Cultures

Semences de fleurs et graminées sauvages locales

Chasser le naturel, il revient en graines

Publié le 27/08/2021

Nungesser Semences est le seul spécialiste des espaces verts, du gazon et des graminées du Grand Est à s’être diversifié dans les semences de plantes sauvages indigènes. Il recherche des agriculteurs motivés pour les multiplier. Elles iront enrichir les bords de parcelle, les interrangs des vignes ou les vergers, mais également des prés communaux ou encore des entrerails de tramway.

Pionnier, Nungesser Semences multiplie, depuis dix ans déjà, des semences de fleurs et graminées sauvages locales, labélisées Végétal local. Leur mélange fleurit à la ville et au champ. Le savoir-faire du semencier, spécialisé dans les gazons et graminées, est unique dans le Grand Est. En France, ils ne sont qu’une poignée à s’être ainsi diversifiée. Tout commence dans la nature alsacienne. Des botanistes du conservatoire des sites alsaciens (CSA) y collectent entre 5 et 15 g de semences d’une plante sauvage pour Nungesser Semences. À partir de ces graines, le semencier, basé à Erstein, multiplie sous serre la première année, et repique. Puis des agriculteurs voisins cultivent les fleurs et graminées sauvages sur de petites parcelles. La première récolte est manuelle pour recueillir suffisamment de semences. Ensuite, seulement, de grandes parcelles sont ensemencées. Mais il faut attendre trois à quatre ans entre la collecte dans la nature et l’intégration des semences multipliées dans un mélange de graines prêt à être commercialisé. « C’est fastidieux mais cela fait le charme de l’activité », estime Lucie Heitz, la fille de Bernard Heitz, le PDG de Nungesser Semences. Entreprise familiale, depuis 1973, Nungesser Semences emploie aujourd’hui dix salariés. Une dizaine d’agriculteurs sont partenaires. 90 % des mélanges de semences pour bandes enherbées, bordures de parcelles, interrangs, prairies, aménagements divers de Nungesser Semences sont élaborés à la demande. « On ne s’adresse qu’à des pros du paysage », précise Lucie Heitz qui, du haut de ses 37 ans, se prépare à la reprise. Entre autres clients qui achètent les mélanges à base d’espèces sauvages indigènes : Vinci pour le grand contournement ouest de Strasbourg ; les collectivités locales pour leurs chantiers de renaturation, telle Ostwald ou Illkirch ; la CTS pour l’extension du tram vers la Robertsau. « Avec 1 kg de graines, on ensemence 200 m2. Nos conditionnements ne sont pas adaptés aux particuliers », ajoute Lucie. Le monde agricole aussi commence à s’intéresser aux fleurs et graminées sauvages locales pour attirer l’entomofaune : les insectes pollinisateurs et les auxiliaires des cultures. « L’intérêt de ces plantes est qu’elles sont pérennes. Il y a des annuelles - des plantes messicoles, comme le coquelicot et le bleuet - mais aussi et surtout des vivaces, qui repoussent à chaque fauche et sur plusieurs années », explique Lucie Heitz, qui sait que l’inconvénient majeur est le prix des semences. 98 % des fleurs sauvages qui composent les mélanges sont des vivaces, souligne-t-elle. Bientôt une thèse sur le sujet Dans le vignoble, les mix à base de plantes indigènes sauvages sont de plus en plus choisis comme alternatives à l’engazonnement habituel. Éviter les coulées de boue, voire le travail du sol, amener de l’engrais vert, en plus des pollinisateurs et des auxiliaires, les animent. Tant et si bien qu’un projet de recherche a vu le jour, dès 2014. Pour le groupement de viticulteurs de Westhalten, des botanistes du CSA ont collecté, sur la lande du coin, le Strangenberg, les graines de 25 espèces sauvages locales, qui ne concurrencent pas la vigne, dont l’achillée millefeuille, la centaurée du Rhin, l’œillet prolifère. Nungesser Semences les a multipliées. Les viticulteurs les ont semées. Avec l’Inrae de Colmar, ils étudient l’apport de ce couvert végétal à la biodiversité, notamment dans le sol, et à la résistance au stress hydrique. Pour 2022, via le dispositif CIFRE (convention