Élevage

Concours de la race simmental

Ibiza est la plus belle vache du jour

Publié le 05/06/2016

Race mixte par excellence, la simmental a ouvert le défilé des plus belles vaches du département, dimanche 22 mai au festival de l'élevage de Brumath. C'est le Gaec Bernhard à Wœrth qui repart avec le trophée, Ibiza ayant été sacrée grande championne de ce concours.

Pour juger les animaux en concours, Jean Bernhard, président de la race simmental, a fait appel à Thomas Klenk, éleveur dans le Bade-Wurtemberg. Son troupeau de 130 bovins, dont 80 vaches laitières, des simmental naturellement, affiche une moyenne d'étable de 9 000 à 9 500 kg de lait. Il est venu avec son acolyte, Hugo Kurtz. La traduction était assurée par Rémy Bierbaum, technicien Élitest, son collègue, Claude Ettlinger, animateur de la race simmental du Bas-Rhin, assurant le placement des animaux dans le ring. Une seule section de génisses était inscrite au programme. « La gagnante est donc la championne génisse du concours », précise Rémy Bierbaum. « Nous nous sommes décidés pour Jelina, du Gaec Bernhard à Wœrth, une génisse tout en longueur et en harmonie, indique Thomas Klenk. Ein tolles Rind ! » À sa suite, Idole, de l'EARL Herzog à Ettendorf, « très élégante et longue, avec de beaux aplombs. Elle n'est pas aussi bien tondue que la gagnante, c'est pourquoi elle ne paraît pas aussi jolie. » La troisième est Juvamine, du Gaec Bernhard. « Élégante et moderne, elle a un seul défaut, des trayons surnuméraires. » Il y a deux sections de vaches en première lactation. Dans la première, c'est Ibiza, du Gaec Bernhard, qui est sortie du lot. « Grande et longue, elle produit plus de 30 kg de lait. Quand elle aura deux veaux, ce sera une belle vache simmental. » Le juge apprécie sa belle mamelle, compacte et bien implantée. « Les trayons sont suffisamment longs pour favoriser la traite automatisée. » Ces qualités lui valent d'être classée meilleure mamelle jeune vache. La deuxième, Irène, du Gaec de la Source à Wickersheim, a elle aussi une belle mamelle, mais un peu moins harmonieuse que la première : « Son attache avant est un peu trop prononcée. » Cassi, de l'EARL Engel à Buhl, se classe troisième. « C'est une belle vache, très productive, avec un beau bassin, un modèle de vache mixte. Comme elle a vêlé depuis longtemps, sa mamelle est un peu moins en état », souligne le juge. Doublé pour Ibiza Dans la deuxième section, les juges ont eu du mal à sélectionner la plus belle vache dans le duo de tête. Ils ont finalement préféré Huître, de l'EARL Marzolf à Nehwiller-près-Woerth. « C'est une jeune vache très harmonieuse, très longue, avec de beaux aplombs, garants d'une belle longévité. Sa mamelle n'est pas aussi belle mamelle que celle de la deuxième, mais les attaches sont bonnes, ce qui lui vaut cette première place. » La deuxième, Hôtesse, de l'EARL Fichter à Uhrwiller, a une très belle mamelle, longue et équilibrée. Elle est sacrée meilleure mamelle de sa section. « C'est une très belle vache. » En troisième position, Ibiza, de l'EARL Herzog, est une belle vache, très équilibrée, « mais sa mamelle ne peut pas rivaliser avec les deux premières ». Décidément, Ibiza a tapé dans l'œil des juges. Sacrée championne mamelle jeune vache, elle décroche dans la foulée le championnat jeune vache. « C'est la vache la plus en forme de ce quatuor. » Ce choix ravit l'éleveur qui affiche un grand sourire. La championne réserve est