Vie professionnelle

Université de Haute-Alsace

Portes ouvertes le 26 février

Publié le 25/02/2022

L’Université de Haute-Alsace organise ses portes ouvertes en présentiel samedi 26 février, sur ses sites du Grillenbreit et du Biopôle à Colmar. L’occasion de découvrir l’ensemble de l’offre de formations, dont le tout nouveau Bachelor universitaire de technologie en trois ans, et divers cursus en agronomie, biologie, marketing, vigne et vin.

Annulées au dernier moment en 2020, en visio en 2021, les portes ouvertes de l’Université de Haute-Alsace, qui comprend l’IUT de Colmar et la Faculté de marketing et d’agrosciences, s’apprêtent à faire leur grand retour en présentiel le 26 février, de 9 h à 16 h, sur les sites du Grillenbreit et du Biopôle. Aucun pass vaccinal ne sera demandé. Seuls les gestes barrières habituels seront à respecter.     Un évènement très attendu par les organisateurs après le bilan en demi-teinte de l’édition virtuelle de l’année passée. « Nous avons attiré peu de monde avec ce format. Je pense que les gens veulent se rendre compte sur place de ce qui existe, de pouvoir apprécier les locaux, le cadre de formation, mais aussi la ville, sa situation et ses commodités », explique le directeur de l’IUT, Bernard Fabre. Une fréquentation en deçà des espérances qui n’a cependant eu aucune incidence sur les effectifs de la rentrée 2021-2022. « Nous n’avons rencontré aucune difficulté de recrutement. Nous avons la chance d’avoir des formations qui ne manquent pas d’attractivité », poursuit-il. Place à la nouveauté également. À l’IUT, finis les DUT classiques en deux ans. Depuis la rentrée de septembre, ils ont été remplacés par des Bachelors universitaires de technologie (BUT) en trois ans. Un nouveau format harmonisé avec les équivalents européens et finalement plus adaptés aux besoins des étudiants, considère le directeur de l’IUT : « Auparavant, 95 % des diplômés d’un DUT poursuivaient leurs cursus, a minima jusqu’en licence professionnelle. Désormais, ils seront plus aptes à intégrer le marché du travail dès la fin de leurs trois années, ou pourront toujours continuer dans un master ou une école d’ingénieurs. » Des liens étroits avec le monde de l’entreprise Pendant ces trois ans, les étudiants doivent effectuer 26 semaines de stage en entreprise. Une période qui est allongée pour ceux qui décideraient de faire leur deuxième et leur troisième année en alternance dans une entreprise. L’autre particularité de ces bachelors est leur grande accessibilité aux bacheliers. « En fonction du cursus, jusqu’à 50 % des places sont réservées à des bacheliers technologiques. C’est une volonté de l’Éducation nationale pour ouvrir ces formations à un public plus large. »     Que ce soient via les formations dispensées à l’IUT (Techniques de commercialisation, Carrières juridiques, Métiers de la transition et de l’efficacité énergétiques, Hygiène sécurité environnement, Réseaux et télécommunications, Génie biologique) ou celles dispensées à la FMA (marketing, sommellerie, agronomie, alimentaire, sciences de la vigne et du vin…), les liens avec le monde de l’entreprise et l’international sont très développés, tient à souligner Bernard Fabre. « Non seulement nos stagiaires trouvent des stages sans problème, mais le taux d’insertion à la sortie de l’école est lui aussi excellent. Et tout au long de la formation, l’entreprise est très présente dans nos diplômes. Environ un tiers du programme est créé en adaptation locale, avec les entreprises. Et environ 50 % des enseignants sont des intervenants professionnels. »

Manifestation des JA et de la FDSEA à Strasbourg

Les JA et de la FDSEA investissent Leclerc Rivétoile à Strasbourg

Publié le 18/02/2022

Les agriculteurs du Bas-Rhin ont répondu massivement au mot d’ordre national de la FNSEA et des JA. Plusieurs centaines d’entre eux sont venues en tracteur devant le magasin E.Leclerc Rivetoile pour une opération stickage des produits déloyaux et enrubannage de rayons. En cause, l’attitude de la GMS qui ne respecte pas les prescriptions de la loi Egalim et provoque même les producteurs avec des annonces assassines de baisse des prix sous prétexte de protection du pouvoir d’achat

