Syndicat des producteurs de semences de maïs et de sorgho d’Alsace
Le maïs semence embauche !
Syndicat des producteurs de semences de maïs et de sorgho d’Alsace
Publié le 03/08/2016
Le maïs semence fait parler de lui. Dans un contexte plutôt morose, les agriculteurs ont voulu donner une image positive de leur métier, celle d’une filière qui embauche. Une initiative du Syndicat des producteurs de semences de maïs et de sorgho d’Alsace.
Par une belle journée d’été, les producteurs de maïs semence ont convié la presse régionale sur les bords du Rhin à Drusenheim, sur une parcelle de 50 hectares en cours de castration. Derrière ce vilain mot se cachent de judicieux mariages : en agriculture, on castre pour assurer de belles unions qui feront naître de beaux épis. Cette opération, qui consiste à enlever les panicules des pieds femelles pour éviter leur autofécondation, est très gourmande en main-d’œuvre. C’est là que les agriculteurs ont besoin des saisonniers pour compléter le travail de la machine. La castreuse - la bien nommée - ne parvient pas à éliminer toutes les inflorescences, surtout cette année où les maïs sont hétérogènes. Les saisonniers se livrent donc à un travail de fourmi pendant une dizaine de jours pour enlever les dernières fleurs. Un travail très méticuleux… et sous étroite surveillance : le contrôleur du syndicat des semenciers, François Schotter, passe régulièrement pour s’assurer que les règles sont bien respectées, c’est-à-dire que toutes les têtes qui dépassent ont été arrachées. La tolérance est très faible : les graines livrées au semencier KWS doivent être d’une pureté maximale. La castration est une activité particulièrement chronophage. Il faut compter jusqu’à 50 heures de travail pour un hectare. En Alsace, 1 250 ha de maïs semence ont été implantés cette année. Cet été, ce sont 1 300 saisonniers, des étudiants pour la plupart, qui s’affairent à la tâche, sans oublier l’armada de contrôleurs. À cela s’ajoute le personnel de l’usine de transformation du Comptoir agricole à Marlenheim, plusieurs dizaines de salariés permanents et saisonniers. Un travail d’équipe Marie, 20 ans, et Léa, 18 ans, ont travaillé durant une semaine sur ce chantier. « Nous avons vu l’affiche dans une ferme où nous étions venues acheter des produits. C’est un travail difficile, surtout le matin quand le maïs est mouillé et le terrain boueux. Mais nous formons une équipe soudée et le temps passe vite », explique Marie. « C’est sûr, il faut avoir une bonne condition physique car il faut parcourir des kilomètres, mais j’aime travailler à l’air libre », renchérit Léa. Et comme elles travaillent de 6 heures à midi, il leur reste toute l’après-midi pour profiter de leurs vacances… Cette opération de communication s’est déroulée sur des terres exploitées par un groupement de trois exploitations, Martin et Albert Binder, Émile Better et l’EARL Kormann. « Nous avons regroupé nos parcelles en un îlot pour respecter les conditions d’isolement et mettre les travaux en commun. La rémunération est elle aussi partagée, explique Albert Binder qui assure la présidence du Syndicat des producteurs de semences de maïs et de sorgho d’Alsace. Nous travaillons en Cuma pour l’achat des machines, notamment le matériel de castration et de récolte. »












