Élevage

Publié le 28/02/2017

Dans cette période économique compliquée, il est essentiel de travailler ensemble et de viser une activité sanitaire exemplaire. C’est le message du groupement de défense sanitaire qui œuvre désormais collectivement au sein de la région Grand Est.

Les éleveurs se sont retrouvés mardi 21 février lors de l’assemblée générale du Groupement de défense sanitaire (GDS) Alsace sous la présidence de Patrick Bastian. Sans langue de bois, ce dernier a tout d’abord dressé le bilan de l’année écoulée. « Elle va nous marquer pendant longtemps. Il faut espérer que 2017 sera plus positive. Je pense au prix du lait qui a commencé à remonter et qui doit le faire encore davantage. Je pense à la viande. Depuis tant d’années, nous connaissons des prix bas. Et il y a peu d’espoir pour que cela s’améliore. Je pense aux céréales. Du jamais vu avec des semis compliqués, des récoltes difficiles, des rendements mauvais et une météo capricieuse. Dans ces conditions, il n’est malheureusement pas étonnant qu’autant d’exploitants agricoles fassent appel à la Chambre d'agriculture d’Alsace pour tenter de trouver une solution à leur situation économique », explique Patrick Bastian. Il fait le constat que, dans le même temps, la politique agricole gouvernementale est illisible et incompréhensible. Elle manque d’ambition. Et, à ces difficultés, s’ajoutent les actions médiatiques de lobbys anti-agricoles. « Ces films chocs font très mal aux éleveurs et à la profession agricole en général. Que l’on ne veuille pas manger de viande par choix personnel est respectable. Mais que l’on cherche à imposer cela à la société est inacceptable. Il y a des limites que ne connaissent pas certains médias qui cherchent à faire de l’audimat. Mais ces images font mal aux éleveurs qui cherchent à travailler le mieux possible et à vivre de leurs produits », s’agace Patrick Bastian. Le président du GDS Alsace n’a cependant pas éludé les difficultés internes à la profession. À commencer par le dépôt de bilan de Copvial. « Cela a posé des problèmes, il ne faut pas le cacher. Ce qui s’est passé a été un choc pour tout le monde. Je pense en premier en lieu aux employés et aux agriculteurs utilisateurs. Une solution acceptable a été trouvée pour l’abattoir et pour les éleveurs », ajoute Patrick Bastian. L’association sanitaire régionale Grand Est Patrick Bastian s’interroge également sur les épisodes répétés de grippe aviaire. Néanmoins, il trouve des raisons d’espérer pour l’avenir. De plus en plus de jeunes s’installent ou ont des projets pertinents. En tout, plus de 1 000 dossiers sur tout le Grand Est. Et l’action sanitaire poursuit son évolution dans une action commune sur toute la région. « Nous avions déjà un programme sanitaire en Alsace. Nous appliquons ce qui marche à l’ensemble de la nouvelle grande région. Depuis quelques semaines, l’Association sanitaire régionale (ASR) Grand Est regroupe le GDS Grand Est avec les trois Fredon d’Alsace, de Lorraine et de Champagne-Ardennes. C’est la structure régionale de la gouvernance sanitaire. L’ASR est chargée d’élaborer, de soumettre à l’approbation de l’autorité administrative, un Schéma régional des dangers sanitaires (SRMDS) et d’en coordonner sa mise en œuvre. Par ailleurs, elle est chargée d’élaborer les programmes volontaires collectifs de prévention, de surveillance et de lutte contre certains dangers sanitaires comme la BVD », précise Patrick Bastian. Précisément, le plan de lutte contre la BDV est particulièrement efficace. Tous les départements de la région Grand Est s’impliquent pour cette éradication qui prendra encore quelques années. La lutte contre l’IBR affiche le même pragmatisme. « On arrive au terme et il convient de trouver des solutions acceptables pour les cas qui restent. Quoi qu’il en soit, il faut séparer les cas positifs de ceux qui ne le sont pas. Et, surtout, s’en donner les moyens, partout. » La tuberculose pose