Technique

Publié le 27/09/2016

Ropa commercialise depuis peu une arracheuse de pommes de terre un rang, la Keiler 1. Les établissements Haag, distributeurs pour l’Alsace, l’ont présentée en démonstration le 21 septembre à Altorf.

Connu en Alsace pour ses arracheuses de betteraves, Ropa a sorti sa première arracheuse de pommes de terre voici trois ans, un modèle deux rangs destiné aux grandes régions de production de pommes de terre. Un second modèle, à un rang, complète désormais son offre. « La Ropa Keiler 1, c’est la petite sœur adaptée au marché alsacien », commentent Pierre Kipp et Pascal Grasser, du groupe Haag, qui distribue la machine en Alsace depuis le début de l’année. C’est sur une parcelle de la famille Kiehl, entre Altorf et Griesheim, qu’a eu lieu une démonstration d’arrachage, mercredi 21 septembre. Traînée, la Keiler 1 a une trémie d’une capacité de 6 tonnes. « La grosse innovation, c’est l’entraînement totalement hydraulique de toutes les chaînes d’arrachage, indique Pierre Kipp. Cela donne un grand confort d’utilisation : la machine est beaucoup moins bruyante et offre des possibilités de réglage infinies comparé à un entraînement mécanique classique. » Le châssis a été conçu pour permettre un accès facile aux différents organes et faciliter l’entretien. Par ailleurs, les roulements et les paliers sont standardisés, ce qui rend plus aisée la gestion des pièces de rechange. Une fois arrachées, les pommes de terre montent et tombent sur une chaîne de tamisage avec un tapis à grandes mailles. « On peut moduler la vitesse pour évacuer les pommes de terre plus ou moins vite en fonction des conditions de récolte, sans changement de chaîne ou de cardan. » Au fil de l’avancement des pommes de terre, les mottes de terre et les résidus de fanes sont évacués, ce qui permet de trier le plus possible aux champs. Le nettoyage est peaufiné par les opérateurs, placés sur une plateforme grillagée leur garantissant un maximum de sécurité. Destinée aussi bien aux agriculteurs individuels qu’aux Entreprises de travaux agricoles, l’arracheuse Ropa est une alternative à la Grimme, seule machine présente sur le marché alsacien jusqu’à présent. Dotée à l’avant d’une prise de butte classique, la Keiler 1 bénéficie d’un système de changement rapide du masque. L’utilisateur peut ainsi passer aisément de la récolte des pommes de terre au ramassage des oignons. « Une clé suffit », selon le chef d’atelier de chez Haag, précisant que cette opération peut être réalisée par une seule personne en un quart d’heure.  

Publié le 16/09/2016

Beiser Environnement vient d’être primé pour ses innovations dans la gamme élevage, le couloir de contention automatisé et la niche à porcs isolée.

Depuis 1995, les prix Innov’Space récompensent l’ingéniosité des pionniers de l’équipement agricole. C’est ainsi que Beiser Environnement a été retenu deux fois cette année, par le jury d’experts, pour la grande qualité de ses produits. Un couloir de contention automatisé et une niche à porcs isolée figurent parmi les 50 lauréats du concours. Le couloir de contention de 12 m automatisé a été entièrement conçu par les ingénieurs de Beiser Environnement, en accord avec les besoins des éleveurs bovins. Il allie la performance des couloirs de contention déjà existants, avec la praticité du système pneumatique qui permet une manipulation à distance des différents modules. Grâce à la télécommande, l’agriculteur peut ainsi gérer seul son troupeau et manœuvrer le couloir. Les quatre modules (stockage, pesée, tri et contention) permettent de faire entrer quatre bêtes simultanément, assurant ainsi un rendement significatif. Le module de pesage, véritable cage dans la cage, garantit une pesée optimale et ce, même dans le cas d’un animal agité. La partie avant offre toutes les fonctionnalités nécessaires pour une contention optimale (sangles ventrales, barre anti-recul, treuil pour le levage des pattes). Enfin, le couloir est doté d’un réducteur de largeur actionné automatiquement, ce qui rend le produit adapté pour tous types de bétail. La niche à porcs isolée : une innovation en élevage porcin Dédiée à l’élevage en plein air, la niche à porcs isolée allie robustesse et flexibilité. En effet, sa structure en fibre de verre renforcée avec un toit en polyester renfermant une mousse en polyuréthane, réussit le tour de force d’être à la fois légère, robuste et très performante. On peut ainsi la déplacer très facilement pour le nettoyage. Elle supporte les intempéries, les UV, protège du chaud et isole du froid. L’ouverture et la trappe arrière permettent une ventilation optimale. Tout concorde donc pour donner aux porcs un abri durable et hygiénique. Le couloir de contention automatisé réduit la charge de travail, puisqu’on peut, seul, diriger le troupeau et manœuvrer le couloir. La niche à porcs isolée, quant à elle, simplifie la gestion des bandes et rend l’élevage de porcs moins coûteux en main d’œuvre et en temps.