Irène, du Gaec de la Source, « une très belle vache avec une superbe mamelle, bien irriguée, mais avec des trayons un peu trop écartés. » Chez les vaches en deuxième lactation, le juge relève un lot de vaches relativement complet, reflet de l'expression de la race. Homelit, de l'EARL Engel, s'arroge la première place. Les qualificatifs ne manquent pas pour la décrire : « Très élégante, très complète, très grande, très fine, elle a une belle profondeur et une mamelle régulière avec quatre beaux trayons ». Une bête en devenir : elle a produit plus de 7 000 litres de lait en première lactation. La deuxième, Harmony, est elle aussi très élégante, très fine. Elle a été sacrée meilleure mamelle de cette section. La troisième est Herasmu, du Gaec de la Source, « une belle vache laitière, très longue, mais avec une mamelle un peu trop pleine ». Thomas Klenk a une mention spéciale pour Hebee, du Gaec Bernhard, « une simmental très en état, la plus « viande » de cette confrontation ». « Des vaches que l'on a plaisir à regarder » Abordant le classement des vaches de trois lactations et plus, le juge ne boude pas son plaisir : « De belles mamelles, de belles pattes… Ce sont des vaches que l'on a plaisir à regarder. » C'est Émeraude, de l'EARL Fichter qui se place en tête de cette section. Elle affiche une moyenne de plus de 9 000 kg. « Elle a aussi la plus belle mamelle de sa section, et ce malgré cinq veaux, une belle performance ! » Gouille, du Gaec Bernhard se classe en deuxième position, suivie de Danoise, de l'EARL Herzog. « Très productive, elle a déjà fait cinq veaux et produit 8 000 kg de lait. » Coup de chapeau du jury à la plus vieille vache de ce concours, Crissy, appartenant à l'EARL Engel. « Bien qu'elle ait fait sept veaux, elle marche encore très bien. C'est toujours sympa d'avoir une telle vache dans son étable, une vache facile à vivre, facile à travailler. » La tension monte d'un cran à l'approche de l'attribution des titres de championnes. Le championnat meilleure mamelle est remporté par Émeraud, fille de Barnum, qui produit régulièrement 9 000 kg de lait et cumule de très bons taux. Elle a eu cinq veaux, mais elle a la plus belle mamelle, la plus équilibrée. « Une mamelle qui aurait encore été mieux mise en valeur si elle avait été mieux tondue », souligne Hugo Kurtz. Cerise sur le gâteau, Émeraud s'arroge aussi le titre de championne adulte. « Si elle revient dans cinq ans, elle sera toujours parmi les meilleures », pronostique le juge. La réserve est Homelit, de l'EARL Engel. Pour briguer le titre de grande championne de ce concours simmental, trois vaches étaient en lice, la championne génisse, la championne jeune vache et la championne vache adulte. C'est Ibiza, fille d'Illuminati, qui remporte le titre. C'est la plus belle vache du jour, selon Thomas Klenk. « Très bien tondue, sa mamelle est bien mise en valeur. Très équilibrée, elle donne une bonne idée de la longévité de cette vache. Un animal vraiment super ! » Le juge prédit un bel avenir à Jelina, du Gaec Bernhard : « C'est à cela qu'une simmental doit ressembler. Mais comme elle n'a pas encore de mamelle, elle ne peut pas être sacrée championne. » Vient ensuite l'heure de choisir le plus beau lot d’ensemble. Le Gaec de la Source Hatt l'emporte sur l'EARL Engel et le Gaec Bernhard. En conclusion, le juge apprécie l'effort consenti par les éleveurs pour mettre en avant leurs animaux malgré le faible prix du lait.

