Vigne

Publié le 10/11/2020

Pendant le confinement, le Synvira actualise les informations et retranscrit l’évolution réglementaire pour une lecture adaptée. Les recommandations sont nombreuses. Leur esprit vise à préserver les mesures d’hygiène et de distanciation physique en tout lieu et toute circonstance.

« Toutes les modalités concernant les vignerons ne sont pas complètement éclaircies, et nous sollicitons les services de l’État pour les préciser, et limiter au maximum l’impact de ces mesures pour votre activité, tout en vous protégeant, ainsi que vos salariés, et vos clients », indique Alain Renou du Synvira dans le Flash info Covid. Du 30 octobre au 1er décembre minimum, le président de la République a décidé de prendre des mesures pour réduire à leur plus strict minimum les contacts et déplacements sur l’ensemble du territoire en établissant un confinement. Néanmoins, en tant que fournisseurs du monde agricole pour son activité de distribution de capsules, les bureaux du Synvira resteront ouverts, ainsi que l’accueil téléphonique aux horaires d’accueil habituels. Tout déplacement professionnel doit être attesté d’un « justificatif de déplacement professionnel ». Déplacements professionnels autorisés Concernant l’activité, les exploitations agricoles ne sont pas concernées par l’obligation de fermeture. De même, les déplacements pour effectuer des achats de fournitures nécessaires à l’activité professionnelle, des achats de première nécessité dans des établissements dont les activités demeurent autorisées et les livraisons à domicile. Les vignerons peuvent donc continuer leur activité de production, ainsi que leurs déplacements professionnels pour acheter des fournitures, et livrer leurs clients. De même, les caveaux de vente peuvent rester ouverts, au moins pour la vente à emporter. À la date du 29, octobre, la possibilité d’organiser des dégustations était en suspens. Et les points de vente doivent se conformer à la jauge maximale de 4 m² par personne. Toutefois, il est demandé de privilégier les expéditions ou les livraisons à domicile ou dans des magasins servant de relais colis. Livraisons sous règles d’hygiène strictes À cette fin de livraison, les vignerons ont l’obligation de proposer un point d’eau ou du gel hydroalcoolique dans tous les points de chargement/déchargement. Et donc l’obligation d’équiper les véhicules d’une réserve d’eau et de savon, ainsi que des serviettes à usage unique ou de gel hydroalcoolique. Pour leurs livraisons, les vignerons peuvent toujours trouver logis en hôtellerie puisque les hôtels peuvent rester ouverts pour déplacement professionnel. Pour les déplacements à l’étranger, les frontières intra-européennes restent ouvertes. Il est cependant important de vous référer aux sites des douanes des différents pays pour vérifier les conditions d’entrée dans chaque pays. Un test Covid négatif de moins de 72 heures a été évoqué dans le cas de retours en France. Veiller à la distanciation sur le lieu de travail Sur le plan de l’entreprise, les salariés doivent également se munir de l’attestation de déplacement professionnel téléchargeable depuis ce site. Une amende forfaitaire de 135 € sera appliquée en cas de non-respect du confinement. Durant cette période de confinement, les formations de même que les réunions professionnelles peuvent avoir lieu, sauf si elles peuvent être dématérialisées. Le télétravail est généralisé pour les activités non susceptibles d’être effectuées sur les lieux de travail. Ceci ne s’applique pas aux activités de production, ou de livraison bien sûr. L’employeur organise la prévention des risques liés à l’isolement des salariés en télétravail. Il organise systématiquement un lissage des horaires de départ et d’arrivée du salarié afin de limiter l’affluence aux heures de pointe. Chaque collaborateur qui ne pourrait pas être placé en télétravail doit alors pouvoir disposer d’un espace lui permettant de respecter la règle de distanciation physique d’au moins un mètre par rapport à toute autre personne. Les moments de convivialité réunissant les salariés en présentiel dans le cadre professionnel sont interdits. L’employeur doit informer le salarié de l’existence de l’application « TousAntiCovid » et de l’intérêt de son activation pendant les horaires de travail.

Vignerons indépendants de France

Un salon peut en cacher un autre

Publié le 09/11/2020

Les Vignerons indépendants de France ont remplacé leurs salons de fin d’année par des salons en ligne. La livraison des vins se fait soit en drive sur les parkings de Lyon, Reims, Lille et Paris, soit par expédition classique.

