Salon Viti-Vini en Champagne
Les équipementiers vitivinicoles profitent de l’image du champagne
Salon Viti-Vini en Champagne
Publié le 21/10/2016
Du 11 au 14 octobre se tenait à Épernay Viti-Vini, le salon des techniques connexes au champagne. Une édition 2016 plutôt techniquement timide, mais témoignant du dynamisme de l’appellation.
Viti-Vini, c’est un salon de taille modeste, dédié aux techniques connexes aux vins effervescents, la méthode champenoise en tête. Organisé par le Club des entrepreneurs champenois, et soutenu par les collectivités locales, ce salon a attiré quelque 15 000 visiteurs pour 180 exposants. Il est l’occasion de prendre le pouls de la viticulture champenoise, qui accuse cette année une récolte en demi-teinte, marquée dans sa partie méridionale par les aléas climatiques, que nous avons également connus en Alsace : gelées noires, mildiou et grêle. Mais la Champagne dispose de réserves qualitatives que les vignerons comptent bien utiliser pour stabiliser leur marché. Nouveautés : design et praticité Techniquement, cette édition 2016 de Viti-Vini n’est pas marquée par des innovations révolutionnaires. Mais elle consacre le dynamisme des acteurs équipementiers vitivinicoles champenois. Avec cette année quelques propositions techniques remarquées de la profession vigneronne : Advanced Track & Trace (ATT) invente Cloé, une « coiffe intelligente », dotée de deux QR-Codes, d’un code Datamatrix (code-barres haute densité d’informations) invisible, pour lutter contre la contrefaçon et le re-remplissage des flacons. Du côté des bouchons, citons chez Barangé, un bouchon « low carbone », et un bouchon avec un blason ornemental incrusté et détachable et à offrir créé par Eos Innovation. Chez Sparflex, les techniques d’impression numérique recto-verso sur coiffes permettent des designs plus sophistiqués. Côté cuverie, Kit-bag propose un big-bag chaussette monté sur châssis, à double paroi autofiltrante, pour une première séparation liquide-solide à 500 µm ou 250 µm, de manière à prétraiter des filtrations plus fines de matières grossières. Toujours en cuverie, le Syndicat général des vignerons et Vauchet Beguet ont développé un robot de déchargement des caisses de raisin et reprises des caisses vides pour empilement. À noter que l’Alsacien Humus et Collard a été remarqué pour son intercep simple sans asservissement hydraulique. Citons aussi le très dynamique vigneron Henri Giraud qui réhabilite le chêne local d’Argonne avec un tonnelier local. Du club au label Le vignoble champenois draine derrière lui toute une industrie d’équipementiers viticoles et vinicoles, qui exportent dans le monde entier, là où il est question de vins effervescents. Les industriels sont en passe aujourd’hui de se structurer à travers le label (Champagne excellence partners). En tant qu’équipementiers du vignoble champenois, ils s’appuient sur l’image du champagne reposant sur la qualité et l’excellence. Pour l’heure, une douzaine d’entreprises a été labellisée, et une soixantaine devrait l’être incessamment. Ces entreprises, soutenues par l’Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM), bouchonnier, tonnelier, imprimeur, fabricant de produits œnologiques, de cuverie, de machines viticoles, entendent à travers ce label se fédérer pour mieux exporter. À Viti-Vini, le Club des entrepreneurs champenois remettait deux prix Vitiv’Innov. Le premier pour récompenser l’initiative en œnotourisme de la fête du champagne, conçue par un patron de bar à vin, Benjamin Carteret, un tour-opérateur, Matthias Collard, et un organisateur d’événementiel, Franck Moussié. Et dont la première édition prometteuse s’est tenue en juin 2016 à Reims. Et côté matériel, c’est un vigneron innovant, Dominique Lefèvre, qui est récompensé pour l’intercep Déver, avec une lame à correction de dévers. La multiplication des trophées Signe de ce dynamisme champenois, les trophées en tout genre se multiplient. Le plus reconnu étant celui organisé par notre confrère, directeur de Bulles & Millésimes, Jean-Baptiste Duteurtre, les Trophées du champagne, qui se déroulaient en la compagnie du « Champenois de l’année », l’humoriste Raphaël Mezrahi. Autre récompense : les Jeunes Talents du champagne, événement coorganisé par l’Agence de développement touristique de la Marne (ADT), ont récompensé des vignerons qui élaborent des cuvées créatrices. Et enfin, un autre trophée industriel, a été remis à la société Champagel pour son remarquable parcours, qui a débuté avec les bacs de dégorgement, et qui aujourd’hui se consacre également à la robotisation des lignes de champagnisation.












