Vigne

Armbruster-Vignes et AB2F

« Un mariage intelligent »

Publié le 21/12/2020

Le Groupe Armbruster, entreprise de collecte et négoce, et de fourniture de produits pour l’agriculture, et AB2F Concept, distributeur de solutions agronomiques très orientée biocontrôle, ont annoncé le 8 décembre leur rapprochement. Un mariage visant à répondre aux enjeux sociétaux de la séparation de la vente et du conseil de produits, et du développement des solutions de biocontrôle.

Mariage de raison ou d’amour ? En tout cas, la nouvelle entité unissant AB2F et Armbruster-Vignes va peser lourd dans le paysage viticole alsacien de l’approvisionnement – distribution des produits de la vitiviniculture alsacienne. « On s’est uni pour partager nos convictions », résume Étienne Armbruster. « Un mariage intelligent en somme. Ils ont un savoir-faire, nous aussi. » Des savoir-faire en formation HVE Alors quels sont-ils ? Armbruster-Vignes est aujourd’hui leader en formation HVE et a particulièrement développé la confusion sexuelle, en réussissant même le tour de force de « confuser » 1 200 ha d’un seul tenant de quelques communes viticoles. Une performance quand on sait le morcellement du parcellaire viticole alsacien. Et depuis quelques années déjà, l’entreprise promeut les solutions de biocontrôle. Mais au-delà, Armbruster-Vignes est aujourd’hui adossée au Groupe Armbruster fort d’une centaine de millions d’euros de chiffre d’affaires et 110 collaborateurs dont 14 en vigne, d’une station de recherche et développement appliquée, intégrée au sein du réseau national Étamines, composé de onze stations d’expérimentation. Et depuis plusieurs années, le groupe Armbruster, sous la houlette de Cédric Kayser a mené une politique sur le marché de « l’appro vigne » davantage orientée sur « l’accompagnement des viticulteurs et la recherche de qualité de mise en marché, et pas uniquement orientée sur les prix ».       ? Nous avons le plaisir de vous annoncer qu’à compter d’aujourd’hui AB2F Concept et le Groupe Armbruster vont unir leurs… Publiée par Groupe Armbruster sur Vendredi 11 décembre 2020     Dans la mouvance du biocontrôle Et c’est sur ce point particulièrement qu’Étienne Armbruster s’est entendu avec AB2F Concept pour unir les deux destinées. AB2F, c’est l’histoire de quatre technico-commerciaux qui ont repris une entreprise « d’appro » à Kaysersberg, dirigée alors par Lucien Schroeter, un pionnier des solutions agrobiologiques. Bertrand Ancel, Pascal Benni, Michel Fritsch et Stéphane Freyermuth ont alors connu le succès de la mouvance bio qui est depuis passée du statut de solution alternative à celui de solution promue par les pouvoir publics et par les institutions agricoles. Mais pourquoi le terme « concept » ? Lucien Schroeter, puis ses quatre successeurs, ont propagé les thèses de la trophobiose de Francis Chaboussou. Ce chercheur de l’Inra avait démontré qu’une nutrition minérale équilibrée est favorable à la synthèse des protéines, et que les plantes cultivées sont ainsi moins sensibles aux maladies et autres ravageurs. « L’outil, la volonté et les Hommes » « Nos visions sont complémentaires », poursuit Étienne Armbruster. « J’ai toujours souhaité que notre métier se conjugue autour de trois valeurs : les outils, la volonté et les Hommes », souligne-t-il. « Comment pouvions-nous avancer », s’interroge-t-il ? « Devant les incertitudes de notre métier, on s’est dit qu’il fallait se regrouper. » Car l’enjeu à très court terme, c’est-à-dire au 1er janvier prochain, c’est la séparation du conseil et de la vente des produits phytosanitaires fussent-ils en biocontrôle ou en viticulture classique. Donc Armbruster-Vignes va continuer dans cette perspective, avec le conseil. Au-delà, souligne Étienne Armbruster, « nous nous devons ensemble d’assurer un service d’accompagnement de qualité des viticulteurs qui veulent se lancer, AB2F le souhaite aussi, et par ce mariage, nous apportons encore plus d’expérience et de technicité ». Ce mariage devrait aujourd’hui représenter une zone de chalandise de 6 000 à 7 000 ha de vigne. Quant au Groupe Armbruster, il passe de 110 à 122 collaborateurs avec cinq dépôts. Mais déjà, Étienne Armbruster n’exclut pas un développement dans la haute vallée rhénane. Le groupe a dernièrement ouvert une succursale outre-Rhin à Herbolzheim dans le Kaiserstuhl.