En raison du reconfinement, les Vignerons indépendants ont été contraints d’annuler leurs quatre salons de fin d’année : Lyon, Reims, Lille et Paris. Puisque la rencontre physique entre les vignerons et leurs acheteurs n’est plus possible, du moins provisoirement, l’organisation a fait le choix de remplacer la formule habituelle par un salon virtuel. Les amateurs de vins peuvent ainsi sélectionner des vins de toutes les régions viticoles françaises depuis chez eux et faire leurs achats en ligne. L’opération, baptisée « Le salon dans mon salon », a débuté la semaine dernière. Concrètement, les amateurs de vin avaient rendez-vous sur le site des Vignerons indépendants dès le 29 octobre, date où aurait dû ouvrir le salon de Lyon, pour faire leur choix parmi les centaines de références disponibles. Une option sans aucun doute moins conviviale, mais plus propice à la distanciation physique entre personnes au moment où l’épidémie de Covid-19 reprend de la vigueur. « Ce choix du tout numérique, qui ne remplacera jamais le salon physique, ouvre de nouvelles opportunités pour le consommateur », veut croire l’organisation. « Celles de commander jour et nuit, 24 h/24, de transférer ses coups de cœur à ses amis, et peut-être même de profiter de conditions et de promotions exceptionnelles ».   Les Vignerons Indépendants réinventent leur salon ! Face aux conditions exceptionnelles, les salons de cet automne... Publiée par Vigneron Indépendant sur Vendredi 23 octobre 2020   Avec l’option « Rendez-vous près de chez vous », les acheteurs étaient invités à venir récupérer leurs cartons en mains propres auprès des vignerons samedi 31 octobre sur le parking du Groupama Stadium de Lyon. Une façon, pour certains, d’encourager les professionnels durement touchés par la crise sanitaire et ses conséquences. Et pour d’autres, de privilégier la consommation en circuits courts. Les clients du « Salon dans mon salon » avaient également la possibilité de se faire livrer directement les commandes à domicile, comme pour une commande classique. Une enquête fin novembre Il est encore trop tôt pour évaluer les retombées de ce salon virtuel. « L’opération dure un mois et nous ne ferons une enquête que fin novembre », indique Florence Corre, directrice du développement et de la communication des Vignerons indépendants de France. Pour le domaine Bernard Becht, de Dorlisheim dans le Bas-Rhin, exposant de longue date du salon des Vignerons indépendants de Lyon, mais aussi de Paris et de Lille, cette nouvelle formule n’a pas suscité les retombées d’un salon classique, loin s’en faut. « Cette année, nous n’avons fait aucun salon ni au printemps, ni à l’automne, c’est une grosse perte pour un domaine comme le nôtre, explique Nathalie Becht. Nous avons notre propre site de vente en ligne et nous sommes également adhérents de la plateforme de vente des Vignerons indépendants, qui est plutôt orientée vers les cavistes et les professionnels, mais nous n’avons pas eu de retour particulier suite à cette initiative. » La déception est d’autant plus grande qu’avec les restrictions imposées par le contexte sanitaire, la fin de l’année s’annonce compliquée. Le domaine a mis en œuvre de nombreuses mesures pour rassurer sa clientèle, en particulier au caveau, mais « les gens n’osent plus sortir », se désole Nathalie Becht, qui, tout en essayant de rester positive, s’inquiète pour les ventes de fin d’année, habituellement génératrices de trésorerie.   Merci à tous pour votre soutien !! Publiée par Vignoble Bernard Becht Scea sur Lundi 2 novembre 2020   Claude Weinzorn, du domaine de l’Oriel à Niedermorschwihr, autre habitué du salon des Vignerons indépendants de Lyon, ne s’est tout simplement pas inscrit cette année, ne croyant pas aux vertus du numérique pour remplacer le contact direct avec la clientèle. « Les salons, pour nous, c’est vital. Surtout qu’on sort déjà d’une année 2019 qui a été une des plus mauvaises en termes de ventes, avec la crise des gilets jaunes et les grèves SNCF », commente le vigneron haut-rhinois, qui ne ménage pas ses efforts pour essayer de compenser la baisse des ventes en misant sur l’expédition.   Sauvez votre vigneron Commandez un carton et Trinquez à la maison Publiée par Domaine de l'Oriel sur Dimanche 1 novembre 2020  

Publié le 04/11/2020

Après quatre années d’un travail fastidieux d’enquête, de recensement des revendications et d’un lourd travail informatique, les Jeunes vignerons indépendants d’Alsace publient la carte des lieux-dits. Un manifeste destiné à relancer la reconnaissance des terroirs à vins d’Alsace.

