Vigne

Publié le 04/01/2023

À Scherwiller, les frères Dietrich et leur père se sont entourés d’une équipe de salariés qui partagent leur philosophie : privilégier l’humain. Ce qui vaut dans les vignes vaut aussi au caveau ou dans les relations avec les partenaires commerciaux.

« Nous sommes Achillée. Buvons un vin entier, riche et révélateur de terroirs. Disons je t’aime à la terre, à la vigne, au vin, à ses artisans et à ceux qui le partagent. » Six vers inscrits au dos de la carte des vins résument la philosophie du domaine situé à la sortie de Scherwiller. En lettres blanches sur fond noir. Avec en face, un semis de pointillés blancs reprenant la forme d’une parcelle de vigne. L’identité visuelle de la maison se décline avec la même sobriété élégante sur les étiquettes des vins signés Achillée. D’une petite exploitation familiale - 3,5 ha repris à ses beaux-parents en 1990 -, Yves Dietrich et ses fils, Pierre et Jean, ont fait un domaine qui compte désormais 27 ha de vignes et 7,5 ha de fruitiers. Cette croissance a été jalonnée par plusieurs étapes : la conversion à l’agriculture biologique en 1999, le passage à la biodynamie en 2003, puis la construction d’un chai bioclimatique en 2016, au moment où le domaine s’émancipait de la coopérative à laquelle il apportait alors ses raisins. Le parcellaire d’Achillée se répartit sur cinq communes. « C’est un gros avantage par rapport à la diversité des terroirs, qui donne des profils de vins très différents », pose Jean. Du grès sur le Hahnenberg, des sables et des graves en plaine de Scherwiller, du granite sur le grand cru Frankstein, de l’argile plus à l’est et enfin, du schiste sur le Schieferberg à Bernardvillé. Au sein d’une équipe d’une quinzaine de personnes. Jean et son père sont en charge de la partie production, avec cinq salariés, dont trois à temps plein. Le reste de l’équipe, emmené par Pierre, s’occupe de la partie commerciale, dont l’accueil au caveau et de l’administration. La volonté de privilégier « un travail le plus humain possible et de limiter la mécanisation » explique cet effectif important. « Moins de machines, c’est moins de compaction des sols, mais c’est aussi une manière plus sensible de percevoir le comportement de la vigne », justifie Jean. Le choix d’un minimum d’interventions en cave, « voire pas d’intervention du tout », a recentré l’attention sur le travail des vignes tandis que le dérèglement climatique accélérait le changement des pratiques culturales. Convaincue que « chaque espèce joue un rôle tampon vis-à-vis des autres espèces », l’équipe d’Achillée recherche un maximum de diversité. Un rang sur deux est enherbé et simplement fauché en début de saison tandis que le deuxième est griffé. « On laisse les plantes monter en graine pour qu’elles puissent se reproduire et on les roule en été pour faire un paillage qui maintient la fraîcheur. » Laisser s’exprimer les plantes qui ont envie de s’exprimer, quitte à intervenir sur les espèces invasives comme les ronces : telle est la ligne directrice. Le domaine cherche également à augmenter la biodiversité en recourant à des plants issus de sélection massale, de préférence aux clones, en ajoutant des arbres et des arbustes servant d’abri à la faune, déjà très présente dans ses vergers, et en accueillant des ruches sur ses terres. « N’utiliser aucune levure, aucune méthode de clarification des jus ou des vins au sens strict implique de ramener des raisins très sains et de trouver des méthodes alternatives pour mener à bien les fermentations jusqu’au bout. Cela passe par la macération », indique le vigneron, qui considère cette technique comme un outil essentiel pour réaliser des vins nature. Toute la difficulté consiste à trouver l’équilibre permettant de mener la fermentation jusqu’à son terme sans trop déranger l’équilibre organoleptique des vins. Jean le situe entre trois et six jours. Pépin : l’an 1 « La majorité de nos références sont vendues sous allocation. Les volumes sont bloqués à l’avance. Cela nous permet de travailler avec des gens qui partagent la même philosophie, qu’il s’agisse des cavistes, des restaurateurs, des sommeliers ou des importateurs à l’étranger. » La maison se fait fort de ne pas compter « plus que deux intermédiaires entre la production et le consommateur final ». À l’export, elle choisit des importateurs travaillant en direct avec des sommeliers et des épiceries fines. « On va régulièrement sur place pour voir où on est distribué. » La demande étant supérieure à l’offre, les efforts de prospection sont limités. En parallèle, Achillée a développé une activité de négoce avec des vins répondant à un cahier des charges maison. Ils doivent provenir des vignes certifiées en agriculture biologique, voire cultivées en biodynamie et avoir été vinifiés sans intrants ni filtration. La vocation de ces vins, vendus sous la marque Pépin, est « de rendre accessible des vins nature qui sont clean » - entendez par là sans déviance organoleptique - auprès des cavistes. En créant une structure complètement indépendante d’Achillée, les frères Dietrich et leur père ont aussi voulu accompagner des collègues dans leurs méthodes de travail, allant jusqu’à organiser les mises en bouteilles chez eux. Pour la douzaine de vignerons concernés, qui avaient la volonté de s’essayer aux vins nature sans avoir de débouchés commerciaux derrière, c’est une forme de sécurité et une garantie de valorisation. « Pépin a permis de prendre le relais sur une demande qu’on n’arrivait plus à honorer. La structure n’a qu’un an d’existence, mais on arrive déjà à un volume équivalent à celui d’Achillée », souligne Jean. Les deux gammes, ajoute-t-il, ne sont pas concurrentes : celle de Pépin comprend « des produits simples et accessibles » - un blanc, un orange, un rouge et un effervescent - alors que celle d’Achillée repose sur des « vins plus précis, plus identitaires », qui sont vendus 1,5 fois plus cher.

