Vigne

Concours du meilleur caviste de France

L’Alsacien Philippe Schlick décroche l’or

Publié le 12/10/2016

Philippe Schlick, qui gère La Boutique du sommelier à Weitbruch, a décroché lundi le titre de meilleur caviste de France, lors du concours organisé par le Syndicat des cavistes professionnels, après une finale très disputée.

500 cavistes professionnels sur les quelque 5 500 que compte la France ont pris part à l’édition 2016 du concours du meilleur caviste de France. Une quarantaine d’entre eux se sont qualifiés pour la demi-finale, qui avait lieu début septembre à Châlons-en-Champagne. Parmi les huit finalistes qui ont passé avec succès le questionnaire écrit et la dégustation à l’aveugle de trois « liquides » (vins, champagne, spiritueux) de ces épreuves, deux Alsaciens, le Haut-Rhinois Fabrice Renner, Au monde du vin à Saint-Louis (lire ci-dessous), et le Bas-Rhinois Philippe Schlick, la Boutique du sommelier à Weitbruch. Ce lundi, ils participaient à la finale qui se tenait à Paris. Une finale très disputée et au terme de laquelle Philippe Schlick a décroché le titre de meilleur caviste de France. Cette finale Philippe Schlick l’attendait avec « impatience et curiosité ». Meilleur jeune sommelier d’Alsace en 2001, meilleur caviste d’Alsace et quatrième au niveau mondial en 2005, il avait vu le ticket pour la finale lui échapper à 0,4 point près lors de la première édition de ce concours en 2014. Il la redoutait aussi, malgré une préparation intensive depuis le mois d’avril, faite d’approfondissements de ses connaissances théoriques - les questions portant sur des points très précis - et d’entraînements réguliers à la dégustation à l’aveugle. « La dégustation est un art très difficile. On a vite fini de partir dans la mauvaise direction, souligne-t-il. Une des quatre épreuves de cette finale consistait à décrire cinq liquides en 1 minute 30. Elle était vraiment basée sur la spontanéité, l’instinct. Il fallait aller vite et être précis en même temps. » La précision de ses connaissances et sa façon d’aborder le vin, de manière simple et conviviale, ont conquis le jury, présidé par François Berléand. « Rendre le monde du vin accessible au plus grand nombre » Si c’est la volonté de « se tester et de se remettre en cause » qui l’a poussé à passer des concours, lorsqu’il s’est installé, il fallait « donner aux amateurs de vins une bonne raison de se déplacer à Weitbruch ». Aujourd’hui, il s’est acquis une clientèle fidèle et la réputation de sa « boutique » dépasse largement les frontières de cette petite commune située entre Brumath et Haguenau. « Ce titre de meilleur caviste de France permet de faire la différence, de prouver une compétence, mais surtout rend crédible ce que l’on dit, apporte un peu de substance, met en avant un vécu, une expérience. » Le monde du vin a immédiatement séduit Philippe Schlick, lorsque - tout jeune encore - il « goûte » son premier vin : un Gevrey-Chambertin 1988. « Je me souviens encore de la bouteille et de son étiquette noire ». Suit un voyage en Bourgogne qui finit de le convaincre que sa voie est toute trouvée. Philippe Schlick entame alors des études au lycée hôtelier Alexandre Dumas à Illkirch-Graffenstaden, où il décroche un BTS Hôtellerie-Restauration Génie culinaire et arts de la table, complété par une mention en sommellerie. Il assortit sa formation de stages dans des maisons prestigieuses : le Casino de Deauville, le Grand Hotel Park à Gstaad en Suisse, l’Hôtel royal à Évian, le Château d’Isenbourg. Son premier poste l’amène au restaurant gastronomique Le Crocodile à Strasbourg, et en 2000, il devient sommelier chef au Relais de la Poste à La Wantzenau, « une très bonne expérience ». Puis « l’envie m’est venue de faire autre chose », ponctue Philippe Schlick. En 2003, il décide de devenir caviste et ouvre La Boutique du sommelier à Weitbruch, où il propose aujourd’hui près de 350 références de vins et spiritueux. « Le métier de caviste est très complet et touche différents domaines. Il faut être capable de sélectionner les vins, de conseiller le client, de trouver les bons accords mets et vins. Pour exercer ce métier, il faut aimer le monde du vin, un monde connecté au plaisir de la table, et être curieux », souligne-t-il avant de préciser que 80 % des cavistes n’ont pas de diplôme spécifique. « La meilleure école est celle de la dégustation. Le caviste est découvreur de talents, il révèle les grandes bouteilles, garantit des consommations de qualité et de plaisir, en toute confiance avec son client. » Des valeurs qui exigent de sérieuses compétences et que Philippe Schlick s’emploie à mettre en œuvre au quotidien. « J’ai pour principe de rendre le monde du vin accessible au plus grand nombre sans toutefois le vulgariser, pour objectif de décupler le plaisir par la connaissance », explique Philippe Schlick. Être l’écoute de ses clients et de leurs goûts, les conseiller au mieux, mais aussi « les surprendre le plus possible ».

