Vigne

Publié le 21/10/2020

À Niedermorschwihr, Thierry Laurent et Angela Negreda entendent ciseler des vins qui séduisent autant la grande distribution française que, à terme, le marché chinois.

Il n’y a pas trente-six endroits pour trouver Thierry Laurent. En saison, il est dans ses vignes. « Il en fait le tour chaque matin », insiste Angela, sa compagne. Elles se trouvent toutes à moins de deux kilomètres du siège de l’exploitation. Il les protège en moyenne avec trois traitements dont, en cas de nécessité, un systémique positionné avant la fleur. Thierry décide en fonction des informations de pluviométrie et de températures que lui donne sa propre station météo. Il les compare avec celles de Météo France. Il fauche de deux à trois fois l’enherbement naturel laissé tous les rangs, ou un rang sur deux. Il entretient le cavaillon au coupe-bordure ou à la charrue. De quoi obtenir sans préparation particulière son certificat HVE3 cette année. Même en travaillant « plus qu’en raisonné », Thierry n’est pas tenté par le bio. « Trop de contraintes dans le cahier des charges, trop de passages, trop de tassement du sol, trop de cuivre et de soufre pulvérisés et à la fin trop de carburant consommé », assène-t-il. Aux vendanges, Thierry passe ses journées en cave. Il réalise des pressurages de cinq heures en montant jusqu’à 1,8 bar sur ses deux pressoirs pneumatiques de 25 hl. Il enzyme et sulfite ses moûts à 3 g/hl. Il débourbe de 24 à 36 heures dans toute cuve libre. Il ne levure pas et ne prépare pas de pied de cuve. Il refroidit les jus à 6-7 °C pour éviter qu’ils ne partent trop vite en fermentation, la phase la plus cruciale selon lui. Chaque parcelle a une cuve dédiée. Thierry a investi en 1991, 2001 et 2005 pour se constituer une cuverie inox sur mesure de 800 hl au total. Aucune ne dépasse les 40 hl. « Je vinifie à l’ancienne en respectant chaque étape, en suivant méticuleusement chaque vin. Mon style est sec, riche, fruité sur toute la gamme. C’est ma signature, la même chaque année », explique Thierry. Le viticulteur cumule de l’expérience depuis 1986. Cette année-là, encouragé par Jean-Marie, son père, et Eugène, son grand-père, il vinifie son premier sylvaner, à 16 ans. Aujourd’hui, il envoie régulièrement des échantillons se comparer à ceux de ses collègues. En 2019, il a enchaîné trois médailles d’or aux rieslings du monde, aux Féminalises et au concours Elle à table. « Une récompense, c’est plus vendeur. Elle ouvre de nouveaux marchés », constate le viticulteur.   Et voilà ???? En harmonie avec l’environnement ❤️ Publiée par Cave Saint Wendelin Thierry Laurent sur Jeudi 9 juillet 2020   « Une petite structure a besoin d’un prix plus élevé » Thierry est actif sur le domaine depuis 1985. Il s’y installe en Gaec avec son père en 1991 et cesse progressivement de livrer ses raisins en coopérative. Parallèlement, il participe à une dizaine de salons professionnels, certains en France, la plupart en Belgique. Thierry y noue contact avec des grossistes par lesquels il se fait référencer à l’année par plusieurs enseignes de la grande distribution. Ce circuit pèse actuellement 50 % de la vente. « Ce sont des marchés réguliers. Ils se sont arrêtés pendant le confinement. Au déconfinement, il y a eu rattrapage en volume, mais à un prix en baisse d’environ 15 %. Nous ne pourrons pas le supporter très longtemps. Notre structure, avec son petit volume, a besoin d’un prix plus élevé. Je dois rappeler mes interlocuteurs à ce sujet d’ici fin novembre », commente le viticulteur. Il cède ses raisins à crémant à un négociant à qui il rachète de l’effervescent. Le vrac compte encore pour 5 % des volumes, la restauration pour autant. Les particuliers uniquement accueillis sur rendez-vous et avec lesquels Thierry et Angela s’efforcent de tisser des liens amicaux pour s’assurer de leur fidélité au fil des générations, représentent 20 % des débouchés, l’export également. Thierry lorgnait habituellement sur le marché belge, mais l’arrivée il y a deux ans d’Angela, anglophone, forte d’une solide expérience commerciale, lui fait dorénavant viser la Chine. Le couple s’est rendu à ProWine Asia à Shanghai en novembre 2019. Il est revenu convaincu par la manière de fonctionner et par le potentiel commercial du pays. « Nous avons un relais sur place qui nous ouvre des portes. Les palettes qui y partent sont payées d’avance. La crise sanitaire a certes stoppé tout envoi. Mais cela va revenir. La Chine est un marché très rentable. Encore plus si on part dans le haut de gamme », analyse Angela. Thierry met cette stratégie en œuvre en cave. Il revendique pour la première fois en 2020 un gewurztraminer grand cru Florimont. Il prépare de nouvelles cuvées de riesling et de pinot noir. Son ambition est d’avoir gagné suffisamment de débouchés rémunérateurs d’ici quelques années quand sa fille Valentine, 20 ans, en bac pro vigne et vin à Rouffach, l’aura rejoint sur le domaine.