davantage de difficultés. La maladie progresse, notamment dans les Ardennes. « Il faut donc mettre un budget conséquent pour la maîtriser le mieux possible et être solidaire entre les départements. » Enfin, pour la FCO, il faut s’interroger sur la pertinence de vacciner ou pas les animaux, sachant que l’été va arriver et, avec lui, les transports et les déplacements d’animaux. Jusqu’à présent, il n’y a pas eu de cas dans le Haut-Rhin. Qui finance quoi ? L’assemblée générale a par ailleurs été l'occasion de se pencher sur les conséquences de la loi NOTRe avec la suppression de clauses de compétences générales pour les Départements. « À l’heure actuelle, nous ne savons toujours pas qui finance quoi. Cela pose un problème pour le financement des GDS. Pour ces derniers, ces financements servent à lutter contre les maladies. C’est donc de l’investissement. Mais qu’en est-il du financement des personnels ? Qu’est-il prévu ? Il est désormais temps de savoir. Les Départements affichent leur volonté de continuer à financer la lutte contre le risque sanitaire s’ils obtiennent des moyens supplémentaires de l’État. Nous espérons que les réunions prévues au mois de mars permettront de débloquer la situation et d’en savoir davantage », conclut Patrick Bastian. Un tour des activités du GDS Alsace a permis de constater une baisse du nombre d'élevages bovins actifs dans la région. Le 30 septembre 2016, il y en avait encore 2 193, contre 3 000 en 2006. En revanche, l’effectif moyen poursuit sa hausse : 172 337 bovins en 2016, contre 167 249 en 2014 et 163 936 en 2006. Par ailleurs, 805 exploitations avaient un cheptel qui dépassait les 80 bêtes et 785 en avaient entre 1 et 20, 339 entre 41 et 80 et 262 entre 21 et 40. La race holstein était la plus représentée (76 993) devant la charolaise (31 249), et la montbéliarde (19 145). Concernant la charte des bonnes pratiques d’élevage, les taux d’adhésion en Alsace sont en forte hausse. Les principales marges de progrès observées dans les cheptels concernent la présence du document unique de prévention des risques, la bonne tenue du carnet sanitaire et la présence d’un bilan sanitaire, d’un protocole de soin ou la conservation des ordonnances. En fin de réunion, Isabelle Tourette, vétérinaire conseil à GDS France, et Thiébaut Fritsch, vétérinaire praticien, sont intervenus sur le thème du bon usage des antibiotiques et des enjeux sur la santé publique. C’est ensuite le président de la Chambre d'agriculture d’Alsace, Laurent Wendlinger, qui a clôturé la journée. « Le risque sanitaire est l’épée de Damoclès qui plane sur nos têtes et qui s’ajoute aux difficultés actuelles. Après une année 2016 très difficile, nous cherchons tous à rebondir. La Chambre d'agriculture d’Alsace est là pour accompagner les exploitants agricoles en difficulté. La cellule Réagir est malheureusement victime de son succès. Il faut cependant profiter de ce moment pour préparer demain. Cela passe par la recherche de l’innovation et de la compétitivité. Il faut tendre vers un projet agricole Grand Est ambitieux et volontariste. Il faut créer de la valeur ajoutée, rechercher la compétitivité et l’innovation sur l’ensemble de la chaîne. Il faut continuer à travailler pour renouveler les générations et consolider nos systèmes de production. L’élevage alsacien est divers et complémentaire avec sa filière viande, laitière, sa production de montagne et de plaine. Il faut des projets dynamiques, croire en l’avenir, et continuer à œuvrer pour dynamiser ces filières agricoles tout en s’adaptant aux enjeux sociétaux. Nous avons des outils pour y parvenir et nous le ferons en communiquant davantage, notamment avec l’arrivée d’une attachée en communication. Il est important d’être présents sur les canaux de communication et de répondre à nos détracteurs. Pour le GDS, nous devons continuer à œuvrer tous ensemble au niveau du Grand Est pour la recherche de l’excellence sanitaire. »

