Vigne

slowUp de la route des vins d’Alsace

Une 7e édition marquée par le retour du Civa

Publié le 18/05/2019

Le 2 juin prochain, c’est le slowUp de la route des vins d’Alsace. 38 km de routes seront exclusivement dédiées aux mobilités « slow » : vélo, marche, roller ; et aux néomobilités : gyropode, vélo électrique, etc. 50 000 visiteurs attendus et une vitrine exceptionnelle pour la plus belle route des vins du monde. Œnotourisme et itinérance douce au programme.

La route des vins d’Alsace, la plus belle et pittoresque route des vins du monde, accueillera le 2 juin prochain la 7e édition du slowUp. Un circuit routier de 38 km sera entièrement réservé au slow-upeurs : vélos, marcheurs, trottinettes, gyropodes, VTT et vélo électriques. Au départ de Sélestat, Bergheim, et désormais de Dambach-la-Ville, les slow-upeurs pourront réaliser plusieurs boucles de différentes distances sur un parcours total de 38 km. Une occasion unique de redécouvrir la plus belle route des vins du monde, sans voiture, en prenant le temps de flâner et de déguster des vins d’Alsace, dans une ambiance nature, détendue, déconnectée du train-train quotidien. Mais pas du train, puisque la Région Grand Est affrète cinq trains spéciaux au départ de Strasbourg jusque Sélestat entre 9 h et 12 h 30 et de 14 h 50 à 18 h 07 pour le retour. La première manifestation en fréquentation en Alsace Initiée par Alsace Destination Tourisme (ADT) en 2013, la première édition avait attiré 16 000 slow-upeurs. L’interprofession alsacienne avait alors soutenu la manifestation pour le 60e anniversaire de la route des vins d’Alsace. Entre-temps, cette manifestation, qui nécessite une organisation d’envergure pour la sécurité, le balisage, les multiples animations dans les villages traversés, s’est considérablement étoffée avec 44 000 slow-upeurs l’an dernier. L’occasion pour Marie-Reine Fischer, conseillère régionale de rendre hommage au « travail structurant d’ADT ». Car aujourd’hui, le slowUp de la route des vins d’Alsace est devenu la première manifestation en termes de fréquentation sur une journée en Alsace, observe Vincent Debès, président d’ADT. Le Conseil départemental a confié l’organisation aux acteurs locaux réunis au sein d’une association présidée par Olivier Sohler, maire de Scherwiller, l’une des communes traversées. Mais ADT gère toujours la communication et la promotion. La grande nouveauté de cette édition 2019, c’est l’extension du circuit aux communes de Dieffenthal et de Dambach-la-Ville, nécessaire aussi pour absorber la croissance de fréquentation. Le slowUp fait donc son entrée dans l’intercommunalité du pays de Barr-Bernstein, note le maire Claude Hauller, assurant que sa commune et ses vignerons seront au rendez-vous des animations. « Une pierre à l’édifice de la reconquête des vins d’Alsace » Parmi les inconditionnels soutiens du slowUp, celui de Batorama à Strasbourg, partenaire de la première heure, pourrait paraître surprenant. Mais Yann Quiquandon, le directeur de la flotte de bateaux-mouches strasbourgeoise, se dit convaincu que le tourisme en Alsace est une affaire commune à tous. Autre partenariat, celui de Meteor et sa Villa Meteor, véritable vitrine de l’art de vivre en Alsace. Pour Édouard Haag, ce sont aussi les notions de nature et d’environnement qui paraissent importantes à travers cet événement. Enfin l’interprofession des vins d’Alsace, le Civa, a décidé de s’impliquer davantage, en affichant son parti pris résolu en faveur du « tourisme de qualité sur ses propres terres », observe Philippe Bouvet, directeur marketing. L’idée de faire redécouvrir la route des vins a également séduit la profession viticole alsacienne, actuellement en recherche d’un second souffle pour « se réinventer », « reconquérir sa clientèle locale ». « C’est une pierre à l’édifice de la reconquête du marché local pour les vins d’Alsace », a résumé le nouveau directeur marketing du Civa.

