Élevage

Éradication de la diarrhée virale bovine (BVD)

Agrément de la boucle d’identification préleveuse

Publié le 29/05/2016

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu'elle était attendue. La boucle officielle d’identification et de prélèvement est aujourd'hui disponible. Une simplification pour les éleveurs et un outil important pour la mise en œuvre du programme d’éradication de la BVD.

Plus de 320 éleveurs alsaciens se sont déjà engagés dans un système de dépistage volontaire de la diarrhée virale bovine (BVD) sur les veaux à la naissance. Jusqu’à présent ils recevaient une boucle blanche de prélèvement en plus des boucles identification. L’objectif : obtenir rapidement le statut BVD du veau et ne vendre et ne conserver que les veaux non IPI (Infectés permanents immunotolérants). Simple et rapide La boucle d’identification préleveuse est aujourd’hui disponible. Une des deux boucles d'identification, reconnaissable à sa tête blanche, est équipée du système de prélèvement de cartilage. Cette boucle est à poser sur l’oreille droite du veau en assurant une bonne contention de l’animal. Les prélèvements peuvent alors être envoyés par l’éleveur au laboratoire grâce aux enveloppes prétimbrées fournies avec les boucles. Le résultat est disponible sous une dizaine de jours. Lorsqu'il est négatif, le veau bénéficie d’une garantie non IPI et peut être vendu ou conservé. Si un résultat est positif, le Groupement de défense sanitaire (GDS) contacte systématiquement l’éleveur et le vétérinaire est averti. Un veau positif ne peut pas quitter l’exploitation. Il doit être éliminé ou recontrôlé. 19 départements engagés L’éradication d’une maladie n’est possible que par la mise en œuvre d’une action collective. En Alsace, la décision de lutter collectivement a été actée lors de l’assemblée générale du GDS. Cette démarche est engagée dans 19 départements du Grand Est. Dans la première phase du programme, le statut de tous les veaux doit être contrôlé à la naissance. Pour atteindre cet objectif, seules des boucles d'identification préleveuses seront désormais livrées, avec une pince pour la pose et des enveloppes T pour l’envoi. Dans un an, tous les éleveurs dépisteront leurs veaux. Si un éleveur a encore un stock de boucles d’identification important, il peut s’engager dès maintenant en contactant le GDS. Pour ses boucles d’identification en stock, il recevra une boucle blanche de prélèvement.

Cérémonie inaugurale

Les élus dans le ring

Publié le 28/05/2016

Bien que l'heure fût à la fête, les responsables politiques et professionnels n'ont pas pu faire l'impasse sur les difficultés que traverse la filière élevage.

En l'absence du maire de Brumath, Étienne Wolf, c'est son adjoint, Jean-Pierre Jost qui a accueilli les nombreux invités venus assister à l'inauguration du festival de l'élevage. « On voit rarement une si belle brochette d'élus », a-t-il indiqué en leur souhaitant la bienvenue. Jean Bernhard, président de l'Union des syndicats d'élevage du Bas-Rhin, a salué la présence de Pascal Cormery, président de la Caisse centrale de la Mutualité sociale agricole, Frédéric Bierry, président du Conseil départemental du Bas-Rhin, Patrick Bastian, conseiller régional, et de nombreux représentants des organisations professionnelles agricoles. Il a évoqué la crise que traverse l'élevage, une crise économique, mais aussi morale, et déploré les caprices de la météo : après la sécheresse de l'an dernier, les pluies de ce printemps compliquent les chantiers agricoles. À cela s'ajoutent les difficultés de Copvial SA. « Si l'abattoir disparaît, la filière viande risque d'être affaiblie. » Les éleveurs viennent à Brumath pour travailler, se rencontrer, discuter, mais aussi pour faire la fête et apprendre à se connaître, a-t-il ajouté. « C'est ce qui fait que le festival connaît un bel essor ces dernières années, comme le prouve le nombre grandissant de participants. Sous l'impulsion du nouveau président du Syndicat de la race prim'holstein du Bas-Rhin, Jean-François Dintinger, nous avons innové, avec un concours de génisses d'ampleur régionale. Hier soir, 35 jeunes étaient dans le ring pour toiletter leurs animaux. Cela faisait plaisir à voir ! » Jean Bernhard a remercié les nombreux partenaires qui contribuent au succès de cette manifestation : Chambre d'agriculture, Élitest, Costal, Groupama, Crédit Agricole, Crédit Mutuel, L'Est Agricole et Viticole et Radio Liberté, partenaire de longue date. « Nous devons continuer à y croire » S'exprimant au nom des organisations professionnelles agricoles Franck Sander, président de la FDSEA du Bas-Rhin, a remercié les élus pour leur présence, et leur soutien au quotidien. Malgré une conjoncture difficile et un manque de visibilité, « nous devons continuer à y croire, a-t-il souligné. Cette journée montre l'unité des éleveurs autour de leur métier, cela nous rassure et nous montre que la filière a de l'avenir. » Pour lui, le succès du plan bâtiment est la meilleure preuve : 130 dossiers ont consommé l'ensemble de l'enveloppe. « Toutes les collectivités doivent faire un effort financier pour répondre aux attentes des éleveurs », a-t-il affirmé. Concernant l'abattoir de Holtzheim, la recherche d'un repreneur suit son cours. « À nous de créer un groupement pour collecter les animaux et garantir la continuité de l'approvisionnement. » En ce qui concerne les pertes financières subies par les éleveurs, Franck Sander a indiqué que tout devait être mis en œuvre pour en réduire l'impact. Les garanties de paiement seront respectées a-t-il assuré. « Même si les temps sont durs, à nous de faire en sorte d'assurer la continuité de la chaîne, du producteur au consommateur. » Patrick Bastian, conseiller régional, reconnaît que le dossier de l'abattoir est de loin le plus délicat. « J'espère qu'on trouvera rapidement un repreneur pour cet outil indispensable pour assurer la pérennité de la filière. La Région sera au côté du repreneur, mais aussi des éleveurs qui ont subi des pertes financières. » Le Conseil régional a signé un pacte sur la ruralité, autour de plusieurs axes : le haut débit, un chantier qui est en train de démarrer ; les céréales, avec les investissements qui seront réalisés dans le port de Metz ; les circuits courts ; l'installation des jeunes. « 2016 a été l'addition des budgets régionaux. En 2017, nous irons vers une convergence pour insuffler du dynamisme à cette grande région agricole. » Concernant le plan bâtiment Patrick Bastian s'est félicité qu'il y ait encore une envie d'investir. « La Région s'efforcera de régler les dossiers les plus urgents. » L'agriculture fait partie de l'ADN de l'Alsace, a affirmé Frédéric Bierry. « Nos compétences ont changé, nous n'avons plus le droit d'aider l'agriculture en direct. Nous souhaitons continuer à soutenir la Chambre d'agriculture dans ses projets, nous trouverons les moyens d'être vos partenaires malgré un contexte budgétaire différent. Nous avons la chance d'avoir des jeunes qui veulent investir, qui y croient, nous trouverons des solutions pour être à leurs côtés. » Tous les partenaires doivent se serrer les coudes pour trouver une solution pérenne pour l'abattoir, a-t-il déclaré en ajoutant : « La filière agroalimentaire alsacienne est géniale. Nous avons des producteurs de talent, des professionnels des métiers de bouche de haut niveau, des industries agroalimentaires dynamiques. Il faut tout faire pour continuer à soutenir cette dynamique partenariale. »