Syndicat de la race prim’holstein du Bas-Rhin

Au pays du lait bio

Publié le 24/02/2017

L’assemblée générale des éleveurs de la race prim’holstein du Bas-Rhin s’est tenue en Alsace Bossue, cette année. L’occasion, pour les membres du syndicat, de s’intéresser de plus près à la filière lait bio, très présente dans cette région.

« Nous n’avons pas tous les mêmes objectifs de sélection - production de lait bio, rusticité, productivité, concours - mais nous partageons la même passion. » C’est par cette formule choc que Jean-François Dintinger, président des éleveurs prim’holstein du Bas-Rhin, a ouvert l’assemblée générale du syndicat de la race, le mercredi 15 février à Domfessel. L’année 2016 n’a pas été de tout repos pour les éleveurs, entre un prix du lait en berne et une météo capricieuse qui a compliqué la récolte de l’herbe et les semis du maïs. Mais elle n’a pas apporté que du négatif, estime Jean-François Dintinger. De nombreux événements ont jalonné l’année. « L’école des jeunes, organisée en partenariat avec le syndicat haut-rhinois, a rassemblé vingt jeunes à Dachstein. Nous avons présenté 70 génisses au festival de l’élevage de Brumath. À l’occasion de la confrontation européenne holstein à Colmar, trois fermes bas-rhinoises ont ouvert leurs portes. Ensuite, nous avons participé au concours régional holstein à Habsheim, pour finir l’année avec un voyage d’étude en Haute-Marne, avec la visite de deux fermes laitières. » Après la présentation du procès-verbal de l’année écoulée par la secrétaire, Laure Fritsch, le trésorier a présenté les comptes du syndicat qui compte 74 membres. Les élections ont permis de renouveler le conseil d’administration. Sébastien Bauer, vacher de l’EARL Meyer à Westhouse, a pris le relais de Bertrand Rott qui ne souhaitait pas se représenter. Festival de l’élevage : un nouvel élan Plusieurs événements sont au programme de 2017. À commencer par une sortie en bus au Sima à Paris Nord Villepinte, le 27 février prochain. Puis, le salon Eurogénétique, qui se tiendra du 6 au 8 avril à Épinal (lire l’encadré). Quant au festival de l’élevage de Brumath, il aura lieu les samedi 20 et dimanche 21 mai au plan d’eau. Les changements introduits en 2016 ont permis de redynamiser cette manifestation, souligne Jean-François Dintinger. « 24 éleveurs ont exposé 51 bêtes. » La formule sera donc reconduite cette année avec, le samedi soir, le concours de présentation de génisses et des sketches libres, et le dimanche, le concours de génisses prim’holstein suivi du concours de la race simmental et des animations habituelles. « Les prises de sang sont prises en charge par l’Union des syndicats d’élevage du Bas-Rhin », précise Jean-François Dintinger. « Les innovations que vous avez apportées l’an dernier ont donné un nouvel élan à cet événement », souligne Jean Bernhard, président de l’Union des syndicats d’élevage du Bas-Rhin, organisatrice du festival. Il remercie les éleveurs prim’holstein pour leur implication dans cette manifestation, à la fois professionnelle et populaire, qui attire un public de plus en plus nombreux. « Nous avons la chance d’avoir de nombreux partenaires et sponsors présents à nos côtés et de pouvoir compter sur les élèves du lycée agricole d’Obernai pour le montage des chapiteaux. » Jean Bernhard a lancé un appel à tous les éleveurs, pour qu’ils s’impliquent à fond dans l’organisation de ce festival. « Nous voulons continuer à écrire le mot solidaire en lettres majuscules ! » Le concours interraces d’Alsace Bossue aura lieu le dimanche 25 juin à Lorentzen, annonce encore Jean-François Dintinger. Ceux qui souhaitent participer à l’École des jeunes devront se rendre en Moselle, la dernière semaine d’août. « Il reste des places disponibles », indique le président qui souhaite aussi organiser un voyage d’étude en automne. Programme à suivre… Le lait bio en Alsace Bossue L’Alsace Bossue compte une forte proportion de producteurs de lait bio, explique Philippe Le Stanguennec, conseiller à la Chambre d'agriculture d’Alsace. Cette filière a été lancée en 1991 par un noyau de huit éleveurs, sous l’impulsion d’Unicoolait. Le début des années 2000 a été marqué par une forte vague de conversions, avec les Contrats territoriaux d’exploitation (CTE). En 2009-2010, s’est produite une seconde vague de conversions. L’an dernier, 