Nouvelle campagne des Vins d’Alsace

Opérationnelle pour reconquérir le marché intérieur

Publié le 17/05/2019

Devant près de 500 metteurs en marché de vins d’Alsace, la nouvelle équipe du Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace a dévoilé la nouvelle stratégie de campagne de communication, avec de nouveaux visuels et surtout des actions ambitieuses réorientées sur l’hexagone et son quart Nord Est en particulier et sur une cible consommateur élargie.

L’interprofession viticole alsacienne vit une révolution « rock’n’roll ». C’est un conseil interprofessionnel très opérationnel qui s’est présenté aux metteurs en marché de vins d’Alsace, jeudi soir à Ribeauvillé, en dévoilant la nouvelle stratégie de campagne de comm. « Cela fait 12 ans que je vais à des assemblées, c’est la première fois que je vois le vignoble applaudir spontanément à l’unanimité », constate un directeur de grande coopérative vinicole, au sortir de l’assemblée plénière du Civa. Il y a longtemps que la profession viticole alsacienne n’avait pas connu une telle ferveur, le sentiment unanime d’une ligne directrice avec un véritable projet pour la mise en marché des vins d’Alsace : « reconquérir les places qu’on mérite », souligne son directeur marketing Philippe Bouvet. De l’avis unanime, ça bouge au Civa ! Le dévoilement « de la campagne de comm du Civa » est le point d’orgue d’une révolution interne impulsée par le trio managérial : Didier Pettermann, le président, Gilles Neusch, le directeur et Philippe Bouvet, le directeur marketing. « Nous avons transformé l’institution en entreprise de services », car le vignoble a besoin de se « sortir de sa torpeur », avec des chiffres de ventes de vins d’Alsace orientés à la baisse. Mais le tableau n’est pas si sombre et Didier Pettermann souligne les atouts des vins d’Alsace : la référence en vin blanc, le vignoble le plus vert de France.   Si d’un point de vue macroéconomique c’est compliqué, les chiffres démontrent que les vins d’Alsace « surperforment » sur certains secteurs de vente, par exemple dans les restaurants étoilés, mais pas seulement, analyse Philippe Bouvet, chiffres à l’appui. D’où une orientation stratégique totalement revue, avec une méthode définie par le comité de direction sous l’impulsion de Philippe Bouvet. Et de nouveaux outils à disposition du vignoble comme l’enquête prix en GMS, CHR et cavistes qui permet à chacun de mieux comprendre son positionnement prix par rapport à la moyenne du vignoble. « On ne part plus de mythes, on part de réalité. Mieux comprendre comment mieux commercialiser et plus. Ça nous amène au fait qu’on doit être plus présents », explique Philippe Bouvet. Les vins d’Alsace entendent désormais agiter « l’écosystème complexe qu’est le consommateur de vin, sur des réseaux et circuits de distribution tout aussi complexes ». Cela va se traduire pour les équipes du Civa et les metteurs en marché alsaciens, par une intensification des opérations de dégustations, promotions, story-telling, repas, rencontres B to B, dans tous les secteurs de distributions. Autre objectif : élargir la cible consommateurs. « Il est temps de nous reconnecter à nos consommateurs. 71 % d’entre eux nous connaissent mais ne nous achètent pas ». Alsace Rocks D’où le concept Alsace Rocks, visant à « réveiller le consommateur, avec des temps forts ». L’idée est de reconquérir le marché français qui représente ¾ des volumes, « c’est une priorité. On va créer des ondes de choc, reconquérir des zones stratégiques, avec un investissement sur les grandes villes du Nord Est, dans les lieux, cafés, bars, restos emblématiques ». Mais le Civa est décidé à « ne s’interdire aucun circuit de distribution ». Et la guerre des prix ? « Il y a une schizophrénie de la GD de casser les prix et en même temps chercher de la valorisation, reconnaît Philippe Bouvet. Mais si on ne va même pas les voir, nous interpro, pour leur porter un message, un discours - ce qu’on n’a pas fait jusqu’ici - on leur laisse appliquer leur règle du jeu : le prix ». Donc sur ce terrain aussi, le Civa entend occuper l’espace : « On ne va pas aller voir les services achat, mais les services marketing, image-management, et leur raconter notre belle histoire, tourner les données à notre avantage et parler d’autre chose que du prix ». Difficile de citer tous les projets argumentés présentés lors de cette soirée. Mais citons encore l’œnotourisme, « c’est clé pour l’Alsace, vecteur d’émotion et de marge, c’est un métier à part ». Là aussi le Civa a établi un plan stratégique pour « saisir l’occasion du label Vignobles et découvertes de la route des vins d’Alsace » qui vient d’être attribué. Une évolution à mesurer lors du prochain slow-up de la route des vins d’Alsace le 2 juin. Reste désormais à savoir si « la partie production » du vignoble va suivre : « La balle est dans votre camp », a conclu Didier Pettermann. « Faites vivre ce projet ! Aux entreprises de se l’approprier, de l’adapter, d’adopter et accélérer cette dynamique, de la compléter et d’en faire le meilleur usage. »