Visite politique à Herrlisheim-près-Colmar

Ralliement pour la défense du vignoble

Publié le 17/10/2020

À situation exceptionnelle, réunion de crise exceptionnelle. Samedi dernier, 10 octobre, la filière viticole alsacienne a réussi à mobiliser toutes les familles d’élus (maires, sénateurs, députés, Département, Région) et des représentants de l’État (DDT, préfets, ministre) autour de la même table avec un objectif clair : tirer la sonnette d’alarme sur la crise inédite que vit actuellement la profession.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, le président de l’Association des viticulteurs d’Alsace (Ava), Jérôme Bauer, a emmené l’ensemble des invités dans son domaine, à Herrlisheim-près-Colmar, pour une présentation générale du vignoble alsacien : son histoire, ses particularités géologiques, ses vins, son rôle dans le tourisme local, ainsi que ses modes de commercialisation. Un exposé instructif qui a permis au nouveau préfet du Haut-Rhin, Louis Laugier, et son homologue bas-rhinoise - et grand-estoise - Josiane Chevalier de se faire une idée plus précise de ce qu’est, et représente, le vignoble alsacien en 2020.   ?A l’occasion des traditionnelles vendanges annuelles, Josiane Chevalier, préfète de la région Grand Est et Louis... Publiée par Préfète de la région Grand Est et du Bas-Rhin sur Samedi 10 octobre 2020   Un soutien « trop faible » de l’État Reste à savoir ce qu’il sera, ou pourra être, demain. Car, de Thann à Marlenheim, les inquiétudes sont nombreuses. Économiquement, la crise du Covid-19 a fait très mal. Pendant le confinement, ce sont dix millions de bouteilles de vins d’Alsace qui n’ont pas pu être vendues. Heureusement, la reprise au mois de juin a été « bonne », souligne Jérôme Bauer. « Mais nous sommes aujourd’hui bien loin des objectifs fixés avant la crise du Covid-19. » Pour de nombreuses exploitations, la situation est désormais « tendue » ; le marché export n’a pas encore repris partout, la restauration peine à redécoller et le tourisme est en berne, sans compter l’annulation de tous les salons et évènements. « C’est bien simple, nous n’avons plus aucune visibilité sur l’avenir », s’inquiète le président de l’Ava. À cela s’ajoute un sentiment de déconsidération de la part du Gouvernement au regard du soutien financier qui a été annoncé : un total de 250 millions d’euros pour l'ensemble de la filière viticole française (dont 155 millions pour financer la distillation des excédents de vin) quand l’aéronautique, premier exportateur de France, reçoit un milliard d’euros. « Un tel écart est incompréhensible quand on sait que la viticulture a une balance commerciale de 12 milliards d’euros à l’export, soit la deuxième du pays, et qu’elle représente 500 000 emplois, tous non délocalisables », fait remarquer Jérôme Bauer. Lisser les remboursements sur « 5 à 10 ans au moins » Comme les autres secteurs économiques, la viticulture a bénéficié de mesures d’accompagnement exceptionnelles de la part de l’État pendant le confinement : prêts garantis, reports ou exonérations de charges, distillation de crise. Une « bouffée d’air frais », reconnaît Jérôme Bauer, mais qui a clairement montré ses limites. « On a pu garder la tête hors de l’eau. Mais c’est tout. Quasiment aucune entreprise viticole n’a utilisé le dispositif de chômage partiel dans la mesure où le travail dans les vignes ne s’est jamais arrêté. On a dû continuer à payer les salaires, en plus des factures courantes. Certes, nous avons, comme beaucoup d’entreprises, bénéficié du prêt garanti par l’État, le fameux PGE. Mais dans quelques mois, il va falloir rembourser. Et de nombreuses entreprises viticoles alsaciennes ne pourront pas. » Une inquiétude partagée par le président du Civa, Didier Pettermann, qui appelle les pouvoirs publics à lisser les remboursements de ces prêts sur « cinq à dix ans au minimum ». « La réalité du terrain va être compliquée, il faut en avoir conscience. J’ai vraiment peur pour nos entreprises », poursuit le président de l’interprofession viticole alsacienne avant d’ajouter : « Pour l’instant, l’État n’est pas au rendez-vous et n’est pas à la hauteur d’une filière qui fait partie intégrante de notre patrimoine national. » Ce bilan critique s’étend aussi à la mesure d’exonération de charges sociales et patronales qui se déclenche à partir de 80 % de perte de chiffres d’affaires. Un seuil beaucoup « trop haut » pour les responsables viticulteurs alsaciens qui réclament son abaissement à 50 %. « Aujourd’hui, seules 