24 millions de litres de lait bio ont été collectés par Unicoolait, dont 60 % en Alsace Bossue et 40 % en Moselle. Deux systèmes se côtoient dans cette région : un système 100 % herbe ou avec 1,5 tonne MS de maïs par vache laitière. La prim’holstein reste la race la plus productive en bio. La production moyenne par vache atteint 6 800 kg de lait par an. En 2016, du fait de la mauvaise qualité des fourrages, elle est tombée à 6 620 l. La production moyenne par hectare de SFP est de 3 500 l, mais peut aller jusqu’à 4 500 l. Le chargement est en général de 0,9 UGB/ha, mais peut aller jusqu’à 1,1 UGB/ha. En système 100 % herbe, les éleveurs privilégient généralement des rotations prairies temporaires, suivies de deux ou trois ans de céréales. « Ce type de système permet de produire jusqu’à 8 500 kg de lait par vache laitière sans achat extérieur », explique le conseiller. Le rendement espéré est de 4 t pour les prairies naturelles, 6,5 t pour les prairies temporaires et de 30 à 35 q pour les céréales. « L’implantation d’une association graminées-légumineuses sur les prairies temporaires permet de garantir l’autonomie protéique de l’exploitation, mais aussi d’apporter de l’azote dans les cultures suivantes. On sécurise davantage le système fourrager et on étale la production sur l’année. » Priorité à l’autonomie alimentaire Le conseiller a donné quelques exemples d’implantation. Sur une prairie temporaire de type « fauche avec luzerne », on trouve généralement 6 kg de dactyle, 4 kg de fétuque élevée, 15 kg de luzerne, 3 kg de trèfle violet, 2 kg de trèfle blanc. « Les éleveurs commencent à chercher des alternatives à la luzerne car ils rencontrent des problèmes de longévité sur certaines parcelles. » Sur une prairie temporaire de type « fauche avec trèfle », on utilise 5 kg de dactyle, 9 kg de fétuque des prés, 3 kg de fétuque élevée, 4 kg de RGA, 6 kg de trèfle violet et 3 kg de trèfle blanc. Enfin, pour une prairie de type « pâture », on s’orientera vers 5 kg de RGA diploïde, 7 kg de RGA tétraploïde, 3 kg de dactyle, 3 kg de fétuque élevée, 4 kg de fétuque des prés et 5 kg de trèfle blanc. « L’objectif est d’avoir une ration équilibrée toute l’année. La pâture est la valorisation la plus intéressante, car elle apporte le plus de protéines par kg de MS. » « La MAT est plus importante sur les coupes réalisées en été et en automne », explique Philippe Le Stanguennec. Il prend pour exemple une luzerne en cinquième coupe réalisée en 2014, qui affiche 21,9 % de MAT, avec 0,80 UFL, 131 PDIN et 76 PDIE. « Un tel fourrage permet de maintenir les vaches en état. » Le stade de la récolte est primordial, insiste-t-il. Récoltée début mai, une prairie temporaire de première coupe affichait de 13 à 17 % MAT en 2014 et 2015, permettant de produire 26 kg de lait. Récoltée début juin en 2013, fin mai en 2016, elle n’affichait que 10 à 11 % de MAT et n’a permis de produire que 23 kg de lait. « Même de la concentration ne permet pas de rattraper ce différentiel. D’où l’importance de récolter le fourrage au bon stade et d’accepter qu’on n’arrivera pas toujours à atteindre la production maximale visée. » Concernant le choix des concentrés, Philippe Le Stanguennec suggère d’augmenter les protéines avec du pois. « Il faut semer 15 kg de pois avec du triticale, à raison de 200 kg/ha. » Il insiste sur l’importance de limiter les achats, pour limiter les coûts de production : le tourteau de soja 42 coûte 900 €/t, le VL 35, 700 à 750 €/t, le VL 18, 500 à 550 €/t. Explorer de nouvelles pistes Pour améliorer l’autonomie fourragère de l’exploitation, on peut introduire du maïs, distribué en quantité limitée (5 kg MS). Il sera implanté en premier année de rotation. On peut aussi implanter des mélanges plus riches en légumineuses, pour viser 16 et 17 % de MAT en première coupe. « Mais il est difficile de ne pas recourir à un correcteur azoté avec ce type de ration. » Une ration avec maïs permet de viser une production de 25 kg de lait. Elle se compose de 5 kg MS d’ensilage de maïs, de 9,1 kg MS d’ensilage d’herbe, de 2 kg MS de foin de luzerne, de 2 kg de céréales et de 1,5 kg de VL 35. Conclusion de Philippe Le Stanguennec : « Pour intensifier le système, il faut explorer de nouvelles pistes. Certains privilégient le maïs, mais de nouveaux schémas se mettent en place pour produire plus. »

