Élevage

Syndicat des éleveurs alsaciens de la race bovine salers

De l’intérêt de sélectionner en élevage allaitant

Publié le 21/02/2017

L’assemblée générale des éleveurs alsaciens de salers a été l’occasion d’expliquer le bien-fondé d’opérer une sélection du cheptel en adéquation avec les caractéristiques de chaque exploitation.

L’assemblée générale des éleveurs alsaciens de la race bovine salers se tenait lundi 6 février dans la ferme-auberge des Hauts-Bois, adossée à l’exploitation agricole d’Évelyne Hazemann, à Ranrupt. La visite de cet élevage de 45 vaches et la suite, conduit en bio, a permis d’apprécier comment le schéma de sélection de la race salers entrepris sur cette exploitation située à 750 m d’altitude avec 110 hectares de SAU, permet d’optimiser les performances technico-économiques. La production est tournée pour partie vers des femelles vendues en direct, tandis que les mâles sont vendus au Comptoir agricole comme broutard à l’âge de 10 mois pour l’engraissement. Le reste des femelles est destiné au renouvellement du cheptel et à la vente à d’autres élevages. Les Hazemann ont recours à la génétique sélectionnée au Domaine du Fau, berceau de la race, à Saint Bonnet de Salers dans le Cantal. En bio, viser une bonne aptitude à valoriser les fourrages grossiers Pierre Laceppe, du herd-book salers, a rappelé l’importance de la sélection en élevage allaitant. Il a apporté des explications sur le standard recherché des animaux. Il a jugé quelques femelles sur leur morphologie et leur pedigree. Il a également commenté le taureau récemment acquis par les éleveurs. Ce fils de Halley, « est bien pointé, avec de grosses épaules, en raison notamment de sa bonne profondeur et de sa bonne largeur de poitrine, conférant une bonne aptitude à valoriser les fourrages grossiers ». Un point important pour les Hazemann qui nourrissent tout leur cheptel au foin, au regain et à l’enrubanné. Pierre Laceppe a également expliqué l’utilité du pointage en post-sevrage pour classer et hiérarchiser les femelles d’un troupeau. Un syndicat impliqué Nicolas Fady, président du syndicat des éleveurs alsaciens de la race bovine salers, a remercié les visiteurs venus du Cantal, en particulier le président du herd-book salers, Lionel Duffayet, et le vice-président, Géraud Trin, ainsi que le technicien, Pierre Laceppe, et Vincent Gaillard, technicien schéma génétique salers de la coopérative d’insémination. Il a également salué le président du service élevage de la Chambre d'agriculture d’Alsace, Sébastien Stoessel. Ce dernier a félicité le syndicat pour son implication lors de la manifestation de Habsheim en octobre dernier : « Cette participation constitue un signe fort vis-à-vis des collectivités départementales et régionales, impliquées dans le soutien financier de la manifestation, et de la Chambre d’agriculture d’Alsace, sans laquelle ce concours ne pourrait pas être mené à bien. » BVD : le dépistage porte ses fruits Vincent Gaillard a présenté le nouveau catalogue des taureaux d’insémination. Et plus particulièrement, les taureaux Baron et Béguin. Le premier est très complet en taille et en viande, et le second s’illustre par son index lait très élevé. Dans la gamme des nouveaux taureaux, Halley sort du lot grâce à de bonnes performances viande sur broutards. Et Houston est un taureau très mixte, à privilégier sur les génisses. Céline Zuber, du GDS Alsace, a présenté les dernières évolutions concernant la rhinotrachéite infectieuse bovine (IBR) et ses conséquences sur les mouvements des animaux. À noter également que le dépistage de la Diarrhée virale bovine (BVD) mis en place dans le Grand Est permet de diminuer le nombre d’individus infectés persistants et immunotolérants. Nicolas Fady a conclu cette réunion en faisant part de sa volonté d’organiser un voyage pour se rendre à la prochaine vente à la station d’évaluation à Sansac-Veinazès courant avril.

Association sanitaire régionale Grand Est

Au service du sanitaire animal et végétal

Publié le 13/02/2017

L’Association sanitaire régionale Grand Est a été créée le 26 janvier, lors de son assemblée générale constitutive qui s’est tenue à Laxou.