Synvira. Vendangeurs d’un jour

La « promo » auprès des tour-opérateurs

Publié le 12/10/2016

À la veille du salon de l’œnotourisme Destination vignobles, qui se tenait les 11 et 12 octobre à Reims, le Syndicat des vignerons indépendants d’Alsace, faisait la promotion de son opération Vendangeur d’un jour auprès d’une dizaine de tour-opérateurs.

Au domaine Fritz-Schmitt à Ottrott, on dispose du cadre et du savoir-faire pour accueillir les œnotouristes. C’est donc en ce lieu fort agréable qu’une dizaine de tour-opérateurs avaient rendez-vous samedi 8 octobre pour découvrir « le produit œnotouristique » Vendangeur d’un jour, organisé par le Syndicat des vignerons indépendants d’Alsace (Synvira) en partenariat avec les offices de tourisme. La dizaine de tour-opérateurs, venus d’Indonésie, des États-Unis, de Chine, Pologne, Tchéquie et Australie, sont actuellement en mission de reconnaissance pour œnophiles. Emmenés par Jean-Christophe Harrang, responsable de la promotion dans les pays tiers à l’Agence d’attractivité d’Alsace, ils ont donc testé Vendangeur d’un jour, cette opération des Vignerons indépendants d’Alsace qui consiste à proposer aux touristes de s’immerger dans l’ambiance des vendanges. « Ils ont adoré parce que ça répond vraiment à une demande forte. Le touriste aspire à se retrouver en interaction avec le milieu, ce qui lui permet de mieux comprendre le processus d’élaboration du vin et surtout d’avoir un contact direct avec les vignerons. Et donc de vivre l’expérience des vendanges qui constituera un véritable souvenir. Cette convivialité, c’est ce qu’ils recherchent pour des clients haut de gamme », commente Jean-Christophe Harrang. Après cette vendange à Ottrott, le groupe devait ensuite visiter encore quelques domaines, puis le musée Unterlinden de Colmar, avant de se rendre à Reims pour le salon de l’œnotourisme Destination vignobles. « Toutes les régions du France profitent de l’événement pour attirer à elles les tour-opérateurs actuellement en visite dans l’hexagone pour leur montrer leurs produits », précise Jean-Christophe Harrang. C’est donc une opportunité que l’Agence d’attractivité d’Alsace et que le Synvira ont su saisir. En espérant bien sûr recevoir bientôt des vendangeurs du monde entier.

Hôpitaux universitaires

Un moment très attendu !

Publié le 10/10/2016

La 7e édition des vendanges des vignes de l’hôpital de la Robertsau a réuni une quarantaine de résidants jeudi 29 septembre sous la houlette du vigneron André Ruhlmann, en présence d’Anny Lannot, responsable administrative du site, et d’Éric Heller, directeur de site de l’hôpital de la Robertsau.

Depuis 2008, les 99 pieds de vignes donnés par André Ruhlmann, vigneron à Dambach-la-Ville, s’épanouissent sur une petite butte installée dans le grand parc de l’hôpital de la Robertsau, un terrain mis à disposition par l’hôpital. Muscat, riesling, pinot gris, gewurztraminer, les raisins de cette parcelle servent à élaborer la cuvée de la Robertsau, la seule du vignoble avec les quatre cépages, précise André Ruhlmann, qui veille sur ces vignes toute l’année. Elle est vinifiée dans les chais de la cave historique des Hospices civils à Strasbourg. Pressurage, foulage à l’ancienne Ces vignes sont aussi l’occasion pour les résidants de l’hôpital de la Robertsau et ceux de la Maison de retraite du Bois fleuri de s’y retrouver pour participer à leur taille en hiver et aux vendanges en automne. Supervisés par André Ruhlmann, une quarantaine de résidants ont ainsi manié le sécateur jeudi 29 septembre pour vendanger ces raisins, rejoints par les enfants de la crèche de l’hôpital. Accueillis par Éric Heller, directeur de site de l’hôpital de la Robertsau, et Anny Lannot, initiatrice de cette idée de vignes au cœur de l’hôpital, ils ont été épaulés par le personnel soignant, médecins et infirmières. Anny Lannot a souligné que « ces vendanges sont très attendues par les résidants », un moment convivial avec « une météo toujours ensoleillée » ! La récolte achevée, les participants se sont retrouvés autour du pressoir de l’hôpital de la Robertsau, installé sur la terrasse de la salle à manger. Comme à l’ancienne, ils ont formé une chaîne humaine pour déverser les raisins dans le pressoir. Attraction de cette matinée, le foulage au pied dans le pressoir a fait couler le jus de raisin à flots : près de 80 litres ont été pressés, notamment par Anne, une volontaire canadienne. « Ces raisins, à l’image de ceux de Dambach-la-Ville sont « d’une bonne qualité ». Ils devraient donner une trentaine de bouteilles, exclusivement réservées à l’hôpital », a précisé André Ruhlmann. Ces vendanges se sont achevées par la dégustation de la cuvée 2014 de la Robertsau.

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