Élevage

Publié le 23/06/2016

Le dernier concours en date avait eu lieu en 2013 à Fribourg. La douzième édition de la Confrontation européenne holstein s'est tenue le week-end dernier au Parc des expositions de Colmar. Pour marquer cet événement, préparé durant trois ans, les représentants des 17 pays concurrents se sont réunis dans le théâtre transformé en ring.

Sur la scène, le présentateur scande le nom de chaque pays en français, en anglais et en allemand avant l'entrée de son représentant. Le public applaudit ou lance quelques huées selon le pays cité. À chacun ses supporters. Lorsque l'ensemble des éleveurs est présent, la parole est donnée à Pascale Gaillot, présidente de la commission agriculture et forêt de la région Grand Est : « Cette très belle confrontation européenne a vocation à faire reconnaître le savoir-faire des éleveurs laitiers de 17 pays européens. Le président de région, Philippe Richert, m'a demandé de vous transmettre ses encouragements pour que cet événement soit une réussite, ainsi qu'une belle fête qui permette à chacun de dépasser la crise qui frappe l'ensemble de la filière, quel que soit le pays dans lequel vous œuvrez. L'agriculture n'est pas seulement une activité économique, c'est une indéniable source de richesse par ses activités productives, non délocalisables. » Le Grand Est produit 10 % du lait français Pascale Gaillot présente la structure de cette nouvelle grande entité : « Nous sommes dans l'une des plus grandes régions agricoles françaises : de l'Alsace aux portes du bassin parisien. Elle représente 10 % du territoire français, dont un tiers est couvert de forêts. 50 000 exploitations mettent en valeur ce territoire. L'agriculture du Grand Est repose sur trois systèmes de production : les céréales, la vigne et l'élevage. Notre modèle se caractérise principalement par la polyculture-élevage. Il reste le modèle le plus résilient face aux incidents climatiques. Nous produisons 10 % du lait français avec un cheptel de 328 000 bovins, soit 2,2 milliards de litres chaque année. 116 établissements transforment le lait. Trois jours ne seront pas suffisants pour découvrir cette région agricole. » 181 prim'holstein présentes La secrétaire générale de la Confédération européenne holstein et red holstein, Suzanne Harding, s'exprime en anglais, directement traduit sur grand écran : « La confrontation européenne est devenue l'un des événements les plus attendus du calendrier européen. Elle réunit les meilleures prim'holstein et prim'holstein rouges. Ce sont 181 prim'holstein qui sont présentes, venues de 17 pays. La douzième édition de cette confrontation sera un spectacle fabuleux et mémorable ». Thomas Prinz, président du Club Holstein 68, conclut la cérémonie d'ouverture : « Cet événement est le reflet de notre métier, l'élevage, et de notre passion, la holstein. »

Publié le 20/06/2016

L’assemblée générale de la Fédération nationale porcine (FNP) s’est tenue le 9 juin à Morteau dans le Doubs. Malgré une légère remontée des cours grâce à une demande forte de la Chine, la situation reste compliquée pour les éleveurs de porcs. Le fonds porcin doit donc être défendu, et la FNP travaille à des mesures qui permettraient de capter de la valeur ajoutée.