Publié le 24/02/2017

Pour endiguer l’érosion du cheptel ovin et anticiper les départs à la retraite, la Safer Alsace, le Crédit Mutuel, l’association Agneau Terroir d’Alsace, la Chambre d'agriculture d’Alsace et le syndicat ovin du Bas-Rhin ont signé une charte de développement de la filière ovine alsacienne le 20 février à Mietesheim.

« Pour être éleveur ovin, il faut être passionné », déclare Théo Heim, éleveur ovin à Mietesheim. Mais la passion ne suffit pas toujours. « En agriculture, tous les coups de pouce qui peuvent aider des projets à se concrétiser sont les bienvenus », affirme Laurent Wendlinger, président de la Chambre d'agriculture d’Alsace. C’est tout l’objet de la charte qui a été signée mardi dernier, sur l’exploitation de Théo Heim, dont le parcours (lire en encadré) reflète la vocation et la ténacité dont il faut faire preuve pour s’installer en agriculture lorsque l’on part de pas grand-chose. Freiner l’érosion du cheptel Avec la baisse de la consommation de viande ovine, c’est ce problème de renouvellement des générations et d’installation de jeunes éleveurs qui explique que, depuis 2000, le cheptel ovin s’est érodé de 16 % en Alsace et de 18 % dans le Grand Est, ce qui est moins que dans le reste de l’hexagone. Freiner cette érosion en Alsace « a été un travail de longue haleine », souligne Stéphane Huchot, président de l’association Agneau Terroir d’Alsace, créée à cette fin (lire en encadré). Cinq parties prenantes Cette charte a pour vocation de poursuivre ce travail en facilitant le processus d’installation ou de création d’un atelier ovin complémentaire sur une exploitation existante. « En proposant quelque chose de stable et de viable aux candidats à l’élevage ovin, elle répond à la demande des éleveurs », indique Hervé Wendling, président du syndicat ovin du Bas-Rhin. Pour ce faire, les cinq parties prenantes ont chacune leur mission. La promotion du métier au syndicat ovin ; la promotion du produit ainsi que l’assurance de débouchés et de prix stables à l’association Agneau Terroir d’Alsace ; l’appui technique des éleveurs ovins dans leur projet d’installation et de développement à la Chambre d'agriculture d’Alsace ; l’accès au foncier à la Safer ; et l’appui financier aux actions du syndicat ovin, aux créations d’ateliers de diversification et à l’installation de jeunes agriculteurs au Crédit Mutuel. Hervé Wendling, président du syndicat ovin du Bas-Rhin, détaille le contenu de cette charte : Une dynamique à faire perdurer « La production ovine témoigne que le succès d’une filière repose sur les hommes. C’est pourquoi le Crédit Mutuel, persuadé que ce sont les hommes qui animent les territoires, suit vos initiatives avec bienveillance », affirme Laurent Klein, président de la commission agricole du Crédit Mutuel. Laurent Wendlinger, président de la Chambre d'agriculture d’Alsace, fait part de sa volonté de « faire perdurer le dynamisme de la filière ovine, qui présente de nombreux atouts, dont celui de s’adapter à de nombreux territoires ». Pour ce faire, outre la charte, il évoque d’autres leviers : de nouveaux processus d’installation, plus progressifs ; et des partenariats au niveau de la région Grand Est pour étoffer la place de l’élevage dans l’économie locale. « Le foncier est devenu une denrée rare et chère en Alsace, donc un sujet délicat », note quant à lui Marc Moser, président de la Safer Alsace. D’autant que l’environnement, par le truchement des compensations environnementales, vient renforcer ce phénomène en devenant « un acteur majeur de la consommation de foncier ». D’où la nécessité de le gérer efficacement. Avec cette charte, Théo Heim, dont l’exploitation n’atteint pas encore l’autosuffisance alimentaire par manque de surface agricole, sera prioritaire si l’opportunité de récupérer du foncier d’une autre exploitation ovine se présente. À redécouvrir sur notre chaîne Youtube Agriculture Innovante : Découvrez la marque Agneau Terroir d'Alsace ! L'Agneau Terroir d'Alsace, une marque de proximité

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