L’Association sanitaire régionale (ASR) Grand Est a pour objet la prévention, la surveillance et la maîtrise de l’ensemble des dangers sanitaires, conformément à l’article L 201-11 du code rural. La création de l’ASR Grand Est est le résultat d’une initiative portée par la Fédération des organismes à vocation sanitaire (OVS) d’Alsace, de Champagne-Ardenne et de Lorraine : les trois Fédérations régionales de défense contre les organismes nuisibles (Fredon, en charge de la protection sanitaire des végétaux) et les trois Fédérations régionales des groupements de défense sanitaire (FRGDS, en charge de la protection sanitaire des animaux). En présence des services de l’État, du Conseil régional Grand Est, des Conseils départementaux et de représentants des Chambres d’agriculture, les OVS ont présenté les statuts de cette nouvelle instance, adoptés à l’unanimité. L’ASR Grand Est constitue un maillon central de la gouvernance sanitaire française. À ce titre, elle a plusieurs missions décrites dans le code rural (article L 201-12) : élaborer le Schéma régional de maîtrise des dangers sanitaires (SRMDS) et la coordination de sa mise en œuvre. Cette mission va se traduire par la réalisation d’un diagnostic territorial décrivant les productions des différentes filières, le niveau d’occurrence des dangers sanitaires ainsi que les enjeux sanitaires en région. Le diagnostic va ainsi permettre d’identifier les dangers sanitaires pour lesquels une action collective sera proposée ou est déjà conduite. construire des Programmes collectifs volontaires (PCV) contre certains dangers sanitaires, qui structurent des actions de surveillance, de prévention et de lutte ; collecter les informations liées à la détection ou à la suspicion de dangers sanitaires. Fédérer les acteurs du territoire Outre ses membres fondateurs, cette structure régionale accueille également des membres de plein droit que sont l’Organisation vétérinaire à vocation technique (OVVT), le Conseil régional Grand Est, les Conseils départementaux, la Chambre d’agriculture régionale Grand Est, ainsi que toute organisation ou association professionnelle dès lors qu’elle exerce une compétence sanitaire dans le territoire considéré. Toute personne morale intervenant dans la région dans le domaine de la surveillance, de la prévention et de la lutte contre les risques, parasites et maladies animales ou végétales, peut faire une demande d’adhésion. Cette structure régionale se veut un lieu de concertation sur les dangers sanitaires impactant aussi bien les animaux que les végétaux, mais également leurs détenteurs, qu’ils soient professionnels ou non, en tenant compte des enjeux économiques, environnementaux, patrimoniaux et de santé publique.

Publié le 11/02/2017

Éveline et Michel Hazemann reçoivent sur rendez-vous dans leur ferme-auberge des Hauts-Bois à Ranrupt quiconque souhaite venir se mettre au vert, et déguster de la viande salers bio. Dont voici le schéma de sélection.

L’assemblée générale des éleveurs de race salers se tenait lundi 6 février chez Évelyne Hazemann à Ranrupt, en présence de Sébastien Stoessel, président du service élevage, Nicolas Fady, président du Syndicat des éleveurs alsaciens de la race salers, des techniciens venus tout droit du Cantal, Pierre Laceppe, technicien au herd-book, de Vincent Gaillard, de l’ULC, entreprise de sélection de la race salers à Aurillac, du président du herd-book salers, M. Duffayet, et du vice-président, Géraud Trin. 45 reproductrices, vente directe et ferme-auberge Nous reviendrons ultérieurement sur la partie statutaire, mais voici un petit descriptif du schéma de sélection de cet élevage de salers dans cette ferme-auberge des Hauts-Bois, située dans un havre de verdure, au pied du Champ du Feu, sur le versant ouest du massif, où Éveline et son époux, Michel, accueillent sur rendez-vous les agrotouristes. L’exploitation de la ferme-auberge compte 45 reproductrices salers, quelques highlands, pour une SAU de 110 hectares. Pour en arriver là, Évelyne et Michel Hazemann sont allés chercher des reproductrices en Auvergne en 2006. Coup dur ! Ils perdent subitement 22 vaches, frappées de fièvre et d’atrophie des poumons, maladie jusqu’alors inconnue sur le massif vosgien. Ils trouvent finalement le traitement approprié et l’épreuve ne les entrave pas dans leur volonté de poursuivre avec cette race mixte, réputée pour sa qualité bouchère, et sa facilité à vêler. Aujourd’hui, tandis que quelques femelles sont écoulées en vente directe, les mâles sont vendus dans la plaine d’Alsace, via le Comptoir agricole, comme broutard à l’âge de 10 mois pour l’engraissement. Quant au reste des femelles, il est destiné au renouvellement du cheptel. La viande salers bio, dont le persillé est particulièrement apprécié des amateurs, peut être dégustée sur place à la ferme-auberge. Éveline Hazemann accueille sur rendez-vous. « Améliorer la base de l’élevage » Évelyne et Michel Hazemann ont fait le choix d’améliorer les performances de leur élevage avec un reproducteur sélectionné au Domaine du Fau, berceau de la race, à Saint Bonnet de Salers dans le Cantal. « Dans cet élevage, on travaille à la sélection de vaches plutôt épaisses sur le dessus, dont les morceaux sont recherchés en boucherie », introduit le technicien, Pierre Laccepe. Le taureau du cheptel est un fils d’Halley. « Né en mai 2015, il possède un bon GMQ avec 305 kg à 210 jours. Il va améliorer la base de l’élevage. Bien pointé, avec de grosses épaules, mais pas très soudées, il possède néanmoins un bon développement, noté 7 à 8, un bon bassin, de bons aplombs. » Pierre Laccepe l'a conseillé à l’élevage Hazemann en raison notamment de sa bonne profondeur et bonne largeur de poitrine, conférant une bonne aptitude à valoriser les fourrages grossiers. En bio, les Hazemann nourrissent 100 % de leur cheptel en foin, regain et enrubanné. « Nous travaillons beaucoup à sélectionner des taureaux calmes, c’est un caractère important, vu que les cheptels s’agrandissent », ajoute Pierre Laccepe. Avoir des garanties de fiabilité sur les performances Pour compléter leur sélection, Éveline et Michel Hazemann ont également recours à l’insémination, avec des reproducteurs tels Icare. Sont également proposés au herd-book des taureaux comme Baron ou Beguin : « Ils font partie des taureaux qui améliorent la race et offrent des garanties de fiabilité sur les performances des produits à venir. Baron est un taureau complet, avec de bons indices de croissance et un bon développement musculaire. Beguin, c’est le taureau qui apporte le plus de lait sur les filles qui produisent », explique Vincent Gaillard.

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