Soirée Vache'ment jeunes

Vachement inspirés

Publié le 27/05/2016

Trois groupes se sont succédé dans le ring, samedi soir, lors de la soirée Vache'ment jeunes. Avec trois sketchs très différents que le jury n'a pas su départager : tous les participants sont donc gagnants.

Le premier groupe avait imaginé un sketch intitulé « Question pour un Bur », inspiré par le jeu télévisé « Question pour un champion ». Les trois candidates étaient Germaine de Lupstein, une célibataire endurcie, Ludivine de Paris, une snob un brin prétentieuse, et Jacqueline, une espèce de hippie, elle aussi célibataire, qui affirme d'entrée de jeu avoir repéré quelques jeunes gens dans le public. Munies chacune d'un buzzer symbolisé par des enfants émettant des cris d'animaux différents, les trois candidates sont soumises à une série de questions. L'occasion d'évoquer en vrac la confrontation européenne holstein, la région Grand Est, le prix du lait, et notamment celui payé par Alsace Lait. Le second groupe avait été inspiré par l'Euro 2016. Ses protagonistes ont investi le ring déguisés en supporter de foot et muni d'une pancarte où l'on pouvait lire « A lait les bleus ». Ils ont comparé le travail des agriculteurs - « qui se lèvent aux aurores pour nourrir les autres et le font par passion » - et celui des footballeurs - « qui courent après un ballon pour gagner des millions ». Un sketch dans lequel ils ont eux aussi réussi à glisser une allusion à la confrontation européenne holstein qui aura lieu du 17 au 19 juin, et dont la finale verra s'affronter « des vaches rouges et des vaches noires ». Le dernier groupe a fait remonter une partie du public dans le temps : ceux qui ont suivi une formation de BTS Acse à Obernai. Les acteurs sont arrivés avec des accoutrements plus farfelus les uns que les autres, ont disposé des tables et des bancs et ouvert un pack de bières, visiblement peu disposés à écouter le cours dispensé par une prof quelque peu dépassée par ses élèves dissipés. Elle est rapidement interrompue par un retardataire, qui se justifie en invoquant un accident de camion de viagra… Un élève dort, un autre commence à faire la quête pour sauver Copvial. Lorsque la prof évoque l'autonomie fourragère, un élève au look rasta est très fier d'annoncer que pour sa part il a atteint l'autonomie fourragère en brandissant une pochette remplie d'une substance verte… Enfin, lorsque la prof les menace d'un contrôle, ils quittent la salle en déclarant : « Il est dix heures et quart, c'est l'heure du Ricard », et de souhaiter une bonne soirée à tous au festival de l'élevage… Espérons pour le corps enseignant que ces anciens élèves ont un peu forcé le trait ! En tout cas le jury a été également séduit par les trois prestations et les trois groupes ont terminé ex aequo et sont repartis avec des entrées au cinéma offertes par le Crédit Mutuel.

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