industrielle de formation par la recherche), Nungesser Semences recrute un jeune doctorant qui soutiendra une thèse sur les fleurs et graminées sauvages. « Grâce à des relevés botaniques, il étudiera comment ces espèces interagissent entre elles et avec la vigne, et se pérennisent : un sujet jamais traité auparavant », s’enthousiasme Lucie Heitz. Son père qui avait eu cette idée folle de préférer les fleurs sauvages aux horticoles, était à l’époque taxé de « fumeur de moquette »… quoi de plus logique pour un semencier spécialiste du gazon ! Encore aujourd’hui, fleurs des prés et des champs sont qualifiées de mauvaises herbes. Pourtant, elles sont des réservoirs de nourriture et des hôtels pour les insectes auxiliaires des cultures et les pollinisateurs. Et elles sont autrement plus nourricières que les fleurs horticoles, dont la fonction reproductrice - le nectar et le pollen donc - n’est pas développée, à cause de la sélection qu’elles subissent, selon le semencier. Pour les vergers, Nungesser Semences préconise des mélanges de fleurs sauvages très variées, pour capter un maximum de butineurs différents. En grandes cultures, des mix plus simples, de trois à cinq espèces seulement (bleuets, coquelicots, calendula en tête), sont conseillés puisque l’intérêt cultural est moins grand. Des mélanges avec du trèfle sont vendus dans les coopératives de la région. Nungesser Semences fournit Le Comptoir agricole et Armbruster notamment. Arboriculteurs et viticulteurs achètent, eux, en direct leurs mélanges à façon. L’entreprise de semences en gros a une agence dans le Haut-Rhin à Wittelsheim. Les Alsaciens représentent ainsi 70 % des clients agriculteurs sur ce marché de niche. Cherche producteurs « Auprès des agriculteurs, nous sommes surtout connus pour nos mélanges sur mesure de semences d’engrais verts. Nous vendons une bonne centaine de tonnes de semences d’intercultures par an en direct. Aucune plante sauvage dans ces mélanges. Généralement, les cultivateurs se regroupent pour acheter plusieurs tonnes », intervient Bernard Heitz. Père et fille lancent un appel à la profession. L’activité de semences de fleurs et graminées sauvages se développe rapidement. Actuellement, une dizaine d’agriculteurs produisent pour eux deux ou trois espèces, en monoculture : de quelques ares à deux ou trois hectares, selon les besoins. Nungesser Semences assure le suivi technique de cette culture « très bien rémunérée » : de 1 500 à 3 000 €/ha. « Notre problématique, c’est trouver des agriculteurs qui se lancent dans la production. Chaque espèce a un itinéraire différent et on revient à des techniques d’avant : du désherbage manuel et mécanique uniquement. Ce sont des cultures qu’on surveille. Et comme ce sont des plantes sauvages, elles ne fleurissent pas toutes en même temps : leur but est de se reproduire. Il faut donc les choper au bon moment. Si on récolte 50 % du potentiel de la parcelle, c’est déjà bien. 200 kg d’une production, c’est beaucoup pour nous ! », s’exclame Lucie. La jeune femme est en plein dedans : récoltes, séchages, tris s’étalent de juin à fin août. Chaque année, entre 6 et 8 tonnes de graines d’une quarantaine d’espèces indigènes sauvages sont produites. Nungesser Semences sort environ 2 000 tonnes de semences, toutes confondues, par an. Les producteurs qui cultivent des plantes sauvages locales pour Nungesser Semences sont à 90 % alsaciens. Des Champenois ont rejoint l’aventure. Qu’est-ce qui les motive tous ? « Ces parcelles restent en place de trois à cinq ans. Elles couvrent le sol, qui n’est pas travaillé. Elles ne nécessitent pas d’engrais ou une fois tous les cinq ans. Et attirent, bien sûr, beaucoup d’insectes. Nous ne faisons pas d’alimentaire, donc nous ne sommes pas en bio. Le recours aux fongicides est possible », résume Lucie Heitz. Les standards sont le bleuet, la marguerite et le coquelicot. Pour soutenir l’équipe de France au Mondial de foot 2022, rien de tel qu’une production bleu-blanc-rouge ! Avis aux amateurs.        

