Élevage

Festival de l'élevage de Brumath

Une tendre parenthèse 

Publié le 17/06/2016

Les concours d'élevage se succèdent, dans notre région, entre le festival de Brumath et la confrontation européenne holstein de Colmar. Sans oublier la fête de l'élevage de Lorentzen qui fait son grand retour... À côté des concours de race, les organisateurs prévoient de nombreuses animations qui font le bonheur du public. À Brumath, la plus plébiscitée est incontestablement la présentation des enfants.

Cette année, les spectateurs sont gâtés, avec pas moins de neuf prestations. Venus de l'EARL de la Colline à Dauendorf. Alexandre, 9 ans, évoque la crise du lait et le dépôt de bilan de Copvial, avec sa sœur Élise, 4 ans. Accompagnés de Madona, un veau de 2 mois, ils font la promotion des produits Alsace Lait et offrent un pot de fromage blanc à Rémy Bierbaum, animateur de cette présentation. Victor, 4 ans, et Emma 8 ans, viennent de l'EARL du Vieux Moulin-Muller à Hirschland. Ils présentent Miss Red, et ils l'affirment tout de go : « Avec un prix du lait à 273 €/1 000 l, ce n'est pas possible ! »  La prestation suivante prend des allures de cousinade : un groupe de cinq enfants du Gaec Wilt à Dachstein, avec à leur tête Baptiste, 8 ans, tenant le drapeau français. Normal, avec les deux confrontations européennes du mois de juin, celle des footballeurs et des vaches. « Nous les filles, on préfère les vaches. On s'est entraînées à promener notre préférée, Banania, on l'a tondue et préparée. » « Nous, les garçons, on veut encourager l'équipe de France avec notre tenue et une pizza pour les soirées canapé. » Rendez-vous est donné à Colmar pour soutenir les vaches françaises... Mathilde Goos, 9 ans, de Blaesheim, présente Malice, née le 11 mars dernier. « Si aujourd'hui, elle fait l'actrice, j'espère qu'elle sera bonne productrice ». Cette cow girl en herbe – son revolver à la ceinture en témoigne - finit sa présentation en faisant faire du saut d'obstacle à Malice, une vraie bête de rodéo. Julien, Elsa, Leo et Louis, de l'EARL Herzog d'Ettendorf, présentent Magique et Madison, le tout en chanson. Venus de l'EARL Schwartz de Hochstett,  Bastien et Alicia présentent Mafia, un veau de race brune des Alpes, Il faut bien mettre un peu de couleur dans ce concours ! Clara, 7 ans, Elena, 4 ans, deux nièces de Nicolas Strasser d'Oberroedern accompagnent Magnolia, 2 mois. Elles racontent une charmante histoire au public, très attentif. Alexia, Joséphine et Jules sont accompagnés de Cat Manon, un veau montbéliard de l'Esat du Sonnenhof à Bischwiller. Puis Robin Schleifer de Bitschhoffen du Gaec des Deux Collines et son acolyte présentent Maïs, en combinaison verte.  

Publié le 16/06/2016

Le « numéro un de la filière viande en France » se positionne sur le dossier Copvial. L'administrateur judiciaire, Me Claude Maxime Weil confirme que l'abatteur a transmis une lettre d'intention de reprise pour le site d'Holtzheim. Cette option permettrait le maintien d'une filière locale d'abattage bovin et porcin. Toutefois, les détails du plan de reprise sur l'aspect social ne sont pas encore connus et devraient être précisés dans les jours qui viennent. En attendant que la chambre commerciale du tribunal de grande instance de Strasbourg valide l’offre de reprise, l’abattoir continue son activité et les modalités de livraison et de paiement des animaux en cours se poursuivent. Les animaux livrés pour être abattus à Holtzheim continueront à être réglés à J+10 par l’administrateur judiciaire.  

Au Grand Frais de Colmar

Le métier de boucher à l'honneur

Publié le 11/06/2016

À l'occasion des Rencontres Made in viande, du 21 au 25 mai, la filière élevage et viande a ouvert ses portes au public dans toute la France, afin de partager le quotidien de ses métiers et valeurs. À Colmar, Michel Herrscher accueillait le public le 21 mai au Grand Frais, dont il est le fournisseur en viandes et produits transformés.

C'est un public soucieux de l'origine des produits qu'il consomme, qui tout au long de l'événement Made in Viande, est venu s'informer sur la filière viande, de l'élevage aux produits transformés, en passant par l'abattage, leur transformation en boucherie et leur présentation pour les mettre en valeur. Les Rencontres Made in viande sont également l'occasion de parler aux jeunes et de leur montrer les perspectives d'emploi et de formation de cette filière qui représente près d'un demi-million de professionnels. Plus de 20 000 emplois sont à pourvoir dans un proche avenir dans ce secteur clé de l'économie française. Les Rencontres Made in viande sont organisées par Interbev en partenariat avec la Confédération nationale des bouchers charcutiers et traiteurs avec, localement, une implication des fédérations départementales. Interbev se donne pour missions de défendre et organiser la filière viande, de favoriser une meilleure gestion des intérêts communs, complémentaires, et parfois opposés. Au niveau régional, son action peut se résumer en quelques chiffres clés : 107 700 bovins, dont 26 400 vaches laitières et 13 500 vaches allaitantes, 32 960 ovins dont 24 260 brebis, 3 abattoirs (Holtzheim, Haguenau et Cernay), 210 bouchers, dont 110 dans le Bas-Rhin et 100 dans le Haut-Rhin. Dans le cadre de ces rencontres, Michel Herrscher accueillait le public le 21 mai au Grand Frais de Colmar, dont il est le fournisseur. Michel Herrscher a repris en 1984 la boucherie créée en 1955 par son père, Georges Herrscher, éleveur et boucher. Elle comptait alors dix salariés. Il a progressivement développé l'affaire, qui emploie aujourd'hui près de 200 personnes sur l'ensemble des sociétés d'exploitation, tout en maintenant son esprit familial. En 1991, l'atelier de fabrication est installé rue Schwoerer, dans la zone industrielle et commerciale de Colmar. Dans ses boucheries artisanales, toutes les bêtes proviennent d'éleveurs alsaciens, et sont transformées dans l'atelier de fabrication après un abattage hebdomadaire. Pour la filière bio, Michel Herrscher travaille avec Jacky Kuntz, éleveur à Ernolsheim-lès-Saverne. Il transforme également les porcs de la ferme Durr à Boofzheim. « Depuis 1955, nous avons su créer et maintenir une relation de confiance avec les producteurs », précise Michel Herrscher. Tout en restant indépendant, il s'est associé à la famille Despinasse de Saint-Étienne, qui existe depuis 1933 et possède ses propres abattoirs. En 2003, il s'est associé à Grand Frais dont l'objectif était, à l'origine, de créer un marché couvert proposant des produits frais. Il fournit en viandes et produits dérivés pour tous les Grand Frais d'Alsace, essentiellement des races à viande, telles que charolaises, limousines ou blondes d'Aquitaine abattues à Saint-Étienne.

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