BIB 2P d’Alliance Alsace

Une gondole pour plus de visibilité

Publié le 17/12/2020

À peine lancé en septembre dernier, le Bag-in-box 2P Alliance Alsace a trouvé son marché avec 3 000 BIB vendus entre septembre et le deuxième confinement. Un confinement extrêmement préjudiciable aux ventes au caveau, souligne Christophe Botté, le directeur d’Alliance Alsace.

La moitié des ventes du BIB avait été réalisée aux caveaux à Traenheim et Turckheim et l’autre moitié en GD. Mais l’heure est au développement de solutions : le BIB 2P, assemblage de deux pinots, gris et blanc, bénéficiera d’une nouvelle gondole. « Nous avons trouvé qu’il n’était pas assez visible en linéaire », explique le directeur d’Alliance Alsace. C’est que le premier metteur en marché de vins tranquilles alsaciens a choisi un format classique de 2,25 litres avec un habillage plutôt discret, plus sur des tons pastel que « flashy ». D’où le lancement de la gondole. Fort de ce premier succès, Alliance Alsace déclinera le 2P en rosé en en rouge. Ce BIB a un prix de ventre conseillé de 15 €, un positionnement prix relativement haut pour un vin sans indication géographique. Rappelons que le cahier des charges d’appellation en Alsace interdit le conditionnement en BIB.   « Ah le petit vin blanc, qu’on boit sous les tonnelles », comme le clame la chanson... Nous ne sommes pas du côté de... Publiée par 2P sur Lundi 7 décembre 2020  

Publié le 16/12/2020

Pendant trois semaines, le domaine Achillée à Scherwiller s’est mué en œnothèque géante et partagée entre vignerons. Une solution pour répondre aux injonctions sanitaires liées au Covid tout en tentant de préserver ce qui peut l’être de l’activité de vigneron.

Le confinement a interdit aux visiteurs de venir déguster au caveau pour acheter du vin. Et de leur côté, les salons de vins ont été interrompus. Comment, malgré tout, permettre aux professionnels de la restauration, agents, sommeliers, distributeurs de continuer à déguster, à s’informer, à découvrir des vins de vignerons ? « Notre caveau était fermé au public puisque les dégustations sont interdites, mais nous ne souhaitions plus subir le confinement comme la première fois », explique Pierre Dietrich, gérant avec son frère Jean, et son père Yves du domaine Achillée à Scherwiller. « On s’est dit : utilisons ce lieu pour la mise en avant des terroirs, comme simple vitrine donc sans vente possible. Et puisque les salons sont interrompus, on a décidé de créer une œnothèque permanente et géante réservée aux professionnels. » Le domaine Achillée dispose d’un hall d’accueil de 200 m2, largement de quoi accueillir une dizaine de professionnels à chaque fois. Pendant trois semaines de confinement, il a donc été transformé en œnothèque permanente avec 270 références de 60 vignerons. Étaient présentés les vins de l’Avla (Association des vins libres d’Alsace), du grand cru Frankstein, et de l’appellation Scherwiller. Chaque jour, un domaine participant était commis pour accueillir et organiser la dégustation. Les vins étaient répartis dans le hall selon différentes thématiques : les bulles, les pinots noirs, les blancs classiques, les vins du Frankstein et de l’AOP Scherwiller. Mais également des bières artisanales locales, des vins à la pression, des eaux-de-vie, jus de fruits, vins orange, vins de macération, natures, bio, biodynamiques. L’objectif sanitaire visait à ce qu’il n’y ait pas plus de 10 personnes en même temps dans le hall, soit 20 m2/personne. « Le but était d’éviter d’avoir un cluster, et donc d’avoir une concentration de professionnels. » Plus 500 professionnels de la restauration ont participé Cette dégustation permanente était uniquement réservée aux professionnels, sur réservation et rendez-vous. « Très rapidement, l’information a circulé, mais on ne voulait pas d’afflux », ajoute Pierre Dietrich. Or, malgré le confinement et la fermeture des restaurants, « les professionnels avaient conservé leur habitude de n’être disponible que les lundis, il a donc fallu étaler dans le temps selon un planning par créneaux de deux heures. »       Movember s’est terminé hier, et après un mois de fermeture, nous rouvrons le caveau ! A part se laisser pousser la... Publiée par Achillée sur Mardi 1 décembre 2020       Au total, sur trois semaines, Pierre Dietrich estime avoir accueilli plus de 500 professionnels de la restauration de 80 établissements différents : « On a vu défiler des restaurateurs, notamment de restaurants étoilés, des débiteurs - distributeurs de boissons, et même quelques importateurs et agents boissons. » L’offre très éclectique a été l’occasion pour certains d’entre eux de découvrir l’univers des vins naturels.

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