Concours des jeunes présentateurs
Place aux travaux pratiques
Concours des jeunes présentateurs
Publié le 25/05/2016
Après avoir été formés en avril à l'école des jeunes présentateurs, une vingtaine de jeunes se sont frottés à l'épreuve du terrain samedi 21 mai, dans le cadre du festival de l'élevage qui se tenait au plan d'eau de Brumath.
C'est en trois sections de sept génisses que les jeunes ont défilé dans le ring sous l'œil expert de Bruno Toussaint, juge venu de Belgique pour partager son savoir avec les jeunes présentateurs alsaciens. Âgé de 34 ans, Bruno Toussaint est commercial en doses d'insémination, une activité qui l'amène aussi à donner des conseils en accouplement. Clippeur depuis 15 ans, Bruno Toussaint a acquis une certaine renommée dans ce domaine. Samedi soir à Brumath, il a scruté à la fois les génisses, les meneurs et les couples qu'ils formaient. Et non seulement il a départagé les meilleurs, mais il a aussi prodigué des conseils aux jeunes pour qui ce concours constituait une forme d'apprentissage. Dans la première section, le meilleur clippeur est une meilleure clippeuse. Il s'agit de Typhaine Brunner, d'Illfurth. Le juge souligne l'exécution de son travail, à la fois efficace et discret, notamment sur les pattes, la tête et la ligne de dos : « Il s'agit d'un très bon travail pour une jeune qui débute ». D'autant que Typhaine Brunner se classe aussi première lorsque le juge classe les jeunes en fonction de leurs aptitudes à la présentation : « Son licou est bien positionné, le placement des pattes est bon et s'effectue rapidement ». C'est notamment cette réactivité qui la distingue de Louis Frischinger de Tagsdorf, deuxième, et d'Amandine Hubert de Wittersdorf, troisième. Un trio de tête entièrement haut-rhinois pour cette première section. Marche avant ou marche arrière ? Alors que la deuxième section entre dans le ring, le juge explique quelques-unes des règles de présentation : « Pour rentrer dans le ring, les meneurs doivent marcher en marche avant. Une fois que tous les candidats sont dans le ring ils doivent aller en marche arrière. Ils doivent veiller à ce que la génisse ait toujours la patte en arrière du côté où je me place. » Il explique aussi pourquoi il touche les animaux : « Je vérifie les caractères de la holstein, par exemple l'ouverture de côtes ». Dans cette section, le meilleur clippeur est Bastien Beyer de Wittisheim, qui est parvenu à une tonte très nette, sans traces de coups de tondeuse. Le juge n'a pas eu de mal à identifier la gagnante de cette section. Il s'agit de Maryange Risacher de Staffelfelden. « C'est elle que j'ai le moins prise en erreur, elle était toujours en harmonie avec sa génisse. » Elle est suivie par Bastien Berger de Wittisheim et Romain Dudt de Printzheim. Lors du défilé de cette section, Laura Winckel de Hochfelden est victime d'un coup de pied de sa génisse. Elle quitte le ring, et revient pour défiler dans la troisième section avec une autre génisse, plus petite. Affirmer le style laitier Alors que les derniers candidats entrent dans le ring, Bruno Toussaint poursuit ses explications : « Les meneurs doivent toujours avoir un œil sur la génisse et un autre sur le juge, pour bien répondre à ses instructions. Ils doivent tenir le cou de la génisse pour lui donner de l'encolure afin d'affirmer son style laitier. » Dans cette section, c'est Élodie Pinheiro, de Colmar, formatrice au lycée agricole de Rouffach, qui remporte le prix de la meilleure clippeuse. Le juge désigne Céline Bourst de Haegen comme championne de cette catégorie : « Elle fait preuve d'une très belle harmonie avec sa génisse. Elles marchent exactement au même pas et son museau est toujours à la bonne hauteur. » Le juge a plus de mal à départager la deuxième, Laura Winckel, et la troisième, Mélanie Klein de Geiswiller. Les deux premiers de chaque section reviennent dans le ring pour que le juge puisse désigner le grand gagnant de ce concours de présentation. Afin de mieux cerner les qualités de chaque meneur, il leur fait changer d'animal, pour observer comment chacun se comporte avec une bête dont il n'a pas l'habitude. La concentration est à son comble… Enfin, Bruno Toussaint désigne les grandes championnes : il s'agit de Maryange Risacher et de Céline Bourst, qui ont été récompensées chacune par un prix remis par Jean-François Dintinger, président du Syndicat de la race prim'holstein du Bas-Rhin. Mais le concours ne s'arrête pas là. Une dernière section entre dans le ring : celle des formateurs de l'école des jeunes présentateurs. Pour cette présentation un peu particulière, Bruno Toussaint est équipé de cartons jaunes et rouges qu'il distribue en fonction des erreurs qu'il observe. Olivier Wilt est éliminé dès le début, pour être entré en marche arrière. Peu à peu le ring se vide de ses candidats. Bientôt il n'en reste plus que deux : Claudia Kreiss et Salomé Vieux. Finalement, Bruno Toussaint désigne Salomé Vieux comme championne parce que le dos de sa génisse était mieux placé que celui de celle de Claudia Kreiss, qui était plus voûté. Le diable est dans les détails !