Label Vignobles & Découvertes

La route des vins d’Alsace obtient le sésame

Publié le 15/05/2019

Le dossier d’obtention n’a pas traîné. La route des vins d’Alsace vient d’être labellisée Vignobles & Découvertes, qui reconnaît une certaine structuration de l’offre œnotouristique, garante de prestations qualifiées.

La route des vins d’Alsace vient d’être labellisée Vignobles & Découvertes. C’est la troisième obtention après Cœur d’Alsace du Mont Sainte Odile au Haut-Koenigsbourg et Terre et vins au pays de Colmar. Créé en 2009, le label Vignobles & Découvertes facilite l’organisation de séjours œnotouristiques et oriente les clients sur des prestations qualifiées, notamment par une plaque signalétique. Attribué par Atout France, sur recommandation du Conseil supérieur de l’œnotourisme, ce label s’adresse aux destinations à vocation touristique et viticole. Les promoteurs du dossier étaient Alsace Destination Tourisme (ADT), le Syndicat des vignerons indépendants d’Alsace (Synvira) et le Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace (Civa). « C’est un label qui stimule le travail en réseau, permettant aux différents acteurs de l’œnotourisme de mieux se connaître », introduit Clémence Wagner, l’une des chevilles ouvrières du dossier, en charge notamment de l’œnotourisme au Synvira, qui a « accompagné l’ADT dans la préparation du dossier. « On a souhaité introduire un critère supplémentaire au règlement d’usage qui encadre la procédure d’attribution : que les restaurateurs bénéficiaires du label jouent le jeu des vins locaux avec au minimum 40 % de vins d’Alsace sur leur carte », ajoute-t-elle. Tous les caveaux de vignerons pourront également bénéficier du label « s’ils sont chartés ». Or 70 % des caves peuvent y prétendre avec la charte d’accueil du Synvira. De son côté la charte « Accueil en cave d’Alsace », mise en place par le Civa, reprend les mêmes critères de qualité de prestation et c’est le même organisme certificateur qui valide, explique Anne Freyder, chargée du dossier œnotourisme au Civa. Cette charte d’obédience interprofessionnelle s’adresse plus largement aux caves coopératives et négociants. Elle a recueilli pour l’instant 37 adhérents. Aux derniers décomptes, ce sont donc 110 caves toutes familles confondues, qui se sont engagées dans ce processus de garantie qualité sur l’accueil au caveau de dégustation. « Le label Vignobles & Découvertes va inciter de nouveaux metteurs en marché à s’engager », indique Anne Freyder. Car il consacre « une montée en qualification de l’accueil dans les caves, les hôtels, restaurants, gîtes et entreprises de loisirs » avec une garantie sur la qualité des prestations et un suivi qualité. C’est désormais à chaque destination œnotouristique de communiquer. La plaque signalétique, Vignobles & Découvertes devrait bientôt orner les devantures de la route des vins.

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