Élevage

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Évolution et réorganisation

Publié le 29/12/2016

Pour plus de proximité, le Contrôle laitier se réorganise pour faire face aux demandes des éleveurs.

Dans le cadre de la séparation progressive des métiers de pesées et de conseils initiée en 2012, une nouvelle équipe d’encadrement formée d’un responsable pesée et de deux responsables conseils, d’un ingénieur lait et d’une assistante, a vu le jour au mois d’octobre. La partie pesée est désormais pilotée de façon autonome, sous la responsabilité de Véronique Schall-Lagoutte, qui a en charge une équipe de 15 secrétaires d’élevage (pesée et validation de la pesée). Cette équipe jeune et dynamique a pour mission d’effectuer la pesée dans vos élevages en respectant les critères de qualité de collecte définis par la profession pour vous fournir des informations fiables de pilotage de votre exploitation (informations par ailleurs valorisées par la chaîne génétique, et qui vous permettent entre autres d’obtenir des index pour chacune de vos vaches). Soucis, questions, interrogations sur la pesée ou la facturation : Véronique est votre interlocutrice (tél. 03 88 19 55 55). Pour le conseil auprès des éleveurs laitiers, deux équipes d’une douzaine de conseillers assurent le suivi des 550 adhérents. L’équipe nord, regroupant les zones de Haguenau et de Bouxwiller, est sous la responsabilité d’Annabelle Ragot qui assure une permanence le lundi à Schiltigheim (tél. 07 70 74 25 01). L’équipe sud, regroupant les zones Centre, Montagne et Sundgau, est sous la responsabilité de Dominique Wolfer qui assure une permanence à Altkirch (tél. 06 71 40 06 44). Outre la gestion de leur équipe, les responsables conservent un volume de conseils individuels leur permettant de rester proches du quotidien des éleveurs et de réagir rapidement aux demandes de terrain. Par ailleurs, ils assurent le lien avec les éleveurs et les interlocuteurs locaux (laiterie, commerciaux) sur le terrain. Ces conseillers, de plus en plus, compétents ont maintenant acquis différentes expertises au service des éleveurs alsaciens. L’équipe est complétée par Sophie Weidmann, qui assure un soutien technique, scientifique et organisationnel pour toutes les thématiques autour du conseil. Enfin, Fabienne Menges reste l’assistante privilégiée de tout le service lait (tél. 03 89 20 98 01). Cette nouvelle équipe d’encadrement est à votre service et à votre écoute pour vous accompagner dans la gestion de votre élevage.

Publié le 16/12/2016

Pour la 12e édition des Ovinpiades des jeunes bergers au niveau national et la 7e au niveau territorial, 34 candidats issus du lycée agricole d’Obernai et du lycée agricole de Rouffach se sont affrontés au cours de cinq épreuves pratiques et d’un quiz théorique. En participant aux Ovinpiades, les élèves ont pu se projeter dans cette production, mieux la connaître et ainsi s’en faire une image plus positive.

Il est 14 h à Preuschdorf, la bergerie de Stéphane Huchot est calme, on entendrait presque les mouches voler, si elles n’étaient frigorifiées par les températures hivernales. Seules quelques brebis et leurs agneaux bêlent de temps à autre. Le calme avant la tempête. Car les 34 élèves participants aux Ovinpiades des jeunes bergers en Alsace sont sur le point de revenir de leur pause déjeuner et de passer les ultimes épreuves avant la divulgation des résultats. Faire connaître une filière qui recrute Tout l’objet de cette compétition organisée par Interbev Ovins et l’ensemble de la filière ovine est de promouvoir le métier d’éleveur ovin et de susciter de nouvelles vocations auprès des élèves des établissements agricoles. En effet, depuis quelques années, la filière ovine cherche à installer des nouveaux éleveurs de brebis en France. Car au cours de la prochaine décennie, 61 % des éleveurs de brebis allaitantes et 39 % des éleveurs de brebis laitières partiront à la retraite. Pour assurer le renouvellement de ses générations mais également le maintien de sa production, la filière ovine doit donc installer près de 10 000 éleveurs dans le même temps. Et les atouts de cette production ne manquent pas : une Politique agricole commune favorable, un bon maintien des prix, une adaptabilité remarquable des animaux offrant un large panel de conduites d’élevage possibles, une demande en viande d’agneau supérieure à l’offre, des débouchés variés, des opportunités dans les démarches qualité… Et argument non négligeable, les investissements nécessaires étant modérés, le retour sur investissement est rapide. Avec le programme Inn’ovin, la filière se mobilise pour relever les défis de demain : créer plus d’emplois sur l’ensemble du territoire pour satisfaire la demande en agneaux et en lait, et rendre ce métier plus attractif en permettant à l’éleveur de dégager un meilleur revenu tout en travaillant dans de meilleures conditions. Des axes de travail ont été identifiés pour favoriser les installations, accroître les performances technico-économiques, améliorer les conditions de travail et produire durable. Plus qu’un concours, une découverte Dans le cadre de ce recrutement de nouveaux éleveurs, les Ovinpiades des jeunes bergers sont une invitation à découvrir le métier d’éleveur ovin de l’intérieur, à travers des gestes concrets et des échanges avec des professionnels. Ces quatre dernières années, le concours a permis à plus de 4 000 élèves de manipuler des brebis et de se projeter dans cette production qu’ils connaissent peu ou pas du tout, et en même temps d’en avoir une image plus positive. Outre la technicité et la modernité de cet élevage, ils découvrent aussi son potentiel : organisation du travail, équipement, aide à l’installation, conduite d’élevage… Car avant les épreuves proprement dites, les élèves se sont entraînés au sein de plusieurs exploitations ovines, encadrés par les éleveurs, leurs professeurs de zootechnie et Jean-Pierre Saulet Moes, conseiller ovin à la Chambre d'agriculture d’Alsace. Une manière de se familiariser aux épreuves (qui ne sont autres que la reproduction de gestes quotidiens d’un éleveur ovin) et de découvrir la diversité des modes de production ovine. Et mardi 13 décembre, c’était le grand oral : les élèves se sont soumis à différentes épreuves alliant théorie et pratique. Pour chaque épreuve, le jury était composé de deux membres (éleveur, technicien et/ou enseignant agricole). Trier les brebis avec un lecteur électronique Apprécier la santé d’une brebis Manipuler et évaluer l’état corporel d’une brebis Évaluer l’état d’engraissement des agneaux Parer les onglons Avant ces épreuves pratiques, les élèves avaient auparavant participé à un quiz destiné à valider les connaissances sur l’élevage ovin : filière, alimentation, reproduction, génétique, santé, reconnaissance de races… Comme au niveau national, c’est en partie ce quiz qui a permis de départager les deux vainqueurs puisque Thomas Schneider et Tania Werly, les deux finalistes, y ont obtenu de bons résultats. Ils iront tous les deux défendre les couleurs de l’Alsace lors de la finale nationale, qui se déroulera le samedi 25 février au Salon international de l’agriculture à Paris. Mais avant cela, Jean-Pierre Saulet-Moes et Hervé Wendling, président du syndicat ovin du Bas-Rhin, les ont incités à s’entraîner. En tout cas, ils ne couperont pas à quelques séances d’entraînement pour peaufiner une épreuve qui a été écartée lors de cette finale territoriale et qui consiste à choisir le bélier le plus qualifié pour répondre à une problématique d’élevage tirée au sort.  