200 entreprises de notre vignoble sont éligibles à cette mesure. Il faut changer les règles, et vite », appelle Jérôme Bauer. Tout comme celle encadrant les stocks qui génère une « double peine » pour les vignerons alsaciens : « Le vin est dans nos caves car il n’a pas pu être vendu, et en plus on est fiscalisé dessus. Ce n’est pas compréhensible au vu de la situation exceptionnelle que nous vivons », relève le président de l’Ava. Une profession « abasourdie »… Comme si la conjoncture n’était pas assez difficile, le vignoble alsacien doit en plus composer avec la décision « scandaleuse » de l’Autorité de la concurrence de sanctionner le Civa, l’Ava et le Groupement des producteurs négociants du vignoble alsacien (GPNVA) pour « entente sur les prix ». « Cela n’a jamais existé en Alsace, tranche Jérôme Bauer. Au contraire, nous avons toujours été transparents, peut-être trop finalement. Oui, nous avons eu une mise en garde en 2012. C’est là que l’Ava a mis en place une recommandation syndicale sur les prix, avec un delta de plus de 30 % entre ceux qui payaient le plus et ceux qui payaient le moins. Le pire est qu’à chacune de nos réunions où ce sujet était abordé, les services de l’État étaient toujours présents. À aucun moment, ils n’ont émis la moindre remarque. Ce que nous avons le plus de mal à comprendre, c’est que l’État, par l’intermédiaire de la loi Egalim, a demandé aux filières de mettre en place des indicateurs de prix par souci de transparence. Et là, nous sommes retoqués pour ça. On est vraiment abasourdis. » « On ne peut pas accepter cette décision, complète Didier Pettermann. Depuis 1963, nous avons toujours été les bons élèves en invitant tous les acteurs autour de la table. Désormais, on se réserve le droit de faire appel de cette sanction. » …mais « sérieuse » Cette « responsabilité » de la viticulture alsacienne s’illustre aussi sous d’autres formes : via la gestion du travail dans les vignes, malgré l’épidémie de Covid-19, et via la charte ZNT qui doit encadrer l’utilisation des produits phytosanitaires à proximité des habitations. « Que ce soit pendant les vendanges et les mois avant, nous avons respecté drastiquement les gestes barrière dans les parcelles et les caves. Résultat : des vendanges qui se sont déroulées dans de très bonnes conditions et aucun cluster à déplorer malgré les 17 000 salariés et les 20 000 saisonniers qui ont travaillé pour la viticulture alsacienne ces derniers mois. Et concernant la charte ZNT, nous avons largement joué le jeu. On a fait un document sérieux qui répond aux attentes de la société. Nous avons déjà discuté avec les associations environnementales et nous voulons continuer dans cette voie, tout comme on est prêt à aller plus loin avec les communes. Mais il ne faut pas oublier que le vignoble alsacien est ce qu’il est avec un village tous les cinq kilomètres. Alors quand on dit qu’il faut enlever dix mètres autour des habitations, c’est juste une hérésie. Et quand il y a une révision des plans d’urbanisme, une zone tampon doit être intégrée dedans sur les parties habitables. On ne peut pas toujours reculer », indique Jérôme Bauer. Faciliter les investissements Le dernier point abordé par le président de l’Ava concerne le Plan de relance exceptionnel du Gouvernement d’un montant de cent milliards d’euros. Celui-ci s’articule autour de trois volets principaux : l’écologie, la compétitivité et la cohésion. Malheureusement, il ne devrait pas vraiment profiter à la viticulture pour Jérôme Bauer. « Il y a des aides pour de l’investissement pour du matériel plus environnemental, pour le HVE, etc. Mais tout cela existait déjà. Et concrètement, la viticulture alsacienne n’est plus en capacité d’investir. Ce qui nous faudrait, en revanche, ce sont des aides à la promotion pour conquérir des marchés, des aides physiques, mais aussi morales. » Malgré les difficultés énoncées, le représentant des coopérateurs, Pierre-Olivier Baffrey, estime au contraire que l’investissement « ne doit pas être mis de côté » à condition que l’Administration soit capable de faciliter quelque peu les choses. « On voit un écart important entre la vitesse de décision dont nos entreprises ont besoin et la vitesse de réaction des services administratifs. Je sais bien qu’il existe des délais qui sont incompressibles, mais certaines choses peuvent et doivent se faire plus rapidement. Toutes les lourdeurs que nous rencontrons encore nous empêchent d’être en corrélation avec la réalité. »