Vignerons indépendants et autres metteurs en marché de vins d’Alsace revendiquent plus de 250 lieux-dits cadastrés sur leurs étiquettes. Sauf indication de la commune, qui est d’ailleurs sujette à contestation par la DGCCRF, il n’était cependant pas possible d’identifier où se situe le lieu-dit en question, sauf à se le faire expliquer par le vigneron au doigt sur une carte relativement muette. « Pour moi, un projet de terroir n’existe pas tant qu’il n’est pas matérialisé et visible sur une carte », introduit Mathieu Deiss, jeune vigneron à Bergheim. Désormais, grâce au travail des Jeunes vignerons indépendants d’Alsace (Synvira), tous les lieux-dits sont recensés et identifiés sur une même carte accessible en ligne. Permettant ainsi à n’importe quel dégustateur « du monde entier » de repérer d’où vient le vin d’un lieu-dit revendiqué.   [ les Jeunes Vignerons cartographient les terroirs alsaciens ] Lundi 12 octobre, nous vous dévoilerons notre vision des... Publiée par Jeunes Vignerons d'Alsace sur Mercredi 7 octobre 2020   Quatre années de travail Ce travail, on le doit aux quarante Jeunes vignerons indépendants d’Alsace, particulièrement Denis Hébinger et Mathieu Deiss, comme orchestrateurs du dossier, assistés de Sylvain Perrot-Minot et de Jean Eichholtzer. « Nous avons ressenti le besoin de montrer où se trouvent les lieux que nous revendiquons sur les étiquettes ». Une œuvre qu’il a « fallu créer de toutes pièces » puisque les crus en usage ont été délimités à la borne près, à partir de la « compilation des données ». Pour le recensement des données, « chacun des membres de ce groupe de jeunes vignerons est allé frapper à la porte de ses voisins et des anciens » pour identifier les lieux-dits. Ils ne prétendent pas avoir identifié tous les usages en vigueur et cette carte, en libre accès, est donc « appelée à évoluer », à être complétée. « Mais la carte reste précise, le trait est fin, de borne à borne », souligne Denis Hébinger. Un travail à poursuivre Charge aux acteurs du vignoble désormais de compléter la carte, « il n’y a aucune appropriation, nous avons juste listé les usages existants », souligne Mathieu Deiss. « Plus cette carte sera enrichie, plus elle mettra en valeur la richesse des terroirs de ce vignoble alsacien. » Ce travail tient lieu de manifeste en faveur du développement de l’identité des vins par le terroir, la seule mention vin d’Alsace et du cépage ne permettant actuellement pas d’identifier l’origine du vin plus précisément qu’à l’échelle de la région viticole. À l’exception des grands crus et de onze crus autorisés à préciser davantage leur origine communale. Pour Denis Hébinger et Mathieu Deiss, cette carte « donne à voir d’en haut la multitude de ces petits gestes qui font d’un vin ordinaire un vin unique marqué par son terroir ». Jusqu’à présent, aucun travail de synthèse ne permettait de se rendre compte de toute la richesse des terroirs de lieux-dits en Alsace. « Les jeunes souhaitent ainsi que leurs pairs s’approprient ces notions et retrouvent une nouvelle fierté, que le travail sur le cépage ne permet pas, ou plus vraiment », ajoute Denis Hébinger. Une hiérarchie des crus en six couleurs Comme pour enfoncer une cale dans la porte de la hiérarchisation des terroirs alsaciens, les jeunes vignerons ont décliné la carte en six couleurs, du plus foncé pour les grands crus au plus clair pour l’AOC. Et le ban de chaque commune a sa couleur propre, une façon de mettre en avant chacun des villages de la côte, « socle de l’identité viticole à la française » selon eux. Enfin, ils ont réorienté la côte viticole alsacienne à l’horizontale, « ce qui place les coteaux en haut et la plaine en bas » de la carte. Une manière de remettre en cause la hiérarchie usuelle de valeurs du vignoble, qui rémunère les raisins en fonction de leur catégorie de cépage, plutôt qu’en fonction de leur origine géographique et des handicaps naturels inhérents à la culture de la vigne en coteaux. « Et de mettre les crus sur un pied d’égalité. Il n’y en a pas de meilleurs et de moins bons, ils sont juste différents. On espère que ce travail servira de base à la hiérarchisation des crus, en particulier de l’arrivée des premiers crus », fortement attendue au demeurant. « Je voulais rendre hommage aux jeunes, à leur travail fait de passion et de compétences. Le résultat est magnifique. Cela augure de la direction que devra prendre le vignoble alsacien actuellement engagé dans une réflexion de fond Alsace 2030 », a indiqué Francis Backert, le président du Synvira.

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