Publié le 09/08/2021

Guillaume Rapp produit du blé sans intrants. Il est transformé en farine par le moulin Burggraf-Becker. Philippe Materne en fait un pain au levain que ses clients s’arrachent. Histoire d’une belle rencontre.

Viticulteur à Dorlisheim, près de Molsheim, Guillaume Rapp cultive aussi du maïs, du blé et de l’orge. Depuis quelques années, il a également introduit de la luzerne dans ses rotations. Celle-ci reste en place pendant trois ans, puis cède la place à du blé ou à une autre céréale deux ans de suite. Le blé qui suit la luzerne profite d’une terre qui n’a pas reçu d’intrant chimique. Guillaume, qui est en deuxième année de conversion à l’agriculture biologique, a entrepris de le valoriser séparément du reste de ses céréales en le faisant moudre, puis transformer en pain. Car contrairement aux raisins qu’il vinifie et qu’il met en bouteilles, ses céréales étaient jusqu’alors livrées au Comptoir agricole sans qu’il sache quelle était leur destination finale. « C’est quelque chose qui me chiffonnait, explique Guillaume. J’avais envie d’aller jusqu’au bout ». L’idée d’utiliser ce blé, cultivé sans engrais ni produits phytosanitaires, pour produire « un bon pain à l’ancienne » séduit Philippe Materne, boulanger dans le quartier de la Robertsau à Strasbourg. « Quand il est venu me voir, j’ai trouvé que c’était une très bonne démarche », confirme le boulanger, qui n’hésite pas à investir dans un pétrin à bras plongeants pour pétrir la pâte comme il l’entend. Reste à trouver le moulin qui transformera le blé en farine : après un premier essai auprès d’un autre établissement, c’est le moulin Burggraf-Becker, de Dossenheim-sur-Zinsel, qui s’en charge. Il élabore une mouture type 80 qui donne une mie un peu plus grise qu’une farine ordinaire en raison de la présence d’une petite partie de l’enveloppe du blé. Cerise sur le gâteau, Philippe Materne décide d’utiliser le raisin de Guillaume pour fabriquer le levain qui fera lever la pâte. « Ma formation de pâtissier ne me préparait pas à faire du levain. Mais je me suis renseigné auprès de certains de mes confrères et je me suis mis à faire mon propre levain », explique le boulanger. « Au moment de la récolte, je choisis des raisins bien sains, les plus mûrs possible, je les écrase un peu et je les laisse maturer pendant quatre jours. Le jus contient plein de ferments », explique le vigneron. Le boulanger y rajoute du miel bio, de la farine de seigle et de l’eau et laisse reposer 24 heures supplémentaires. « Après, je rafraîchis toutes les 24 h avec une base d’un tiers de levain, un tiers d’eau et un tiers de farine. » Le levain, qui se présente comme une pâte liquide, peut être utilisé trois heures après avoir été rafraîchi. Les rafraîchissements successifs font que les souches de levure continuent à se multiplier en permanence.     Un vrai produit du terroir « Ce qui est intéressant dans la démarche, c’est qu’à l’arrivée, on a un vrai produit du terroir : la farine provient de Dorlisheim, les levures sont des levures indigènes. C’était l’objectif, et en même temps, c’était un vrai challenge », souligne Guillaume, qui n’utilise qu’une seule variété de blé, Adesso, dont la semence, bio, est disponible au Comptoir agricole. « C’est une variété qui affiche de bonnes références boulangères. Cela fait trois ans qu’on l’utilise et ça fonctionne. » Au-delà du semis, les interventions culturales se limitent à un ou deux désherbages à la herse étrille. Les miches de 1 à 1,1 kg qui sortent du fournil de Philippe Materne sont très prisées de ses clients, qui apprécient sa « mie plus serrée, plus grasse, plus humide » et sa bonne conservation. « L’objectif n’est pas de faire une baguette, prévient le boulanger. Je veux rester sur un pain rustique, de bonne taille, qui se conserve plusieurs jours. » Il en réalise également une fournée tous les 15 jours pour Guillaume, qui la vend auprès de son propre cercle de clients et d’amis. Les pains sont aussi vendus chez le maraîcher Andrès, à la Robertsau, qui est en parenté avec Philippe. Les deux passionnés n’ont pas réalisé d’étude de marché avant de commercialiser leur pain. « Au départ, l’idée était déjà d’arriver au bout de ce projet et de se faire plaisir en le réalisant. Maintenant que nous sommes passés à l’étape commerciale, nous pouvons commencer à développer », indique Guillaume Rapp, qui y consacre pour l’instant 1,5 à 2 ha, soit une production de 7 t en 2020. Un volume suffisamment modeste pour qu’il puisse le stocker à la ferme et l’envoyer au moulin en trois fois, au fur et à mesure des besoins du boulanger. Celui-ci dispose ainsi toujours d’une farine fraîchement moulue, de surcroît issue d’un seul blé et sans additif, qui lui permet de se différencier des autres boulangeries. Il pense même être le seul boulanger de Strasbourg à utiliser sa propre farine.