Publié le 23/12/2022

Depuis le 24 novembre, le marché de Noël de Colmar fait le plein en termes de fréquentation. Pour les vignerons présents parmi les exposants, c’est l’opportunité de réaliser une bonne partie du chiffre d’affaires annuel grâce à une visibilité inédite. Mais pour la première fois cette année, ils doivent se passer de chauffage, un « inconfort » de plus synonyme de résilience pour les uns, et de frustrations pour d’autres…

Plus efficace qu’internet, moins confortable qu’au caveau. Pour les vignerons participants, le marché de Noël de Colmar représente une formidable ouverture sur le monde avec ses très nombreux visiteurs (1,5 million en 2019) qui déambulent dans les rues de la ville pendant plus d’un mois. Aux côtés des habitués de la Route des Vins que sont les Allemands, Suisses, Belges et Hollandais, ce moment fort de l’hiver alsacien voit défiler une multitude d’autres nationalités, et autant d’opportunités commerciales pour les exposants. Ce 8 décembre, cela fait quelques jours que des vagues d’Italiens, d’Espagnols, de Portugais et d’Américains passent d’une maisonnette à l’autre pour découvrir les spécialités gastronomiques du cru, les créations artisanales, et les dernières cuvées de vins alsaciens. Sur la place des Dominicains, Marc Mann, du domaine Wunsch & Mann à Wettolsheim, ne manque aucun marché de Noël depuis 2015, année où il s’est décidé à déposer sa candidature pour redonner un second souffle à l’entreprise familiale vieille de quatre générations. « Cela faisait quelque temps qu’on constatait une baisse significative des visites dans notre caveau. Notre clientèle historique était vieillissante, les modes de consommation étaient en train d’évoluer. On ne pouvait plus se reposer sur nos acquis », témoigne le vigneron.     Lorsque le domaine dépose sa candidature, d’autres maisons viticoles sont déjà présentes parmi les exposants du marché de Noël, mais aucune certifiée bio. « On s’est convertis en 2008. Clairement, cela nous a beaucoup aidés à faire accepter notre candidature », retrace Marc Mann. Il faut dire que les emplacements sont très convoités, malgré un prix en constante augmentation. « Heureusement, cela reste une opération rentable, se félicite le vigneron de Wettolsheim, même si, cette année, je constate qu’il y a davantage de promeneurs que d’acheteurs par rapport à 2021. La crise est passée par là, les gens dépensent moins facilement. » Malgré tout, l’AOC Alsace continue de faire recette, surtout son cépage le plus emblématique qu’est le gewurztraminer. « Tout le monde le connaît, même si beaucoup n’arrivent pas à le prononcer », s’amuse Marc Mann. Les vendanges tardives ont encore et toujours la cote, mais tout de même un peu moins cette année à cause de la baisse du pouvoir d’achat. Rien d’alarmant pour Marc Mann qui reste convaincu de la pertinence du marché de Noël colmarien pour la vitalité économique de son entreprise. « C’est l’équivalent de 50 % de fréquentation en plus pour nous. Nous avons la chance de bénéficier d’une visibilité inédite ici, et cela incite même beaucoup de personnes à nous rendre visite au caveau. » « Il faut se bouger si on veut faire la différence » Le constat est partagé par le domaine Karcher, présent sur la place Jeanne d’Arc depuis cinq ans. C’est, avec le domaine Martin Jund, la dernière exploitation viticole à être située dans l’enceinte colmarienne. « Étant de la ville, cela nous semblait logique d’être présent au marché de Noël », résume Pierre Karcher, cogérant de l’entreprise familiale avec son frère Gilles. Pour eux, l’intérêt commercial de ce rendez-vous annuel est plus que manifeste. « Décembre, c’est LE mois de l’année pour nous. On y réalise un peu moins de 10 % de notre chiffre d’affaires de l’année. » Pour la constitution d’une clientèle à l’export, le marché de Noël est une réelle aubaine. « On vend un peu aux Pays-Bas et aux États-Unis. Grâce au marché de Noël, on attire