Gaec du Kirrfeld à Engwiller (67)

Une montée en puissance bien gérée

Publié le 14/12/2016

Au Gaec du Kirrfeld à Engwiller, exploitation familiale avec 95 prim’holstein en production, 180 hectares de SAU, repartis en 65 ha de maïs, 50 ha de céréales et triticale et 65 ha de prairies, le développement de la production laitière a été raisonné et pensé de manière progressive.

Après un BTS STAV au lycée agricole d’Obernai et plusieurs stages, Nicolas Urban travaille durant huit mois comme salarié sur deux Entreprises de travaux agricoles, s’occupant des travaux du sol et des moissons. Il est ensuite embauché comme salarié à mi-temps sur l’exploitation familiale, le Gaec du Kirrfeld à Engwiller, avant de s’installer en janvier 2012, rejoignant sa mère, Yolande, son père, Michel, et l’un de ses cousins, Jean-Marc Leininger. Nicolas Urban apporte 120 000 litres de quota aux 570 000 l, l’objectif étant de développer la production. « Nous avons choisi de ne pas acheter de bêtes, mais d’y parvenir par le biais du renouvellement du troupeau. Cela nous a pris deux ans. À l’époque les vaches étaient très recherchées, donc relativement onéreuses, et il y a toujours un risque sanitaire lorsqu’on introduit un animal. » « Afin de pouvoir consacrer le temps nécessaire au développement de la production de lait, nous avons décidé, juste après mon installation, d’arrêter le raifort, gourmand en main-d’œuvre, précise Nicolas Urban. Jusqu’à il y a deux ans, nous gardions les veaux mâles pour les engraisser. Nous avons aussi arrêté, car cela devenait compliqué de tout gérer ensemble. » Robots : 2,8 à 2,9 traites par vache par jour Progressivement, la production de lait atteint 800 000 l. Souhaitant mécaniser la traite, les quatre associés du Gaec décident une nouvelle fois de développer le cheptel : « Nous avions trop pour un robot, pas assez pour deux ». En novembre 2015, deux robots de traite entrent en action. « La mise en route s’est bien passée, au bout de deux mois nous avions atteint notre rythme croisière, avec une production de 950 000 l. » Pour Nicolas Urban, les avantages de la traite robotisée sont nombreux. « Outre la fin de l’astreinte physique de la traite, nous avons davantage de flexibilité et de souplesse dans la gestion du temps de travail, notamment au moment des fortes périodes de travaux. Et nous pouvons consacrer davantage de temps à la surveillance et au suivi du troupeau. » Par ailleurs, avec une moyenne de 2,8 à 2,9 traites par jour, les vaches sont montées en production, passant de 9 300 à près de 10 000 l de moyenne. « Et malgré les 10 % de lait en plus, la qualité n’a pas bougé, avec des taux stables. » Réduire les charges Aujourd’hui, « l’objectif est de pouvoir optimiser les deux robots en passant à terme à 120 vaches à la traite. Nous disposons des installations nécessaires, le bâtiment construit en 2000, puis étendu en 2008, disposant de 120 places. Et nos charges fixes seraient les mêmes. » Afin de réduire leurs charges, les associés du Gaec envisagent le forage d’un puits pour être autonome en eau pour l’étable. « Le forage coûte deux ans d’eau, c’est un investissement qui sera rapidement rentable », indique Nicolas Urban.

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