« On vient de rencontrer le directeur du magasin, il était un peu tendu. Il était sur le point de fermer les grilles. Si les grilles sont fermées, ça pète ! Si elles sont ouvertes, je me suis engagé : on ne casse pas, on ne salit pas. Mais s’il y en a un qui le mériterait, c’est Leclerc ! L’objectif c’est de sticker les produits qui ne jouent pas le jeu. » Mercredi 9 février, devant le E.Leclerc Rivetoile de Strasbourg, les agriculteurs du Bas-Rhin ont démontré qu’ils pouvaient montrer les dents. « En arriver à devoir tout bloquer pour négocier, c’est inacceptable ! Ce n’est pas l’esprit aujourd’hui mais s’il faut on assumera », prévient Franck Sander, le président de la FDSEA du Bas-Rhin. Le sujet du jour, c’était « l’attitude des acheteurs de la grande distribution qui refusent de prendre en compte la totalité de l’envolée des charges », indiquait le mot d’ordre national lancé avec #TransparenceGMS du réseau FNSEA/JA. En cause, plus précisément, « certaines pratiques déloyales » avec l’usage de moyens détournés lors des négociations comme des déductions d’office de pénalités logistiques, des menaces de déréférencement… Au final, le risque c’est que la loi Egalim2 soit contournée « une fois de plus », souligne Franck Sander. La baguette à 0,29 € a mis le feu aux poudres La cible, cette fois-ci, c’était l’enseigne E.Leclerc – mais il y en a d’autres comme Carrefour, ajoute Franck Sander. La baguette à 29 centimes de Michel Edouard Leclerc a mis le feu aux poudres dans les campagnes : « Ça veut dire qu’on se fout de l’agriculture, de l’origine du produit. Malheureusement, ça détruit la valeur de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de l’alimentation. » Sous couvert de protection du pouvoir d’achat, « ils s’affichent en tant que sauveur du consommateur, c’est déplorable, et ça détruit aussi du petit commerce », dénonce Jean-Georges Bene, producteur laitier à Gundershoffen. Les agriculteurs se sont donc introduits dans le magasin et ont procédé au stickage de produits déloyaux, ceux dont l’origine n’est pas clairement identifiée, ceux dont les prix défient la concurrence, mais surtout détruisent l’agriculture. Sur les stickers et affiches, il était inscrit « Origine France, soutient l’agriculture française », « Ce produit ne rémunère pas le producteur » ou encore « L’ami Leclerc se fait le défenseur du pouvoir d’achat des Français sur notre dos ». Les jeunes ont même enrubanné des rayons frais, emballés sous vide. Peu après, devant les sénateurs, le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie a répondu aux inquiétudes soulevées lors de cette journée de lutte : « Bercy a lancé 250 enquêtes sur les négociations en cours. » Le ministre a promis la « tolérance zéro pour le non-respect d’Egalim 2, et s’est dit favorable à la publication des enseignes qui ne jouent pas le jeu d’Egalim 2 ».

Semaine du Renouvellement des générations en agriculture

Témoignages : Les jeunes installés, les meilleurs porte-paroles

Publié le 13/02/2022

Durant cette semaine RGA impulsée par JA, nous avons mis en avant différents profils d’agriculteur sur nos réseaux sociaux. Au tour maintenant de Franck Moser, vice-président JA 67, et Marion Ketterer, présidente du canton du Ried et responsable installation pour JA 68, de nous parler de leur passion : l’agriculture. Un article des Jeunes Agriculteurs du Bas-Rhin et du Haut-Rhin.