de nouveaux clients de ces pays qui reviennent ensuite les années suivantes. »     Comme Marc Mann, Pierre Karcher a bien compris que la seule vente au caveau était désormais insuffisante pour maintenir une bonne dynamique économique. « Il faut se bouger si on veut faire la différence », constate le jeune vigneron qui remarque au passage que sa certification bio représente « un avantage de plus » auprès de la clientèle étrangère. « Après, c’est toujours la dégustation qui fait la différence, bio ou pas. » Si l’opération séduction réussit, Pierre Karcher peut alors rediriger ses nouveaux clients vers le caveau situé à seulement 200 mètres de la place Jeanne d’Arc. « Si les gens veulent repartir avec plusieurs cartons, ils peuvent toujours. Ils vont au domaine avec leur voiture et font le plein. Sur le stand, c’est plus la découverte de nos vins et les coffrets cadeaux. » Leur contenu reste classique, à base des inévitables crémants, gewurztraminers et rieslings, mais aussi des muscats qui sont de plus en plus plébiscités. « C’est un cépage qui marche bien chez nous alors qu’on en trouve de moins en moins en Alsace », ajoute Pierre Karcher. Des gewurz et des crémants très prisés L’opportunité commerciale du marché de Noël est également vraie pour les grosses caves coopératives. À la place de l’Ancienne Douane, Wolfberger profite de l’évènement pour asseoir davantage sa marque auprès du public étranger. La cave est une habituée du marché de Noël depuis de nombreuses années, et pas seulement celui de Colmar. « On a des stands dans plusieurs villes d’Alsace », explique Paul Richter, recruté en intérim uniquement pour animer le stand durant un mois.   Voir cette publication sur Instagram Une publication partagée par Wolfberger (@wolfberger_officiel)   Pour sa première avec Wolfberger, il constate comme Marc Mann, que les gens ont plus de difficultés « à sortir le porte-monnaie » en cet hiver 2022. « En tout cas, pendant les dix premiers jours. Maintenant, cela se passe mieux quand même. » Comme chez les confrères, les gewurztraminers sont très prisés, quelle que soit la nationalité de l’acheteur, encore et toujours les vendanges tardives, et de plus en plus le crémant. « C’est un produit qui marche vraiment bien à l’approche des fêtes. Il y a d’ailleurs beaucoup de gens qui le confondent encore avec le champagne. Alors je leur explique la différence. » Pas de chauffage et quelques frustrations Paul Richter assure la permanence du stand toute la semaine. Le week-end, il est secondé par un ou deux collègues pour gérer la forte affluence et le travail plus conséquent. Le tout, sans chauffage, comme sur tous les marchés de France afin de réaliser de précieuses économies d’énergie. « Il est clair que le matin, ça réveille ! Mais en soi, je pense qu’il faut juste s’adapter, on met des bonnets et des gants et ça passe. » À quelques dizaines de mètres de là, Denise Meyer, qui représente le domaine Alphonse Meyer & Fils, de Turckheim, est bien plus réservée sur cette mesure inédite. « Ce ne sont pas des conditions humaines qu’on nous impose. On ne laisserait pas un chien dix heures par jour dans le froid. Déjà qu’il n’y a pas de toilettes pour les exposants… » Pour la première fois depuis qu’elle participe au marché de Noël de Colmar, Denise Meyer se dit « frustrée » par la manifestation, à tel point qu’elle n’envisage pas de poursuivre l’année prochaine si les « conditions durent comme cela ». Heureusement pour elle, le sourire revient quand les touristes prennent le temps de s’arrêter sur son stand. Cette année encore, ils sont nombreux. « C’est indéniable que d’un point de vue économique, le marché de Noël est vraiment très intéressant pour nous. Nous bénéficions d’une visibilité qu’on ne peut pas espérer au domaine. On arrive à se faire connaître et à donner envie à certains de venir à la propriété pour acheter des cartons supplémentaires », conclut la vigneronne de Turckheim.

