Tour de plaine
Avance perdue
Tour de plaine
Publié le 12/04/2016
Une vague de froid est passée depuis le premier tour de plaine organisé par la Chambre d'agriculture d'Alsace. L'avance des cultures s'est estompée, jusqu'à un retour à la normale.
Début mars, un coup de froid est venu calmer l'ardeur des cultures, boostées par une sortie d'hiver printanière. Résultat : leur avance a été rattrapée et le stade épi 1 cm du blé a été atteint fin mars. Les précipitations se sont succédé à un rythme assez soutenu, heureusement interrompu par une accalmie qui a permis de semer les betteraves dans de bonnes conditions. En ce début de mois d'avril, les températures repartent à la hausse, mais les sols restent bien mouillés. Il faudra faire preuve de patience et de doigté lors des reprises de labour pour ne pas matraquer les sols. Raccourcisseurs : impasse risquée Après avoir rougi sous l'effet du froid, notamment dans les parcelles humides, les blés atteignent le stade épi 1 cm à 1er nœud avec une belle homogénéité. Les premiers apports d'azote ont en général été effectués, contrairement aux désherbages et aux applications de raccourcisseurs car les bonnes conditions ne sont pas réunies. Cependant, les adventices se développent et Patrick Rohrbacher, conseiller à l'Adar d'Alsace du Nord, invite les agriculteurs à intervenir dès que possible - c'est-à-dire surtout quand les amplitudes de températures se seront atténuées - d'abord avec les désherbants, ensuite avec les raccourcisseurs en conditions poussantes. Il sera d'ailleurs rare de pouvoir faire l'impasse sur les derniers cette année, car il y a eu peu de pertes de pied en hiver et les parcelles sont denses, ce qui augmente le risque de verse. La stratégie est à raisonner en fonction de la sensibilité variétale et de la densité de chaque parcelle. Second apport d'azote sur blé Le stade épi 1 cm étant en passe d'être dépassé dans la plupart des cas, le second apport doit être réalisé dès que possible, à une dose fonction de la teneur en reliquat. Si le reliquat est faible et que la dose totale d'azote à apporter est importante, Patrick Rohrbacher et Mickaël Haffner, conseiller à l'Adar de l'Alsace du Nord, conseillent de la fractionner en trois apports et de conditionner le troisième apport au résultat d'un test Jubil à effectuer au stade deux nœuds, soit vers fin avril - début mai. Les maladies sur blé restent embryonnaires : un peu de septoriose, « mais la vague de froid a dégagé les feuilles contaminées », de la rouille brune et de la rouille jaune, un peu plus inquiétante parce que les conditions nécessaires à son développement - températures fraîches, humidité - sont réunies. À signaler aussi un peu de d'oïdium sur les feuilles les plus âgées. Mais tant que le champignon ne se propage pas à la gaine, inutile d'intervenir.