Producteurs de foie gras fermiers d’Alsace

Une filière proche du grand public

Publié le 04/06/2016

L’association Gänzeliesel rassemble les producteurs de foie gras fermiers d’Alsace. Ils se mobilisent pour promouvoir la filière agricole et défendre le patrimoine du foie gras d’Alsace.

L’association Gänzeliesel tenait son assemblée générale lundi 23 mai à la ferme Nonnenmacher à Wœllenheim. Une assemblée générale marquée par un renouvellement à la tête de l'association. Après une quinzaine d'années en tant que président de l'association, Georges Kuntz laisse sa place à Nicolas Lechner, lui-même éleveur et producteur de foie gras en Alsace. Georges Kuntz laisse entre les mains du nouveau président, une association dynamique et engagée dans de nombreux projets. La douzaine d’éleveurs gaveurs transformateurs régionaux pour l’élaboration de foie gras fermier a dressé le bilan de l’année passée.  Le marché de Noël de Strasbourg : une action phare Les producteurs sont conscients de l’importance du marché de Noël tant au niveau promotionnel que commercial. Les chalets sont devenus un rendez-vous annuel avec le grand public. Au total, cinq gaveurs ont tenu un chalet pendant toute la durée du marché. Des animations ont été organisées en soirée avec des dégustations de produits.  Avec l’application de l’état d’urgence, le marché de Noël de Strasbourg n’ayant pas échappé au dispositif de sécurité, la fréquentation était en baisse. Les producteurs seront tout de même présents en 2016, espérant un regain de la fréquentation pour une nouvelle édition à Strasbourg, capitale de Noël. 7e édition du concours du meilleur foie gras d’Alsace Comme chaque année, le concours du meilleur foie gras d’Alsace s’est déroulé en partenariat avec la Fédération des chefs d’Alsace. Présidé par Pascal Bastian, chef 2* Michelin du Cheval Blanc à Lembach, le concours se tenait dans la cave historique des Hospices Civils de Strasbourg. Guillaume Schuller a remporté le concours devant Christophe Pujol, en deuxième place, et Yann Eber, troisième. Sylvain Mang, trésorier de l’association était présent dans l’équipe de jury au côté d’une dizaine de professionnels. Ce partenariat renforce le lien entre la communauté des chefs de la région et les producteurs. Un lien primordial pour le développement de la filière. Des producteurs formés régulièrement Un des piliers de l'association est l'accompagnement de ces membres dans une démarche d'évolution et de formation. Pour cela, en lien avec des professionnels du Sud-Ouest, région phare de la production de foie gras, des formations sont organisées plusieurs fois par an sur des thèmes fortement liés à l'actualité. La dernière formation a permis d'aborder un projet ambitieux de transformation d'aliment animal directement à la ferme. Le but étant d’améliorer l’autonomie protéique des exploitations en utilisant les productions protéagineuses de la ferme comme le soja, la féverole ou le lupin.  L'association possède d'autres moyens de communication comme le site alsacefoiegras.fr qui permet au grand public de connaître les différents points de vente de foie gras fermier d'Alsace. Y figurent également des recettes en ligne, suscitant la gourmandise des visiteurs. Des partenariats permettent à l'association de maintenir une communication tout au long de l'année comme avec l'association pour la promotion des asperges d'Alsace, la Fédération des chefs de cuisine et restaurateurs d'Alsace ou encore Alsace Qualité. Nouvelles normes de biosécurité Dans le Sud-Ouest, une grande partie des élevages d'oies et de canards ont subi l'interdiction d'introduire de nouveaux palmipèdes dans l'exploitation. Le vide sanitaire passé, l'influenza aviaire est censée être derrière les éleveurs, mais de nombreuses mesures de biosécurité vont être mises en place dès juillet. L'année 2016 sera un tournant important pour les conditions sanitaires dans les élevages. À ce jour, aucune aide technique n'est offerte aux éleveurs pour mettre en place le décret de biosécurité. L'association a lancé un appel auprès des responsables politiques pour la mise à disposition d'un technicien dédié au suivi de ces nouvelles normes d'élevage.

Éradication de la diarrhée virale bovine (BVD)

Agrément de la boucle d’identification préleveuse

Publié le 29/05/2016

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu'elle était attendue. La boucle officielle d’identification et de prélèvement est aujourd'hui disponible. Une simplification pour les éleveurs et un outil important pour la mise en œuvre du programme d’éradication de la BVD.

Plus de 320 éleveurs alsaciens se sont déjà engagés dans un système de dépistage volontaire de la diarrhée virale bovine (BVD) sur les veaux à la naissance. Jusqu’à présent ils recevaient une boucle blanche de prélèvement en plus des boucles identification. L’objectif : obtenir rapidement le statut BVD du veau et ne vendre et ne conserver que les veaux non IPI (Infectés permanents immunotolérants). Simple et rapide La boucle d’identification préleveuse est aujourd’hui disponible. Une des deux boucles d'identification, reconnaissable à sa tête blanche, est équipée du système de prélèvement de cartilage. Cette boucle est à poser sur l’oreille droite du veau en assurant une bonne contention de l’animal. Les prélèvements peuvent alors être envoyés par l’éleveur au laboratoire grâce aux enveloppes prétimbrées fournies avec les boucles. Le résultat est disponible sous une dizaine de jours. Lorsqu'il est négatif, le veau bénéficie d’une garantie non IPI et peut être vendu ou conservé. Si un résultat est positif, le Groupement de défense sanitaire (GDS) contacte systématiquement l’éleveur et le vétérinaire est averti. Un veau positif ne peut pas quitter l’exploitation. Il doit être éliminé ou recontrôlé. 19 départements engagés L’éradication d’une maladie n’est possible que par la mise en œuvre d’une action collective. En Alsace, la décision de lutter collectivement a été actée lors de l’assemblée générale du GDS. Cette démarche est engagée dans 19 départements du Grand Est. Dans la première phase du programme, le statut de tous les veaux doit être contrôlé à la naissance. Pour atteindre cet objectif, seules des boucles d'identification préleveuses seront désormais livrées, avec une pince pour la pose et des enveloppes T pour l’envoi. Dans un an, tous les éleveurs dépisteront leurs veaux. Si un éleveur a encore un stock de boucles d’identification important, il peut s’engager dès maintenant en contactant le GDS. Pour ses boucles d’identification en stock, il recevra une boucle blanche de prélèvement.

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