Publié le 20/12/2022

Les mois de novembre et décembre sont primordiaux dans l’activité économique des domaines viticoles alsaciens. Les vins d’Alsace seront sur les tables et sous le sapin. Le crémant est toujours présent, mais qu’en est-il des vins tranquilles ?

Au domaine Humbrecht 1619, à Gueberschwihr, chaque fin d’année depuis 19 ans est synonyme de dégustation gourmande avec des accords entre amuse-bouches et vins. Force est de constater que ces associations ont évolué au fil des ans et d’autant plus depuis l’arrivée du fils, Maxime, sur le domaine en 2018. Il remarque que plus de vins sucrés sont vendus durant les mois de novembre et décembre, mais sans commune mesure avec ce que le domaine a connu il y a dix ans. Les goûts du consommateur évoluent, comme celui de la jeune génération de viticulteurs dont Maxime fait partie. Parmi les 25 références à la carte, 6 cuvées ont autour de 15 g de sucre résiduel. La carte s’est élargie ses dernières années avec des vins nature, tous secs. Ces cuvées sont vendues à 15 % à des cavistes. La dernière en date est un assemblage type gentil, avec trois cépages sur quatre macérés puis assemblés et élevés en amphore de grès. Pourtant, les derniers millésimes plus chauds sont davantage favorables à des vins plus sucrés. D’ailleurs, Gueberschwihr est connu pour avoir un terroir propice au gewurztraminer, qui représente 2 ha des 8 ha du domaine. Le changement de tendance a des conséquences sur l’encépagement du domaine. Les vieilles parcelles de gewurztraminer ont été remplacées par des pieds de pinot noir ou de riesling. Le crémant représente 20 % de la production. Il est vendu toute l’année avec une hausse de la demande durant les fêtes. « Nous adaptons la date de récolte et la maturité pour aller vers un taux plus faible d’alcool. Nous faisions des vendanges tardives (VT) à chaque année propice. Aujourd’hui, ce sera forcément lors d’une bonne année, mais aussi en fonction des stocks car ces vins ont un roulement plus long. Actuellement, on vend le millésime 2018. Il devient rare qu’un client parte avec un carton de VT, ce sera plutôt une voire deux bouteilles. Les dernières sélections grains nobles (SGN) que nous ayons récoltées datent de 2011. Même si nous avons des VT qui auraient le potentiel pour revendiquer l’appellation SGN, nous ne le faisons pas parce que cette référence n’est pas nécessaire pour nous. » Pour les repas de fêtes, Maxime suggère une légère entorse à la tradition : « Personnellement, je ne suis pas amateur de VT avec du foie gras. La plupart du temps, c’est une entrée. Le sucre risque de saturer le palais. Je conseillerais un pinot gris avec 10 g de sucre résiduel, par exemple. Je garderais le VT pour le dessert, ou en fin de repas, seulement pour le plaisir. »     Des vendanges tardives plus équilibrées À la cave de l’Ill, à Brunstatt, le responsable Maxime Mura ne cache pas ses préférences en matière de vin : « On aime tous les vins d’Alsace et on essaye d’orienter les clients vers les bouteilles de notre région. Mon cépage préféré est le riesling pour le blanc et le pinot noir pour le rouge. La