Publié le 25/08/2016

L’expérimentation démarrée en 2015 sur le site de l’établissement d’enseignement agricole de Wintzenheim se poursuit cette année et s’étend avec une seconde parcelle d’essai. Une dizaine de professionnels ont pu constater les évolutions de deux pratiques innovantes au fil des mois et des rotations.

Sur des parcelles du lycée du Pflixbourg à Wintzenheim, une expérimentation vise à améliorer la fertilité du sol, tout en développant des pratiques respectueuses de la qualité de l’eau. En effet, cette expérimentation, dirigée par Guillaume Delaunay, est soutenue notamment par l’Agence de l’eau : « Nous sommes dans une logique d’expérimentation permanente », explique-t-il. Débutée l’an dernier sur une parcelle sablo-limoneuse, elle vise à comparer les résultats obtenus grâce à des techniques agronomiques nouvelles. La parcelle de référence étant à l’image de ce qui est communément pratiqué en maraîchage biologique : travail du sol répété, avec notamment un enfouisseur de pierre (40 % de la terre étant constituée de cailloux), fertilisation à l’aide de compost et d’engrais organiques, désherbage à l’aide d’outils mécaniques et manuels. Radis, épinards, salades et choux Le premier système innovant s’intitule « engrais verts max ». Il consiste en une culture en planches permanentes, un travail du sol avec des outils non animés et du compost d’origine locale. Le deuxième système innovant, «conservation du sol», s'affranchit du travail du sol ou du moins il reste superficiel. Les planches permanentes y sont amendées avec du compost local et des engrais organiques si nécessaire. La couverture permanente du sol se fait grâce à des couverts végétaux ou des bâches tissées dans certains cas. Dans les trois systèmes, la rotation des plantes cultivées est la même : pomme de terre la première année, radis et épinards sur une partie des parcelles et salades et choux à inflorescence sur l’autre partie, lors de la deuxième année. Pour la troisième année, la plantation de courges est prévue. Une deuxième parcelle a été intégrée à l’expérimentation cette année, avec ces trois mêmes systèmes. Ce sont donc des pommes de terre qui ont été plantées. Le fait de recommencer la même expérimentation un an plus tard, présente un intérêt particulier, selon Guillaume Delaunay : « L’idée est d’estomper les particularités liées à la météo et aux attaques de ravageurs, propres à chaque année, et ainsi permettre une analyse globale des systèmes testés. Ainsi, en fonction des événements climatiques et de l’évolution de nos connaissances, acquises au fur et à mesure, nous pouvons faire évoluer les itinéraires techniques ». Guillaume Delaunay est soutenu dans ces tâches par Lucas Fiedler, étudiant en agronomie à l’université d’Avignon. Dans le cadre d’un stage, il s’intéresse au système « conservation du sol ». Dans ce dernier, l’an dernier, après la récolte des pommes de terre, le paillage a été mis en place, puis le couvert végétal, à base de sorgho, millet, légumineuses…, a été implanté mi-septembre. Comme toute autre culture, l’expérimentation subit des aléas : « Les plantes ne se sont pas développées comme nous l’aurions souhaité. Après un passage de strip-till, nous avons installé une bâche tissée durant février et mars ». Cette opération a nécessité la mobilisation de quatre personnes durant une heure. « Après débâchage, les salades ont été plantées début avril. Mais la pression de l’enherbement a tout de même été supérieure aux autres systèmes, ce qui a concurrencé la pousse des salades ». Suite à la récolte, un autre couvert végétal, à base de tournesol, millet, trèfle d’Alexandrie, précède la plantation des choux. Un prototype de strip-till en trois rangs Lors de la visite, ce couvert a été roulé au Roloflex pour plier les tiges du couvert sans les couper. Puis, le passage du prototype de strip-till en trois rangs a tracé la future ligne de plantation. Le couvert sera ensuite occulté pendant une semaine par une bâche avant d’implanter les choux. Dans la seconde parcelle comportant le système « conservation du sol », où poussent des pommes de terre, un couvert de 10 cm de bois raméal fragmenté (BRF), concédé gracieusement par un industriel, est testé. Et dans le système « engrais vert max », un mélange d’un semencier allemand a été semé à la volée. Cette année, deux traitements au spinosad, une spécialité tolérée en agriculture biologique, ont été nécessaires pour maîtriser les doryphores. « Le bilan se fait culture par culture, il est impossible de le faire de manière globale, constate Guillaume Delaunay. Nous aurons plus de résultats chiffrés en octobre lors de la prochaine visite. Globalement, tous les systèmes sont assez satisfaisants, même s’il est difficile d’estimer leurs rentabilités économiques et s’il y a une amélioration de la qualité du sol après ces deux premières années d’expérimentation ».

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