 200 poules. « Avec 4 ha, on manque un peu de surface », avoue l’agriculteur. Pour l’instant, il fait appel à un collègue viticulteur en biodynamie qui lui sème du triticale et de l’épeautre mais il est à la recherche de 4 ha supplémentaires à louer pour faire face à ses besoins, qui vont aller croissant avec la mise en route prochaine d’un atelier de porcs en plein air. La porcherie est en cours de construction. Elle permettra d’élever une dizaine de porcs par an. La coexistence des différents ateliers concourt à l’équilibre recherché en agriculture biodynamique. Avec son associé, Pierre-Henri envisage également de construire un bâtiment en bois et en paille réunissant espace de lavage des légumes, stockage et laboratoire de transformation. Une petite boulangerie et un magasin devraient s’y ajouter à terme. Pour l’instant, l’EARL du Kapelfeld vend ses productions via des Amap (association pour le maintien d’une agriculture paysanne), au marché du boulevard de la Marne à Strasbourg et à celui de Barr. Compte tenu de ses choix techniques, et des coûts qu’ils engendrent, les œufs sont vendus à 3 € la boîte de 6 aux clients des Amap et 3,60 € sur les marchés. Dans le mot envoyé aux clients pour présenter son projet, Pierre-Henri précise : « En achetant ces œufs, c’est un vrai choix de consommateurs que vous faites, en soutenant ce type d’élevage, où le bien-être animal est essentiel. » À ce prix, un minimum de pédagogie s’impose.

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