Semis du maïs
Décalage des dates de semis, faut-il s’inquiéter ?
Semis du maïs
Publié le 04/05/2016
Commencés timidement après le 10 avril, les semis de maïs ont été plusieurs fois interrompus par la pluie. L'avancement des chantiers est très hétérogène d'un secteur à l'autre. Si dans certains secteurs, c’est terminé, d’autres ont à peine commencé. Un report des semis ne devrait pas poser de problème dans la majorité des situations, mais il va sûrement falloir adapter le choix de la précocité variétale dans certains cas.
Habitués à semer mi-avril - voire plus tôt - depuis plusieurs années, les maïsiculteurs rangent souvent les semoirs avant la fin du mois. Ce n’est pas le cas en 2016. Pourtant, il n’y a rien d’exceptionnel à mettre les graines en terre début mai, surtout dans les secteurs froids et humides. Le souci pourrait venir du fait que les variétés choisies sont de plus en plus tardives. Elles ont donc un cycle de culture plus long (illustré par un besoin en températures base 6-30) et ont de ce fait, plus de mal à arriver à maturité en bonnes conditions, sans souci sanitaire (tenue de tige et qualité des grains). Situation actuelle : défavorable mais pas désespérée La descente d'air polaire que nous avons connue durant la deuxième quinzaine d’avril s’est accompagnée de précipitations, sous forme de giboulées, quelquefois neigeuses dans la région ! S’il n’est pas possible de reprendre les terres les plus humides tout début mai, la situation prévisionnelle au 10 mai mérite d’être étudiée. Le tableau ci-contre présente pour diverses situations (lieu - variété - climat à venir), les possibilités pour la plante d’effectuer un cycle complet et d’arriver à 32 % d’humidité du grain en bonnes conditions. Adapter la précocité des variétés Si l’on voit beaucoup de cases vertes dans ce tableau, cela signifie qu’au 10 mai, la majorité des situations ne devrait pas poser de problème. Les plantes effectueront leur cycle complet avant le 1er novembre quel que soit le climat à venir. Les cases orange signalent les situations plus difficiles. Elles sont le plus souvent le fait d’un climat à venir défavorable, comme cela a pu être observé quatre fois depuis 1996 (soit deux années sur dix). La prudence dicte donc d’essayer de semer des variétés plus précoces. Enfin, les cases rouges indiquent des situations trop risquées pour être tentées. Il faut impérativement changer de groupe de précocité. Si le climat des prochains jours change dans le bon sens, cet article, datant de fin avril, sera bien sûr inadapté à la situation au 10 mai. Mais comme changer de variété ne se fait pas du jour au lendemain, il vaut mieux prendre ses précautions et envisager cette situation extrême.