Pourquoi as-tu voulu t’installer en agriculture ? Quel est ton rapport au milieu ? Franck Moser : « Ayant grandi dans la ferme familiale, la passion du métier ne m’était pas venue instinctivement. C’est à force de rendre service de temps en temps, puis de plus en plus régulièrement, sur la ferme au cours de mon adolescence que je me suis pris de passion. Enfin mon passage au lycée agricole n’aura fait que confirmer mon ambition, un peu floue quand j’étais enfant, de reprendre l’exploitation. » Marion Ketterer : « J’ai décidé de m’installer l’année dernière car après trois ans en tant que salariée sur la ferme, c’était le moment pour moi de prendre la cogérance avec mes parents. Après mon BTS ACSE à Obernai, j’ai directement travaillé sur l’exploitation familiale. L’activité y est diversifiée, j’ai donc rapidement trouvé ma place. Cela faisait quelques années que je réfléchissais à mon entrée sur l’exploitation, ainsi qu’à mon projet. J’ai pour objectif de développer l’élevage de poules pondeuses plein air déjà présent, de l’agrandir pour gagner en efficacité et en confort de travail. »     Peux-tu nous présenter ton exploitation ? FM : « Je suis en train de m’installer sur une ferme céréalière de 180 ha avec quelques cultures spéciales, nous cultivons notamment du maïs grain, du blé, du colza, du soja, de la betterave sucrière, du maïs semence et un peu de pommes de terre. Nous pouvons irriguer un peu plus de la moitié de nos champs, ce qui est une chance. J’ai également lancé mon entreprise de battage il y a deux ans maintenant. » MK : « J’ai une exploitation polyculture élevage en poules pondeuses plein air et une production viticole. Nous cultivons principalement du maïs mais aussi du tournesol semence, du soja et du blé. L’ensemble de la surface est irrigué. »   Comment est commercialisée ta production ? FM : « La majorité de la production est vendue à des coopératives (Comptoir agricole pour les céréales et Cristal Union pour les betteraves), c’est historique pour la ferme. Quant aux pommes de terre, nous les commercialisons en direct. » MK : « Nous commercialisons nos productions céréalières et le raisin en coopératives, une petite partie de la production d’œufs est vendue en direct. »   T’es-tu rapproché du Point Accueil Installation (PAI) ? Si oui, a-t-il été utile ? FM : « Oui, il m’a été très utile pour mieux comprendre et m’organiser dans tous les préparatifs avant mon installation. On croit souvent tout savoir sur l’installation, surtout après une formation dans un lycée agricole et les traditionnelles journées de l’installation, mais on se rend bien vite compte qu’on ne s’y intéresse pas vraiment avant d’être concerné… enfin c’était le cas pour moi. » MK : « Pour commencer ma démarche à l’installation, je me suis rapprochée du PAI. Lors du rendez-vous, nous avons fait le point sur l’ensemble du parcours, les différentes étapes à poursuivre. Par la suite, il y a eu le stage 21 h, suivi de quelques rendez-vous pour élaborer le plan d’entreprise avec le service installation de la Chambre d’agriculture. Étant bien encadrée du début à la fin et disposant de toutes les informations nécessaires, je n’ai pas rencontré de difficultés particulières. »   Quels sont tes pics d’activité ? FM : « Les pics d’activité se répartissent d’avril à novembre, donc des semis aux dernières récoltes. Mais je dirais que le mois de juillet est le pire, entre les moissons de céréales, la castration de maïs et l’irrigation qui bat son plein, il faut bien s’organiser. » MK : « Nos pics d’activité sont répartis sur l’année entière car en parallèle de l’exploitation nous avons une entreprise de prestation viticole, ce qui nous permet d’avoir du travail constamment. Cependant, les deux périodes les plus importantes sont le début de l’été et les vendanges, car c’est le moment où il faut être partout à la fois avec une gestion de personnel plus importante. »   As-tu rencontré des difficultés dans ton installation ? MK : « Lors de la préparation de mon installation je n’ai pas rencontré de difficultés particulières, mon projet étant réfléchi et préparé depuis un moment, j’avais toutes les données pour entamer les démarches. Grâce à un bon encadrement du service d’installation, j’ai pu rapidement m’installer. Cependant, depuis quelques mois la situation dans la filière de l’œuf est compliquée, ce qui, je l’avoue, a perturbé mon projet. »   Quelle est ta répartition du temps de travail ? Arrives-tu à combiner vie privée et vie professionnelle ? FM : « Comme dit précédemment, une bonne partie de mon année est remplie par mon travail, mais pour l’instant je trouve que je jongle plutôt bien entre le privé et le pro, et puis on ne va pas se mentir, mes hivers sont aussi bien reposants le plus souvent. Le fait que mon année puisse se couper en deux me convient parfaitement. » MK : « Il est vrai que notre métier demande beaucoup de travail et d’investissement, combiner la vie professionnelle et privée peut parfois être compliqué, mais avec de l’organisation on y arrive. Il est aussi important pour moi de profiter de mes proches en dehors de l’aspect professionnel. »   Quels sont tes projets pour l’avenir ? Que veux-tu développer ? FM : « Mes projets d’avenir sur la ferme se porteront surtout sur la réduction de ma charge de travail étant donné que mon père partira bientôt en retraite, je n’arriverai pas à suivre lors des périodes de pic. Le développement de l’irrigation afin de sécuriser mes revenus fait également partie de mon projet d’installation et de mes projets d’avenir. » MK : « Mis à part le développement de l’élevage avec un nouveau bâtiment, j’aimerais développer la vente directe sur ma structure. »   As-tu un message à passer aux jeunes qui se lancent en agriculture, pour leur donner envie de s’installer ? FM : « Peu importent les heures, la dépendance à la météo et les difficultés qui pourraient être rencontrées. Ceux qui le font le savent, vivre d’une passion est la plus grande chance qui soit. Restez toujours passionnés. » MK : « Il faut être confiant et sûr de son installation, de son projet et de soi-même. Il faut profiter et se rendre compte de la chance qu’on a, grâce à notre métier, de vivre notre passion au quotidien. »   A découvrir en vidéo aussi    

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