particularité de notre cave est que 90 % des vins d’Alsace que nous proposons sont rares à la propriété, voire inaccessibles chez le vigneron. Nous affinons les vins et proposons cinq à six millésimes différents de la même cuvée. » L’un des fondateurs de la cave, Vincent Nanni, précise : « Nous sommes marchands de vins. On achète, on porte les stocks et on soutient les vignerons. On affine les vins d’Alsace pour leur permettre de montrer leur potentiel de garde. Les plus vieilles bouteilles ont soixante ans. » Clémentine Schildknecht, responsable marketing, remarque une tendance vers les vins secs toute l’année, mais les fêtes font exception. « Je pense que la tendance vient de l’évolution du palais, mais aussi dans un esprit diététique, pour garder la ligne. Durant les fêtes, on se fait plaisir. » Du chauvinisme ou un vrai goût pour les sept cépages ? « Les alsaces sont très demandés par nos clients, considère Maxime Mura. À tel point que nous n’arrivons pas à avoir autant de références que nous le souhaiterions chez certains domaines. Dans les coffrets que les entreprises envoient à leurs collaborateurs, ils choisissent souvent un blanc moelleux, un rouge et un crémant. Les vignerons élargissent leur gamme pour proposer à la fois plus de vins secs, tout en gardant des vins moelleux et liquoreux. C’est pourquoi, je pense que l’indication de la sucrosité sur les bouteilles est une bonne chose, car nous ne sommes pas présents lorsque le client final sort le tire-bouchon. Le consommateur non averti peut s’y perdre. Offrir un vin liquoreux durant les fêtes et en déguster est une tradition qui ne se perd pas. De plus, nous avons la chance d’avoir des vendanges tardives de plus en plus équilibrées qui plaisent à un nombre grandissant de personnes. Je pense à certains rieslings VT avec de belles acidités que je préfère à un sauternes qui sera plus lourd. » À Eguisheim, Carole Couret, directrice commerciale et marketing de Wolfberger, considère que la tendance aux vins plus secs ne se confirme pas pour toutes les cibles, ni pour toutes les occasions. « Tout d’abord, d’après les chiffres des ventes en GMS, le gewurztraminer est toujours notre meilleure vente, vient ensuite le riesling, puis le pinot gris. Cela signifie que nous avons des clients en attente de vins doux toute l’année. Je suis convaincue que les vins blancs sont porteurs. C’est une couleur plus dynamique et facile d’accès pour une cible jeune, les consommateurs de demain. » La maison propose les quatre cépages nobles en vendanges tardives. Le gewurztraminer et le pinot gris plus sucrés et aromatiques, et le riesling et le muscat plus frais et équilibrés. 45 % des SGN et VT sont vendus entre novembre et décembre mais ils ne représentent que 5 % des ventes de vins durant cette période. « Leur disponibilité est lissée sur plusieurs années puisque ce sont des cuvées tributaires de la météo. 2022 est une grande année à VT. C’est aussi un incontournable car avec une vendange tardive, on ne peut pas se tromper. Elle est clairement identifiée par le consommateur comme un vin plaisir. C’est rassurant. »

Pages

Les vidéos