Maxime Ott, collectionneur

Du houblon plein la tête

Publié le 07/08/2021

Salarié de l’exploitation agricole du lycée d’Obernai, Maxime Ott nourrit une véritable passion pour le houblon. À 20 ans, il a accumulé une impressionnante collection de documents sur l’histoire de cette culture, et plus particulièrement sur l’introduction des cueilleuses, qui ont révolutionné sa culture. Il en fait des maquettes, aussi.

Maxime Ott est tombé dans le houblon quand il était petit. Son père, Philippe Ott, est salarié de l’exploitation du lycée agricole d’Obernai. Aussi, lorsqu’il était enfant, sa mère l’emmenait parfois sur le lieu de travail de son père : les houblonnières. De ce père, il tient son goût pour l’agriculture, qui le guide dans son cursus scolaire : un bac pro Conduite et gestion de l’entreprise agricole (CGEA), suivi d’un BTS Agronomie et productions végétales (APV). En parallèle, dès ses 16 ans, tous les étés, toutes les vacances, il travaille comme saisonnier dans la ferme du lycée. Une activité qu’il a poursuivie pendant le premier confinement et qui a débouché, en août 2020, sur une embauche à temps plein et en CDI. Depuis, Maxime Ott travaille avec son père dans les 30 ha de houblonnières bio du lycée, dont 5 ha sont consacrés aux expérimentations, notamment variétales. Sur les traces du houblon La passion de Maxime Ott pour le houblon ne s’arrête pas à son travail. Elle occupe également son temps libre. En effet, le jeune homme, âgé de 20 ans, nourrit une passion pour l’histoire du houblon, « particulièrement à partir de la fin des années 1950 », précise-t-il. Et plus particulièrement encore, pour les premières cueilleuses qui ont à cette époque remplacé la main de l’homme pour séparer les cônes des lianes. Cet intérêt est né lorsqu’un livre sur les cueilleuses, édité par le musée allemand du houblon de Wolnzach, est tombé entre ses mains. Le fait que le livre n’existe que dans la langue de Goethe ne l’a pas arrêté : « Je l’ai traduit à l’aide d’un traducteur en ligne. Puis je l’ai relu. Et j’ai commencé à faire des recherches », décrit-il en déployant deux énormes classeurs. Si l’histoire des cueilleuses est documentée en Allemagne, il ne trouve pas d’équivalent en Alsace. Il en discute avec son grand-père, fouille sur internet et, de fil en aiguille, il trouve un livre sur la commune de Mittelhausen qui mentionne l’arrivée de la première cueilleuse mécanique dans la commune. Il rencontre aussi d’autres passionnés du houblon, comme Jean-Marie Laugel qui collectionne les pulvérisateurs à houblon ; Hubert Gerber qui a œuvré à l’adaptation des échafaudages à la mécanisation du chargement des lianes, engendré par la démocratisation des cueilleuses ; ou encore Christian Kieffer, concessionnaire agricole à Hochfelden. Un travail de mémoire En faisant ses recherches, Maxime Ott effectue un véritable travail de mémoire sur l’histoire du houblon en Alsace. En effet, il n’existe aucun musée dédié à cet emblème alsacien. Alors, il a créé le sien. Au fil des pages de ses classeurs, il guide la visite : « L’inventeur de la première cueilleuse est Horst Emil Clemens, houblonnier à Sacramento, aux États-Unis qui, confronté à un manque de