Vinifications 2020

Garder la tête froide !

Publié le 14/10/2020

La gestion des températures à la vigne comme en cave devient un élément central des stratégies des vinificateurs. Le millésime 2020 en fournit une nouvelle preuve.

Jean-Marie Bechtold, domaine Bechtold à Kirchheim. 500 hl vinifiés en bio (Demeter). « La plupart des raisins sont rentrés avant 10 h, les derniers le 18 septembre. Ceux qui arrivaient au pressoir jusqu’à midi ont été refroidis à 15°. Tous les cépages - mais pas forcément toutes les cuvées - sont passés par une phase de macération propre à stimuler la flore du milieu et éviter des soucis de fermentation. Elle a duré une semaine pour certains riesling et s’est prolongée jusqu’à quinze jours pour les gewurztraminer. J’ai sulfité le moût à 2 g/hl et débourbé le plus gros des volumes en une heure en statique. J’ai seulement écarté les parties les plus lourdes et laissé les pellicules. Elles étaient exemptes de résidus car le dernier traitement datait de début juillet. Je me suis contenté d’aérer certaines cuvées pour booster les levures. L’objectif est de fermenter en six à huit semaines. Plus longtemps, je me méfie des développements bactériens. Les malo spontanées interviennent en cours de fermentation. C’est mieux pour éviter les arômes lactés. Je descends les jus jusqu’à 993-994 pour ne pas dépasser les 2 g/l de sucre résiduel. Tous les cépages ont bien réussi cette année avec une mention spéciale pour le pinot noir ». Stéphane Wantz, domaine Alfred Wantz à Mittelbergheim. 600 hl vinifiés. « Le faible taux d’extraction et la chute brutale des pH à la dégustation m’ont incité à séparer les fins de presse à partir de 1 bar. J’ai arrêté le cycle de pressurage plus tôt que d’habitude. De même, j’ai raccourci le débourbage à 10-12° à 24 heures en raison des notes parfois un peu végétales des bourbes. J’ai doublement débourbé quelques cuves. J’ai sulfité les moûts à 3 g/hl en moyenne. Les fermentations ont démarré spontanément. J’ai corrigé les carences azotées sur riesling et sylvaner à mi-fermentation avec du phosphate d’ammonium. Les fins de presse sont dans le dernier tiers de la FA. Au 2 octobre, les jus se situaient entre 1 000 et 1 030. Mais les fermentations risquent de durer. Je surveille de près le pinot gris. J’essaie de le vinifier en sec, mais les degrés avec lesquels il est rentré vont m’obliger à laisser du sucre. C’est le seul bémol du millésime. Riesling et sylvaner sont très agréables. À 13,5-14°, le pinot noir fait preuve d’une excellente maturité phénolique. Il est hors norme ! ». Sans thermorégulation, les moûts flambent ! Jérôme Keller maître de chai chez Wolfberger, environ 80 000 hl vinifiés en 2020. « Le fractionnement des jus