La FDSEA et les JA du Bas-Rhin étaient représentés à cette assemblée générale par Mathieu Schneider, responsable du groupe porc chez les JA et, Jean Kauffmann, éleveur. Les producteurs de porcs présents attendaient la définition d’axes de travail pour sortir de cette crise qui devient interminable. Même si les nombreuses mesures obtenues par la FNSEA (fonds d'allégement des charges, aide au paiement des cotisations MSA, année blanche, rallonges budgétaires du Plan de sauvetage de l'élevage…) ont permis tant bien que mal d’accompagner la situation de crise, le fonds porcin, validé par l’Autorité de la concurrence depuis bientôt cinq mois, est toujours en attente. Concernant l’application expérimentale de l’étiquetage obligatoire sur produits transformés en France, la Commission européenne devait donner son aval avant le 12 juin. Sans réponse de sa part, les opérateurs considèrent la démarche applicable pour deux ans. Déséquilibre entre l'offre et la demande Estelle Antoine, de l’Institut du porc (Ifip), a dressé un état des lieux du marché du porc et de ses perspectives à plus ou moins long terme. La moyenne de prix en 2016 était de 1,12 €/kg. Elle a insisté sur le fait que ce prix payé au producteur est « bien trop bas par rapport au prix de l’aliment ». Les fondamentaux, à savoir une production croissante et la consommation en berne à l’échelle européenne continuent de peser sur le marché. « La filière porcine est toujours embourbée, peu de choses ont changé, les fondamentaux sont les mêmes », affirme Paul Auffray, président de la FNP. Pour remédier à ce déséquilibre, la Chine, première destination pour l’exportation française, tire actuellement le marché. L’Ifip a noté une hausse de 15 à 20 % des exportations de l’Union européenne (UE) en 2016. Cette opportunité représente aussi un risque car les importations chinoises sont cycliques et d'autres pays tentent de se positionner sur ce marché. « La filière chinoise se structure, leurs grandes exploitations seront productives dès 2017 », explique l’ingénieure de l’Ifip. L’embellie pourrait donc être de courte durée. Capter la valeur ajoutée Une table ronde a permis de redéfinir les axes d’orientation stratégiques de la filière. Les débats ont porté sur la qualité, les contrats, la reconquête du marché intérieur et la nécessité de remettre l’éleveur au centre des relations qui lient la filière. En effet, à l’instar de la distribution et des transformateurs, les producteurs veulent aussi « prendre leur valeur ajoutée », a déclaré Gilles Pécastaing, secrétaire général de la FNP. Il a suggéré « la création d’un marché à terme pour le porc et des systèmes assurantiels pour gérer le risque revenu/prix ». D’autres dénoncent le manque cruel de compétitivité du secteur porcin. « Notre problématique est la compétitivité. Nous avons le désagréable sentiment d'être enfermés dans un bocal européen, alors que la conjoncture mondiale est plutôt favorable », a affirmé Guillaume Roué, président d'Inaporc. À cela se rajoute le problème de l'embargo russe : « Nous subissons les conséquences sans compensation ». La perte pour l'UE serait de l’ordre de 10 milliards d'euros dont 1 milliard rien que pour la France. Le fonds d'urgence porcin encore attendu Le fonds d'urgence porcin « doit être mis en place le plus vite possible », a demandé le président de la FRSEA Bretagne, Thierry Coué. Ce fonds de 100 M€ promis par la grande distribution est bloqué depuis plusieurs semaines par le refus affiché des fédérations d'industriels de participer à sa collecte. « Il y a un fort blocage des abatteurs, des coopératives et des distributeurs sur le mécanisme », a déploré François Valy, vice-président de la FNP. De son côté, Paul Auffray a regretté : « Nous sommes près du but mais rien n'y fait, tout est bloqué ». Ce différend traduit, selon lui, le manque de solidarité des acteurs de la filière. « Nous sommes en soutien total dans la mise en place de ce fonds », a tenu à rappeler Thierry Coué, également membre du bureau de la FNSEA. Malgré la morosité engendrée par la crise, l’assemblée générale de la FNP s’est cependant déroulée dans un climat plus apaisé que l’année dernière, en l’absence du ministre de l'Agriculture, en déplacement en Pologne.

Festival de l'élevage de Brumath

Une tendre parenthèse 

Publié le 17/06/2016

Les concours d'élevage se succèdent, dans notre région, entre le festival de Brumath et la confrontation européenne holstein de Colmar. Sans oublier la fête de l'élevage de Lorentzen qui fait son grand retour... À côté des concours de race, les organisateurs prévoient de nombreuses animations qui font le bonheur du public. À Brumath, la plus plébiscitée est incontestablement la présentation des enfants.

Cette année, les spectateurs sont gâtés, avec pas moins de neuf prestations. Venus de l'EARL de la Colline à Dauendorf. Alexandre, 9 ans, évoque la crise du lait et le dépôt de bilan de Copvial, avec sa sœur Élise, 4 ans. Accompagnés de Madona, un veau de 2 mois, ils font la promotion des produits Alsace Lait et offrent un pot de fromage blanc à Rémy Bierbaum, animateur de cette présentation. Victor, 4 ans, et Emma 8 ans, viennent de l'EARL du Vieux Moulin-Muller à Hirschland. Ils présentent Miss Red, et ils l'affirment tout de go : « Avec un prix du lait à 273 €/1 000 l, ce n'est pas possible ! »  La prestation suivante prend des allures de cousinade : un groupe de cinq enfants du Gaec Wilt à Dachstein, avec à leur tête Baptiste, 8 ans, tenant le drapeau français. Normal, avec les deux confrontations européennes du mois de juin, celle des footballeurs et des vaches. « Nous les filles, on préfère les vaches. On s'est entraînées à promener notre préférée, Banania, on l'a tondue et préparée. » « Nous, les garçons, on veut encourager l'équipe de France avec notre tenue et une pizza pour les soirées canapé. » Rendez-vous est donné à Colmar pour soutenir les vaches françaises... Mathilde Goos, 9 ans, de Blaesheim, présente Malice, née le 11 mars dernier. « Si aujourd'hui, elle fait l'actrice, j'espère qu'elle sera bonne productrice ». Cette cow girl en herbe – son revolver à la ceinture en témoigne - finit sa présentation en faisant faire du saut d'obstacle à Malice, une vraie bête de rodéo. Julien, Elsa, Leo et Louis, de l'EARL Herzog d'Ettendorf, présentent Magique et Madison, le tout en chanson. Venus de l'EARL Schwartz de Hochstett,  Bastien et Alicia présentent Mafia, un veau de race brune des Alpes, Il faut bien mettre un peu de couleur dans ce concours ! Clara, 7 ans, Elena, 4 ans, deux nièces de Nicolas Strasser d'Oberroedern accompagnent Magnolia, 2 mois. Elles racontent une charmante histoire au public, très attentif. Alexia, Joséphine et Jules sont accompagnés de Cat Manon, un veau montbéliard de l'Esat du Sonnenhof à Bischwiller. Puis Robin Schleifer de Bitschhoffen du Gaec des Deux Collines et son acolyte présentent Maïs, en combinaison verte.  

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