saisonniers, a construit un prototype en 1908. Il a été ensuite testé en Tasmanie, où la récolte du houblon s’effectue en mars, du fait de la saisonnalité de la culture qui est différente dans l’hémisphère sud, afin de pouvoir gagner du temps pour les éventuelles améliorations. Suite à la réussite des essais, 56 machines identiques ont été construites immédiatement pour récolter l’ensemble de ses houblonnières, en septembre », explique-t-il. « J’ai trouvé les brevets qu’il a déposés », précise-t-il en les sortant de leur pochette plastifiée. Depuis cette première machine, le principe n’a pas beaucoup évolué : elles sont constituées de différents éléments rotatifs équipés de griffes, qui séparent les cônes des lianes et des feuilles. La partie basse de la machine correspond à un système de triage qui fonctionne grâce à des grillages et des systèmes d’aspiration. Ainsi qu’à un convoyeur, qui dirige les cônes vers les séchoirs. En Alsace, les quatre premières cueilleuses sont arrivées en 1957, par train, en gare de Hochfelden. Trois d’entre elles étaient de marque belge (Allaeys) et la dernière de marque anglaise (Bruff), mais fabriquée en Allemagne sous licence par la société Scheibenbogen. D’une capacité de 220 lianes/heure (Allaeys Standard) à 500 (Bruff Typ B), elles étaient souvent achetées en commun par les agriculteurs au sein d’une Cuma, et un bâtiment spécial était construit à l’extérieur du village. « Entre les années 1960 et 1963, il y a eu une véritable explosion des marques. Les machines sont aussi devenues plus petites, ce qui a permis d’installer l’ensemble des équipements dans les bâtiments : la cueilleuse, la tour de séchage, les infrastructures de conditionnements. Cela s’est traduit par une modification de la conception des bâtiments, que l’on peut encore observer aujourd’hui. Selon la configuration des bâtiments, je peux dire quelle marque de cueilleuse il y avait dedans », sourit Maxime Ott. De plus en plus de houblonniers ont pu s’équiper de leur propre cueilleuse et, petit à petit, les marques ont disparu. Aujourd’hui, il reste l’entreprise allemande Wolf « qui a développé un modèle proche de l’Allaeys. Les deux constructeurs se sont d’ailleurs livrés une véritable guerre commerciale, dont les Allemands sont sortis vainqueurs, les houblonniers allemands ayant préféré acheter une marque allemande », raconte Maxime Ott. L’histoire continue L’histoire des cueilleuses ne s’arrête pas là. Aujourd’hui, des « néohoublonniers » se lancent dans la culture du houblon. « Ils ont besoin de cueilleuses, donc ils rachètent des vieilles machines et ils les retapent. L’un d’eux, Édouard Roussez, houblonnier dans le nord de la France, s’est même spécialisé dans la réparation des cueilleuses », rapporte Maxime Ott. Quant à lui, pour ne pas que l’histoire du houblon s’efface de la mémoire collective, il poursuit son œuvre « par plaisir, pour échanger avec les anciens, recueillir leur témoignage… Je collecte tout ce que je trouve, des plans, des prospectus, des articles, des photos… » Il invite donc les personnes en possession de documents relatifs à l’histoire du houblon à le contacter.    

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