de cuvée et de taille a été la clé de la réussite en crémant. Les conséquences des journées chaudes ont été atténuées par l’ouverture des vendangeoirs dès 7 h 30. Ils ont fermé à 13 h. Les jus ont été enzymés, débourbés par flottation six à sept heures en cuve thermorégulées. Pour les descendre à 12-14°, il a parfois fallu brancher des groupes de froid d’appoint. Ce type de vendanges demande beaucoup de frigories et comme tout doit s’enchaîner très vite, des matériels facilement lavables. Presque toutes les cuves ont été levurées à 8-10 g. Pour éliminer un caractère tanique et de petites astringences, j’ai décidé de faire de légers collages sur moûts avec des doses de colles végétales déterminées après des essais en éprouvette selon la fraction de pressurage et le cépage. J’ai traité riesling, pinots gris et blanc à 60 g/hl de bentonite. J’ai poussé à 100 g/hl sur gewurztraminer. J’ai particulièrement surveillé les démarrages de fermentation. Aujourd’hui, les cinétiques sont régulières. L’équilibre sera complexe à trouver en pinot gris. Les muscats ont bien supporté la chaleur. Les crémants sont bien structurés et les riesling affichent un profil aromatique porté sur le fruit jaune. La palme d’or revient au pinot noir ! ». Frédéric Schmitt du domaine en biodynamie François Schmitt à Orschwihr. 700 hl vinifiés. « Le grand défi, c’est de récolter des raisins mûrs sans déraper en richesse. Cette année, il a fallu aller vite. Les pluies de fin août ont accéléré la maturité. Crémant excepté, tout est rentré autour des 14° entre le 7 et le 18 septembre. Onze jours à peine ! Le delta de maturité entre terroirs chauds et froids et entre les cépages, est de plus en plus faible. Je n’ai sulfité que 20 % des moûts. Deux tris effectués à la vigne et sur table, renforcés sur le riesling touché par un peu de botrytis, m’ont permis de débourber légèrement pendant douze heures à 13° pour obtenir une turbidité de 100 NTU. La gestion de la température m’apparaît primordiale cette année. Sans thermorégulation, les moûts flambent ! J’ai maintenu les blancs entre 20 et 22°, le pinot noir entre 22 et 24°, le rosé à 17° en début avant de le laisser remonter en fin de fermentation. J’ai réalisé un pied de cuve avec 30 litres de moût congelé de 2019. L’élevage va être décisif. Je travaillerai sur lies pour enlever le côté chaud du millésime. Les gaz de fermentation vont inerter la cuve et favoriser un bâtonnage naturel. 2020 sera un cran en dessous de 2019, sauf en pinot noir. Cette année, il est simplement fabuleux ! ».   Journée gewurtzraminer #vendanges2020 #drinkalsace Publiée par DOMAINE FRANCOIS SCHMITT sur Mercredi 16 septembre 2020  

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